Trois versions de la vie de Yasmina REZA

Décembre 2019, j’ai découvert la dramaturge Yasmina REZA à travers la pièce Art, de nombreuses fois jouée et primée, efficace en tout point. Un an et quelques mois plus tard, le manque des salles de théâtre m’a donné envie de la découvrir à nouveau. Et me voilà plongée dans son recueil de pièces, publiées chez Folio sous l’intitulé « Théâtre« , et dont je vais vous parler ici de la toute première, Trois versions de la vie.

La simplicité au profit de l’efficacité

La ressemblance entre les pièces est perceptible dès le résumé de celle-ci. Comme pour Art, la trame part en effet d’un contexte extrêmement simple.

Henri et Sonia ont oublié qu’ils avaient prévu un dîner ce soir-là. Sonia est déjà en robe de chambre, ils n’ont rien à manger et Arthur, leur fils, n’a aucune envie de dormir. Henri est un chercheur qui n’a rien publié depuis deux ans. Il espérait à l’occasion de ce dîner impressionner son collègue en lui présentant un article qu’il compte enfin publier. De leur côté, Inès se rend compte au dernier moment que son collant est filé. Et Hubert, conscient du pouvoir qu’il a sur Henri compte bien s’amuser à ses dépends. D’autant plus qu’un article scientifique sur le même sujet vient d’être publié par un concurrent.

Comme pour Art, donc, tout part de quelques subtiles fragmentations qui ont un effet boule de neige tout au long du dîner. Le résultat est tantôt explosif, tantôt latent. Sauf qu’ici, comme le suggère le titre, l’autrice propose trois versions du même dîner.

La recette de base est à peu près la même. Le moteur du dîner (Henri souhaitant amadouer Hubert pour sa promotion) ; l’élément déclencheur du conflit (Hubert annonçant la parution d’un article concurrent) ; le contexte de départ (l’oubli du dîner, l’enfant qui ne dort pas, Sonia en robe de chambre et le collant filé d’Inès).

Mais quelques paramètres changent. Dans la seconde version, une relation secrète entre Sonia et Hubert. Dans la troisième, Henri connaît déjà l’existence de l’article. De ces quelques variations, les ricochets troublent différemment le dîner : dans sa teneur, son ambiance jusqu’à sa conclusion.

Un effet boule de neige qui brise le fragile vernis social

Le résultat est cocasse, sans sentiment de redite, encore une fois bien écrite. Trois versions de la vie de Yasmina Reza fait mouche dans son ton grinçant sur l’absurdité des relations humaines mises en échec, la critique d’une sphère soi-disant intellectuelle, de la bassesse humaine et de la médiocrité. Le style reste indubitablement réaliste et concret.

L’absurdité qui s’en dégage n’est que le résultat des étincelles de l’incapacité de communication et des égos. Sous le vernis qui s’étiole, se dévoilent la superficialité des relations humaines, les névroses humaines, la pathétique fragilité de l’individu.

Mais elle reste, en comparaison avec Art, moins percutante. D’avantage divertissante qu’enrichissante. Et d’une certaine façon, plus convenue et prévisible dans son approche et ce qu’elle dit de la société. Que ce soit dans la mollesse des personnages d’un milieu d’intellectuels parisiens plutôt aisés, ou dans le schéma patriarcal non dénué de sexisme. La pièce s’en gausse certes, mais sans être ni très subversive ni vraiment originale.

En conclusion, une bonne découverte, mais sans grande surprise.

Rendez-vous sur le site de l’éditeur (Folio) pour en savoir plus

Trois versions de la vie de Yasmina Reza est disponible dans le livre « Théâtre », publié aux éditions Folio (2017), 432 pages, à 7.50€ en format poche (paperback)

Disponible également en pièce unique aux éditions Magnard (2013) ou aux éditions Albin Michel (2012) pour la version ebook, 128 pages, à 5.40€ en format poche (paperback) ou à 4.99€ en format ebook

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Quelques mots sur l’autrice

Née en 1959 à Paris, Yasmina Reza a étudié le théâtre et la sociologie à l’Université de Nanterre. Elle est l’autrice de pièces de théâtre, mais également de romans, d’essais et de scénarios.

Elle est particulièrement connue pour ses dramaturgies, traduites et fréquemment jouées dans le monde. Parmi celles-ci, on peut souligner le succès retentissant de Conversations après un enterrement (1987), Art (1994) ou encore Le dieu du carnage (2008). Cette dernière a d’ailleurs été portée au cinéma par Roman Polanski, sous le titre Carnage, en 2011 (Prix de la meilleure adaptation aux Césars 2011). En 2009, elle réalise elle-même l’adaptation cinématographique de sa pièce Une pièce espagnole, renommée alors Chicas.

Quelques idées de lecture :

  • Sa pièce Art (1994) chez les éditions Folio (Molière 1995; Laurence Olivier Award 1997; Tony Award 1998)
  • Sa pièce Le dieu du carnage (2008) chez les éditions Folio (Tony Award et Laurence Olivier Award 2009)
  • Son roman Babylon (2016) en grand format chez Flammarion ou en poche chez Folio (Prix Renaudot 2016)
  • Son nouveau roman Serge (2021) en grand format chez Flammarion

Résumé :

« Trois variantes successives d’une même situation : un couple arrive chez un autre sans y être attendu. Dès lors, l’improvisation donne le ton de la soirée… »

Je suis fille de rage, et de liberté, de Jean-Laurent Del Socorro

Alors que les États-Unis viennent de changer de président, revenons à une autre période de son histoire où sa société était divisée : la guerre de Sécession.

Soldats, généraux de l’Union comme des Confédérés ; esclaves affranchis ou sur le point de l’être ; poètes et acteurs de théâtre en tournée ; civils curieux ou engagés ; capitaine de bateau opportuniste… La faucheuse elle-même s’invite dans les bureaux de Lincoln et compte les morts.

Dans un roman choral efficace, Jean-Laurent Del Socorro retrace les cinq années du conflit. Mais est-ce, pour autant, un simple récit de guerre ?

Je suis fille de rage : un roman polyphonique ambitieux

Avec une vingtaine de narrateurs, il faut souligner l’exercice de style ambitieux, réalisé ici avec brio. Aucun doute : Jean-Laurent Del Socorro sait jouer de sa plume pour rendre compte du charisme unique de chaque personnage.

Lettres et missives, titres de journaux, extraits de discours… C’est un joli travail de documentation et de traduction par l’auteur lui-même. Au-delà de l’authenticité historique, cela contribue aussi à donner une voix particulière à ses narrateurs. En ce sens, la double utilisation de documents historiques est astucieuse.

Certains s’exprimant uniquement par leurs propres écrits, comment faire plus vraisemblable ?

Or, l’utilisation de ces documents n’aurait pas été aussi efficace sans une bonne mise en scène. Chaque lettre, rapport, extrait arrive à point nommé dans le récit. De fait, la fiction s’entremêle à la réalité historique avec fluidité.

Une facilité renforcée par une mise en page soignée. Je suis fille de rage est en effet un roman très méticuleux et organisé. Divisé en cinq parties, pour chaque année de guerre, il suit une chronologie précise et linéaire.

Chaque chapitre possède également un en-tête très fourni, précisant la date, le lieu, et surtout qui parle et dans quel camp il se trouve. Ainsi, malgré la multitude de narrateurs, et les va-et-vient géographiques, le lecteur n’est jamais perdu.

Au-delà du récit de guerre, une vision pluridimensionnelle nuancée

La contrepartie de sa rigueur et son organisation très précise donne au roman un aspect très rigide. Son découpage chronologique nous fait suivre, batailles après batailles, l’évolution de la guerre jusqu’à sa conclusion. Dans son squelette, le roman a tout d’un récit de guerre.

Pourtant, plusieurs éléments permettent d’élever celui-ci à une dimension plurielle.

La dimension humaine et sociale

La pluralité des points de vue représentent toutes sortes de classes, de genres et de rangs sociaux. On y retrouve aussi bien des soldat.e.s et des généraux conférés qu’unionistes, des esclaves affranchi.e.s ou sur le point de l’être, un acteur de théâtre aux intentions meurtrières, des européen.e.s curieux.ses ou opportunistes…

Qu’iels aient existé ou non, chaque personnage est doté d’une personnalité charismatique, immédiatement identifiable. Leur leitmotiv apparaît dès le début, inspirant chacun vers une trajectoire qui nous embarque à leur côté.

La dimension politique

Elle s’exprime par le biais du seul personnage fantastique du roman : la Faucheuse. Omnisciente et omniprésente, elle est le catalyseur du récit.

Et en même temps elle se pose en observatrice impartiale. Invoquée par Abraham Lincoln malgré lui, elle trace dans son bureau un trait de craie blanche pour chaque mort.

Ce décompte pragmatique et macabre permet de s’extraire de tout commentaire purement militaire. (Ceci est laissé aux généraux.) Lincoln, lui, doit faire face à ses responsabilités. Par les questions de la Mort, il doit répondre de ses tergiversations vis-à-vis de l’esclavage, qu’il repousse au profit de la guerre. Or, plus il tarde à le considérer, et plus cette dernière s’englue.

Enfin, le roman met aussi en avant l’utilisation politique des journaux. Le roman intercale entre les chapitres quelques titres de journaux. Une manière simple de montrer le contrôle de l’opinion publique par celle des médias.

La dimension militaire

D’abord, par le progrès technologique et la première utilisation de premiers vaisseaux cuirassés et de sous-marins. Puis, par son revers humain, notamment au travers des généraux. C’est auprès d’eux que l’on retrouve l’humour et l’ironie, tournant en dérision la bêtise et la déshumanisation. Il suffit de voir par quels titres les personnages sont annoncés.

Ainsi, le Général Grant est « Le Général qui ne compte pas ses morts » ; son fidèle bras droit, le lieutenant Sherman, « L’Officier qui lutte contre la folie » ; Robert. E. Lee, « Le Commandant qui ne veut pas prendre les armes contre son pays natal » ; le Général McClellan, « Le Héros qui n’en est pas un« …

Protéiforme, polyphonique, la relation fusionnelle de la fiction et de l’Histoire

L’onirisme de Boudicca offrait à la reine celtique une dimension mythique. Ici, le récit terre-à-terre utilise l’imaginaire pour en nuancer le réel.

Il dépeint un double tableau de la guerre : celui intime de ceux qui la vivent et la subissent. Et celui, plus global, des enjeux politiques, sociaux, militaires et économiques.

Encore une fois, je tiens à souligner le très joli travail de traduction et d’incorporation qui fait de Je suis fille de rage, un roman historique remarquable.

Un second coup de cœur : pour la plume de Jean-Laurent Del Socorro et l’orchestration du récit.

Rendez-vous sur le site de l’éditeur pour en savoir plus

Publié aux éditions ActuSF (2019), 536 pages, Format hardback relié 23.90€, Ebook 9.99€, Littérature française, fantastique, historique

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Quelques mots sur l’auteur

Né en 1977, Jean-Laurent Del Socorro est un passionné de littérature et d’Histoire. Il propose dans ses nouvelles et romans une littérature au croisement du roman historique, de la fantasy et du fantastique.

Il commence à publier des nouvelles en 2012, d’abord chez Le Belial’, puis chez ActuSF. Son premier roman, Royaume de vent et de colère, publié par ActuSF en 2015, gagne le Prix Elbakin.net du meilleur roman fantasy français cette même année. Boudicca (ActuSF, 2017) remporte en 2018 le prix Imaginales des bibliothécaires de 2018.

D’autres œuvres de l’auteur à découvrir :

  • Chez ActuSF :
    • La Guerre des trois rois : novella illustrée dans l’univers de son premier roman Royaume de vent et de colère
    • Les Chevaliers de la raclette, T1 : série jeunesse co-écrite avec l’autrice Nadia Coste
    • Ses participations aux anthologies des Utopiales
    • la nouvelle Le vert est éternel disponible gratuitement au format numérique
  • Chez Le Belial’ : la nouvelle La Mère des mondes, sa première publication, disponible gratuitement au format numérique

Résumé :

« 1861 : la guerre de Sécession commence. À la Maison Blanche, un huis clos oppose Abraham Lincoln à la Mort elle-même. Le président doit mettre un terme au conflit au plus vite, mais aussi à l’esclavage, car la Faucheuse tient le compte de chaque mort qui tombe. Militaires, affranchis, forceurs de blocus, politiciens, comédiens, poètes… Traversez cette épopée pour la liberté aux côtés de ceux qui la vivent, comme autant de portraits de cette Amérique déchirée par la guerre civile. »

Janvier #1 Point culture cinéphile

Nouvelle année, nouvelle rubrique. J’inaugure donc le premier point culture de 2021. J’envisage de publier régulièrement des articles récapitulatifs. Le but : partager mes découvertes de façon moins conséquente que dans les chroniques.

A priori, j’essayerai d’en publier un toutes les quinzaines, sauf si je n’ai pas assez de matière.

Et, en fonction de ce que j’ai à partager, il sera soit spécifique au cinéma, à la littérature ou à la BD. Soit un mélange des trois.

Pour celui-ci, j’ai décidé de vous parler de trois films !

Au menu du jour :

Thriller psychologique, Historique, Science-fiction

Les cinémas étant encore fermés, je me rabats sur les quelques films trouvés sur les plateformes. Mais surtout sur Arte, qui a toujours une programmation hétéroclite et assez riche.

1969, LA PISCINE, Jacques Deray

L’occasion entre autres de découvrir pour la première fois le film culte de 1969, La piscine de Jacques Deray. Et avec quel quatuor ! Alain Delon, Romy Schneider, Jane Birkin et Maurice Ronet – rien que ça. Le couple Jean-Paul et Marianne profitent de jours heureux dans leur villa, jusqu’à l’arrivée de Paul et de sa fille, Pénélope. Ancien amant de Marianne, celui-ci s’amuse à jeter le trouble en remuant le passé.

Je reste assez hermétique à l’esthétique du film, sous fond de bourgeoisie qui s’ennuie en vacances. Néanmoins, je n’ai pu qu’apprécier les jeux de regards qui en disent long, la langueur des vacances où s’installe insidieusement une ambiance poisseuse et tendue. Le rythme lent, le jeu des acteurs, les dialogues qui sonnent faux… Lentement le film passe des scènes érotiques, sans doute peu courantes encore au cinéma (le film ayant été tourné en 1968), à la sensation de malaise.

Jacques Deray réussit ainsi à effriter sans en avoir l’air l’image parfaite, dévoilant les dessous. L’image d‘individus troubles, plus complexes et complexés qu’ils n’en d’abord l’air, prend petit à petit le dessus. J’ai eu l’impression moi-aussi de suffoquer, de me noyer, au summum de l’intrigue. Toutefois, j’ai trouvé dommage que celle-ci retombe un peu comme un soufflet. La dernière partie est en effet plus inégale, linéaire et convenue.

Une bonne découverte dans l’ensemble.

2016, LES INNOCENTES, Anne Fontaine

J’ai également vu le film Les innocentes d’Anne Fontaine, qui a su m’intéresser par son sujet, moins dans son traitement. C’est tiré d’une histoire vraie, en Pologne, juste après la Seconde Guerre Mondiale. Alors que la Croix Rouge Française n’y est tolérée que pour rapatrier leurs soldats blessés, une jeune docteure accepte d’aller aider des nonnes d’un couvent à accoucher en secret. Celles-ci ont été violées par des militaires, et se retrouvent livrées à elles-mêmes.

Les ficelles arrangées de l’histoire pour en tirer un scénario fluide sont assez visibles, mais cela fonctionne assez bien. La production franco-polonaise offre aussi un joli casting, efficace dans l’interprétation de la jeune docteure et des nonnes. Autre point positif : la photographie du film est très belle, offrant de très jolis plans très travaillés.

Néanmoins, l’austérité à outrance, à la fois dans l’esthétique, dans le jeu et dans la réalisation, a, en contrepartie, créé une distanciation. Même si je me doute que c’est un choix volontaire, reflétant l’austérité d’une Pologne d’après-guerre.

En conséquence, le film perd en intensité émotionnelle. Dommage qu’il ne développe pas d’avantage le contexte socio-politique du pays, et son rapport avec la religion, et les couvents. Les quelques éléments abordés restent plutôt en surface, ne montrant principalement que la brutalité des militaires, laissés en roue libre.

Et, sans doute par manque de matière sur l’histoire personnelle de ces femmes, celles-ci semblent aussi superficielles. Ce qui rend moins compte de l’ambivalence de leurs choix, notamment ceux de leur mère supérieure, dans un tel contexte.

Une bonne découverte, malgré tout.

2015, SEUL SUR MARS, Ridley Scott

Enfin, la découverte de Seul sur Mars de Ridley Scott a été plutôt bienvenue après la déception qu’a été le film de George Clooney, Minuit dans l’univers. J’ai apprécié l’idée de réaliser un film parlant de colonisation spatiale qui soit positif. Ici, point de situation d’urgence sur Terre ni guerre nucléaire, ni appauvrissement des ressources, ni apocalypse climatique quelconque. Cela part d’un accident malencontreux, alors qu’une tempête imprévue pousse les membres de la mission à fuir la planète rouge en urgence. Projeté lors de cette tempête, le biologiste Mark Watney est laissé pour mort. Prévenant la Terre de leur erreur, il doit trouver des moyens d’augmenter ses ressources afin de laisser le temps à la NASA de lancer une mission de sauvetage.

A partir de là, la modestie du film à ne pas trop en faire sur les situations catastrophiques permet de ne pas trop étouffer sous l’action. C’est un aspect plutôt réussi du film, même si cela devient moins vrai sur la fin.

En revanche, j’ai bien moins adhéré à l’uniformité et l’omniprésence de l’humour, qui tend à rendre certains personnages insupportables – dont celui joué par Matt Damon. Les gros filons pour faire avancer le scénario sont également assez énormes. Il joue aussi sur certains clichés qui m’ont déplu.

Gros bémol également sur la représentativité des femmes qui sont des jolis drapeaux. Et ce, alors même qu’elles occupent des postes qui auraient pu leur offrir un meilleur rôle.

Kristen Wiig aura eu le mérite de poser toutes les bonnes questions à ces gentils mâles de la Nasa. Kate Mara s’en sort un peu mieux. Elle nous ressort simplement le cliché de l’ingénieure qui détaille toutes les difficultés du monde pour faire son taff, pour conclure que c’est dans ses cordes. Jessica Chastain fait montre d’un charisme fou (non) pour offrir la scène la plus mémorable du film (non). Elle fait donc une sortie spatiale remarquable pour pêcher un Iron Man au gant troué.

Malgré un casting intéressant, elles n’ont aucune place dans ce film d’hommes, encore une fois. Et ça m’enquiquine comme toujours de le voir aussi flagrant à l’écran.

Minuit dans l’univers, les étoiles manquantes de George Clooney

Minuit dans l'univers de Georges Clooney

2049 devient le nouveau 2012. A ceci près : si la Terre s’effondre à cette date, ce sera notre faute. 

Des gens se précipitent dans des vaisseaux pour fuir une Terre ravagée. Un scientifique reste seul à l’arrière, trop malade pour espérer encore être sauvé. Il tente de prévenir un équipage parti deux ans plus tôt chercher une lune habitable de ne pas tenter de retour.

Quelques points rouges sur une carte et l’air qui s’irradie de plus en plus. Quoi qu’il se soit passé, on comprend vite à quel point l’humanité a merdé.

Au fond, cela n’aurait pas été très grave de ne pas savoir comment ou pourquoi. Il y avait certainement plein de choses à raconter.

Par exemple, ce que cela fait d’être le dernier homme resté sur Terre, rongé lui-aussi par la maladie. Ce que cela fait d’avoir quitté sa planète pendant deux ans. Puis d’y revenir enfin et se rendre compte qu’il n’y a plus rien à retrouver. Ou encore d’être allé au bout de ses ambitions sans se soucier du reste, et se retrouver seul sur une planète ravagée.

Mais, comme son protagoniste passe à côté de sa vie, le film passe à côté de son scénario. Puisqu’il culmine à la prise de contact entre le scientifique et les astronautes, la question revient évidemment sur la table. Que s’est-il donc passé ?

Et que répond le film ? Rien, le néant.

Nulle gloire pour qui détruit sa Terre

Le personnage central resté seul dans la base terrienne est Augustine Lofthouse, joué par George Clooney. C’est l’archétype du scientifique obnubilé par son travail, qui délaisse sa vie personnelle au profit de sa découverte. Il y est parvenu, puisqu’on suit en parallèle du film l’équipage de retour de la mission spatiale. Ils ont en effet trouvé sur la lune visée par le scientifique un lieu propice à la vie humaine. L’équipe est en extase, mais ils ont hâte de rentrer après deux ans d’absence. 

Les flashbacks d’Augustine racontent cependant une autre histoire, à laquelle l’état de la Terre semble faire miroir. Comme l’a prédit sa compagne au moment de le quitter, il est passé à côté de sa vie. Il en a oublié l’essentiel, obnubilé qu’il était par son ambition. Et finalement, au moment où celle-ci se concrétise, alors que l’équipage a effectivement trouvé une lune habitable, que lui reste-t-il ? Une planète aussi désolée que lui-même, condamné à y mourir, seul.

Peut-on y voir une sorte d’appel à redevenir modestes ? De ne pas oublier, dans notre course vers le progrès, la croissance, le développement, ce qui est essentiel ? Prendre soin de la seule planète où nous sommes capables de vivre. Car même si on finissait par trouver une lune habitable, il se pourrait bien que ce soit trop tard.

C’est là l’interprétation à laquelle j’ai envie de croire pour lui donner un tant soit peu de matière. Car, il faut l’admettre : sous ses habits modernes, le film est un squelette rouillé d’œuvres similaires, qui n’a pas grand-chose à proposer. Rien de neuf, mais surtout : rien du tout.

Minuit dans l’univers : un condensé fade de déjà-vu

Malgré de jolies images autour de la lune habitable, de l’intérieur du vaisseau, dans la sortie spatiale, le film reste très sage. Rien ne sort vraiment de l’ordinaire ou de ce que l’on aura déjà vu auparavant. Notamment dans des œuvres récentes, comme Interstellar ou Gravity. Avec des thèmes aussi similaires, la comparaison est inévitable et défavorable.  

Que ce soit dans l’esthétique, la réalisation, la construction du récit et son twist final, ce dernier ne prend aucun risque.

Et comme il repose sur des filons sur-usités du cinéma, il finit par se spoiler lui-même.

On sait tous qu’une scène où des personnages chantent à tue-tête précède un grand malheur. Et même, dès le début, il suffit de voir Georges Clooney observer la liste de l’équipage pour deviner dans les grandes lignes ce que sera la fin du film.

Mais c’est surtout un condensé de vide

Les personnages sont des coques vides.

A vrai dire, le seul qui ne le soit pas, c’est bien celui joué par George Clooney. Il a au moins un nom, un métier, des relations (enfin, une), un passé, une ambition, et des regrets.

Du reste, les cinq autres personnages récurrents n’ont quasiment droit qu’à un nom et une fonction dans l’équipage. Et si le film évoque pour deux d’entre eux une famille restée sur Terre, c’est pour une raison très précise dans le scénario.

Les informations données sont donc strictement fonctionnelles – même pour Augustus. Insuffisantes pour créer des personnages tangibles, auxquels on va croire ou ressentir de l’empathie.  Mais, surtout, leur utilité est si évidente qu’on devine tout de suite ce qui va leur arriver dès le départ.

Le scénario patine sur son point de départ, laissé vide

Comme indiqué en introduction, le film ne dit pas ce qui s’est passé sur Terre. Et si cet élément était resté comme un postulat de départ dans lequel évolue les protagonistes, cela n’aurait pas été aussi gênant. Au pire, c’est une facilité scénaristique justifiée, si le film s’était concentré sur autre chose.

La question allait être posée par l’équipage, évidemment. Or, le trois quart du film va tourner autour d’elle, renforçant le mystère. Et quand elle est enfin posée, le scénario part à la débandade.

Qu’est-il arrivé à la Terre ? Pluie d’astéroïdes, le contact est coupé. Après s’être démenés à réparer les communications, les astronautes font finalement face à une Terre ravagée. Reprise de contact. Mais qu’est-il arrivé à la planète ? Changement de caméra, perte de paroles. Augustus baragouine et précise qu’il ne connaît pas les détails…

Une guerre nucléaire massive, une succession de cataclysmes, un enchaînement d’accidents… Les films post-apocalyptiques regorgent d’excuses toutes faites. A défaut d’être originales ou crédibles, elles auraient fait un meilleur camouflage. Et si le scénariste ne tenait pas à développer cette partie, pourquoi ne pas l’avoir désamorcé dés le début ?

Une première tentative dans la SF ratée

En terminant le film, j’avais des impressions plutôt positives à son égard. Il y a de jolies intentions, quelques scènes réussies, de belles images, une conception sympa du vaisseau, de très bons acteurs et une réalisation soignée. Mais en prenant du recul, le film manque cruellement de prise de risque et d’un scénario plus abouti.

Je n’ai pas lu le roman dont il s’est adapté, je ne saurais donc pas dire si les défauts de son scénario en sont l’héritage. Mais il me semble qu’une bonne adaptation sait parfois prendre des libertés pour arranger ce qui est mal fait dans l’œuvre originale. Or, ici, c’est clairement un acte manqué.

The midnight sky, réalisé par George Clooney, 2020, d’après l’œuvre originale de Lily Brooks-Dalton, film de science-fiction, voyage spatial et post-apocalypse, disponible sur Netflix, interprété entre autres par George Clooney, Felicity Jones, Tiffany Boone, David Oyelowo, Demian Bichir, Kyle Chandler…

2020 en culture, ça donne quoi ?

Très bonne année 2021 !

Il est temps de dresser le bilan des TOP et FLOP de cinéma, littérature et bandes dessinées de 2020 !

Bien que l’année 2020 ne s’achève pas avec la fin de l’épidémie, j’espère que cette nouvelle année vous offrira de nouvelles et très belles opportunités personnelles et/ou professionnelles. Prenez bien soin de vous. Et que 2021 soit une belle année pour vous tou-te-s !

2020 a été une année très particulière, difficile et déprimante d’un point de vue personnel. Et pourtant, paradoxalement, c’est une année assez riche en découvertes. Certes pas forcément actuelles, puisque les cinémas ont été fermés pendant de longs mois et beaucoup de sorties repoussées. En revanche, pour ce qui est des livres ou des bandes dessinées, le choix du TOP s’est avéré plus difficile que je ne le pensais.

Entrons dans le vif du sujet !


CINEMA

Cela fait quelques années que je vois de plus en plus de films tous les ans, celle-ci n’a donc pas échappé à la règle. Mais, je dois admettre que mon choix de films tenait d’avantage d’un besoin de consommation divertissante que du seul intérêt cinéphile.

Cela explique sans aucun doute le nombre important de ceux que je trouve corrects mais sans plus ( souvent classés dans les « découvertes »). Et surtout de ceux que j’ai oubliés ou que je n’ai pas du tout aimés (les « mitigés » et les « mauvais élèves »).

Cette année, j’ai donc vu 92 films répartis de cette façon :

  • 4 coups de cœur
  • 14 bonnes surprises
  • 29 bonnes découvertes
  • 19 découvertes
  • 10 mitigés
  • 15 mauvais élèves

LE TOP

Josep de AUREL – Harakiri de Masaki KOBAYASHI – Terminator 2 de James CAMERON

Un top des plus disparates, s’il en est.

Notez que j’évite d’y glisser des films déjà vus. Sinon, In the mood for love de Wong Kar-Wai se serait à nouveau imposé en maître !

J’aurais également pu y glisser The Farewell / L’Adieu de Lulu WANG, qui a été une excellente surprise de début 2020. Ou alors Un grand voyage vers la nuit de Bi GAN : la plus belle claque esthétique de cette année. Et enfin le huis-clos Les garçons de la bande de William FRIEDKIN pour l’excellente verve de ses dialogues, sa mise en scène et ses comédiens qui dépotent.

Mais je suis quand même ravie qu’un film de l’actualité cinéma de cette année en fasse partie. Et Josep est de loin la plus belle découverte faite en salle de 2020.

Un très bel hommage au dessin et au dessinateur Josep Bartoli, sans être un biopic. J’ai aimé ses choix artistiques et notamment son parti pris en termes d’animation. L’expression de « film en dessins » vue dans les analyses de l’œuvre est d’ailleurs assez juste. Un très beau film poignant, difficile, juste.

LE FLOP

Rebecca de Ben WHEATLEY – Adieu les cons d’Albert DUPONTEL – Blue Steel de Kathlyn BIGELOW

Comme je le disais en introduction, cette année, j’ai vu bon nombre de films pour me divertir, tout en sachant qu’ils ne me plairont pas forcément. Je ne mets généralement pas ces films dans mes flops.

C’est le cas de la trilogie The Hobbit, par exemple. Quoi de mieux que Tolkien pour voyager loin et en prendre plein la vue. Les décors sont toujours splendides et l’ambiance réussie, au moins pour le premier film.

Par contre, il est très mal joué et les personnages sont écrits avec les pieds. Le scénario est mal découpé et l’histoire beaucoup trop longue pour une intrigue de 300 pages au plus. Or, je savais d’avance que ce serait le cas, le mettre dans ce flop aurait été malhonnête.

Il n’y a donc dans ce flop que des déceptions sincères, comme pour Adieu les cons. Albert Dupontel avait jusqu’ici réussi à me faire rire dans de bonnes comédies bien dosées, telles Enfermés dehors ou encore Le Vilain. J’aimais bien ses personnages méchants, ses caricatures et son humour qui me faisaient passer de très bons moments. J’avais même été très agréablement surprise dans son adaptation Au-revoir là-haut, dans un tout autre registre.

Mais ici, rien ne va : tout est prévisible, très lourd, mal joué, mal dosé et encore une fois bien trop long. Je me serai aussi passée des blagues sexistes qui tombaient comme un cheveu dans la soupe…

Ayant lu Rebecca de Daphné Du Maurier juste avant d’en voir la nouvelle adaptation, j’ai été très déçue par cette dernière. Adieu roman gothique, tension narrative et psychologique. Le fantôme est relégué à des scènes de rêves sans originalité. Au contraire du roman, où celui-ci prend une forme insidieuse à travers l’obsession sordide de l’héroïne. J’ai donc limpression d’avoir vu une toute autre œuvre, plus édulcorée et assez naïve. Une interprétation ‘moderne’ qui inquiète d’avantage dans sa vision du romantisme que la noirceur du roman du 19e siècle.

Rien à dire sur Blue Steel, si ce n’est que je l’ai oublié instantanément après l’avoir vu…

LITTERATURE

Étant donné que j’ai lu beaucoup de novellas cette année, je n’ai vraiment pas l’impression d’avoir lu plus que d’autres années. Pourtant, j’ai compté 48 découvertes littéraires, ce qui n’est pas rien.

Aucun coup de cœur cette année, mais de très belles surprises et découvertes. Et je suis assez ravie d’avoir pu contribuer à deux objectifs personnels, qui seront poursuivis en 2021 : lire d’avantage d’autrices et découvrir la littérature japonaise.

  • 14 bonnes surprises
  • 23 bonnes découvertes
  • 7 découvertes
  • 2 mitigés
  • 2 mauvais élèves

LE TOP

Circé de Madeline MILLER – Chien du Heaume de Justine NIOGRET – Je suis fille de rage de Jean-Laurent DEL SOCORRO

Le choix a été difficile cette année ! Par exemple, à Circé, s’opposait Briséis, autre figure féminine d’importance de l’Antiquité, dans The silence of the girl de Pat BARKER (traduit sous le nom Le silence des vaincues aux éditions Charleston). Mais j’ai été plus sensible à la plume de Madeline MILLER.

J’aurais également pu évoquer les trois premiers romans du cycle Le poids des secrets d’Aki Shimazaki dont je vous parle ici. Ou encore, Kappa 16 de Neil Jomunsi, une plongée mélancolique dans les archives (ou « pensées ») d’un robot. Un tour d’écriture dans un récit court, efficace, je ne peux que le recommander aux amateurs du genre.

Mais le palmarès revient à deux très belles plumes francophones. Jean-Laurent DEL SOCORRO dans un registre plus terre-à-terre sur fond de guerre de Sécession. Et Justine NIOGRET qui propose un oneshot d’exception dans le genre de la fantasy. Et dont la protagoniste est de celles qu’on voudrait retrouver plus souvent dans ce genre.

LE FLOP

Perfect Blue de Yoshikazu TAKEUCHI – Nos altermondes de Nicolas DEBRANDT – Moonlight Shadow de Banana YOSHIMOTO

Pas grand-chose à dire sur Nos altermondes, si ce n’est que j’aimais d’avantage le contexte de départ que l’intrigue cataclysmique. Je pensais que le roman s’attarderait d’avantage sur l’adaptation de la société à un monde où les abeilles auraient complètement disparu (entre autres choses). Or, ce n’est qu’un détail de l’univers, pas autant exploité qu’espéré. Du coup, l’intrigue développée ne m’a pas vraiment emballé.

Mais le vrai flop de 2020 est Perfect Blue dont je vous recommande d’avantage l’adaptation de Satoshi KON. Le roman est certes très court, mais dénué de tension narrative, qu’on attend pourtant d’un thriller. Même l’intensité fantastique qui arrive vers la fin du roman ne parvient pas à sauver le reste, assez ennuyeux. La plongée psychologique dans les pensées du pervers pédophile ne suffit pas à rendre le récit intéressant. Et globalement, le masculinisme du récit m’a clairement dérangé, même si je ne doute pas que le monde des idoles soit assez machiste.

TW Viol / Pédophilie : comme le prévient l’éditeur, le premier chapitre détaille précisément le viol d’une petite fille. Et si vous êtes sensible (ou ne voulez pas lire une telle abjection), vous pouvez très bien commencer dès le second chapitre. C’est assez clairement évoqué dans la suite pour que vous puissiez comprendre à quel psychopathe vous avez affaire. De fait, je reste dubitative sur l’intérêt de ce premier chapitre. Même si je reconnais un bon réflexe de l’éditeur d’avoir mis une note préventive très précise à ce sujet en début de roman.

BANDES DESSINEES

Cette année, j’ai profité de la situation pour avancer dans mes séries. Du coup le nombre réel de tomes que j’ai lu a fait explosé mon compteur Goodreads, vu qu’il les compte tome par tome !

J’ai donc compté 34 séries (terminées ou non) et oneshots, mais aucun que je pourrais désigner comme ‘mauvais élèves’. Une très bonne année de lecture !

  • 5 coups de cœur
  • 7 bonnes surprises
  • 17 bonnes découvertes
  • 5 découvertes

LE TOP

Vagabond de Takehito INOUE – Beastars de Paru ITAGAKI – L’Enfant et le Maudit de NAGABE

On peut parler d’un palmarès qui va trôner pendant très longtemps au sommet de mes auteurs de BD japonaises préférés. Voire d’artistes, tant la claque est ici aussi bien scénaristique qu’esthétique. En particulier pour Takehito INOUE et NAGABE, que j’ai également découverts dans d’autres œuvres.

Mais le choix a été tout aussi difficile que pour la littérature, cette année. Et peut-être même d’avantage. Les enfants de la baleine aurait été mon premier choix, si ce n’est que je le trouve plus classique d’un point de vue graphique. Pour autant, j’ai rarement été aussi facilement plongée dans un univers, dont j’ai savouré l’ambiance, le lore, l’histoire, les personnages et leur évolution… Que d’émotions à la lecture.

Mais j’aurais également pu inclure Beaume de tigre de Lucie QUEMENER. J’aime son style tout de crayonnés noirs et blancs, ces emprunts autobiographiques, et ses thématiques. Cette quête de liberté face à une autorité du patriarche de la famille ; la sororité entre les sœurs ; la passation de l’héritage familial, issu de l’immigration chinoise à travers les générations. Une très belle BD francophone à découvrir.

LE FLOP (parce qu’il en faut un…)

Card Captor Sakura de CLAMP – Card Captor Sakura Clear Card de CLAMP – To your eternity de Yoshitoki OIMA

J’avoue que je triche un peu. Comme je vous le disais dans ma chronique de Card Captor Sakura, si mon amour d’enfant pour l’anime me rend nostalgique, je suis aujourd’hui plus mitigée, réservée, sur le manga. Sa suite Clear Card est encore plus décevante, car elle se contente de recycler la formule, sans vraiment innover. Rendre les cartes transparentes ne change pas les ficelles réutilisées de l’histoire de Sakura. C’est plutôt ennuyeux dans l’ensemble. Et, bien que je garde une affection particulière pour ses personnages, ça ne me suffit pas pour continuer.

Quant à To your eternity de Yoshitoki OIMA, j’étais très enthousiaste au début de cette série, dont j’aimais beaucoup l’esthétique de l’univers et le principe du voyage initiatique. Celui-ci devenait néanmoins répétitif, et manquait de profondeur. A présent que l’autrice cherche à étoffer l’intrigue, celle-ci prend racines dans des schémas scénaristiques qui ne m’intéressent pas beaucoup. Et comme ça tire un peu en longueur – je ne continuerai pas non plus.

CHALLENGE 2021 ?

Je suis en toujours en train de réfléchir à l’idée de me donner une courte liste de films ou de livres à découvrir cette année. En attendant, voici les objectifs que je me donne :

  • Lire et voir d’avantages d’œuvres produites par des femmes,
  • Lire et voir d’avantages d’œuvres avec des personnages diversifiés,
  • Rattraper trois classiques de littérature,
  • Découvrir au moins cinq essais,
  • Écouter au moins deux de mes livres audio,
  • Écrire d’avantage.

Et ainsi, j’en finis avec ce très long billet ! J’espère que 2020 a malgré tout été une bonne année de découvertes culturelles pour vous. Et je ne peux que vous souhaite une meilleure encore sur 2021 !

Et vous ? Quels sont vos TOP et FLOP de cinéma, de littérature et de bandes dessinées de 2020 ?