Chroniques cinéma·Les Coups de Coeur

Mirai ma petite soeur de Mamoru Hosoda

Affiche de Mirai Ma Petite Soeur

Mirai ma petite sœur
Scénarisé et réalisé par Mamoru Hosoda
Sorti en 2019
Origine : Japon
Film d’animation, Fantastique, Jeunesse


LES COUPS DE CŒUR! 


C’est sans surprise que je vous recommande chaudement ce nouveau film du très bon Mamoru Hosoda (voir ma chronique du film Le garçon et la bête).  Un peu à la manière de A la traversée du temps qui mélangeait histoire d’amour adolescent et boucle temporelle, Mirai ma petite sœur va mêler récit familial et fantastique sans que le second ne prenne entièrement le pas sur le premier. D’une histoire toute simple, le réalisateur parvient à tirer du fantastique une métaphore aux envolées poétiques très imaginatives pour parler d’un événement qui, sans cette part de merveilleux, est très anodine.  

Résumé : « Kun est un petit garçon choyé à l’enfance heureuse jusqu’à l’arrivée de sa petite sœur, Miraï. Jaloux de ce bébé qui monopolise l’attention de ses parents, il se replie peu à peu sur lui-même, enchaîne les caprices et les bêtises. Mais soudain, le petit garçon va voir jaillir dans son jardin un jeune homme qui agit étrangement, à la manière de son chien; une jeune fille qui semble le connaître; et il va voyager dans des lieux où d’autres rencontres lui feront apprendre à accepter la venue de la petite Mirai dans sa famille. »  

J’ai été surprise de la façon dont il utilise le fantastique pour faire avancer son récit. Certes, il y a le prétexte de laisser libre court à son imagination fertile, qui nous livre des scènes magistrales d’inventivité digne d’autres récits absurdes comme Alice au Pays des Merveilles (surtout en seconde partie). Mais ses envolées fantastiques servent principalement (même uniquement) à son histoire, puisque, dans tous les cas, il s’agit pour le jeune Kun d’apprendre à accepter de partager l’attention de ses parents et d’apprivoiser (et se laisser apprivoiser par) la jeune Miraï. Comme elle n’est encore qu’un tout jeune bébé, il ne perçoit en elle qu’un inconvénient car en plus d’accaparer ses parents, elle ne fait que manger, dormir, crier, et ne peut même pas jouer avec lui.  

Le film étant tourné autour du personnage de Kun, les parents restent un peu en retrait et on les perçoit sans doute comme le jeune garçon : complètement désemparés par l’arrivée de cette nouvelle enfant et la charge additionnelle qu’elle apporte à laquelle ils ont, eux aussi, besoin d’un temps d’adaptation. En particulier, la mère devant reprendre son travail, le père se retrouve seul à devoir s’occuper de deux enfants dont un nouveau-né tout en avançant dans son travail d’architecte. On comprend également dans un échange qu’à la naissance du jeune Kun, c’est au contraire la mère qui avait sacrifié sa carrière pour s’occuper du jeune garçon par le reproche qu’elle adresse à son mari : s’il se retrouve aussi démuni, c’est parce qu’il n’était justement que peu présent pour leur premier enfant. 

Il ne s’agit cependant pas de remettre en question la gestion parentale des enfants au Japon mais plutôt d’expliquer pourquoi Kun a l’impression d’être doublement abandonné. Non seulement sa mère est accaparée par sa sœur dès qu’elle revient du travail, mais il se retrouve également seul avec un père qui n’a pas été jusque-là très présent et ne sait encore bien communiquer avec lui.  

Tous les détails du film sont savamment pensés pour servir au récit, jusqu’à l’architecture atypique de la maison qui s’articule autour d’un jardin central où trône un arbre. Cet arbre d’ailleurs parait esthétique mais trouve son sens au fil du film. Il est en effet le symbole de l’arbre généalogique de la famille, le lien par lequel la magie semble affluer pour aider le jeune Kun à accepter sa petite sœur à travers les multiples aventures qu’il va vivre. J’extrapole, mais c’est un peu comme avec le renard dans Le Petit Prince, puisque cette apprentissage (il y a d’ailleurs des touches de récit initiatique dans le film) réside dans les petits pas effectués à chacune de ses aventures.  

Et bien sûr, il faut considérer l’animation et la mise en scène qui sont irréprochables dans tout le film et servent à donner à celui-ci une intensité émotionnelle qu’une telle histoire n’aurait peut-être pas eu autrement (même si cela aurait dans tous les cas été très mignon). En plus de cela, si le film arrive à surprendre, c’est aussi par l’utilisation de la bande son, par l’animation, par des scènes auxquelles on ne s’attend pas forcément. J’ai justement aimé qu’il me sorte des sentiers battus et me prenne au dépourvu. 

Cela reste dans tous les cas une œuvre jeunesse qui parle de ce moment particulier de l’enfance où le changement radical de vie peut désemparer et faire perdre les repères à un moment de la vie où on pense que tout ce qu’on connaît est acquis et immuable. C’est une leçon de vie qui est mise en scène avec beaucoup de délicatesse et d’inventivité. Un moment très anodin sublimé par la poétique et l’imagination. Une métaphore touchante et étonnamment rafraichie, qui le rend délicieux pour les adultes également. 


Chroniques cinéma·Les Coups de Coeur

Vanishing time : A boy who returned de Tae-Hwa UHM (Festival du Cinéma Coréen à Paris 2017)

Vanishing Time : A boy who returned
Réalisé par Tae-Hwa UHM
2016
Drame, Fantastique
Cinéma sud-coréen
Sur Senscritique – 7.3/10


LES COUPS DE COEUR !


Résumé :
« Après la mort de sa mère, Su-rin, 14 ans, vient s’installer sur une île avec son beau-père. Elle se lie d’amitié avec Sung-min, un orphelin qui partage son goût du mystère et des phénomènes étranges. Avec deux autres garçons, ils partent un jour en forêt pour assister à une explosion prévue pour la construction d’un tunnel. Mais en chemin, ils tombent sur une grotte dans laquelle ils vont trouver un objet qui va bouleverser leur existence…« 


Le 12e Festival du Cinéma Coréen de Paris a eu lieu au cinéma Publicis cette semaine, l’occasion d’y découvrir des films qui n’auraient autrement pas eu la chance de sortir dans nos salles – à fort regret, d’ailleurs. Ces dernières années, après le Japon, c’est la Corée du Sud qui apporte un vent de renouveau dans nos salles obscures. Pour le moment, je n’y ai découvert que de très bonnes œuvres, si ce n’est excellentes, au moins ayant un fort potentiel. Et c’est de même lors de ce festival, des deux œuvres que j’ai vu, l’une est excellente (A Taxi Driver de Jong HOON – dont j’espère vous parler prochainement) et l’autre très prometteuse : Vanishing Time : a boy who returned de Tae-Hwa UDeuxième long métrage du réalisateur, c’est une œuvre qui s’est longuement métamorphosée : d’un thriller noir et glaçant, mêlant un brin de fantastique, l’auteur a finalement changé de regard et y a apporté une teinture fort différente : celle d’une fable fantastique sur l’enfance, sur le passage à l’âge adulte, sur l’ouverture et l’innocence du regard d’enfant, plus prompt à accepter de voir au travers du fantastique, une part de réalisme. Un film qui n’est pas sans rappeler les films de notre enfance, à la fois au niveau du style et de l’ambiance, du sentiment qu’il provoque, comme par exemple Les Goonies de Richard Dooner. Mais attention à ne pas oublier qu’il s’agit d’une réalisation coréenne, et que leur cinéma (en tout cas, celui que j’ai vu jusqu’ici) est souvent empreint d’une certaine part d’ombre, qui en fait un film en direction d’adultes, bien qu’à la portée d’enfants.

Un groupe d’enfants décident de braver les interdits et d’aller voir en montagne les travaux qui sont menés pour créer un nouveau tunnel et qui provoquent des explosions. Lors de leur pérégrination, ils vont découvrir une caverne qui renferme une espèce de trésor lumineux, étrange, dont un des garçons pensent être un œuf du gobelin du temps, dont son grand-père parlait. Tandis que la fille du groupe, et l’héroïne du film, repart dans la caverne pour récupérer une épingle à cheveux que sa défunte mère lui a donnée, l’un des garçons Sung-Min, le héros du film, va casser l’œuf, par curiosité de voir ce qu’il renferme. Une explosion retentit, et la petite Su-Rin échappe de justesse à l’effondrement de la caverne. Mais quand elle ressurgit à l’extérieur, les trois garçons ont disparu.

C’est un film intimiste, oú chacun peut avoir sa propre interprétation sur ce qu’il propose. La jeune Su-Rin ne s’entend pas avec son beau-père, n’a que Sun-Min comme ami, est considérée comme bizarre par ses camarades au regard du blog sur les expériences extracorporelles qu’elle tient. Aussi, quand elle est la seule à revenir de l’expédition et qu’elle est incapable de donner une explication qui parait aux adultes suffisamment raisonnée pour être crédible, elle se retrouve encore plus isolée. C’est là l’opposition des regards entre l’enfant et les adultes qui est mise en scène, marquant le manque d’écoute et d’ouverture d’esprit des adultes, qui, au fur et à mesure des années, s’ancrent dans le réel et ont de plus en plus de difficulté à entendre les paroles de l’enfant, fantasques. Le film réussit en douceur à faire ressentir le sentiment de solitude, d’isolement, de la jeune Su-Rin, qui ne sait plus vers qui se tourner. Et c’est sans doute ce qui explique la facilité avec laquelle elle croira l’histoire de Sun-Min et tentera coûte que coûte de le défendre.

Car le film suit également ce qui est arrivé au jeune Sun-Min et ses deux amis. C’est autour de lui que l’oeuvre met en scène tous les questionnements de l’enfance et le passage à l’âge adulte. Et c’est sans doute dans cette partie du film que la part d’interprétation est la plus forte, la mieux amenée, et la plus marquante. Je pense que, plus tard, lorsque je repenserai à cette œuvre, ce sont ces scènes qui me reviendront en mémoire car ce sont mes passages préférés du film. Toute l’émotion y est juste et variée. On passe des moments doux, amusants et nostalgiques de l’enfance dans sa part d’innocence pure et nonchalante à des moments de gravité oú l’enfant se retrouve soudain confronté à la réalité, aux conséquences de ses actes, et commence à s’interroger sur les lendemains. Il s’interroge alors sur son avenir, sur le sens de ce que « devenir adulte » implique. Est-ce seulement une question d’âge légal ? Est-ce une métamorphose interne ? D’attitude ? Un choix ? Une nécessité ? Toute cette partie est remplie de métaphores, que ce soit dans les dialogues, les actes, la situation ou le décors.

Je pourrais longuement disserter sur le temps arrêté, qui pourrait s’interpréter comme la représentation la plus pure de l’enfance. Cette période de nos vies oú le lendemain est déjà une idée abstraite, alors que le temps présent est tellement riche en possibles. Oú le futur est déjà présent parce qu’il suffit d’imaginer pour y être. Oú on peut passer des heures à jouer ou à lire sans se poser des questions sur ce qu’on pourrait faire de ce temps, qu’on dira plus tard, un temps constructif, c’est-à-dire qui sert avant tout à préparer l’avenir, vers lequel le présent de l’adulte sera alors tourné. Le temps arrêté, c’est l’enfance, parce qu’il est ralenti, il laisse place à l’ennui. L’enfant s’ennuie beaucoup mais c’est aussi une période oú on en a pas peur, parce qu’on a pléthore de temps, ou du moins qu’il semble passer au ralenti. C’est l’enfance aussi, parce qu’il est déterminé à finir un jour, on ne sait jamais vraiment quand, et c’est toute la question. Le temps arrêté comme métaphore de l’enfance, c’est aussi interprétable quand le film met en opposition Su-Rin, qui a toujours 14 ans, et Sun-Min, vieilli de quinze ans, mais qui semble bien moins mature, mais déconnecté et perdu, dans un décalage qui le condamne à une vie, non pas ratée, mais manquée.

Le film met aussi en scène de très beaux passages sur l’amitié, entre Su-Rin et Sun-Min. Etant orphelin, l’amitié de Su-Rin se révèlera pour lui un lien indispensable qui le raccroche à la vie, au réel, à l’espoir d’être reconnu. C’est cette dernière notion qui marque l’émotion autour du personnage de Sun-Min et son désespoir de convaincre Su-Rin de son identité. Une émotion forte car, autrement, si personne n’est capable de le reconnaitre, il serait véritablement seul et n’aurait pas de raison de continuer. Ce qui amène aussi l’interprétation suivante : qu’on n’existe seulement par la reconnaissance des autres de qui on est. Et de fait, la solitude est un des thèmes émotionnels phares du film, qui rend autant plus fortes les premières scènes d’amitié des deux jeunes héros.

Le réalisateur m’a parfois surprise car on ne sait pas toujours oú il veut vraiment en venir. Les scènes de la dernière partie sont notamment assez maladroites, proche d’un mauvais thriller, et manquent de cohérence avec ce qui précède en proposant une résolution qui tire en longueur et paraît un peu décousue. L’intensité n’y est plus vraiment émotionnelle, mais surtout très scénarisée pour clôturer l’histoire, et ce n’est pas forcément très bien amené. Cela révèle une faiblesse de scénario et aussi l’incertitude ressentie sur le film qu’a voulu proposer le réalisateur. Sans cela, l’œuvre aurait gagné en maturité et en cohérence globale. Les acteurs ne sont plus tous égaux. Les toutes premières scènes du film sont assez en-dessous du reste du film, avec une mise en scène, comme ses jeunes acteurs, qui peine à se fluidifier et fonctionner.

Cela n’empêche pas Vanishing time : a boy who returned d’être, malgré ces quelques inégalités, un très beau film, autant visuellement que dans le fond qu’il propose. Le décors, la couleur du film, les variations sont vraiment appréciables et contribuent grandement à l’atmosphère du film. Globalement, je suis vraiment charmée par la proposition et je vous recommanderai bien entendu de le découvrir si on a la chance de le voir sortir dans d’autres salles françaises ou en DVD/Blu-ray.


Bande d’annonce :

Chroniques cinéma·Les découvertes

Your name de Makoto Shinkai

Your name
Réalisé par Makoto Shinkai
Film d’animation japonais, romance, drame, fantastique, catastrophe
2016


LES MAUVAIS ELEVES


Résumé :
« Mitsuha, adolescente coincée dans une famille traditionnelle, rêve de quitter ses montagnes natales pour découvrir la vie trépidante de Tokyo. Elle est loin d’imaginer pouvoir vivre l’aventure urbaine dans la peau de… Taki, un jeune lycéen vivant à Tokyo, occupé entre son petit boulot dans un restaurant italien et ses nombreux amis. Un jour, ils s’aperçoivent qu’ils échangent leur corps dans leur rêve et se voient l’occasion de vivre la vie de l’autre.»

Dans la continuité de l’année dernière, je suis allée voir un nouveau film d’animation, encore une fois venu du Japon, Your Name. Il s’agit d’un film attendrissant et divertissant, qui charme par sa simplicité, sa légèreté et sa dose de drame.

Le postulat de départ est en effet assez cocasse : un garçon et une fille qui ne se connaissent ni d’Eve ni d’Adam, vivant dans des régions différentes du Japon et sans s’être jamais rencontrés, vont se voir soudain plongé dans la vie de l’autre en empruntant, certaines journées, le corps de ce/tte dernier/ère. On pourra évidemment penser au film Freaky Friday de Mark Waters ou encore au manga Dans l’intimité de Marie de Shuzo Oshimi, Your Name est un mélange des deux, puisque il met en scène à la fois l’aspect comique de la situation tout en n’oubliant pas une certaine dramatisation – que je vous laisserai découvrir en allant voir le film, bien sûr. 

Il est plutôt construit comme une série animée ; c’est-à-dire qu’on peut facilement l’envisager s’étaler sur plusieurs épisodes. Et d’ailleurs, il commence par un générique, exactement comme une série animée. Le découpage n’est pas toujours égal dans le scénario, nous donnant l’impression d’avoir été tronqué ou plutôt compressé ; bien que le rythme de celui-ci reste plutôt suffisant pour être prenant. Mais il y a quand même des répétitions, des rappels des scènes qui ont précédées, et que je n’ai pas trouvées très utiles.

Par contre, j’ai aimé la façon dont le fameux postulat, l’échange des corps, se découvre par les personnages. Comme indiqué, cet échange n’est ni permanent ni avec une régularité chronométrée. Les personnages ne se rendent ainsi pas tout de suite compte de ce qui leur arrive. Même si d’un côté les indices sont trop appuyés, j’ai trouvé agréable cette façon de nous introduire directement dans le sujet tout en laissant le temps au contexte, à l’environnement, au moins de l’héroïne, de s’installer.

Le choix fut également bon de ne pas simplement s’attarder sur les réactions des personnages face à ce qui leur arrive tout en l’abordant par des scènes succinctes qui d’une part dévoilent la façon dont ils cherchent à comprendre leur situation, la maîtriser et finissent par s’y accommoder. Cela apporte du dynamisme, d’autant qu’elles sont dotées d’humour et mettent en place des gimmicks qui seront autant d’occasions de rire.

Du reste, le scénario est plutôt classique et sans surprises. Les personnages sont attachants mais la construction relève du stéréotype : lui, le citadin branché, elle, la campagnarde qui vit dans la tradition et qui rêve de vivre en ville. Il y a cependant une nette évolution entre le début et la fin du film, que ce soit dans la qualité visuelle que dans l’histoire. Le film a pris son envol dans la deuxième moitié pour retomber sur la dernière scène finale qui, à mon sens, était très mignonne mais pas indispensable. (J’aime personnellement les fins ouvertes qui invitent le lecteur à y réfléchir, faire fonctionner son imaginaire, plutôt qu’une fin directive qui ne laisse plus place au doute.) Malgré tout, je regrette certaines facettes du film, très prévisibles, peu contrastées, et la résolution facile et peu crédible.

J’ai cependant bien aimé Your name, pour l’ensemble à la fois hétéroclite et harmonieux, pour ces scènes oniriques qui surgissent, dénotent vis-à-vis du reste, mais élèvent le film à une dimension où l’esthétique nous charme. Il saura plaire à beaucoup de monde, justement parce qu’il reste simple, doux, mélodieux, même si on pourrait lui reprocher d’être globalement peut-être un peu trop kawai (mignon, en japonais).


Bande d’annonce :

Chroniques Livres·Les bonnes surprises

Jésus Contre Hitler de Neil Jomunsi

Après deux sélections de livres reçus dans le cadre du Grand Prix des Lectrices ELLE, auquel j’ai le plaisir de participer cette année, j’ai quand même été ravie de pouvoir faire une pause et aller piocher dans ma bibliothèque une de mes trouvailles. Avec un titre pareil, celui-ci me faisait de l’œil depuis un moment et qu’est-ce que ça m’a fait du bien. C’est complètement déluré mais c’est toujours très bon, et surtout très, très drôle !

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Chroniques Livres·Les Coups de Coeur

Les Outrepasseurs, T2 : La Reine des Neiges & T3 : Le Libérateur de Cindy Van Wilder

Attention : Il s’agit de la chronique du tome 2 et 3 : pour éviter tout risque de spoiler, lisez plutôt ma chronique du premier tome.


Fichtre. Cela faisait longtemps qu’en refermant la dernière page d’un roman, je ressente la même sensation que lorsqu’on quitte un endroit où on sait ne pas revenir, ou du moins pas avant longtemps. Et il faut dire que les tout derniers chapitres sont déchirants à souhait – écrits de la plus cruelle des façons. Les Outrepasseurs est une merveilleuse histoire, originale et passionnante, qui vous attrape au tournant et ne vous lâche plus jusqu’à la toute dernière page.

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Chroniques Livres

Les Outrepasseurs #1 : Les Héritiers – Cindy Van Wilder

Les Outrepasseurs #1 : Les Héritiers
Écrit par Cindy Van Wilder
Publié par Gulf Stream, 2014
Young Adult, Fantastique
Broché Grand Format, 352 pages, 18€
Le site de l’éditeur (francophone)
Le blog de l’auteur (francophone)
18€, 347 pages


Résumé :
« Londres, 2013. Peter, un adolescent sans histoire, échappe de justesse à un attentat. Il découvre que l’attaque le visait personnellement et qu’elle a été préméditée par de redoutables ennemis : les fés. Emmené à Lion House, la résidence d’un dénommé Noble, il fait connaissance avec les membres d’une société secrète qui lutte depuis huit siècles contre les fés : les Outrepasseurs. Ces derniers lui révèlent un héritage dont il ignore tout… »


Note globale :
7/10


Cela fait un an que je gardais précieusement cette trilogie dans ma PAL. Maintenant, je me demande pourquoi j’ai attendu ! Sans compter le travail éditorial des éditions Gulf Stream très efficace sur l’objet-livre, l’auteure a fait des choix quant à la construction de son récit risqués, mais pour ma part payants. Je m’explique.

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Chroniques Livres·Les bonnes découvertes

La Passe Miroir, Tome 1 (Les Fiancés de l’Hiver) et Tome 2 (Les Disparus du Clairdelune) de Christelle Dabos

le passe miroir 1
La Passe-Miroir #1 Les fiancés de l’hiver et #2 Les Disparus du Clairdelune
Ecrit par Christelle Dabos
Publié par Gallimard Jeunesse, 2014 et 2015
Jeunesse, Fantasy/Fantastique


Résumé :
« Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel. »


Note globale :

9/10

Coup de coeur 2015


ATTENTION : J’essaie dans mes chroniques d’éviter le plus possible de spoiler. Mais comme je parle ici des deux premiers tomes, je vais quand même évoquer deux-trois faits de l’intrigue qui vous dévoileront des bouts du premier volet et un peu du second. C’est léger, mais tout de même, je tiens à vous prévenir !


C’est avec plaisir et regret que j’ai lu d’une traite ces deux premiers tomes. Un très grand plaisir, parce que la lecture fût excellente, et même au-delà, elle m’a rendu le goût de ce que j’ai pu éprouver à la première découverte d’un tome d’Harry Potter. Un regret tout aussi grand qu’il me faut à présent attendre la sortie (trop) lointaine du troisième volet. Le point commun entre Christelle Dabos et J.K. Rowling ne réside pas moins dans leur œuvre (pas si similaire) que dans leurs qualités d’auteures ; il ne suffit pas de bien écrire, d’avoir de très bonnes idées, des personnages attrayants, des intrigues prenantes et un univers dense. Non, il faut avant tout être une véritable chef d’orchestre, capable de jouer avec ces ingrédients pour créer une œuvre capable de plaire à un large public. Lire la suite « La Passe Miroir, Tome 1 (Les Fiancés de l’Hiver) et Tome 2 (Les Disparus du Clairdelune) de Christelle Dabos »

Chroniques Livres

The mortal instruments #3 – Cassandra Clare

the mortal instruments 3

The mortal instruments #3 City of Glass
Ecrit par Cassandra Clare
Publié par McElderry Books, 2009
Version originale, Anglais
Jeunesse/Young Adult, Fantastique


La lutte entre le bien et le mal se poursuit. Valentin rassemble son armée pour éradiquer la lignée des Chasseurs d’Ombres. Clary se rend dans la Citée de Verre afin de sauver sa mère et découvrir son passé. S’introduire dans la Cité sans l’autorisation de l’Enclave n’est pas sans danger… Au cours de sa quête, Clary rencontre Sébastien, un garçon énigmatique. Avec lui, elle comprend que le seul moyen d’arrêter la fureur de Valentin est de former une alliance entre Chasseurs d’Ombres et Créatures Obscures. Comment conclure une telle union ? Clary saura-t-elle maîtriser ses nouveaux pouvoirs à temps pour cet ultime affrontement ?


Note globale:

7/10


ATTENTION ! Tu n’as pas encore entamé la série ? Je te recommande de ne pas lire cette chronique qui pourrait te spoiler les tomes précédents. Tu trouveras mes précédentes chroniques ici :


Autant annoncer la couleur dès la première ligne : j’ai beaucoup aimé ce tome. Comme les précédents, c’est surtout l’univers de la série que je retiens et que j’affectionne. Je trouve que l’auteure a su développer une mythologie crédible et bien détaillée, dans laquelle on plonge sans mal. Elle offre suffisamment d’éléments pour nous intriguer sans non plus nous étouffer de détails. Le rythme est assez bien géré et l’intrigue prenante, si bien que ça se lit fluidement. J’ai personnellement passé un très bon moment en suivant l’intrigue principale, malgré quelques défauts mineurs. Lire la suite « The mortal instruments #3 – Cassandra Clare »

BD / Manga / Comics

De cape et de crocs #4 et #5 – Ayroles et Masbou

de cape et de crocs T4

De cape et de crocs #4 Le mystère de l’île étrange et #5 Jean sans lune
Scénarisé par Alain Ayroles
Dessiné par Jean-Luc Masbou
Publié par Delcourt, 2001 et 2002
Cape & Epée, Fantastique, Aventure, Comedia dell’arte


Les anthropophages qui hantent les forêts des îles Tangerines tremblent à la seule évocation du volcan sacré dont les flancs abritent, dit-on, un fabuleux trésor. Faisant fi des admonitions indigènes, Messieurs Maupertuis et Villalobos s’aventureront pourtant à travers une lagune infestée de monstres.


Note du tome 4 : 6/10

Note du tome 5 : 7/10


ATTENTION ! Si, je fais attention à ne pas spoiler le continu des tomes dont je parle, je ne peux promettre de ne pas en émettre sur les tomes précédents. Aussi, si vous n’avez pas encore lu le tome 3, je vous conseille de vous référer à la chronique du dernier tome que vous avez lu, si ce n’est le premier si vous n’avez pas encore attaqué cette très sympathique saga.


Que l’aventure continue ! Voilà ce que je me suis exclamée lorsque j’ai terminé ces deux tomes – et j’ai d’ailleurs depuis emprunté les deux suivants. Addictive, De cape et de crocs l’est toujours, mais cette fidélité et ce plaisir de lecture, indéniables, sont d’avantage dus à l’intérêt émoustillé par les tomes précédents que par ceux-ci. Bien évidemment, mes notes auraient été plus sévères si je n’avais pas autant apprécié ma lecture. Néanmoins, je me dois aussi d’être honnête : si le plaisir est toujours là – car après tout la recette est la même – il n’en reste pas moins que cette suite est un peu en deçà de ce qui la précède.
Lire la suite « De cape et de crocs #4 et #5 – Ayroles et Masbou »

BD / Manga / Comics

Trois Ombres – Cyril Pedrosa

trois ombres

Trois Ombres
Scénarisé et dessiné par Cyril Pedrosa
Publié par Delcourt, 2007
Fantastique, drame, aventure


« Joachim et ses parents vivaient heureux au creux des collines. Puis les ombres apparurent et rien ne fut plus comme avant. Une sourde menace s’était immiscée : il fallait fuir ou se soumettre. »


Note globale :

10/10


Aujourd’hui, je ne vais pas faire de chichis et je commencerai cette chronique en vous disant que j’ai adoré ma lecture, et que je vous la recommande vivement. Je ne connaissais pas Cyril Pedrosa et je n’ai même pas cherché à lire le résumé. Comme souvent en bédés, je me suis laissé guider par mon instinct – et je suis bien contente que mon flair eût été si bon ! Trois Ombres est une bédé touchante, étonnante, poétique et débordante d’émotion, à lire et à relire. Lire la suite « Trois Ombres – Cyril Pedrosa »