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White Pages Posts

Billy Bat de Naoki Urasawa

En l’espace d’un mois, j’ai dévoré les vingt tomes de la dernière saga du maître nippon, Naoki Urasawa, qui a été à l’honneur du Festival d’Angoulême cette année. C’est un mangaka talentueux dont je vous ai déjà parlé sur le blog (voir 20th Century Boys et son recueil d’œuvres de jeunesse Courtes Histoires) et qui est passé maître dans la mise en scèneBilly Bat le prouve encore une fois.

Il faut cependant admettre que si vous avez déjà lu une des sagas de cet auteur, Billy Bat ne vous surprendra pas outre mesure, même s’il y a des rebondissements à foison et des thèmes passionnants. La recette reste à peu près la même. Billy Bat est simplement une œuvre maitrisée d’un auteur depuis longtemps mature vis-à-vis de son style et de ses forces, dont il sait très bien faire usage. Et de fait cela la rend particulièrement adéquate pour ceux et celles qui voudraient découvrir Naoki Urasawa.

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BEST OF JANUARY 2018

Quel temps pourri. Je ne sais pas où vous vivez, mais de là où je siège, cela fait plusieurs semaines qu’on se languit d’un rayon de soleil. Je suis en manque, en manque, en manque. Ronchon, fatigue, fatigue, ronchon, et entre chaque virgule : de la pluie (ou de la neige pour la semaine passée). Oui ! Je râle. Sur mon petit blog, que personne (ou presque) ne doit encore lire (mais à ceux qui le font : cœur pour vous !), j’ai juste envie de râler.

Et peut-être aussi parce que je suis en panne de lecture. J’ai mis un mois depuis mi-décembre à terminer ma relecture du premier tome de la trilogie steampunk-space opera-western spaghetti-uchronie-dystopique-et-tutti-quanti Les foulards rouges (instant pub : je vous en ai déjà parlé ici). Sans doute parce qu’il n’y avait plus l’effet de surprise, j’ai peut-être un peu moins aimé cette seconde lecture – et puis, à cause des personnages et de la romance. Et c’est d’ailleurs ce qui m’a fait arrêter le second tome à sa moitié (que j’ai trainé le reste du mois de Janvier, donc) – un trop plein de ce qui m’a semblé un peu mièvre (je suis de moins ne moins patiente avec les romances, en fait). Pourtant, ne me faîtes pas dire ce que je n’ai pas dit : Les Foulards Rouges, c’est un style efficace et un univers d’enfer. Toutes les fois où l’auteure s’arrête sur son univers, son contexte politique, l’environnement, les décors, les enjeux – la lecture est fluide et passionnante. On s’y voit et c’est très jouissif. Mais, le stéréotype de certains personnages et la relation amoureuse m’ont fait lâcher prise, malheureusement. J’y reviendrai peut-être plus tard : quand j’aurais un peu plus la lecture en poupe. Affaire à suivre, donc !

Mon mois n’a pas non plus été improductif, comme vous allez le voir.

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Un dernier bilan pour 2017

(Pas de résolution cette année ; je suis déjà en retard pour mon bilan de 2017 !)

L’année dernière, j’ai fusionné tous les bilans mensuels que je faisais auparavant pour n’en faire plus qu’un seul « Monthly Best Of Culture ». Cela a permis de me simplifier la tâche en ne démultipliant plus les articles chaque fin de mois. Quand on regarde ma régularité, cela a été plutôt salvateur. Je vais donc en faire de même pour le bilan annuel !

Cette année, je vais faire un autre choix : c’en est fini des notes sur dix que j’attribuais jusqu’ici – hormis pour préparer, peut-être, des bilans comme celui-ci (qui seront, vous vous en doutez, rares). Je trouve de moins en moins de sens aux notes que j’attribue. Une notation, cela s’évalue au niveau de l’œuvre ou d’un type d’oeuvre ou d’une filmographie. L’éventail de comparaisons possibles est large mais il devrait surtout être réfléchi et argumenté. Dans un bilan cela se met en parallèle d’autres œuvres où la comparaison sera forcément sommaire, involontaire et dénuée de sens.

En miroir de ce que je fais dans mes bilans mensuels, le classement sera composé de :

  • « les coups de cœur »,
  • « les bonnes surprises »,
  • « les bonnes découvertes »,
  • « les découvertes »,
  • « les mitigés »,
  • « les mauvais élèves »,
  • et peut-être (le plus rarement possible) « les inclassables ».
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Monthly Best Of Culture – Novembre & Décembre 2017

Avant de commencer les habituels bilans de fin d’année, il me semble quand même important de ne pas oublier un rendez-vous régulier : le bilan mensuel de mes découvertes culturelles. Je pense que je réitèrerai ce format durant 2018, car je le trouve assez pratique, quoi que peut-être avec quelques modifications – légères, toutefois. THE MONTHLY BEST OF CULTURE Novembre et Décembre 2017 – LE TOP ! – #1 – Moi, Peter Pan de Michael ROCH [Livre] Cela faisait un moment que j’avais envie de découvrir la plume de Michael ROCH dont je connaissais surtout l’excellente chaîne Youtube La brigade de livres. Force et à constater qu’en plus de donner envie de lire, il donne plaisir à être lu. J’ai été envoûtée par sa plume, qui est au cœur de la force du récit. La voix qu’il donne à Peter Pan est incomparable et m’a donné bien plus de satisfaction qu’à la…

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Un dernier billet pour 2017

2017 touche à sa fin et il est temps de dresser un bilan du blog. Contrairement à mes envies de début d’année, je n’ai pas consacré beaucoup de temps à ce dernier, et tend à y consacrer de moins en moins. Comme toujours, je vous confirme que l’envie ne me manque pas, mais le temps et l’inspiration me font souvent défaut. Le format également, puisqu’une chronique me prend plusieurs heures de réflexion, d’écriture, de corrections – parfois pour tout effacer. Mes résolutions ne seront pas les mêmes cette année, car je ne sais toujours pas si je parviendrai à retrouver un rythme régulier. Pour autant, chaque fois que j’arrive à prendre du temps sur l’écriture d’une chronique ou d’un billet, j’y prends toujours un grand plaisir. Aussi, je n’abandonne pas vraiment White Pages, berceau précieux où je retrouve mes souvenirs de lecture et d’expériences cinématographiques, théâtrales et autres. Pour moi qui n’ai pas grande mémoire, c’est un lieu réconfortant où je peux retrouver celle que j’ai été l’espace d’un instant, face à une œuvre qui m’aura touché, déçue, laissée indifférente, révoltée, cultivé, etc.

C’est également un lieu rassurant, où je peux relire une chronique et m’étonner de l’avoir écrite. Non que mes écrits soient tellement brillants, ou même originaux, mais le fait même d’en avoir été la source est en soi gratifiant. Un bon moyen de se remonter le moral quand on se confronte à un obstacle qui nous fait douter de nous-même. Après tout, c’est ce que l’écriture m’a toujours offert en retour des heures passées à la pratiquer, et c’est certainement pour cela, aussi, que je l’aime.

2017 aura été une année de changements dans ma vie professionnelle comme privée. C’est plutôt du positif que j’en retire et de l’espoir pour que 2018 soit encore meilleure.

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The Handmaid’s Tale de Margaret ATWOOD

Après avoir entendu tellement d’éloges sur ce roman, après avoir vu la vague déferlante des avis positif sur la série, j’ai finalement sauté le pas et lu La Servante Écarlate. Je ne ferai pas l’affront de dire « et j’ai été déçue » – ce ne serait pas exact car je lui reconnais bon nombre de qualités qu’on lui attribue. Pour autant, je n’ai pas apprécié ma lecture. Comment expliquer le mélange de « j’aime » et « je n’ai pas trop aimé » entre lesquels je me trouve ?

Avant tout, autant le dire : la qualité du livre est son fond. Ce traitement de la violence subite par les femmes, dans une société gouvernée par le fanatisme religieux sous fond de pandémie rendant stérile une bonne partie de la population, est très bien exploité. Sous couvert de les protéger et de garantir la pérennité de l’espèce humaine, toutes ces excuses ne servent en réalité qu’à justifier l’exploitation et l’aliénation une fois de plus imposée aux femmes, véritables boucs émissaires de la société dont même les mieux loties ne sont guère enviables. Le roman est en réalité bien plus atmosphérique qu’autre chose. Avec son découpage, soigneusement ordonné par thématique, il prend le temps de développer chaque aspect glaçant de cet univers confiné et machiste – qui semble hors du temps, à la fois proche et très distant de celui du lecteur. La violence est sourde, latente, pernicieuse, en filagramme, et ainsi très horrifiante. Et donc, très efficace.

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Monthly Best Of Culture – Septembre & Octobre 2017

Cette année, comme tous les jeunes, mon Septembre a été le mois de la rentrée et du changement – changement de boulot et changement d’appartement. Ce qui implique forcément d’être beaucoup moins disponible. Aussi, à moins de faire un TOP 3 avec trois œuvres, il ne me restait plus qu’à patienter Octobre et espérer avoir un meilleur bilan – et que mes vœux soient exaucés ! The Monthly Best Of Culture – Top 3 ! – #1 – A Taxi Driver de Jang HOON >>> Lire ma chronique Comme je viens tout juste d’en publier une chronique, je vous laisse donc plutôt aller la lire en cliquant ici. Mais c’est un très bon biopic, un excellent film historique, et un très touchant hommage au chauffeur de taxi qui conduisit un reporter journaliste venu à Gwangju filmer la violente répression militaire envers la population alors que celle-ci luttait pour la démocratie…

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A Taxi Driver de Jang Hoon (Festival du Film Coréen à Paris 2017)

Excellent. Comment le décrire autrement ? Il s’agit avant tout d’un film historique et d’un bel hommage rendu à ce chauffeur de taxi, dont la réelle identité reste méconnue. Il a conduit le journaliste allemand, Jürgen Hinzpeter, au sein de la ville de Gwangju, pour couvrir le soulèvement de la population qui milite pour la démocratisation de leur pays dans les années 80. Sévèrement réprimée par l’armée qui tire à balles réelles, la violence des conflits est tue par le gouvernement qui bloque tout accès à la ville et censure toute la presse. Ce sont ainsi les vidéos du journaliste allemand qui vont dévoiler au monde entier l’inhumanité de ses actions. Mais le film ne dresse pas le portrait héroïque du reporter étranger, il filme au contraire les événements à travers le regard du chauffeur de taxi sud-coréen, donnant ainsi au spectateur une grande proximité aux événements et à la population et rendant tangible toute l’horreur de cette période.

Il s’agit également d’une œuvre cinématographique dont les qualités sont indéniables. Que ce soit dans la mise en scène, la construction narrative du récit, la mise en place des personnages, le jeu des acteurs, les plans, techniquement et scénaristiquement, A Taxi Driver est de très belle facture, surtout pour un film grand public, abordable par tout type de spectateur, peu importe ses préférences. Son efficacité vient notamment de cette construction narrative, son démarrage en douceur, avec même un ton très léger et un humour présent. Le personnage du chauffeur de taxi, central donc, est une excellente figure qui sert notamment de pivot, pour nous sombrer en douceur, mais inexorablement, dans l’horreur.

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Vanishing time : A boy who returned de Tae-Hwa UHM (Festival du Cinéma Coréen à Paris 2017)

Le 12e Festival du Cinéma Coréen de Paris a eu lieu au cinéma Publicis cette semaine, l’occasion d’y découvrir des films qui n’auraient autrement pas eu la chance de sortir dans nos salles – à fort regret, d’ailleurs. Ces dernières années, après le Japon, c’est la Corée du Sud qui apporte un vent de renouveau dans nos salles obscures. Pour le moment, je n’y ai découvert que de très bonnes œuvres, si ce n’est excellentes, au moins ayant un fort potentiel. Et c’est de même lors de ce festival, des deux œuvres que j’ai vu, l’une est excellente (A Taxi Driver de Jong HOON – dont j’espère vous parler prochainement) et l’autre très prometteuse : Vanishing Time : a boy who returned de Tae-Hwa UDeuxième long métrage du réalisateur, c’est une œuvre qui s’est longuement métamorphosée : d’un thriller noir et glaçant, mêlant un brin de fantastique, l’auteur a finalement changé de regard et y a apporté une teinture fort différente : celle d’une fable fantastique sur l’enfance, sur le passage à l’âge adulte, sur l’ouverture et l’innocence du regard d’enfant, plus prompt à accepter de voir au travers du fantastique, une part de réalisme. Un film qui n’est pas sans rappeler les films de notre enfance, à la fois au niveau du style et de l’ambiance, du sentiment qu’il provoque, comme par exemple Les Goonies de Richard Dooner. Mais attention à ne pas oublier qu’il s’agit d’une réalisation coréenne, et que leur cinéma (en tout cas, celui que j’ai vu jusqu’ici) est souvent empreint d’une certaine part d’ombre, qui en fait un film en direction d’adultes, bien qu’à la portée d’enfants.

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La planète des singes de Pierre Boulle

Après avoir vu le dernier film de la trilogie, inspirée du roman dont elle propose un prélude revisité, j’avais très envie de me faire une idée sur l’histoire originale. L’occasion de découvrir une œuvre de science-fiction dont, au final, je n’avais pas vraiment idée du contenu. Quelle surprise d’y découvrir autant de réflexions sur l’humanité, sur l’évolution des espèces, sur les préjugés, sur le dogmatisme, sur la soi-disant suprématie humaine. Quelle mise en abyme géniale de nous-mêmes dans une société qui nous ressemble, mais inversée, où l’Homme est un animal et le singe l’être supérieur, car doté d’une âme identifiable et auto-proclamée. Nul doute que, si les films s’inspirent bien des tenants de cette histoire, elles n’en gardent souvent que l’aspect spectaculaire, pour laisser de côté le sujet même du récit.

Or, c’est une analyse et une critique de notre société, qu’il faut lire – du moins, que j’ai lu. Découpé en plusieurs parties – plusieurs phases – et suivant les pensées d’un journaliste, Terrien, plongé dans un monde qui lui est aussi familier qu’étranger, on se retrouve confronté par les multiples états émotifs et psychologiques, qui l’amènent presque à la folie. On est immergé et il est difficile de ne pas ressentir de l’empathie, et un sentiment de malaise aisément compréhensible, mais assez troublant. Le livre est efficace, car au-delà de l’aspect fantastique, la construction de cette société est tellement réaliste, la psychologie des singes si bien développée, les relations si complexes, que tout paraît d’une crédibilité qui en est gênante. Oui, car il faut bien se dire que tout ce qui est décrit n’a pas été inventé.

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