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L’homme qui mit fin à l’Histoire de Ken Liu

L’homme qui mit fin à l’Histoire de Ken Liu

L’homme qui mit fin à l’histoire (The Man Who Ended History : A Documentary)
Ecrit par Ken LIU
Traduit de l’anglais (US) par Pierre-Paul Durastanti
Publié aux éditions Le Bélial’, 2016
Science-fiction, Histoire
Le site de l’éditeur


LES COUPS DE COEUR !


Résumé :
« FUTUR PROCHE. Deux scientifiques mettent au point un procédé révolutionnaire permettant de retourner dans le passé. Une seule et unique fois par période visitée, pour une seule et unique personne, et sans aucune possibilité pour l’observateur d’interférer avec l’objet de son observation. Une révolution qui promet la vérité sur les périodes les plus obscures de l’histoire humaine. Plus de mensonges. Plus de secrets d’Etat.
Créée en 1932 sous mandat impérial japonais, dirigée par le général Shiro Ishii, l’Unité 731 se livra à l’expérimentation humaine à grande échelle dans la province chinoise du Mandchoukouo, entre 1936 et 1945, provoquant la mort de près d’un demi-million de personnes… L’Unité 731, à peine reconnue par le gouvernement japonais en 2002, passée sous silence par les forces d’occupation américaines pendant des années, est la première cible de cette invention révolutionnaire. La vérité à tout prix. Quitte à mettre fin à l’Histoire.»


Cette fois, laissez-moi vous parler de « L’homme qui mit fin à l’Histoire », un très court roman de Ken LIU, brillant, riche et passionnant. Il fait partie de ces auteurs de science-fiction qui justifient mon adhésion grandissante pour le genre. Il pose en effet une question brûlante et d’éthique : si nous avions la technologie nécessaire pour visionner des moments brefs et ciblés du passé, mais qu’à chaque utilisation, ce même bout de passé ne pourrait plus jamais être vu par la suite, que devrait-on faire ?

Devrait-on attendre de mettre au point une technologie plus performante, qui permettrait un enregistrement ou un accès illimité à la vision de ce passé ? Sans contexte et dans l’absolu, il serait sans doute mieux advenu d’attendre. Mais justement, Ken LIU rappelle qu’on n’est jamais « sans contexte ». Il prend pour sa part le cas de l’Unité 731, centre militaire de recherche et d’expériences bactériologiques conçue par les japonais durant la Seconde Guerre Mondiale en Chine. Les atrocités de leurs expériences sur des humains ont depuis été reconnues comme faisant partie des crimes contre l’humanité. S’il est compliqué d’évaluer le nombre exact de victimes, elles seraient entre 3000 et 10000 à avoir fait l’objet des expériences de l’Unité, et plus de 300000 à en subir le résultat. Parmi elles, une majorité de chinois, mais également des prisonniers de guerre Russes, Américains, Coréens, Philippins.

Il choisit sciemment de se placer à notre époque (sans date précise), alors que sont encore en vie les proches des victimes et certains de ceux qui y ont travaillés. De fait, la question doit être bien posée : peut-on se permettre d’attendre, au risque que les premiers concernés ne puissent plus accéder à cette partie de leur histoire ? Et plus encore : à qui doit-on accorder le droit de visualiser le passé ? Aux victimes ? Aux historiens ? A la communauté scientifique ?

Pour mettre en scène son histoire, Ken LIU choisit de donner à son roman la forme d’un documentaire. Tour à tour, s’alternent l’interview ou le témoignage de personnes qui ont été directement concernées par le projet : ceux qui ont découvert le moyen de remonter dans l’Histoire et de la visualiser ; les victimes, mais surtout leurs proches, à la recherche de la vérité ; des représentants des communautés scientifiques et de recherche ; un ancien membre de l’Unité 731. Mais sont également rajoutées des scènes d’archives montrant les débats politiques autour du projet ; des discours ; des cross-talks ; des avis pris au sein de la population, etc. Il s’inspire pour cela de la nouvelle de Ted Chiang : « Aimer ce que l’on voit, un documentaire » (du recueil « La Tour de Babylon » qui fera l’objet d’une future chronique).

C’est une forme judicieuse, car elle permet un détachement de l’auteur, en ne présentant de fait aucun narrateur particulier. On s’imagine aisément les images du documentaire faisant défiler des portraits des intervenants et alternant avec des images d’archives. Ce n’est ainsi pas notre sensibilité qui est titillée, mais plutôt notre esprit critique. Ken LIU fait preuve ainsi d’une écriture habile, qui a su intelligemment mettre en place ses idées.

« L’homme qui mit fin à l’Histoire » ne présente pas qu’un simple dilemme scientifique et moral, en fin de compte : il se montre également critique envers notre société, et la façon dont nous prenons nos responsabilités face à ce qui s’est passé en Chine, durant la Seconde Guerre Mondiale, et qui concerne autant la Chine et le Japon que la communauté internationale. L’auteur en dresse une analyse ciblée des relations internationales qui lient la Chine, le Japon et les Etats-Unis au prisme de cette partie de l’Histoire. Il faut savoir que l’existence de l’Unité n’a été révélée qu’en 1981. Des ossements humains ont ensuite été découverts aux environs de Shinjuku à Tokyo. Ils ont été identifiés d’origine mongoloïdes et gardent des traces de chirurgie.

Il faut attendre 2002 pour que le Japon reconnaisse enfin l’existence de l’Unité, mais il a toujours refusé de dédommager les victimes. Mais qu’en est-il finalement de la communauté internationale ? Se pose la question de la connaissance des Etats-Unis à la fin de la guerre et de sa mansuétude sur le sujet, très probablement face à l’intérêt que représentaient les recherches en matière d’armes biologiques. L’Histoire de l’Unité 731 ne s’arrête donc pas à son démantèlement ou à la fin de la guerre, ni même à la disparition de ses contributeurs ou de ses victimes.

« L’homme qui mit fin à l’Histoire » est un très bon roman de science-fiction, qui ne parle pas directement de l’avenir, mais revient sur notre passé à travers une avancée technologique qui n’appartient pas à notre présent. C’est un texte qui réfléchit aussi sur l’Histoire, celle qu’on croit connaître, sur la façon dont on la reporte, sur la capacité ou non de la dire sans l’interpréter ou la déformer. Ken LIU dénonce avant tout les négationnistes, de la censure des Etats sur l’Histoire, de l’absence de l’Unité 731 et des autres crimes de guerre perpétrés par les japonais durant la Seconde Guerre Mondiale notamment dans les manuels scolaires. Bien écrit, court, efficace, les questions sont posées, et si l’auteur se montre critique, il n’est pas pour autant dirigiste. A lire.


Extraits :

« La position de Wei, c’est que, sans vraie mémoire, il ne saurait y avoir de vraie réconciliation. Sans vraie mémoire, les individus de chaque nation n’ont pas pu ressentir ni se remémorer là souffrances des victimes. Individualiser le récit que chacun de nous se fait des événements est un prérequis avant de pouvoir s’extirper du piège de l’histoire. Telle était, dès le départ, la nature du projet. »

« Un des paradoxes cruciaux de l’archéologie, c’est que, pour fouiller un site afin de l’étudier, il faut le détruire. Au sein de la profession, on débat à chaque site pour savoir s’il vaut mieux le fouiller ou le préserver in situ jusqu’à la mise au point de nouvelles techniques moins invasives. Mais sans des fouilles destructrices, comment mettra-t-on au point ces nouvelles techniques ? »

« La vérité n’a rien d’une fleur délicate et ne souffre pas du déni : elle ne meurt qu’à partir du moment où on étouffe les vraies histoires. »

Watership Down de Richard Adams

Watership Down de Richard Adams

Watership Down
Ecrit par Richard Adams
Publié aux éditions Monsieur Toussain Louverture, 2016
Jeunesse, Drame, Odyssée
21,90€ GF broché 13,99€ numérique 544p


LES COUPS DE COEUR !


Résumé :
« C’est parfois dans les collines verdoyantes et idylliques que se terrent les plus terrifiantes menaces. C’est là aussi que va se dérouler cette vibrante épopée de courage, de loyauté et de survie. Menés par le valeureux Hazel, une poignée de braves choisit de fuir l’inéluctable destruction de leur foyer. Prémonitions, ruses, légendes vont aider ces héros face à mille ennemis et les guider jusqu’à leur terre promise, Watership Down. Mais l’aventure s’arrêtera-t-elle là ? »

Je tenais à écrire une chronique sur ce chef d’œuvre anglais de la littérature jeunesse, trop méconnu en France, mais je dois dire en préambule qu’il est assez inclassable. C’est un OVNI littéraire, je n’ai jamais rien lu de semblable. Il laisse sensation impérissable d’un récit parfois sombre et cruel, pas vraiment une fable pour enfant et pas tout à fait un conte contemporain pour adultes. En deux mots : magistral et unique.

Ce qui ne laisse aucun doute que Watership Down est un bien un roman pour enfants, c’est notamment la construction du récit et son découpage. Chaque chapitre est une aventure en soi, qu’on peut aisément s’imaginer lire à un enfant, le soir venu, pour le border. Il y a de l’action, des moments d’intensité qui happent le lecteur et lui donnent envie de poursuivre indéfiniment sa lecture. Cette promesse que de multiples aventures attendent encore, alors même qu’un obstacle s’apprête à être franchi, entraîne excitation et impatience. Il y a des pauses, bienvenues, qui apaisent, appellent à un moment d’évasion. On est également dans le domaine du merveilleux avec des personnages attachants : des lapins qui parlent, croient en une divinité et aux mythes à travers les légendes de Shraavilsha. De quoi faire penser aux romans de fantasy. Ajouté à cela, il y a le style merveilleux de l’auteur qui rend la lecture vivante et intense, qui captive et rend curieux, inquiet, du sort de ces animaux.

Nul doute également que nous sommes bien ancrés dans la réalité, car jamais les animaux de Watership Down ne sont déformés par un excès d’anthropomorphisme. Le roman reste très concret et réaliste d’un point de vue de la zoologie. Les lapins n’en restent pas moins des lapins, régis par des besoins et un fonctionnement instinctif qui leur est propre. L’auteur semble avoir mené des recherches très pointilleuses sur la vie de ces mammifères et le roman nous la retransmets avec une étonnante précision. Pourtant, malgré la multitude de détails sur la vie de ces animaux qui fourmillent dans le roman, de même que les descriptions très précises de tous les environnements que traversent Hazel et ses compagnons, jamais je n’ai ressenti d’ennui ou de désintérêt. Chose que je n’aurais jamais cru être possible, si on m’avait dit que je lirai un jour un roman qui parle de lapins.

D’un autre côté, il m’est indispensable de vous parler de l’autre versant du roman. Watership Down n’est pas qu’un conte merveilleux, doux et gentil ; il a cela d’étonnant que tout en racontant l’odyssée de cette bande de lapins partie à la fois pour fuir un grand danger qui menaçait leur garenne et trouver ailleurs un nouvel Eden, il ait un aussi un aspect bien plus sombre et violent. Depuis le début de ma lecture, je percevais dans le récit un double langage, qui a créé en moi un émoi particulier. Je ne suis pas arrivée à mettre la main dessus qu’après plusieurs centaines de pages et après avoir cherché sur internet des informations sur le roman mais surtout sur l’auteur. Je suis finalement parvenue à trouver ce à quoi ma lecture me faisait curieusement penser : à la guerre. Même si l’auteur a en effet été mobilisé durant la Seconde Guerre Mondiale, il semble qu’il ait réfuté avoir glissé dans son roman des références à son vécu. Pourtant, il y a une sorte de tension permanente en fond de récit, qui fait toujours craindre le pire, et nous met constamment en éveil. Il appelle directement à l’instinct, comme si on ressentait directement la menace qui plane constamment sur ces lapins.

C’est un monument littéraire, unique en son genre et difficile à résumer. Il fait partie de ces œuvres qu’on pourrait aisément donner en exemple pour montrer à quel point la littérature jeunesse fait partie de la littérature la plus riche et la plus plurielle qui existe. On aurait tort de la sous-estimer car elle recèle encore, toujours, des œuvres prêtes à nous étonner par les niveaux de lecture pluriels qu’elles proposent. La preuve.


Extraits :

« La Terre tout entière sera ton ennemie, Prince-aux-mille-ennemies, chaque fois qu’ils t’attraperont, ils te tueront. Mais d’abord, ils devront t’attraper… Toi qui creuses, toi qui écoutes, toi qui cours, prince prompt à donner l’alerte. Sois ruse et malice, et ton peuple ne sera jamais exterminé. »

« Les lapins, dit-on, ressemblent aux humains par bien des aspects. Ils savent surmonter les catastrophes et se laissent porter par le temps, renoncer à ce qu’ils ont perdu et oublier les peurs d’hier. Il y a dans leur caractère quelque chose qui ne s’apparente pas exactement à de l’insensibilité ou de l’indifférence, mais plutôt à un heureux manque d’imagination mêlé à l’intuition qu’il faut vivre dans l’instant. »


En lire plus :

Bilan livres et BD de l’année 2016

Bilan livres et BD de l’année 2016

A tous et à toutes, je vous souhaite une très Bonne Année 2017 !!!
Qu’elle vous apporte joies, plaisirs et réussites,
Que vos découvertes soient excellentes,
Que vos souhaits se réalisent.

2017 – Année du Coq (dessiné par ©freepik)

Qui dit nouvelle année, dit également bilans !
Et je dois dire que je redoutais un peu ce moment. En termes de découvertes, 2016 a été une année florissante, que ce soit pour les livres que j’ai lus et pour les films que j’ai vus. Difficile de ne pas passer des heures à se décider des TOPs et FLOPs que je retiendrai de cette année !

Retour pour commencer sur mes lectures de 2016, qui furent fort fort fort belles. (Et pour éviter que l’article s’étale sur des kilomètres, je ne reviendrai pas sur chaque lecture. Je mettrai les liens vers mes chroniques directement.)

2016 en lecture

2016, c’est 58 livres lus et le Challenge Goodreads remporté, une grande première ! Il y a de tout : des essais, des romans, des livres coups de cœur et de vraies déceptions.

2016, c’est aussi 55 bandes dessinées et manga savourés. Une petite déception car j’ai trouvé mon année assez fébrile en termes de découvertes, même si certaines furent tout à fait excellentes.

2016, c’est ma première participation au Grand Prix des Lectrices ELLE. Je me suis inscrite un peu sur le tard avec l’envie de découvrir et de sortir de mes sentiers battus. C’était aussi un challenge que de se voir non seulement une pile à lire imposée mais aussi une limite de temps et une régularité qui nécessitait un peu de rigueur. Le Prix n’est pas terminé, nous avons encore quelques pré-sélections à lire et annoter avant que les vainqueurs du prix ne soient définitivement élus.
Dans ce bilan de mi-parcours, il y a vraiment de tout : des livres qui ont été difficiles à lire, des livres qui m’ont surprise, et quelques bonnes découvertes.

2016, c’est ma première participation à la BD fait son festival de Price Minister, ma deuxième participation au Prix du Roman Fnac et ma troisième participation au Match littéraire de la rentrée de Price Minister. Trois occasions de découvrir une bande dessinée puissante (Catharsis de Luz) et des romans passionnants (Maintenant ou jamais de Joseph O’Connor, Petit Pays de Gaël Faye…).

Maintenant, place aux TOPs et FLOPs !

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Monthly Best Of Books – Novembre 2016

Monthly Best Of Books – Novembre 2016

Et bien, cette fois, on y est : au cours de Novembre, j’ai officiellement réussi mon challenge annuel de Goodreads. Pour rappel, il s’agit d’estimer le nombre de lectures que l’on pense atteindre au cours d’une année. J’ai choisi pour ma part une cinquantaine, en précisant pour moi-même, qu’elles devront concerner des romans, d’essais ou autres documents.

L’an prochain, je pense qu’il serait judicieux d’y associer une PAL ou un type de lectures, comme par exemple : le rattrapage des « classiques » pour ma culture personnelle ou des essais, en particulier. Il reste un mois pour me décider.

Et vous ? Vous êtes-vous lancés dans des challenges ?

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The Monthly Best Of Books
Novembre 2016

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#3 – Station Eleven d’Emily St John Mandel (8/10)
Roman
>>> Lire ma chronique

station-eleven

3 mots ou expressions pour le décrire :

« Efficace et constructif »
« Un genre bien connu, traité d’une façon convaincante sans trop de fard »
« Une réflexion à la fois inquiétante et curieusement optimiste sur l’humanité »

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Milk and Honey de Rupi Kaur (9/10)
Poésie
>>> Lire ma chronique

milk-and-honey

3 mots ou expressions pour le décrire :

« Surprenant »
« Pertinent et percutant, les mots de Rupi Kaur frappent en plein cœur »
« Une mise en scène du texte et des illustrations qui renforcent et le sens et l’esthétique du recueil »

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Pour seul cortège de Laurent Gaudé (10/10)
Roman

pour-seul-cortege

3 mots ou expression pour le décrire :

« Belle pdécouverte, que la plume de Laurent Gaudé »
« Majestueux, malgré quelques répétitions et langueurs, c’est un texte marquant sur la fin d’un titan de l’Histoire »
« Un péplum littéraire passionnant »

Aussi lus ce mois-ci :

Catégorie « Romans » :

  • Voici venir les rêveurs d’Imbolo Mbue (6/10)
  • Tout n’est pas perdu de Wendy Walker (4/10)
  • The Old Man and the Sea d’Ernest Hemingway (6/10)
  • The Embassy of Cambodia de Zadie Smith (7/10)

Catégorie « Manga » :

  • Dead dead demon’s dededede destruction d’Inio Asano (7/10)

Catégorie « BD » :

  • Louis parmi les spectres d’Isabelle Arsenault et Fanny Britt (7/10)
  • L’épouvantable frayeur d’Epiphanie Frayeur de Clément Lefèvre et Séverine Gauthier (7/10)
  • Charlotte et moi #1 d’Olivier Clert (6/10)
  • Pistouvi de Bertrand Gatignol et Merwane Chabane (8/10)

Si vous lisez sur le Reader de WP.com, vous ne pourrez pas poster de commentaires. N’hésitez pas à lire l’article directement sur le blog !

Une nuit de Nata de Benoît Reiss

Une nuit de Nata de Benoît Reiss

Pas facile de vous parler d’une demie déception : de tous les livres présentés lors de la soirée des Rentrez des Indés durant laquelle des maisons d’édition indépendantes sont venues présenter une de leurs futures sorties, Une nuit de Nata faisait partie de mes préférées. Je m’étais en fait imaginée quelque chose d’assez différent, mais les souvenirs laissés de cette soirée ont sans doute rendu floues mes attentes. Au fond, à quoi m’attendais-je vraiment ?

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Monthly Best Of Books – Août 2016

Monthly Best Of Books – Août 2016

Non, le bilan du mois d’Août n’arrive pas au milieu de Septembre. Absolument pas ! C’est une erreur d’algorithme ! …mais surtout un manque de temps et une petite fatigue oculaire. Je n’arrive pas toujours à revenir sur un écran le soir et encore moins pour m’y concentrer. Mais pour en revenir à l’essentiel : le mois dernier aura été aussi riche que le précédent. Ce fut un bel été littéraire, tandis que Septembre, comme les jours décroissants et la fin de l’été s’approchant, est assez difficile à encaisser.

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The Monthly Best Of Books
Août 2016
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#3 – Le chagrin des vivants d’Anna Hope (6/10)
Roman
Sélection pour le Prix des Lectrices Elle

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3 mots ou expressions pour le décrire :
« J’ai toujours aimé les destins croisés, sans forcément que les personnages se rencontrent »
« D’ailleurs, les figures féminines sont plurielles, c’est agréable »
« Un style simple, fluide, mais qui manque encore de s’affirmer pour porter les voix de ses personnages »

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#2 – La fille de la plage d’Inio Asano (6/10)
Manga, Erotisme

fille-de-la-plage

3 mots ou expression pour le décrire :
« Je ne feuillette pas toujours les mangas que j’achète, surtout quand je connais la qualité du mangaka »
« Il faut être prévenu des scènes de sexe crues entre adolescents, ça m’a mise mal à l’aise, surtout que je ne crois pas avoir vu d’avertissement »
« Le fond reste très intéressant et bien traité, Inio Asano sait parler du désarroi de la jeunesse, son sujet de prédilection »

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#1 – Ce qu’il nous faut c’est un mort d’Hervé Commère (7/10)
Roman
Sélection pour le Prix des Lectrices Elle

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3 mots ou expressions pour le décrire :
« Ce n’est pas exactement un policier, mais le mystère nous tient »
« La force de ce thriller, c’est sans conteste son contexte »
« Des personnages captivants et complexes plongés dans un conflit économique, social et… de conscience »

Aussi lus ce mois-ci :

Catégorie romans :

  • Harry Potter and the Cursed Child de Jack Throne et John Tiffany (4/10)
  • Me before you de Jojo Moyes (4/10) >>> Lire ma chronique
  • Ce qu’il nous faut c’est un mort d’Hervé Commère (7/10)
  • La déposition de Pascale Robert-Diard (6/10)

 

Me before you (Avant toi) de Jojo Moyes (Livre & Film)

Me before you (Avant toi) de Jojo Moyes (Livre & Film)

On a tous des a priori nés de mauvaises expériences, de bouches-à-oreille fortement négatifs, ou même d’appréhension vis-à-vis de sujets ou d’un genre dont on redoute certains traitements malheureux. Les romans qu’on catégorise comme « romance » (peut-on vraiment parler de « genre littéraire » ?) font partie de ceux-là pour moi. Je m’y connais peu en romans mais j’ai eu l’occasion de voir beaucoup de films de comédies romantiques, principalement américaines.

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Juillet 2016 – Monthly Best Of Books

Juillet 2016 – Monthly Best Of Books

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Si Juin a été le signe du redémarrage, on peut dire que ce mois de Juillet fut très productif. J’ai en effet eu le temps d’achever un dernier livre pour le Prix du Roman Fnac 2016 et lu 6 des sept livres de ma première sélection dans le cadre du Grand Prix  des Lectrices Elle. En plus de cela, j’ai réussi à lire quelques bandes dessinées, ce qui m’avait assez manqué et je suis descendue participer au Festival de Théâtre en Avignon pendant une semaine et profiter du beau temps et me la couler douce. BREF, un très bel été entamé !

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The Monthly Best Of Books
Juillet 2016

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#3 – M Train de Patti Smith (7/10)
Autobiographie, Carnet
Sélection pour le Prix des Lectrices Elle

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3 mots ou expressions pour le décrire :
« Dans le train-train quotidien, nous suivons les digressions de la chanteuse à travers son passé »
« Un portrait humain chargé de souvenirs »
« Un roman parlant de rien qui en dit beaucoup »

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#2 – Maintenant ou Jamais de Joseph O’Connor (8/10)
Roman
Sélection pour le Prix des Lectrices ElleO CONNOR - Maintenant ou jamais.indd

3 mots ou expressions pour le décrire :
« Un faux biopic qui a des goûts de vrai »
« Encore un roman irlandais qui me plaît et qui me donne envie d’explorer leur littérature encore plus »
« Un roman sur l’obsession, sur le rêve adolescent, le rock, l’ambition et la chute autant que les paillettes de la gloire »

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#1 – Le Samouraï Bambou, Tome 2 de Taiyou Matsumoto et Issei Eifuku (10/10)
Manga, Historiquele samourai bambou 2

3 mots ou expressions pour le décrire :
« Il se passe tellement de choses dans chaque case, qu’on a l’impression de lire un livre entier »
« Ce n’est pas seulement le dessin, d’une originalité folle, mais aussi l’histoire, bourrée de sens, qui fait de ce manga un chef d’œuvre »
« Un tome 2 de la même qualité que le premier, si ce n’est qu’on développe encore plus les thèmes abordés »

Aussi lus ce mois-ci :

Catégorie Romans :

  • Beckomberga, Ode à ma famille de Sara Strisberg (5/10)
  • Rêver de Franck Thilliez (7/10)
  • La douleur porte un costume de plumes de Max Porter (6/10)
  • Ne mords pas la main qui te nourrit d’A.J. Rich (4/10)
  • Une vie en mouvement de Misty Copeland (7/10)

Catégorie BD :

  • Les peuples oubliés de Lilian Coquillaud & Julien Berteaux (7/10)
  • Roi Ours de Mobidic (7/10)

Catégorie Mangas :

  • ReLife, Tome 1, de Yayoi Sou (4/10)
  • Sayonara Football, Tomes 1 & 2, de Naoshi Arakawa (7/10)
  • Chiisakobé, Tome 1, de Minetâro Mochizuki et Shugoro Yamamoto (7/10)
L’heure de plomb de Bruce Holbert

L’heure de plomb de Bruce Holbert

Prix du roman fnac 2016

Cela fait longtemps que, à force de regarder les vidéos du vidéaste « Le Rouquin Bouquinne », j’ai eu envie de découvrir les éditions Gallmeister, spécialistes de la littérature américaine. Forte d’un catalogue riche, j’avais hâte de tenter et j’ai donc été plus qu’heureuse de trouver parmi les réceptions pour la Fnac, L’heure de plomb de Bruce Holbert. La quatrième de couverture donnait du rêve, et j’y ai plongé avec beaucoup de plaisir. Pas forcément le coup de cœur auquel j’aurais pu m’attendre, mais dans tous les cas une très bonne lecture qui est à découvrir.

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Les cosmonautes ne font que passer d’Elitza Gueorguieva

Les cosmonautes ne font que passer d’Elitza Gueorguieva

Prix du roman fnac 2016 Après le gros coup de cœur que j’avais eu l’année passée à l’occasion du prix littéraire distribué par la Fnac (voir Someone d’Alice McDermott), c’est avec le même enthousiasme que je me suis relancée dans l’aventure cette année. Et le hasard m’a fait plonger dans ce premier roman, au style littéraire particulier, mais auquel on finit par se faire rapidement, pour une autre vue du monde et à un moment aussi particulier et emblématique que lors de la chute de la guerre froide. Un roman assez court, intéressant de par son thème, et assez bien mené.

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