BD / Manga / Comics·Les Coups de Coeur

Beastars (tomes 1 à 4) de Paru Itagaki

Beastars, tomes 1 à 4 (Série en cours)
Ecrit & mis en scène par Paru Itagaki
Publié en France par Ki-oon, 2019
Japon, Manga
School life, société
6.90€ par tome (broché petit format)


LES COUPS DE COEUR !


Résumé : « A l’institut Cherryton, herbivores et carnivores vivent dans une harmonie orchestrée en détail. La consommation de viande est interdite, les dortoirs sont séparés, tout pourrait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes. Quand cependant le cadavre de l’alpaga Tem est retrouvé déchiqueté sur le campus, les méfiances ancestrales refont surface, faisant de chaque carnivore un suspect potentiel.
Legoshi se retrouve ainsi la cible de toutes les suspicions. Ayant été proche de Tem et le dernier à l’avoir vu en vie, il est surtout un loup. Pourtant, sensible et timide, il fait son possible pour réprimer ses instincts. Hélas, ses efforts sont vains face au vent de discrimination qui souffle sur le pensionnat…
Le seul qui pourra apaiser ce climat de terreur serait le Beastar, leader de l’école. Les candidats se préparent, les élections approchent, l’enjeu est de taille, tandis que le favori en lice, Louis, est un cerf bien décidé à remettre les carnivores à leur place.
Allégorie frappante de notre société, Beastars renverse toutes les conventions. Quand l’herbivore fait preuve d’une ambition carnassière, le loup devient le paria… Au coeur de jeux de pouvoir impitoyables, jusqu’où peut-on refouler sa vraie nature?


Un des débuts de séries les plus enthousiasmants de 2019 ! BEASTARS se déroule dans un monde où les herbivores et les carnivores, personnages anthropomorphes, vivent en paix. Une paix somme toute relative car, malgré tout le dispositif mis en place pour permettre à chacun de se fréquenter et réfréner son instinct, les peurs primales et les préjugés demeurent une frontière difficile à franchir.

Dans la construction de son univers, l’autrice n’a pas lésigné sur les menus détails. Par exemple, l’alimentation des carnivores est spécialement adaptée pour combler l’absence de viandes animales, hormis les œufs non fécondés ou produits laitiers. Ceux-ci sont même issus des poules du lycée qui cherchent, par ce biais, à se faire un peu d’argent de côté. Tous les animaux doivent pendant une heure par semaine se réunir par espèce dans des pièces spécialement conçues pour reproduire leur état naturel. Dans l’internat, les herbivores et les carnivores vivent dans des dortoirs séparés, bien qu’ils suivent des cours communs. Etc.

Paru Itagaki va jusqu’à introduire l’existence d’un marché noir en marge de la société, où les carnivores peuvent se procurer en secret de la viande, ce qui est autrement interdit. Et où on retrouve également des herbivores extrêmement pauvres vendret eux-mêmes une partie de leur chair aux carnivores contre de l’argent pour survivre. Autre exemple, on peut également y acheter des flacons de sang animal, qui sont l’équivalent pour les carnivores à de la drogue ou de la doppe, renforçant de manière momentanée leur attribut physique.

L’histoire commence quand un jeune alpaga se fait assassiner. Immédiatement, les soupçons vont se porter sur le loup dont le caractère particulier et introverti et l’amitié curieuse avec la victime sont immédiatement vus comme suspects. A de nombreuses reprises au fil des tomes, on comprend que la paix mise en place n’a pas effacé les clivages séparant herbivores et carnivores, qu’il réside un enjeu de pouvoir et de domination qui codifient et biaisent malgré eux leur comportement et leur relation.

L’occasion parfaite pour l’autrice de faire ainsi un jeu de miroir de notre société et dénoncer par la démonstration des comportements basés sur des injustices sociales basées sur des critères factices mais ancrées profondément dans leurs moeurs. A travers ce monde anthropomorphe, l’autrice dresse donc un portrait acerbe et sombre de notre société en exacerbant notamment les rapports de domination, vus autant du côté des dominés que des dominants, mais qui va bien loin de la simple opposition animale. J’y vois notamment un certain féminisme intersectionnel, mettant en exergue justement la domination patriarcale, sociale et raciste de notre société.

Derrière la douceur apparente du trait, cette légèreté, ces petits coups de crayon qui animent les personnages d’un dynamisme et d’un charisme assez fou, le sous-texte est foisonnant et donc loin d’être naïf ou même innocent. Tout en parlant de l’adolescence, des premiers émois amoureux, de la volonté de grandir et de prouver sa valeur, de la quête de soi et de reconnaissance, l’autrice parle aussi et surtout de la violence de certaines relations sociales qui outrepassent le récit adolescent et transcendent les générations et les genres.

C’est un début magistral qui promet une œuvre complète, complexe et magnifique. En tout cas, ces quatre premiers tomes démontrent déjà d’une grande maîtrise de l’autrice dont j’attends des merveilles. Je suis hyppée au possible pour continuer cette série dont la longueur m’étonne, et je demande du coup à voir ce qu’elle va proposer au fil du récit. Clairement, c’est une affaire à suivre !

Bilan·Bilans Annuels

B I L A N | 2 0 1 8

B O N N E – A N N E E – 2 0 1 9 !

2018 EN BLOG

Comme chaque année, il est temps de dresser le bilan de 2018 et je dois admettre qu’il n’y a pas grand-chose à en dire. Cette année n’a pas été très épanouissante pour diverses raisons et l’inspiration en a pris un sacré coût. Je n’avais plus vraiment le cœur à écrire, je ne trouvais pas grand chose à dire de mes découvertes.

En cours d’année, j’ai arrêté de culpabiliser de ma démotivation ; tant pis pour les bilans mensuels que je n’arrivais plus vraiment à tenir ; tant pis pour toutes ces œuvres qui auraient sans doute mérité d’être partagées.

Ce n’est que partie remise ! Car je compte bien être plus prolifique en 2019.

2018 EN CULTURE

Culturellement, 2018 n’a pas non plus été aussi faste et réjouissante que les années précédentes, même si j’ai en réalité fait de bonnes découvertes dans l’ensemble. Je crois simplement que je suis restée très sage et n’ai pas cherché à sortir de mes sentiers battus.

  • J’ai découvert 109 œuvres tout type confondu dont 66% de bonnes découvertes voire de très bonnes surprises.
  • Avec 42 livres découverts, je n’ai pas réussi mon challenge Goodreads cette année, qui était à 60 livres lus en 2018.
    • 1 seul coup de coeur
    • 8 bonnes surprises
    • 17 bonnes découvertes
    • 12 découvertes
    • 2 mitigés
    • 1 seul mauvais élève
  • J’ai vu encore moins de films cette année, seulement 38 ce qui est très peu. Par contre, beaucoup font partie du TOP 10 de 2018, en particulier grâce aux 3 films de Hirokazu Kore-Eda que j’ai vus et qui méritent amplement leur place dans ce top.
    • 1 seul coup de coeur
    • 15 bonnes surprises
    • 6 bonnes découvertes
    • 3 découvertes
    • 4 mitigés
    • 9 mauvais élèves
  • Cette année, je distingue également les documentaires du cinéma dans mes bilans, ça a plus de sens, même si en 2018, je n’en ai découverts que 2.
  • Seulement 14 œuvres dessinées lues (sans compter les tomes des intégrales, par contre), c’est vraiment très peu et ça me manque terriblement.
    • 8 bonnes surprises
    • 2 bonnes découvertes
    • 3 découvertes
    • 1 mitigé
  • 5 saisons de série terminées cette année.
    • 2 bonnes surprises
    • 1 mitigé
    • 2 mauvais élèves
  • Nouveau sur le blog, les jeux vidéo. Je rajoute cette catégorie, bien que je ne sais pas encore si je publierai de chroniques (car je m’y connais très mal). Seulement, c’est un média que l’on connait assez peu en tant qu’œuvres culturelles et je le trouve assez mésestimé alors qu’il y a des perles d’un point de vue artistique, réalisation, scénaristique… A réfléchir pour 2019 ?
    • 1 bonne surprise
    • 5 bonnes découvertes
    • 2 découvertes

2018 EN TOP

Les œuvres ci-dessous ne sont pas classées par ordre de préférence.

Maborosi de Hirokazu Kore-Eda
Maborosi de Hirokazu Kore-Eda
Une affaire de famille de Hirokazu Kore-Eda
Une affaire de famille de Hirokazu Kore-Eda
The Third Murder de Hirokazu Kore-Eda
The Third Murder de Hirokazu Kore-Eda
Lucky de John Carrol Lynch
Lucky de John Carrol Lynch
Amour de Michael Haneke
Amour de Michael Haneke
L'île aux chiens de Wes Anderson
L’île aux chiens de Wes Anderson
Une pluie sans fin de Dong Yue
Une pluie sans fin de Dong Yue
Salina les trois exils de Laurent Gaudé
Salina les trois exils de Laurent Gaudé
Soufi mon amour d'Elif Shafak
Soufi mon amour d’Elif Shafak
Billy Bat de Naoki Urasawa
Billy Bat de Naoki Urasawa

2018 EN FLOP

Ready Player One de Steven Spielberg
Ready Player One de Steven Spielberg
Real de Kiyoshi Kurosawa
Real de Kiyoshi Kurosawa
Les gendarmes à New York de Jean Girault
Les gendarmes à New York de Jean Girault
Mary et la fleur de la sorcière de Hiromasa Yonebayashi
Mary et la fleur de la sorcière de Hiromasa Yonebayashi
Black Panther de Ryan Coogler
Black Panther de Ryan Coogler
Red Sparrow de Francis Lawrence
Red Sparrow de Francis Lawrence
Psychokinesis de Yeon Sang-Ho
Psychokinesis de Yeon Sang-Ho
Outlaw King : le roi hors la loi de David Mackenzie
Outlaw King : le roi hors la loi de David Mackenzie
Sneaky Pete S1 et S2 de Bryan Cranston & David Shore
Sneaky Pete S1 et S2 de Bryan Cranston & David Shore
Ruby Red, t1 de Kerstin Gier
Ruby Red, t1 de Kerstin Gier

2018 EN CHRONIQUES

QUELQUES MOTS SUR 2019

J’ai envie de revenir un peu plus sur le blog et republier des chroniques. Me concentrer sur les œuvres non pas comme objets de distraction (ou pire de consommation) mais comme enrichissement continu de ma culture en prenant le temps de les analyser un peu mieux. Et puis, écrire à nouveau et régulièrement.

Je réitère l’objectif de 60 livres lus en 2019 sur Goodreads, même si ne pas l’atteindre n’est pas si grave. L’idée est de me pousser à découvrir toujours d’avantage. De la même façon, j’aimerais voir au moins autant de films et découvrir 30 bandes dessinées (de tout horizon). Globalement diminuer ma PAL et PAV.

Je vais également essayer de participer au #Feminibookchallenge créé par Opalyne qui propose de découvrir de nouvelles autrices et des lectures autour du féminisme, sujet qui m’interpelle beaucoup. Je ne suis pas très disciplinée en lectures, aussi je ne sais pas si je réussirai à suivre tous les mois et catégories bonus. En revanche, cela me plairait d’essayer de faire des découvertes en ce sens!

Je vais arrêter ce long bilan sur ces quelques objectifs pour 2019. J’espère que vous avez passé une bonne année 2018 et que 2019 sera encore meilleure. A très bientôt sur White Pages !

BD / Manga / Comics·Les bonnes surprises

Billy Bat de Naoki Urasawa

Billy Bat de Naoki URASAWA
Publié par les éditions Pika
Fantastique, thriller
Série en 20 tomes
8€05 le tome
Fantastique, Thriller


LES BONNES SURPRISES


En l’espace d’un mois, j’ai dévoré les vingt tomes de la dernière saga du maître nippon, Naoki Urasawa, qui a été à l’honneur du Festival d’Angoulême cette année. C’est un mangaka talentueux dont je vous ai déjà parlé sur le blog (voir 20th Century Boys et Histoires Courtes) et qui est passé maître dans la mise en scèneBilly Bat le prouve encore une fois.

Il faut cependant admettre que si vous avez déjà lu une des sagas de cet auteur, Billy Bat ne vous surprendra pas outre mesure, même s’il y a des rebondissements à foison et des thèmes passionnants. La recette reste à peu près la même. Billy Bat est simplement une œuvre maitrisée d’un auteur depuis longtemps mature vis-à-vis de son style et de ses forces, dont il sait très bien faire usage. Et de fait cela la rend particulièrement adéquate pour ceux et celles qui voudraient découvrir Naoki Urasawa.

Je dois vous prévenir, c’est une série de longue haleine, avec une intrigue qui se révèle très rapidement plurielle en traversant autant les âges, les siècles, les générations et les continents. Et cet aspect est savamment pensé : c’est une traduction même de l’universalité dont l’œuvre cherche à démontrer en parlant de la bande dessinée, qui devient alors un vecteur unificateur qui traverse autant l’Histoire que les cultures et est vouée à perdurer, quoi qu’il puisse arriver. Depuis toujours, l’Humain a cherché à raconter une histoire, son Histoire, à travers ses dessins – fussent-ils peints sur les murs ou sur du papier.

Ainsi la bande dessinée se veut autant fantastique, intrigante, aventurière, qu’historique et universelle. L’auteur joue d’ailleurs allègrement avec les événements et les grands personnages de l’Histoire pour tisser son intrigue qu’il veut intemporelle. Mais les multiples embranchements, la tentative maladroite de donner scientifiquement du sens à son intrigue, à travers notamment de la théorie de la relativité générale d’Albert Einstein, rendent également le scénario alambiqué voir un peu bancal. Défaut de complexité qu’on pouvait déjà lui reprocher dans ses autres sagas.

Ce que je pouvais reprocher à 20th Century Boys est aussi vrai pour Billy Bat : 1) Naoki Urasawa a tendance à répéter des effets de style – par exemple, la révélation à la dernière page d’une scène du visage et donc de l’identité d’un personnage dont on devine qu’il aura un impact sur l’intrigue ; 2) ses personnages qui disparaissent en étant complètement dépassés par les événements pour revenir ensuite en jeu quelques chapitres ou tomes plus tard en donnant l’impression d’avoir d’un coup gagné dix longueurs d’avance autant sur le lecteur que sur tous les autres personnages ; 3) la résolution finale tombe comme un cheveu dans la soupe.

Et c’est cependant dans les dernières scènes que Naoki Urasawa rappelle le message qui lui a inspiré en partie l’histoire, ce qu’il a voulu dire en filagramme. Billy Bat est une ode à la bande dessinée, à la création, et à tout ce qu’elle peut proposer de meilleure qui est indispensable en tout temps. C’est à la fois un soutien au moral important lors de moment difficiles et un rappel des valeurs d’humanité vers lesquels on doit aspirer et partager. Elle transcende toute culture, tout conflit, tout ce qui n’est pas nécessaire à l’être humain pour vivre. Si elle ne peut remplacer la nourriture, elle peut toutefois servir de langage commun : on peut ne pas comprendre les mots, la parole, les dessins, eux, parlent à tous.

Mais si elle est en effet universelle, rendre la culture uniforme serait une grossière erreur. La culture peut également être détournée en devenant un objet de convoitise ou l’instrument de manipulation de masse. A travers l’analogie évidente entre le personnage de Billy Bat et Mickey Mouse, et par extension de tout l’empire expansionniste de Walt Disney, Naoki Urasawa montre l’influence négative que peut également avoir une culture qui ne sert que des intérêts économiques ou de pouvoir. A l’inverse, tous les dessinateurs véridiques de Billy Bat, qui se font éliminer un à un (comme Walt Disney peut avaler des studios par les rachats), sont les garants d’une diversité culturelle et du libre arbitre dont il faut sauver l’existence car ils gardent leur indépendance. Le fait qu’ils dessinent tous le même personnage est révélateur du message : c’est la pluralité des horizons et des visions qui importe, pas seulement le matériel utilisé. D’ailleurs, il n’est question de plagiat qu’à cause de l’intention mauvaise de Chuck.

Malgré ses défauts, sa mise en scène dynamique vous emporte dans ses intrigues. Il s’agit pourtant d’une série de vingt tomes dont chaque volume est dense en contenu – elle n’en reste pas moins un page turner. Enfin, il faut souligner la pluralité de personnages, à l’esthétique très varié, leurs expressions vivantes, leur consistance dans le récit, peu importe le poids qu’ils ont sur son intrigue. C’est d’autant plus vrai quand on a l’occasion de voir les planches originales, beaucoup plus grandes que le format vendu en librairie. Malgré quelques stéréotypes et un poil de manichéisme, j’ai pu noter que ses personnages féminins sont généralement forts de caractère et d’une constitution solide et les méchants de l’histoire bénéficient, pour la plupart, d’un background et de leitmotivs qui donnent corps à leurs intentions.

Billy Bat, c’est aussi une œuvre aux thèmes riches et nombreux qui traverse tout un siècle : ainsi, il est question de la ségrégation et du racisme envers les noirs aux Etats-Unis ; de la guerre froide et de la haine du communisme ; des rancœurs des Japonais suite à leur défaite lors de la Seconde Guerre Mondiale et à l’ingérence des Etats-Unis dans le pays ensuite ; de la conquête de l’espace et les théories du complot qu’on lui associe ; de la création et la notion de plagiat dans l’héritage artistique et les influences des auteurs ; des préoccupations écologiques plus contemporaines, etc.

Autrement dit : une œuvre complète, passionnante et à découvrir !

Résumé:
 « En 1949, Kevin Yamagata, dessinateur américain né de parents japonais immigrés aux Etats-Unis, connaît un succès formidable avec sa bande dessinée « Billy Bat » mettant en scène une chauve-souris dans diverses aventures. Lorsqu’il apprend de façon fortuite qu’un personnage identique au sein existe aussi au Japon, il décide de se rendre à Tokyo pour rencontrer le dessinateur à qui il a peut-être inconsciemment volé l’idée durant son service en tant qu’interprète dans l’armée d’occupation du Japon.
Une fois sur place, il est rapidement happé par une spirale d’événements curieux qui ont pour dénominateur commun le motif de la chauve-souris…« 

Bilan·Bilans Mensuels

Best Of Janvier 2018

Quel temps pourri. Je ne sais pas où vous vivez, mais de là où je siège, cela fait plusieurs semaines qu’on se languit d’un rayon de soleil. Je suis en manque, en manque, en manque. Ronchon, fatigue, fatigue, ronchon, et entre chaque virgule : de la pluie (ou de la neige pour la semaine passée). Oui ! Je râle. Sur mon petit blog, que personne (ou presque) ne doit encore lire (mais à ceux qui le font : cœur pour vous !), j’ai juste envie de râler.

Et peut-être aussi parce que je suis en panne de lecture. J’ai mis un mois depuis mi-décembre à terminer ma relecture du premier tome de la trilogie steampunk-space opera-western spaghetti-uchronie-dystopique-et-tutti-quanti Les foulards rouges (instant pub : je vous en ai déjà parlé ici). Sans doute parce qu’il n’y avait plus l’effet de surprise, j’ai peut-être un peu moins aimé cette seconde lecture – et puis, à cause des personnages et de la romance. Et c’est d’ailleurs ce qui m’a fait arrêter le second tome à sa moitié (que j’ai trainé le reste du mois de Janvier, donc) – un trop plein de ce qui m’a semblé un peu mièvre (je suis de moins ne moins patiente avec les romances, en fait). Pourtant, ne me faîtes pas dire ce que je n’ai pas dit : Les Foulards Rouges, c’est un style efficace et un univers d’enfer. Toutes les fois où l’auteure s’arrête sur son univers, son contexte politique, l’environnement, les décors, les enjeux – la lecture est fluide et passionnante. On s’y voit et c’est très jouissif. Mais, le stéréotype de certains personnages et la relation amoureuse m’ont fait lâcher prise, malheureusement. J’y reviendrai peut-être plus tard : quand j’aurais un peu plus la lecture en poupe. Affaire à suivre, donc !

Mon mois n’a pas non plus été improductif, comme vous allez le voir.


Le TOP

#1 – Lucky de John CARROLL LYNCH

C’est le tout premier film de 2018 et je crois bien le mettre au rang des petits coups de cœur qui font du bien. Une œuvre délicate, humble, sans fard qui s’est révélé un très bel hommage et un très beau dernier film pour l’acteur Harry Dean Stanton. Je n’en dis pas plus car j’essaie en ce moment de travailler sur sa chronique – autant ne pas me spoiler !

#2 – La forteresse cachée d’Akira KUROSAWA

C’est tellement fun à regarder, le cinéma d’Akira Kurosawa.  J’ignorais totalement qu’il avait été une des inspirations de George Lucas pour Star Wars – et peut-être qu’il y a en effet une ressemblance. C’est littéralement un film « grand public », voulu pour divertir, et cela fonctionne très bien. Le film est en noir et blanc, mais ses frasques n’ont pas pris une seule ride, même si on y voit un savoir faire dans le comique et l’absurde, qu’on ne retrouve plus souvent dans le cinéma actuel. Le calibrage est minutieux, et surtout très efficace.

#3 – L’extravagant Mr. Deeds de Frank Capra

En voilà un autre réalisateur bien connu dont j’aime beaucoup la filmographie. L’optimisme de Frank Capra est une bouffée de soleil dans cet hiver un peu trop long. J’aime ses dialogues et sa direction d’acteurs, toujours parmi les plus charismatiques de leur époque. Il nous offre une œuvre pleine de charme, drôle et enthousiasmante, que je pourrais bien revoir à nouveau plus tard. On ne s’en lasse jamais !


Aussi découverts ce mois:

LES BONNES SURPRISES

  • Billy Bat, tomes 1 à 10 de Naoki URASAWA [Manga]
  • Kick-Heart de Maasaki Yuasa [Court métrage d’animation]

LES BONNES DECOUVERTES

  • To your Eternity, tome 4, de Yoshitoki OIMA [Manga]

LES DECOUVERTES

  • I am not a witch de Rungano NYONI [Film]
  • Coco de Lee UNKRICH et Adrian MOLINA [Film d’animation]
  • Goshu, le violoncelliste, d’Isao TAKAHATA [Film d’animation]
  • Miss Hokusai de Keiichi HARA [Film d’animation]
  • Black Mirror, saison 4, de Collectif [Série]
  • Les foulards rouges, tome 1, de Cécile DUQUENNE [Roman]

LES MITIGES

  • Effets spéciaux, à la Cité des Sciences et de l’Industrie [Exposition]

LES MAUVAIS ELEVES

  • Le crime de l’orient express de Kenneth BRANAGH [Film]
  • 3 billboards de Martin McDonagh [Film]
  • Les heures sombres de Joe WRIGHT [Film]
Bilan·Bilans Mensuels

Monthly Best Of Culture – Septembre & Octobre 2017

Cette année, comme tous les jeunes, mon Septembre a été le mois de la rentrée et du changement – changement de boulot et changement d’appartement. Ce qui implique forcément d’être beaucoup moins disponible. Aussi, à moins de faire un TOP 3 avec trois œuvres, il ne me restait plus qu’à patienter Octobre et espérer avoir un meilleur bilan – et que mes vœux soient exaucés !


The Monthly Best Of Culture

– Top 3 ! –

#1 – A Taxi Driver de Jang HOON

>>> Lire ma chronique

Comme je viens tout juste d’en publier une chronique, je vous laisse donc plutôt aller la lire en cliquant ici.
Mais c’est un très bon biopic, un excellent film historique, et un très touchant hommage au chauffeur de taxi qui conduisit un reporter journaliste venu à Gwangju filmer la violente répression militaire envers la population alors que celle-ci luttait pour la démocratie du pays. C’est un film grand public d’une très belle facture, avec un excellent acteur central, des personnages très bien construits, et une mise en scène efficace.
Un énorme succès à la Corée du Sud qui mériterait le même accueil ici !

#2 – Le Cycle des Robots #1 Les Robots et #2 Un défilé de robots d’Isaac ASIMOV

Est-il encore nécessaire de le présenter ?
Ce cycle qui a donné naissance aux Trois Lois de la Robotique, de très nombreuses fois reprises dans les œuvres SF au fil des décennies et encore aujourd’hui et qui est également très souvent citée dans les milieux scientifiques. Isaac ASIMOV se désolait dans un préambule de devenir peut-être le scientifique reconnu pour avoir créé une science fictive, il se révèle en réalité son fondateur. Est-il de fait nécessaire pour vous donner plus envie de le lire ?
Soit : d’une part, c’est très bien écrit. Réputé vulgarisateur, il est aussi bon écrivain, avec un ton décalé à souhait, qui rend la lecture fluide, plaisante, amusante parfois, mais tout en y mêlant un fond à la fois scientifique mais aussi humain, car il traite autant de problèmes mathématiques que de sujets de société. Il parle ainsi de religion, de tolérance, de conscience (humaine et / ou individuelle), de technologie, d’intelligence humaine, d’intelligence artificielle, de la complémentarité ou opposition des deux, de moralité, d’émancipation, de ce qu’être humain veut dire, de l’âme… C’est passionnant, instructif, divertissant, pertinent.
Alors, convaincus ?

#3 – Blade Runner de Scott RIDLEY

Encore et toujours de la SF. Oui – je plaide coupable !
C’est bien un genre qui m’intéresse de plus en plus, car il est très vaste, non seulement en termes de styles, mais aussi de sujets. Il peut être complètement fantasque, à la limite du fantastique ; il peut être divertissant, un page turner, une machine à imagination ; mais il peut aussi être contemplatif et intimiste. Et c’est le cas d’une œuvre comme Blade Runner, du moins l’interprétation qu’en a fait le réalisateur, car je n’ai pas encore lu l’œuvre originale de Philip K. Dick (un jour prochain, sans doute).
Avant tout, c’est un film qui est visuellement fascinant. Sa direction artistique est assez dingue, tellement soignée que malgré les années, il ne semble n’avoir que peu vieilli. Les effets spéciaux ne sont pas aussi dingues en soi que les images d’aujourd’hui, mais ils ont du cachet dans l’univers visuel dans lequel ils s’inscrivent. Ce qui est efficace, c’est le tout que le film compose. Et pour le cas, c’est un film où le fond, le scénario, la musique et l’image sont une unité qui le rendent ainsi particulier et savoureux.

Aussi découverts ce mois-ci :

Les bonnes surprises :

  • La planète des singes de Pierre BOUILLE [Livre] >>> Lire ma chronique
  • Téhéran Tabou d’Ali SOOZANDEH [Film]
  • Vanishing Time : A boy who returned de Tae-Hwa UHM [Film] >>> Lire ma chronique
  • Le regard de Ken LIU [Livre]
  • Faith tomes #1 à 3 de plusieurs artistes [Comics]
  • Le château des étoiles #1 d’Alex ALICE [BD]

Les bonnes découvertes :

  • The wicked + The divine #1 de Jamie MCKELVIE, Kieron GILLEN et Matthew WILSON [Comics]
  • Mushishi #1 de Yuki URUSHIBARA [Manga]
  • Marie- Antoinette de Sofia COPPOLA [Film]
  • Au-revoir là-haut d’Albert DUPONTEL [Film]
  • Le grand mystère des règles de Jack PARKER [Livre]
  • To your eternity #3 de Yoshitoki OIMA [Manga]
  • Green mechanic #2 de Yami SHIN [Manga]

Les découvertes :

  • La planète des singes #3 Suprématie de Matt REEVES [Film]
  • Riens du tout de Cédric KAPLISH [Film]
  • Sangsues tomes #1 à #5 de Daisuke IMAI [Manga]
  • Comment vivre en héros de Fabrice HUMBERT [Livre]

Les mauvais élèves :

  • Wind river de Taylor SHERIDAN [Film]

Chroniqués dernièrement :


Aussi publié :

Bilan·Bilans Mensuels

Monthly Best Of Culture – Août 2017

Ah, l’été. Mais où es-tu passé ?

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THE MONTHLY BEST OF CULTURE
Août 2017

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LE TOP

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#1 – The Tatami Galaxy (四畳半神話大系) de Masaaki YUASA
Catégorie : Série d’animation japonaise

Si elle ne compte que douze épisodes (en réalité, onze épisodes, auquel un bonus est venu s’ajouter), il est difficile de la résumer tellement cette série d’animation japonaise est originale – dans tous les sens possibles du terme. On suit onze facettes de la vie étudiante qu’aurait pu avoir le protagoniste (qui ne sera jamais directement nommé) en fonction de ses choix de clubs. Son ambition est pourtant simple : trouver un club qui l’aiderait à mener une vie en rose durant laquelle il se trouverait une copine aux cheveux noirs pour la partager. Mais rien ne semble cependant jamais aller comme il le faut et sa vie étudiante se résume systématiquement à un cuisant échec. Ainsi au fil des épisodes, on suit ses multiples déboires à travers le cercle temporel dans lequel il semble bloqué. C’est un dessin animé surréaliste, complètement loufoque, au dessin à la fois très épuré et très stylisé, qui utilise des techniques mixtes d’animation. Parfois complètement déroutant, souvent dérangé, il est surtout captivant et, dans le fond, plus complexe qu’il ne le paraît.
Derrière sa façade farfelue et décousue, il est en réalité rondement bien ficelé. Si chaque épisode se concentre sur ce qu’il serait arrivé du héros s’il avait fait tel choix de club, et donc étudie l’effet papillon, les épisodes ne sont pas dénués de points communs, tissant des fils difficile à démêler. Il y a des scènes qui vont quasi-systématiquement se répéter, avec cependant des nuances découlant des choix du héros ; des personnages communs que l’on retrouvera dans plusieurs épisodes et qui vont même évoluer (ou alors est-ce notre regard qui est amené à évoluer sur eux ?). Par exemple, il y aura toujours cette scène où le héros croise une vieille voyante qui lui fera peu ou prou toujours la même prédiction, en augmentant cependant son prix de consultation de 1000 yens à chaque épisode – humour de dérision que l’on retrouvera tout le long de la série. Les deux derniers épisodes, les plus conceptuels et qui donnent à réfléchir, servent à décrypter ce que la série laisse transparaître en filigramme, sans pour autant le prémâcher au spectateur.
Bref, c’est court, impertinent, et bien évidemment, c’est topissime (excepté sans doute quelques stéréotypes principalement sexistes…).

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#2 – Prisoners de Denis VILLENEUVE
Catégorie : Film

Après le très bon Premier contact vu en début d’année, j’avais très envie de rattraper ce film si réputé du réalisateur. Et je n’ai pas été déçue pour un sou, d’autant que le casting est vraiment bon. J’ai notamment beaucoup apprécié retrouver Hugh JACKMAN dans un autre rôle que celui dans lequel la saga X-Men l’a enfermé, et dans de biens meilleurs films que les pitoyables Real Steel et Chapie. Et on peut dire qu’il a investi son personnage d’une aura qui m’a fait trembler durant le film. Il a réussi à participer à la tension de celui-ci, par sa prestance, son jeu juste et son charisme. Et bien sûr, Jake GYLLENHAAL, Viola DAVIS et Terrence HOWARD sont loin d’être en reste. En plus de leur excellent jeu, il ne faut pas oublier la réalisation – très bonne, elle aussi. L’ambiance est palpable, l’atmosphère électrique, la violence latente. On n’est jamais tranquille, partagé dans le dilemme moral de ces familles déchirées par la disparition de leurs filles. La langueur du film participe pleinement à sa dureté mais peut aussi faire sentir quelques longueurs – qui, pour le coup, ne m’ont pas trop dérangé.

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#3 – Johnny et la bombe (Les aventures de Johnny MAXWELL #3) de Terry PRATCHETT
Catégorie : Roman

Mon tout premier Terry PRATCHETT ! Et conclusion : il ne sera certainement pas le dernier. C’est un roman jeunesse qui aborde le retour dans le temps, d’une façon très étonnante et crédible. Son traitement est excellent – et peut-être le meilleur que j’ai pu lire en littérature. L’auteur le rend intelligible à son lecteur, tout en l’amenant à y réfléchir, quitte à se retourner le cerveau en le faisant. En plus, il l’intègre dans son histoire, non comme vecteur, mais comme réel sujet, étudiant les conséquences qu’engendrerait un retour dans le temps. Mais Johnny et la bombe, c’est également un roman satirique de la société qui se moque allègrement des stéréotypes racistes et sexistes, tout en faisant vivre à ses personnages une aventure rocambolesque très prenante. C’est très bien écrit et avec une certaine poésie. A offrir à tous les jeunes lecteurs ! P.S. : Nul besoin d’avoir lu les deux premiers tomes pour découvrir celui-ci (c’est d’ailleurs mon cas).

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Les bonnes surprises :

  • Sukkwan Island de David VANN [Livre]
  • Indian Creek de Pete FROMM [Livre]
  • Cérès et Vesta de Greg EVANS [Livre] (voir ma chronique)
  • Les mémoires d’un tricheur de Sacha GUITRY [Livre]
  • Kintsugi de Mélissandre L [Livre]
  • A bout de souffle de Jean-Luc GODARD [Film]
  • Hana-Bi de Takeshi KITANO [Film]

Les découvertes :

  • Que Dios Nos Perdone de Rodrigo SOROGOYEN [Film]
  • Et maintenant on va où ? de Nadine LABAKI [Film]
  • L’été de Kikujiro de Takeshi KITANO [Film]
  • Kids Return de Takeshi KITANO [Film]
  • Zombie Kebab d’Olivier SARAJA [Livre]
  • Solaris de Stanislas Lem [Livre]
  • La malédiction du rubis (Sally Lockhart #1) de Philip PULLMAN [Livre]
  • To your Eternity (#2) de Yoshitoki OIMA [Manga]
  • Rétrospective Walker Evans au Centre Pompidou [Exposition]

Les mauvais élèves :


Chroniqués ce mois-ci :

Autres publications :

Bilan·Bilans Mensuels

Bilan culture de Février 2017

C’est un euphémisme que de vous dire : je suis en retard. Quatorze jours après le début de ce mois, je n’ai pas encore fait le point du mois de Février 2017. Et pour cause (et c’est celle qu’on retiendra, n’est-ce pas), le mois fut riche en découvertes ! De superbes expositions, des lectures enrichissantes et prometteuses, il n’y a encore que le théâtre, encore à la traîne et qui me fout le cafard. Ce début d’année, je crois avoir le chic de ne pas savoir choisir ce qu’il me faut voir sur les planches ! Mais je ne désespère pas : je vaincrai la poisse qui pour l’instant me colle un peu trop près à la peau.

Pour l’instant, faisons le bilan de ce fameux mois de Février !

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Monthly Best Of Culture

Février 2017

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#1 – Poissons en eaux troubles de Susumu Katsumata 

Catégorie : Manga

J’ai dévoré ce recueil de nouvelles. Les thèmes sont pluriels et très riches : la vie des travailleurs dans le nucléaire (mes préférées) qui offrent un regard éclairant sur ces métiers méconnus, que l’on sait exister mais dont on ignore tout des dangers, de l’inhumanité des conditions dans lesquelles ils travaillent et du risque incommensurable qu’ils prennent. Ses nouvelles fantastiques autour des créatures légendaires nippones, les kappas et les tanukis, sont perlées d’humour, de dérision surtout, qui offre un tableau en demi-teinte passionnant. Très efficace dans la construction du récit. Quant à celles qui se révèlent plus intimistes, qui font référence à l’enfance de l’auteur, ce sont peut-être les moins faciles à aborder. Le dessin m’a fait penser à celui de Mes voisins les Yamada de Hisaishi Ishii ainsi que la façon d’apporter de l’humour au récit. J’ai beaucoup aimé la finesse de ses récits, et sa façon de dire beaucoup avec simplicité.

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#2 – L’Afrique des Routes, au Quai Branly

Catégorie : Exposition

Comme je viens d’en parler ici tout récemment, je ne vais pas m’étendre dessus. L’exposition est très vaste et ambitieuse, assez bien agencée pour rendre la visite agréable. Surtout, elle est dense et passionnante, tout en étant pédagogique et intéressante. On en apprend beaucoup sur ce continent méconnu. C’est une réelle invitation à explorer son historique, sa géographie, sa politique, les influences qu’elle a eu sur le monde et celles qui l’ont fait évoluer, les circulations d’hommes, d’objets, de cultures, d’armes, etc., qui l’ont parcouru. A découvrir !

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#3 – Si tu tends l’oreille de Yoshifumi Kondo

Catégorie : Film

Pour ne pas perdre mes bonnes habitudes prises en 2016, je continue à explorer l’infini panorama de films d’animation – notamment japonais. J’ai été particulièrement ravie de découvrir celui-ci : un film d’animation d’apparence sans prétention mais qui, en fait, est bien équilibré, que ce soit pour l’histoire, l’animation, la romance, la part fantastique, la poésie, la musique, les personnages, l’imagerie, la délicatesse du récit, etc. Pour son unique film en tant que réalisateur, Yoshifumi Kondo offre un plaisir visuel qui revigore, réchauffe le coeur. J’aime beaucoup.

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Les très bonnes surprises :

Catégorie livres :

  • L’expédition de Monica Kristensen
  • Tokyo infra-ordinaire de Jacques Roubaud

Catégorie films :

  • Moonlight de Barry Jenkins
  • Ponyo sur la falaise de Hayao Miyazaki
  • Le conte de la Princesse Kaguya d’Isao Takahata

Les bonnes découvertes :

Catégorie livres :

  • La première fois que Bérénice vit Aurélien, elle le trouva franchement con de Sarah Sauquet
  • Au commencement du 7e jour de Luc Lang

Catégorie films :

  • Tokyo Sonata de Kiyoshi Kurasawa

Catégorie expositions :

  • L’école du Bauhaus au musée Les Arts Décoratifs
  • Tenue correcte exigée, quand la mode fait scandale au musée Les Arts Décoratifs
  • L’exposition « L’écran japonais » et la collection permanente de la Cinémathèque (Bercy)
  • Cy Twombly au Centre Pompidou

Les mauvais élèves :

Catégorie films :

  • La colline aux coquelicots de Golo Miyazaki
  • Rogue One : a Star Wars Story de Gareth Edwards

Catégorie théâtre :

  • Faust de Johann Wolfgang van Goethe, mis en scène par Roman Rivière au Théâtre Ranelagh

Chroniqués ce mois-ci

BD / Manga / Comics·Bilan·Bilans Annuels

Bilan livres et BD de l’année 2016

A tous et à toutes, je vous souhaite une très Bonne Année 2017 !!!
Qu’elle vous apporte joies, plaisirs et réussites,
Que vos découvertes soient excellentes,
Que vos souhaits se réalisent.

2017 – Année du Coq (dessiné par ©freepik)

Qui dit nouvelle année, dit également bilans !
Et je dois dire que je redoutais un peu ce moment. En termes de découvertes, 2016 a été une année florissante, que ce soit pour les livres que j’ai lus et pour les films que j’ai vus. Difficile de ne pas passer des heures à se décider des TOPs et FLOPs que je retiendrai de cette année !

Retour pour commencer sur mes lectures de 2016, qui furent fort fort fort belles. (Et pour éviter que l’article s’étale sur des kilomètres, je ne reviendrai pas sur chaque lecture. Je mettrai les liens vers mes chroniques directement.)

2016 en lecture

2016, c’est 58 livres lus et le Challenge Goodreads remporté, une grande première ! Il y a de tout : des essais, des romans, des livres coups de cœur et de vraies déceptions.

2016, c’est aussi 55 bandes dessinées et manga savourés. Une petite déception car j’ai trouvé mon année assez fébrile en termes de découvertes, même si certaines furent tout à fait excellentes.

2016, c’est ma première participation au Grand Prix des Lectrices ELLE. Je me suis inscrite un peu sur le tard avec l’envie de découvrir et de sortir de mes sentiers battus. C’était aussi un challenge que de se voir non seulement une pile à lire imposée mais aussi une limite de temps et une régularité qui nécessitait un peu de rigueur. Le Prix n’est pas terminé, nous avons encore quelques pré-sélections à lire et annoter avant que les vainqueurs du prix ne soient définitivement élus.
Dans ce bilan de mi-parcours, il y a vraiment de tout : des livres qui ont été difficiles à lire, des livres qui m’ont surprise, et quelques bonnes découvertes.

2016, c’est ma première participation à la BD fait son festival de Price Minister, ma deuxième participation au Prix du Roman Fnac et ma troisième participation au Match littéraire de la rentrée de Price Minister. Trois occasions de découvrir une bande dessinée puissante (Catharsis de Luz) et des romans passionnants (Maintenant ou jamais de Joseph O’Connor, Petit Pays de Gaël Faye…).

Maintenant, place aux TOPs et FLOPs ! Lire la suite « Bilan livres et BD de l’année 2016 »

Divers

The Chrismas Classic Book Tag (édition 2016)

Cela doit au moins faire un an que je n’ai plus proposé de tags. Du coup, je me suis replongée dans ceux déjà publiés sur le blog et je suis tombée sur celui-ci. C’est de saison, alors pourquoi ne pas le reprendre à la sauce de 2016 ? Il est d’ailleurs parfait pour faire un premier bilan de cette année !

Disclaimer : je ne saurai remonter à la source de ce tag, mais sachez qu’il n’est pas forcément de moi. 😉

Lire la suite « The Chrismas Classic Book Tag (édition 2016) »

Bilan·Bilans Mensuels

Monthly Best Of Books – Novembre 2016

Et bien, cette fois, on y est : au cours de Novembre, j’ai officiellement réussi mon challenge annuel de Goodreads. Pour rappel, il s’agit d’estimer le nombre de lectures que l’on pense atteindre au cours d’une année. J’ai choisi pour ma part une cinquantaine, en précisant pour moi-même, qu’elles devront concerner des romans, d’essais ou autres documents.

L’an prochain, je pense qu’il serait judicieux d’y associer une PAL ou un type de lectures, comme par exemple : le rattrapage des « classiques » pour ma culture personnelle ou des essais, en particulier. Il reste un mois pour me décider.

Et vous ? Vous êtes-vous lancés dans des challenges ?

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The Monthly Best Of Books
Novembre 2016

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#3 – Station Eleven d’Emily St John Mandel (8/10)
Roman
>>> Lire ma chronique

station-eleven

3 mots ou expressions pour le décrire :

« Efficace et constructif »
« Un genre bien connu, traité d’une façon convaincante sans trop de fard »
« Une réflexion à la fois inquiétante et curieusement optimiste sur l’humanité »

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Milk and Honey de Rupi Kaur (9/10)
Poésie
>>> Lire ma chronique

milk-and-honey

3 mots ou expressions pour le décrire :

« Surprenant »
« Pertinent et percutant, les mots de Rupi Kaur frappent en plein cœur »
« Une mise en scène du texte et des illustrations qui renforcent et le sens et l’esthétique du recueil »

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Pour seul cortège de Laurent Gaudé (10/10)
Roman

pour-seul-cortege

3 mots ou expression pour le décrire :

« Belle pdécouverte, que la plume de Laurent Gaudé »
« Majestueux, malgré quelques répétitions et langueurs, c’est un texte marquant sur la fin d’un titan de l’Histoire »
« Un péplum littéraire passionnant »

Aussi lus ce mois-ci :

Catégorie « Romans » :

  • Voici venir les rêveurs d’Imbolo Mbue (6/10)
  • Tout n’est pas perdu de Wendy Walker (4/10)
  • The Old Man and the Sea d’Ernest Hemingway (6/10)
  • The Embassy of Cambodia de Zadie Smith (7/10)

Catégorie « Manga » :

  • Dead dead demon’s dededede destruction d’Inio Asano (7/10)

Catégorie « BD » :

  • Louis parmi les spectres d’Isabelle Arsenault et Fanny Britt (7/10)
  • L’épouvantable frayeur d’Epiphanie Frayeur de Clément Lefèvre et Séverine Gauthier (7/10)
  • Charlotte et moi #1 d’Olivier Clert (6/10)
  • Pistouvi de Bertrand Gatignol et Merwane Chabane (8/10)

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