« Françoise » : une biographie de Françoise Giroud par Laure Adler

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En préambule…

Et voici l’article inaugural de cette nouvelle rubrique sur le blog : la non fiction. Qu’il s’agisse de biographies, d’essais ou de documentaires, c’est dans cette catégorie qu’entreront tous les livres ou documentaires qui ne seront donc pas une fiction.

Comme c’est le premier article, n’hésitez pas à me faire un feedback  afin que je l’améliore et nourrisse en conséquence les prochains !


françoise giroudFrançoise
Biographie de Françoise Giroud
Ecrite par Laure Adler
Publiée aux éditions Grasset en 2011
22€, 490p

4e de couverture :
« Et si Françoise Giroud était encore plus grande que sa légende ? Plus riche, plus complexe, plus intéressante que l’image d’Epinal de la jeune femme talentueuse qui devint la première journaliste de son temps ?

La trajectoire, on la connaît : engagée par Hélène Lazareff à la création de Elle puis cofondatrice de L’Express, et enfin chroniqueuse au Nouvel Observateur, l’ex script-girl de Jean Renoir avait le sens des phrases assassines : la griffe sous le sourire enjôleur. Compagne et complice de Jean-Jacques Servan-Schreiber, farouche opposante à la guerre d’Algérie, amie fidèle de Mendès France et de Mitterrand, celle qui « inventa » la Nouvelle Vague et roulait en décapotable fut une grande amoureuse, aimant le plaisir autant que le devoir. Femme politique, cette fille d’immigré turcs ne passa jamais son bac, mais devint Secrétaire d’Etat à la condition féminine sous Giscard d’Estaing. Travailleuse acharnée, élégante en diable, éprise de liberté, c’était une visionnaire, qui incarna la naissance de la femme moderne.

Mais on découvre ici que ce tempérament passionné a aussi ses zones d’ombre – expérience de la trahison, coup de folie passionnelle, tentative de suicide, mort d’un fils… Et si une phrase de sa mère, sur son lit de mort, avait déterminé sa trajectoire et son destin ?

A travers le portrait d’une femme d’exception, c ‘est une époque de feu que ressuscite ici Laure Adler : un temps, pas si lointain, où l’on savait encore se battre pour des idéaux. »

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#RL2016 – L’heure de plomb – Bruce Holbert

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L'heure de plombL’heure de plomb
Ecrit par Bruce Holbert
Publié aux éditions Gallmeister
A paraître le 1er Septembre 2016
Roman, historique, Etats-Unis
24€, 373 pages


Résumé :
« Hiver 1918. L’Etat de Washington connaît, durant un bref instant, l’Apocalypse : l’un des pires blizzards de l’histoire du pays balaie tout sur son passage. Perdus dans la neige, pétrifiés par le gel, deux jumeaux de quatorze ans, Luke et Matt Lawson, sont recueillis in extremis par une femme qui tente de les ranimer à la chaleur de son corps. Seul Mark reprend vie. Le lendemain, le voilà devenu un homme, trop tôt et malgré lui. Car le désastre l’a également privé de son père, le laissant à la tête du ranch familial. Labeur, amour et violence, autant de découvertes pour Mark, désormais seul face à la beauté sauvage de cette terre, tentant de maintenir l’équilibre fragile entre les êtres qui l’entourent. »


Note globale :
7/10


Roman lu dans le cadre du Prix du Roman Fnac 2016

Prix du roman fnac 2016


Cela fait longtemps que, à force de regarder les vidéos du vidéaste « Le Rouquin Bouquinne », j’ai eu envie de découvrir les éditions Gallmeister, spécialistes de la littérature américaine. Forte d’un catalogue riche, j’avais hâte de tenter et j’ai donc été plus qu’heureuse de trouver parmi les réceptions pour la Fnac, L’heure de plomb de Bruce Holbert. La quatrième de couverture donnait du rêve, et j’y ai plongé avec beaucoup de plaisir. Pas forcément le coup de cœur auquel j’aurais pu m’attendre, mais dans tous les cas une très bonne lecture qui est à découvrir. Lire la suite de « #RL2016 – L’heure de plomb – Bruce Holbert »

#RL2016 | Les cosmonautes ne font que passer – Elitza Gueorguieva

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les cosmonautes ne font que passer - CouvertureLes cosmonautes ne font que passer
Ecrit par Elitza Gueorguieva
Publié par Gallimard (collection Verticales)
A paraître le 25/08/2016 date prévisionnelle)
Roman, contemporain, Bulgarie
16,50€, 184 pages


Résumé :
« Ton grand-père est communiste. Un vrai, te dit-on plusieurs fois et tu comprends qu’il y en a aussi des faux. C’est comme avec les Barbie et les baskets Nike, qu’on peut trouver en vrai uniquement si on possède des relations de très haut niveau. Les tiennes sont fausses… »


Note globale :
7/10


J’ai reçu ce livre dans le cadre du Prix du Roman Fnac 2016

Prix du roman fnac 2016


Après le gros coup de cœur que j’avais eu l’année passée à l’occasion du prix littéraire distribué par la Fnac (voir Someone d’Alice McDermott), c’est avec le même enthousiasme que je me suis relancée dans l’aventure cette année. Et le hasard m’a fait plonger dans ce premier roman, au style littéraire particulier, mais auquel on finit par se faire rapidement, pour une autre vue du monde et à un moment aussi particulier et emblématique que lors de la chute de la guerre froide. Un roman assez court, intéressant de par son thème, et assez bien mené. Lire la suite de « #RL2016 | Les cosmonautes ne font que passer – Elitza Gueorguieva »

Festival OFF – Avignon 2016 | Entourloupes, Ecole du Spectateur

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Photo ©Cécile Dureux
Photo ©Cécile Dureux

Après vous avoir parlé de la pièce « Le Jardinier », il me semble tout naturel de vous évoquer une autre pièce jeunesse, pour ceux/celles qui ont des enfants ou ceux/celles qui, comme moi, ont conservé intacte leur âme d’enfants. J’aime assez partir à la découverte d’autres pays et quel merveilleux moyen que de le faire à travers leurs contes.

« Entourloupes » met en scène trois contes – un yiddish, un tzigane et un conte d’Andersen – joués par deux acteurs et accompagnés d’un musicien. Trois courtes pièces, donc, jouées avec un plaisir partagé par le public, tant les acteurs sont drôles, légers et très généreux sur scène. Difficile de ne pas trop en dire sans  spoiler ! En tout cas, c’est le spectacle où je me suis peut-être le plus amusée – et oui !

Ainsi, vous aurez l’occasion de découvrir – ou de redécouvrir – les contes « Le Roi des Avares », « St Georges » et « Le Petit Claus et le Grand Claus » accompagné de musique et de chants oubliés, une mise en scène légère mais efficace, sur un décor fait maison qui s’adapte n’importe où. Que le spectacle ait lieu au sein d’un chapiteau rajoute au charme et à l’ambiance.

C’est frais, c’est léger, c’est efficace. C’est très fort en sympathie et beaucoup en plaisir gourmand.


entourloupes

Interprète(s) : Agnieszka Kolosowska-Bihel, Christophe Bihel, Jérémy Ravoux
Mise en scène : Christophe Bihel
Création musique & lumière : Jérémy Ravoux
Régie lumière : Alizée Barnoud
Administration / Diffusion : Dominique Terramorsi


Résumé :

Une petite forme familiale, un conte de tradition yiddish, un conte tzigane et un conte d’Andersen, des chants un peu oubliés, des objets qui vont volent et viennent, des trappes, des rideaux… Bref, un théâtre miniature ambulant venu de loin, on ne sait pas exactement d’où, mais de quelque part par là… Certainement.


Informations pratiques :

Ecole du spectateur (Ecole Persil-Pouzaraque)
1H, 14h15
Du 12 au 30 juillet
Relâche les 18, 25 juillet
Tarif : 10€, Abonnés OFF : 7€, Enfants -10 ans : 5€
A partir de 6 ans


Liens :

Informations & réservations : Site du Festival OFF
Site de la compagnie Le Petit Théâtre Dakôté

Festival OFF – Avignon 2016 | Le Jardinier, Espace Roseau Teinturiers

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Le JardinierDécouverte qui fut née d’un retard bienheureux, Le Jardinier a été la bouffée de fraîcheur de mon festival. Voici ce que vous offre cette pièce :  un énorme sourire de ceux qui auront été réconfortés pendant une heure. Terme étonnant mais non moins sincère : j’en suis sortie bercée par des souvenirs doux et familiers, que je n’ai pas pourtant pas vécus.

Difficile de décrire la pièce comme un « seul sur scène », puisque nous y avons vu évoluer au moins deux personnages, et par intermittence trois, voire quatre, autour de cette roue des saisons sur laquelle notre imagination n’a aucun mal à visualiser le berceau d’un jardin passé en devenir. Joe a bien du mal à accepter l’arrivée de sa petite sœur, petite chose encombrante qui ne fait que crier et accaparer l’attention de ses parents, lui laissant l’impression d’être de trop. Une sensation que partage bien l’oncle Harry, passionné de jardinage et dont la mémoire fait souvent défaut.

Histoire de petit prince et de renards, où il est question de transmission, de liens familiaux, d’apprentissage, c’est un moment de pure tendresse. La pièce de théâtre bénéficie d’une histoire touchante, bien sûr, finement découpée et rythmée au fil des anecdotes, des jours comme des saisons ; d’un très bon acteur, capable non seulement d’interpréter les différents rôles mais aussi de les faire jouer dans et par le décor ou objets (des bottes en caoutchouc, deux chapeaux, les ustensiles de jardinage, le tout posé sur un plateau en forme de roue amovible et modulable à l’envie) ; des artifices simples pour mettre l’ambiance (comme ce seau rempli qui déverse la pluie sur le parapluie où s’abritent l’oncle et le neveu au soleil tombant) ; et une mise en scène délicate, poétique :  une invitation ouverte au spectateur de s’émerveiller comme de s’attendrir,  et qui ne tombe jamais dans le pathos ou dans une nostalgie déprimante.

Une ode à la vie, une brise printanière, une pause de douceur au sein du festival. Pour ma part, un coup de cœur.

Bande d’annonce :


le jardinier afficheInterprète(s) : Brice Coupey
Metteuse en scène : Agnès Renaud
Régisseur : Jérémy Pichereau
Administratrice : Taraneh Zolfaghari
Production et diffusion : Anne-Lyse Wattier (06.50.39.58.73)
Conventionnée par : DRAC Nord Pas de Calais – Picardie
Et : Conseil régional des Hauts-de-France
Subventionnée par : Conseil départemental de l’Aisne
Résidences : MAL de Laon (02) et La Lanterne à Rambouillet (78)


Résumé :

Dans la vie, il y a des rencontres qui nous changent et nous aident à nous construire.

Telle celle entre Joe et Harry : l’un dans l’apprentissage de la vie, l’autre dans l’acceptation de la vieillesse.

Joe et Harry : deux regards, deux mondes, deux solitudes, et l’histoire d’une amitié forte qui se noue au rythme des saisons.

En réunissant ces deux-là, qui s’apprivoisent par le regard, les mots, les gestes, les silences, Mike Kenny questionne notre façon d’être au monde ; il s’interroge sur la trace et la mémoire : que laisse-t-on à ceux qui nous suivent ? Quelle place accorde-t-on à nos aînés dans l’espace public ? Et, au final, qu’est-ce qui compte le plus dans une vie ?


Informations pratiques :

Espace Roseau Teinturiers
55 minutes, à 14h45
Du 6 au 30 Juillet 2016
Relâche les 13 et 20 Juillet
Tarif : 15€, Abonnés OFF : 10€, Enfants : 7,5€
A partir de 7 ans


Liens :

Informations & réservations : Site du Festival OFF | Site de l’Espace Roseau Teinturiers

Site de la compagnie L’Esprit de la Forge

Festival OFF – Avignon 2016 | La Religieuse, Théâtre du Chêne Noir

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chene noir la religieuseComme chaque année depuis trois ans, mon Festival  OFF en Avignon commence au Théâtre du Chêne Noir. Après La Chute d’Albert Camus et Alice d’après le roman de Llewis Caroll, adapté par le collectif 8, j’ai  encore une fois eu très envie de faire de cette première journée un succès théâtral.

Résultat : je suis conquise. Par la programmation du Théâtre du Chêne Noir,  par mon choix de premier spectacle au festival, et par le collectif 8.

Cette année, c’est un texte difficile, humaniste et actuel, que le collectif a choisi d’adapter. La Religieuse d’après le texte de Diderot n’était pas un choix évident, et j’avoue avoir hésité à le placer en première ligne pour le festival. Mais ayant confiance en la qualité que j’y trouverai, je me suis finalement lancée. Et pour quel plaisir.

Un des charmes du  Collectif 8 est ce rapprochement entre cinéma et théâtre, autant dans le décors que  dans la mise en scène ou le choix et l’utilisation de la musique. Un décors d’ailleurs simple mais efficace : des portes de cellules de part et d’autre d’une cellule au centre amovible. Un lieu confiné, étroit, sombre, glacial, qui nous plonge dans l’ambiance du récit. Les projections sur l’ensemble du lieu, qui complètent et se mélangent au décors aussi bien qu’aux personnages, sont de natures multiples. De la  mise en abyme des lieux (une église, des couloirs obscurs…)  aux montages vidéos en ouverture/fermeture ou à des moments clés, tout sert à nous plonger dans l’atmosphère, emphase de l’horreur vécue.

Il me faut également souligner les excellentes actrices : Gaële Boghossian (qui avait d’ailleurs été sublime dans Alice) et Noémie Bianco, deux voix puissantes, deux présences incroyables sur scène. Si la narration de Gaële Boghossian est un peu en-deçà de ce qu’elle offre dans ses interprétations de personnages, son jeu de narratrice se révèle par la suite  avisé : elle évite en effet toute sur-dramatisation qui aurait alourdi et desservi le texte. Le sourire toujours rivé sur son visage glisse tout le mordant de l’ironie, de l’absurdité, et dénonce par contraste l’horreur. Noémie Bianco n’est pas en reste : toute en justesse et sans jamais perdre pied. Bravo aux actrices, quel talent.

Et puis, il y a évidemment le texte, incroyable et terriblement d’actualité, qui dénonce l’inhumanité de l’intégrisme religieux. L’isolation et l’enfermement au sein d’une communauté étroite et refermée sur elle-même, et  par conséquence, la perversion de l’âme, où conduit l’endoctrinement imposé à l’être.

En peu de mots : une véritable découverte pour ma part et un vrai régal de théâtre. A découvrir.

Bande d’annonce :


La religieuseInterprète(s) : Noémie Bianco, Gaële Boghossian
Metteur en scène : Paulo Correia
Compositeur : Clément Althaus
Costumes : Gaële Boghossian / Romain Fazi
Scénographie : Collectif 8 / Divine Quincaillerie
Chorégraphe : Michaël Allibert
Chargée de production : Vanessa Anheim
Assistante régie : Samuele Dumas
Stagiaire communication : Elisabeth Mory-Lund
Stagiaire : Joy Serradell


Résumé : 

A travers cet émouvant plaidoyer humaniste, Collectif 8 propose une vision d’actualité sur l’endoctrinement, le maintien dans l’ignorance et la dissolution de l’individu dans la communauté. Dans un hymne d’espoir et de liberté, deux comédiennes incarnent Suzanne Simonin, à la fois interprète et observatrice, accusée et avocate, faisant renaitre les fantômes, vierges folles et monstres, de ces vies arrachées, vrillées, emmurées.

Le théâtre est envisagé comme tribunal de l’humanité, le spectateur y est convoqué, questionné, pris à parti.

Entre réalité et fantasme, la création vidéo et musicale nous immerge dans un monde d’hallucinations, de symboles et d’obsessions et porte l’imaginaire aux confins de notre perception.


Informations pratiques :

Théâtre du Chêne Noir, Salle John Coltrane
Du 6 au 30 Juillet 2016
Relâche le 11, 18, 25 Juillet
1h25


Liens :

Informations & réservations : Site du Chêne Noir |  Site du Festival Off

Le site du Collectif 8

Mai & Juin 2016 – Monthly Best Of Books

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Ces deux derniers mois n’ont pas été évidents ni pour lire ni pour écrire de nouvelles chroniques, d’autant que le transfert du blog sur la plate-forme de WordPress auto-hébergée n’est guère évident (et pas encore terminé). De fait, j’ai préféré ne pas faire de bilan en Mai et de tout combiner en Juin où je savais que j’allais probablement recevoir les romans pour le Prix du Roman Fnac 2016 et ceux pour le Jury des Lectrices ELLE dont je suis très fière de participer.

Malheureusement, je n’ai reçu les romans de la Fnac qu’à mi-Juin ne me laissant que trop peu de temps pour lire les 5 romans de la Rentrée Littéraire et les quelques 1600 pages avant le 4 Juillet. Je n’aurais lu que 3 romans et demi en tout pour ce prix, ce qui me navre vraiment.

Toujours est-il qu’il est grand temps de dresser un petit bilan !

***

THE MONTHLY BEST OF BOOKS
Mai & Juin 2016

*

#3 – Les cosmonautes ne font que passer d’Elitza Gueorguieva – 7/10
Roman, Contemporain
#PrixduRomanFnac2016

les cosmonautes ne font que passer3 mots ou expressions pour le décrire :

« La fausse naïveté de la narratrice apporte un regard acéré sur les événements qui l’entourent »
« Un style qui monte en puissance malgré un début difficile »
« L’occasion de voir les conséquences d’un événement mondial à l’échelle d’un pays, d’un quartier, d’une vie »

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#2 – L’heure de plomb de Bruce Holbert (7/10)
Roman, Contemporain
#PrixduRomanFnac2016

L'heure de plomb3 mots ou expressions pour le décrire :

« Des destins difficiles, des âmes brutes, des forces de la nature tourbillonnantes »
« Ne pas lire dans des moments difficiles ou si la violence et les esprits perturbés rebutent »
« Abrupt, très bien écrit, mais définitivement perturbant – peut-être trop »

*

#1 – Délivrances de Toni Morrisson – 9/10
Audiolibre, Contemporain

>>> Lire ma chronique

Délivrances3 mots ou expressions pour le décrire :

« Quelles voix des narrateurs portées par quelle voix d’Anne Mouglalis ! »
« La justesse du récit et la distance laissée au lecteur le percutent plus que n’aurait pu faire la seule émotion »
« Un récit puissant, un style direct et un thème maîtrisé »

*

Aussi lu ce mois-ci :

Catégorie Romans :

  • Magisterium #1 The Iron Trial – Cassandra Clare & Holly Black (6/10)
  • Magisterium #2 The Copper Gauntlet – Cassandra Clare & Holly Black – (4/10)
  • L’Atelier des poisons – Sylvie Gibert (5/10) >>> Lire ma chronique
  • La succession de Jean-Paul Dubois (5/10)

*

En Juin, j’ai aussi eu l’occasion de participer à un super événement autour de la rentrée littéraire des  maisons d’édition indépendantes. Retrouvez mon compte rendu !

la rentrez des indes 2016

La Rentrez des Indés 2016

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Chose rare sur le blog, mais que j’espère avoir l’occasion de développer, je vais vous parler d’un événement littéraire qui a eu lieu le 6 Juin dernier à l’Ecole de Bande-dessinée Jean Trubert (Paris 19e) : La Rentrez des Indés.

Auparavant, je me contentais chaque année d’aller régulièrement dans les librairies et, parfois, bouquiner des magazines pour me tenir au courant des sorties littéraires. Je n’étais qu’assez peu influencée par ce grand nom de la « rentrée littéraire ». Depuis que je tiens ce blog, mon regard s’est tourné vers elle, occasion de me renseigner à l’avance et de faire mes paris sur ce qui fera ou non trembler le monde de l’édition dans l’année à venir.

Cette année, j’ai envie de changer de direction et de m’intéresser à tous ces éditeurs encore trop peu mis en avant par les médias. C’est donc dans cette perspective d’ouverture que j’ai sauté sur l’occasion en découvrant cet événement et je me suis lancée.

Petit compte rendu de cette superbe soirée !


Présentation de l’événement

« 12 éditeurs, 12 passionnés, 12 livres : découvrez les nouveautés indés de la rentrée littéraire de septembre dès juin !!!
Après le succès de la soirée organisée l’année dernière à l’Hôtel de Massa en compagnie de plus de 80 professionnels du livre,, le comité Rentrez des indés réitère son rendez-vous avec un parcours hors-piste explorant la rentrée littéraire à venir… Parcours présenté lors d’une soirée qui sera chaleureuse, pétillante et surtout pleine de surprise !
Cette année, les 12 éditeurs indépendants seront accompagnés de 12 passionnés du livre (libraire, bibliothécaire, blogueurs) pour présenter leur catalogue et un titre remarquable de leur rentrée.« 

Lire la suite de « La Rentrez des Indés 2016 »

Délivrances – Toni Morrison

DélivrancesDélivrances
Ecrit par Toni Morrison
Lu par Anne Mouglalis
Traduit par Christine Laferrière
Publié par Christian Bourgeois éditeur, 2015
Livre Audio, produit par Audiolib, 2016
4h31, 621Mo, CD (21,90€) / MP3 (19,70€)


Résumé :
« Au centre du récit, une jeune femme qui se fait appeler Bride. La noirceur de sa peau lui confère une beauté hors norme. Au fil des ans et des rencontres, elle connaît doutes, succès et atermoiements. Mais une fois délivrée du mensonge – à autrui ou à elle-même – et du fardeau de l’humiliation, elle saura, comme les autres, se reconstruire et envisager l’avenir avec sérénité. »


Note globale :
9/10
Coup de cœur 2016


Audio livre reçu à l’occasion de la Masse Critique de Babelio, que je remercie énormément pour cette occasion en or !

masse critique


Ce n’est pas le premier livre audio que j’écoute – mais c’est bien le premier roman contemporain que je découvre ainsi lu. Mes premiers essais furent consacrés à des romans jeunesses, et avaient été un succès. J’avais donc hâte de réitérer avec cette fois un texte fort et une auteure que je voulais absolument lire. Toni Morrison. Que ce soit l’expérience de l’audio livre comme du roman en tant que tel, j’ai été entièrement ravie de cette lecture hors du commun.
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L’atelier des poisons – Sylvie Gibert

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l'atelier des poisonsL’Atelier des Poisons
Ecrit par Sylvie GIBERT
Publié par les éditions Plon, 2016
Roman historique, policier
19,90€, 352 pages


Résumé :
« Paris, 1880. A l’académie Julian, le premier atelier à ouvrir ses portes aux femmes, la vie n’est pas facile. L’apprentissage du métier de peintre est ardu, long et coûteux. Seules les jeunes filles dotées d’un véritable talent et, surtout, d’une grande force de caractère, parviennent à en surmonter les obstacles. Du talent, Zélie Murineau n’en manque pas. De la force de caractère non plus. N’a-t-elle pas déjà prouvé qu’elle était prête à tout pour parvenir à ses fins ? Pourtant, lorsque Alexandre d’Arbourg, le commissaire du quartier du Palais-Royal, lui demande de faire le portrait de sa filleule, sa belle assurance est ébranlée : comment ne pas croire que cette commande dissimule d’autres motifs ? Même si elle en connaît les risques, elle n’est pas en mesure de refuser le marché que lui propose le beau commissaire : elle sera donc « ses yeux ».
Des auberges mal famées jusqu’aux salons de la grande bourgeoisie, elle va l’aider à discerner ce que les grands maîtres de la peinture sont les seuls à voir : les vérités qui se cachent derrière les apparences. »


Note globale :
5/10


Je vous écris après avoir participé à la rencontre de Sylvie Gibert, organisée par les éditions Plon et Babelio, que je remercie pour ce moment partagé et m’avoir permis de découvrir son roman. J’ai apprécié découvrir à quel point Sylvie Gibert a souhaité rester proche de la réalité, et respecter au mieux l’époque et le contexte historique. Notamment, la plupart de ses personnages sont tirés de personnes réelles. Et si les protagonistes ne le sont pas, c’est surtout pour ne pas risquer d’anachronisme.

Elle s’est notamment inspirée de documents, d’un journal d’une des peintres, de cartes postales et de cartes de l’époque pour retranscrire à la fois la vie de ces femmes dans l’Atelier Julian, qui fut le premier atelier très réputé ouvert aux femmes, les paysages de la ville de Bezons, les personnages.. Les multiples références aux peintres et personnages littéraires de l’époque sont autant de volonté de nous plonger dans la société culturelle de la fin du XIXe siècle que par plaisir d’évoquer des auteurs et artistes que Sylvie Gibert aime, à savoir par exemple Guy de Maupassant. 

Le roman n’était  initialement pas prévu pour être un policier mais l’auteure a trouvé qu’il était nécessaire de lui apporter un peu plus d’élan, ce que ce genre permettait. Elle tenait cependant à ce que l’enquête ne soit pas, comme elle l’a souvent lu dans d’autres policiers, une intrigue qui aurait pu se passer dans n’importe quelle époque. Il était donc important pour elle que celle-ci soit en lien direct avec le 19e siècle et a donc mené sa propre enquête. 


C’est surtout le contexte qui m’a attiré en lisant la 4e de couverture, et j’espérais à vrai dire qu’il en soit le sujet principal : le premier atelier de peinture ouvert aux femmes à la fin du XIXe siècle. Il y avait là de quoi faire tout un roman, s’intéresser à un univers hostile aux femmes, ces peintres dont on ne sait presque rien, encore aujourd’hui. L’aspect « policier » m’intéressait moins, mais c’était quand même l’occasion de tenter le mélange des genres. Malheureusement, si les idées qui ont fait naître le roman sont intéressantes, confirmées lors de cette rencontre, je n’ai malheureusement pas été convaincue par le roman. Lire la suite de « L’atelier des poisons – Sylvie Gibert »