Bilan·Bilans Mensuels

Monthly Best Of Culture – Juin 2017

Après de longues hésitations, je pense relancer des billets « Points Cultures » qui serviraient à vous glisser en quelques mots mes avis sur les découvertes dont j’aimerais vous parler sur le blog mais pour lesquelles je n’ai soit pas assez de matière pour en faire une chronique à part entière soit pas le temps de m’y consacrer. Ça ne concernerait pas forcément l’exhaustivité de ce que je lis, vois, visite, mais plutôt un patchwork de ce qui me donne envie d’en parler. Je ne souhaite pas que cela envahisse le blog, au détriment de vraies chroniques, mais il faut bien admettre que celles-ci me prennent vraiment du temps et que je n’en publie de toute façon pas beaucoup. Or, j’aimerais me rendre plus active et, je l’espère, créer un peu plus d’échanges par ici.

En attendant que cela se mette en place, il est temps de dresser le bilan du mois de Juin, que j’ai trouvé très satisfaisant dans l’ensemble. À l’exception de ma grosse déception avec le dernier film de Kiyoshi Kurosawa, j’ai été vraiment enchantée de mes découvertes – surtout littéraires, notamment avec mon tout premier Timothée de Fombelle !

Juin, ça a également été le mois où j’ai assisté à deux concerts fantastiques, dont un que j’attendais avec avidité depuis des mois. Je raffole de musiques symphoniques, en particulier en concert. Et Joe Hisaishi a composé des sountracks formidables pour les films d’Hayao Miyazaki. Le voir jouer du piano et diriger l’orchestre en live était vraiment jouissif, impressionnant, unique ! Puis, il y a eu le concert Symphonic Odysseas, regroupant quelques soundtracks de jeux vidéos comme Final Fantasy III, VI, le superbe générique de FFVIII, mais aussi d’autres jeux que je ne connaissais pas, comme Lost Odyssey. Leur point commun ? Nobuo Uematsu, leur compositeur, qui est – en plus – resté après le concert pour une session passionnante de questions/réponses.

En fin de compte, probablement le meilleur mois de découverte de cette année 2017.


THE MONTHLY BEST OF CULTURE
Juin 2017

***

Le top

*

#1 – Psiconautas d’Alberto VASQUEZ et Pedro RIVERO
Catégorie : Films

Un film d’animation espagnol original, désordonné, mais bien réalisé, à ne pas montrer aux jeunes enfants. Ses thèmes autant que leurs représentations dans diverses scènes sont durs et la violence ne nous est pas épargnée. Il n’est pas facile à aborder ni à comprendre, tant beaucoup de choses sont implicites, parfois éparpillées. La réalisation est impeccable, l’esthétique original et marquant. Un ton pessimiste dans l’ensemble, ce n’est pas un film d’animation à prendre à la légère. Avec son univers post-apocalyptique dense et passionnant, il est étonnant à voir, car on ne sait pas vraiment à quoi s’attendre.

*

#2 – Tunnel de Kim SEONG-HUN
Catégorie : Films

Un blockbuster coréen très bien réalisé, avec des effets spéciaux crédibles qui ont réussi à me donner des frissons. Les acteurs sont très bons et arrivent à nous impliquer dans leur cauchemar, à nous immerger malgré nous. Quelques petites longueurs mais qui servent aussi le film avec la sensation d’une attente interminable et insoutenable. Mais des thèmes intéressants, comme la médiatisation et la politisation de ce genre de catastrophes. Le réalisateur arrive à transmettre la tension comme le malaise, qu’il saupoudre de touches d’humour bienvenues, dont les effets renforcent les moments d’intensité. Très prometteur pour le réalisateur, à suivre !

*

#3 – Banana Girl de Kei LAM
Catégorie : BD

J’adore le style de dessins et la scénarisation des planches. J’aime ces récits qui, mine de rien, en disent long, avec des thèmes divers, sous-jacents, qui intriguent, donnent envie d’en lire plus. Ici, entre autres : le changement de pays, de culture, de langues, de mode de vie ; l’intégration et l’acceptation ; la double-culture qui en résulte aussi ; la famille et la vie des parents de Kei, en Chine, pendant la révolution culturelle chinoise (passage passionnant !). L’humour est doux et coloré, comme le ton général de la bande dessinée, même quand l’artiste aborde des moments plus sombres, c’est toujours dans la nuance. J’ai vraiment apprécié voguer dans les pérégrinations de ses anecdotes, de ces bouts de vie, qui sont très touchants, et qu’elle nous rend étonnamment familiers.

Les bonnes surprises :

  • Le Grand Méchant Renard de Jonathan RENNER [Films]
  • Harry Potter and the Philosopher Stone de J.K. ROWLING [Livres]
  • Les idées noires de la physique de Vincent BONTERNS et de Roland LEHOUCQ [Livres]
  • Les maîtres de l’Ecosse T2 de Robyn YOUNG [Livres]
  • Le livre de Perle de Timothée DE FOMBELLE [Livres]
  • L’enfant et le maudit T2 de NAGABE [Manga]
  • Drop Dead D-D-D-D Demon T4 d’Inio ASANO [Manga]

Les découvertes :

  • Le musée de la Chasse et de la Découverte
  • Get out de Jordan PEELE [Films]
  • Voyage of time de Terrence MALIK [Documentaire-fiction]

Les mauvais élèves :

  • Creepy de Kiyoshi KUROSAWA [Cinéma]
  • Silence ! On tourne ! mis en scène par Patrick HAUDECOEUR [Théâtre]

Chroniqué ce mois-ci :

Chroniques Livres·Les bonnes surprises

En quête de l’Etranger – Alice Kaplan

En quête de l’Etranger (Looking for The Stranger)
Ecrit par Alice Kaplan
Traduit de l’anglais (US) par Patrick Hersant
Publié par les éditions Gallimard, 2016
Essai, Littérature, Biographie
336p, 15,99€ numérique/GF, Broché
Sur le site de l’éditeur


LES BONNES SURPRISES


4e de couverture :
« La lecture de L’Étranger tient du rite d’initiation. Partout dans le monde, elle accompagne le passage à l’âge adulte et la découverte des grandes questions de la vie. L’histoire de Meursault, cet homme dont le nom même évoque un saut dans la mort, n’est simple qu’en apparence, elle demeure aussi impénétrable aujourd’hui qu’elle l’était en 1942, avec ses images à la fois ordinaires et inoubliables : la vue qui s’offre depuis un balcon par un dimanche d’indolence, les gémissements d’un chien battu, la lumière qui se reflète sur la lame d’un couteau, une vue sur la mer à travers les barreaux d’une prison. Et ces quatre coups de feu tirés en illégitime défense.
Comment un jeune homme, qui n’a pas encore trente ans, a-t-il pu écrire dans un hôtel miteux de Montmartre un chef-d’œuvre qui, des décennies après, continue à captiver des millions de lecteurs?
Alice Kaplan raconte cette histoire d’une réussite inattendue d’un auteur désœuvré, gravement malade, en temps d’occupation ennemie. « J’ai bien vu à la façon dont je l’écrivais qu’il était tout tracé en moi. » Le lecteur repère les premiers signes annonciateurs du roman dans les carnets et la correspondance de Camus, traverse les années de son élaboration progressive, observe d’abord l’écrivain au travail, puis les mots sur la page, accompagne l’auteur mois après mois, comme par-dessus son épaule, pour entendre l’histoire du roman de son point de vue. En quête de L’Étranger n’est pas une interprétation de plus : c’est la vie du roman. »

Ce fut une des plus belles surprises du Grand Prix des Lectrices ELLE 2017. En quête de l’Etranger me serait sans doute passé sous le nez sans ce prix littéraire, du coup je remercie vraiment les équipes du magazine et les lectrices du jury qui l’ont présélectionné pour m’avoir donné l’opportunité de le découvrir. En quête de l’Etranger retrace la vie – de la création à sa publication et ses répercussions jusqu’à aujourd’hui – du chef d’œuvre d’Albert Camus L’Etranger. Alice Kaplan nous propose une approche originale, qui est de s’intéresser, non pas à la biographie de l’auteur, mais à celle de l’œuvre, qui y est bien sûr étroitement attachée.

Le scope de cette biographie est ainsi large, puisque, du processus de création à celui de la publication, il y est aussi question de sa diffusion dans le monde ; de sa réception dans le monde littéraire ou universitaire, en France comme à l’étranger ; des différentes traductions qui en ont été faites (comme par exemple, les deux titres anglo-saxons « The Outsider » et « The Strangers) ; de ses adaptations (par exemple le film réalisé par Luchino Visconti) ; et des influences qu’elle a eues (ainsi la chanson « Killing an arab » chanté par The Cure). Un tour d’horizons pluriel et enrichi d’extraits de correspondances, de critiques, d’articles de presse, etc..

L’approche de cet ouvrage est aisée, avec une familiarité du récit qui le rapproche d’une fiction et le rend très facile à lire. Le style est d’ailleurs plutôt accrocheur. Malgré tout, il y a quelques inégalités dans le traitement de certaines parties, plus superficielles. Notamment durant la Seconde Guerre Mondiale, où un peu de profondeur historique aurait pu être mieux apprécié qu’une description un peu sommaire du régime de Vichy, par exemple. Un contexte de l’édition dans cette époque où la censure et la propagande étaient de mise était un sujet évident, passionnant, mais qui aurait pu être encore plus finement approfondi.

En revanche, d’autres parties sont passionnantes. Par exemple, celles consacrées au travail d’Albert Camus comme journaliste, qui révèlent un peu plus sa personnalité, son humanisme, les sujets qui l’inspirent ou le révoltent, l’actualité dans laquelle il vivait et ses combats. Les échanges également sur son œuvre, lorsqu’il travaille sur L’Etranger, avec ses mentors notamment sont une partie intéressante, notamment parce qu’elles donnent de clés de l’évolution de l’oeuvre, de la façon dont elle a été conçue, des ambitions littéraires d’Albert Camus d’un point de vue du style.

Tout le travail de recherche d’Alice Kaplan et sa passion pour son sujet se ressentent dans l’œuvre et dans son écriture. Nul doute que son implication a fortement contribué au passionnant récit qu’elle nous propose de lire. La façon dont elle parvient à retranscrire à la fois la vie de l’auteur et les différents contextes historiques durant lesquels il a écrit L’Etranger met en exergue les questionnements qui sont posés dans le livre. Le premier, moteur de ce document : à quel moment précis naît une œuvre ? De quoi naît-il ? Mais aussi : comment se construit un chef d’œuvre ? comment est-il reçu en France ? à l’étranger ? Existe-t-il une grille de lecture unique et universelle ?

Puisqu’il s’intéresse avant tout à une œuvre, En quête de l’Etranger reste encore incomplet quant à la production littéraire et (d’avantage encore) philosophique d’Albert Camus, même si quelques pistes sont proposées. On aurait  également voulu que soit encore plus développée l’analyse de l’œuvre en elle-même et dans la bibliographie de l’auteur – et pas seulement sa genèse, sa portée ou les interprétations différentes qui en ont résulté. En quête de l’Etranger reste malgré tout un ouvrage passionnant, écrit avec habileté et fluidité, qui est très bien documenté. Alice Kaplan laisse d’ailleurs une bibliographie enrichie de commentaires et de nombreuses notes de bas de page, qui complète parfaitement son essai. A lire.


Extraits :

« Sa facilité d’écriture est illusoire, car l’attrait de L’Etranger est si puissant qu’il exige une concentration et des efforts constants qui s’avèrent éreintants. Jamais encore, dans sa vie de jeune écrivain, il n’a eu le sentiment qu’un livre était ainsi « tout tracé » en lui. Par rapport à ses autres livres écrits dans les années 1930 – L’Envers et l’Endroit, Noces et La Mort heureuse -, L’Etranger n’est pas un livre que Camus a écrit sur lui-même, mais un livre qu’il a trouvé en lui. Cette idée d’une oeuvre de fiction qui se trouverait à l’intérieur du créateur, attendant d’être découverte, est un élément clé du crédo moderniste en général et de la poétique de Camus en particulier. Proust, si différent de Camus à bien des égards, décrit cette même idée avec une grande clarté dans Le Temps retrouvé, quand il soutient qu’une oeuvre d’art n’est pas une expression de la vie de son auteur, mais quelque chose de plus profond qui attend d’être découvert : « Le livre aux caractères figurés, non tracés par nous, est notre seul livre. »« 

Extrait d’une correspondance d’Albert Camus à Jean Grenier : « Je n’ai pas tellement de choses pures dans ma vie. Écrire est une de celles-là. Mais en même temps, j’ai assez d’expérience pour comprendre qu’il vaut mieux être un bon bourgeois qu’un mauvais intellectuel ou un médiocre écrivain. » 1938

Chroniques Livres·Les bonnes surprises

« Une lutte sans trêve » : l’appel à la solidarité internationale d’Angela Davis

Une lutte sans trêve
Recueil de discours et entretiens d’Angela Davis
Textes assemblés par Frank Barat
Traduit de l’anglais par Frédérique Popet
Publié aux éditions La Fabrique, 2016
184p, 15€ PF broché

Sur le site de l’éditeur


LES BONNES SURPRISES


Résumé : « Quels sont les points communs entre l’industrie militaro-carcérale américaine, l’apartheid en Israël-Palestine, les mobilisations de Ferguson, Tahrir et Taksim ? Qu’est-ce que l’expérience des Black Panthers et du féminisme noir nous dit des rapports actuels entre les oppressions spécifiques et l’impérialisme ?Témoin et actrice de luttes de libération pendant plus d’un demi-siècle, Angela Davis s’exprime ici sur l’articulation de ces différents combats, pour une nouvelle génération saisie par l’urgence de la solidarité internationale. »


Quelques mots sur Angela Davis

Née en 1944 en Alabama (Etats-Unis), Angela Davis est marquée dès sa jeunesse par le racisme, la ségrégation raciale et les violences commises envers les noirs. Entourée de parents enseignants et militants, membres de la NAACP, elle développe ainsi très tôt une conscience politique forte.

Elle quitte rapidement Birmingham pour entamer ses études secondaires à New York dans l’école privée, Elisabeth-Irwin, où elle est introduite au socialisme et par la suite au mouvement militant Advance. Elle participe aux mouvements de soutien pour le mouvement des droits civiques au début des années 60.

Angela Davis poursuit ensuite des études de littérature et philosophie française contemporaine. Elle aura par ailleurs l’occasion d’aller étudier en France avant de se rendre ensuite en Allemagne, à Francfort en 1965, où elle continuera sa formation universitaire. Elle ne cessera pas d’être militante, cette fois contre l’intervention militaire des Etats-Unis au Vietnam.

Elle retourne ensuite aux Etats-Unis, où elle obtient son diplôme en 1968 et où elle commence à enseigner à l’université de Californie, à Los Angeles. C’est cette même année qu’elle intègre le Black Panther Party ainsi que le parti communiste, ce qui lui vaudra d’être surveillée par le FBI et d’être renvoyée un an après de son poste d’enseignante.

En 1970, elle devient la troisième femme la plus recherchée du FBI. Alors qu’elle participe au comité de soutien aux Frères de Soledad, elle est accusée d’avoir participé à une prise d’otages où plusieurs prisonniers et un juge mourront. Elle est alors obligée de fuir à travers les Etats-Unis, dans un contexte où le gouvernement et le FBI font la chasse au parti communiste, aux Black Panthers, et en pleine guerre froide. Elle finit par être arrêtée et emprisonnée pendant seize mois avant d’être jugée et déclarée non coupable. Son arrestation va par ailleurs déclencher un soutien considérable à travers tous les Etats-Unis et dans le monde entier.

En 1972, elle est ainsi libérée et reprend aussitôt son combat, publiant une autobiographie en 1974 mais également de nombreux essais féministes et antiracistes, des recueils de ses discours engagés contre les injustices, les discriminations, les guerres, l’industrie carcérale et la peine de mort, le sexisme, l’apartheid palestinien, la guerre en Irak, etc.

En 1980 et en 1984, Angela Davis se présente aux élections présidentielles au sein du parti communiste. Depuis, elle enseigne « L’histoire de la prise de conscience » à l’Université de Californie, à Santa Cruz.


Sommaire

  1. Un long chemin vers la liberté – Entretien par Frank Barat, 2014
  2. Au-delà de Ferguson – Entretien par Frank Barat, 2014
  3. Le complexe industrialo-carcéral – Discours, université SOAS à Londres, 2013
  4. Ruptures et discontinuités – Discours, Birkbeck College à Londres, 2013
  5. Le Truth Telling Project : sur la violence en Amérique – Discours, Saint-Louis au Missouri, 2015
  6. Féminisme et lutte anti-carcérales : théories et pratiques pour le XXIe siècle – Discours, université de Chicago lors de la conférence « Center for the study of race, politics and culture », en collaboration avec le Center for the Study of Gender and Sexuality, 2013
  7. Libération noire : des années 1960 à l’ère Obama – Discours, Davidson College en Caroline du Nord, 2013
  8. Solidarités transnationales – Discours, Université du Bosphore à Istanbul, 2015
  9. De Ferguson à Paris, marchons pour la dignité ! – Tribune publiée sur Médiapart à l’occasion des dix ans du Parti des indigènes de la république et de la marche contre les violences policières menées par un collectif de femmes non blanches à Paris, 2015

Mon avis général

Pour qui n’a pas l’occasion d’assister à ses conférences et discours, avoir l’opportunité d’en lire la retranscription (et ici, la traduction) est une chance de découvrir la vivacité et l’intelligence des propos d’Angela Davis. C’est ainsi avoir la possibilité de réfléchir et de débattre sur des sujets de nos sociétés aussi sensibles, actuels et problématiques, divers mais aussi étroitement liés. Et de se rappeler qu’il est en effet bien trop tôt pour envisager certaines luttes comme achevées, « passées ». Un des axes majeurs de cette anthologie, c’est notamment la continuité des luttes, qu’on ne doit pas étouffer dans des parenthèses historiques. Que les acquis, qu’on parle des droits des femmes ou des droits civiques, le droit au mariage pour la communauté LGBT (entre autres), ne sont pas établis et restent menacés. Aujourd’hui autant voire plus encore qu’hier.
L’actualité ne fait que renforcer la pertinence de ses discours, de ses appels incessants à poursuivre les luttes et à ne pas oublier qu’elles sont plurielles et intersectionnelles.

C’est cette intersectionnalité qui donne l’unité de ce recueil, montrant à quel point il n’est plus possible de considérer d’un seul angle les problèmes de nos sociétés. Angela Davis ne se contente pas simplement de souligner les interconnexions de ces luttes, mais elle rappelle l’importance de créer des liens entre ces différentes réalités (comme le parallèle entre l’apartheid en Afrique du Sud et la ségrégation aux Etats-Unis). Elle invite à y réfléchir communément sans les assimiler à une seule réalité homogène et complexe, mais de les considérer avec un champ de vision plus large de par les relations parfois structurelles qui les rapprochent. D’autant plus que les mobilisations militantes ne sont pas à considérer comme des phénomènes immédiats, répondant seulement à une actualité, mais comme la continuité justement des luttes contre des injustices qui perdurent encore aujourd’hui (à écouter la présentationde l’anthologie par la libraire de L’autre rive, Aurélie Jardel, dans l’émission « Le temps des libraires » sur France Culture*) .

C’est un recueil riche et passionnant dans lequel Angela Davis ne diabolise jamais mais dénonce des pratiques. Elle analyse par exemple les constructions historiques du racisme dans la société américaine, revenant sur la période esclavagiste, la ségrégation, le mouvement pour les droits civiques, l’émergence du mouvement Black Live Matters, les fondements du Black Panthers Party, etc.

Je vous invite également à lire l’excellent article du magazine culturel Diacritik* à propos de ce recueil, qui développe entre autre la critique portée par Angéla Davis envers le capitalisme, qui va au-delà du système économique, mais s’intéresse plutôt à l’individualisation de nos sociétés néolibérales au regard du collectif. C’est-à-dire du sens commun comme de l’action collective totalement inhibée par la conviction de chacun de son impuissance face au monde qu’il ne construit plus mais vit comme un « destin qu’il subit« .

« Une lutte sans trêve » n’est pas uniquement un recueil d’entretiens et de discours passionnants, c’est un livre très actuel qui devient de plus en plus indispensable de nos jours. C’est un appel au réveil de notre conscience aussi individuelle que collective. Les luttes sont multiples, interconnectées, et perpétuelles – et pour tous ceux qui ont contribué à l’amélioration du monde dans lequel on vit, il est essentiel que nous continuions à faire persévérer le combat qu’ils ont initiés et menés, afin que celui-ci ne soit jamais vain.


Extraits :

« Nous devons sortir d’une approche identitaire trop étroite si nous voulons encourager les franges progressistes à accepter tous ces combats comme les leurs. Pour ce qui est des luttes féministes, c’est aux hommes qu’il revient principalement de faire des efforts. Je vois le féminisme non pas comme un courant de pensée fondé sur notre corps sexué, mais plutôt comme une approche théorique, une façon de conceptualiser les choses, une méthodologie qui permet d’orienter stratégiquement nos luttes. Ce qui veut dire que le féminisme n’appartient à personne en particulier. Le féminisme n’est pas monolithique. (…) Je ne pense pas pour autant que les femmes doivent inviter les hommes à participer à leurs combats. Il s’agit plutôt d’encourager une certaine prise de conscience afin que les hommes les plus progressistes sachent qu’il est de leur responsabilité de rallier d’autres hommes à la cause féministe. »
Extrait de l’entretien « Au-delà de Ferguson » par Frank Barat, 2014

« Pour conclure, il s’agit de militer pour une transformation sociale, il y a un principe qu’il convient de garder à l’esprit ; ce principe a été érigé par Martin Luther King, et devrait être le mot d’ordre de tous nos mouvements : « La justice est indivisible. Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde entier. » »
Extrait du discours « Libération noire : des années 1960 à l’ère Obama »


*Crédits


En découvrir d’avantage :

Bilan·Bilans Mensuels

Bilan culture de Janvier 2017

Bonne année du Coq de Feu ! Je ne sais pas si vous avez jeté un œil sur les horoscopes relatifs à cette nouvelle année du calendrier asiatique, mais il semble que 2017 soit vouée à être de bon augure. C’est en tout cas tous mes vœux que je vous adresse !

Comme annoncé dans un de mes bilans annuels de l’année 2016, j’ai décidé de changer un peu de formule pour le bilan mensuel. L’année dernière, j’ai complètement laissé de côté le cinéma, me concentrant uniquement sur un bilan mensuel littéraire. En 2017, j’aimerais faire revenir un peu plus le 7e art sur le devant du blog.

De fait, je vais reprendre de l’idée de mon « Monthly Best Of Books », sauf que le Top 3 concernera dorénavant les trois découvertes culturelles que j’aurais préférées au cours du mois. Et quand je parle de culture, c’est autant pour évoquer les livres, les bandes dessinées de toutes sortes, les films mais aussi pour y inclure les pièces de théâtre et les expositions – ces deux dernières catégories étant un challenge personnel que je souhaite me fixer en 2017 pour diversifier un peu plus le blog !

Sans plus tarder, attaquons donc le premier bilan culturel de 2017…


The Monthly Best Of Culture
Janvier 2017

Autant dire que cette année commence définitivement bien, mais que, sans surprise, mes coups de cœur sont essentiellement des livres, dont deux sont des essais que je vous recommande vivement.

#1 – Watership Down de Richard Adams
Catégorie : Roman
Qui aurait cru qu’une histoire jeunesse autour de lapins allait autant me plaire ? Bien évidemment, il ne s’agit pas d’une simple épopée, le roman est un OVNI littéraire inclassable, mais brillantissime, qui m’a clairement donné envie d’explorer un peu plus la bibliographie de cet auteur anglais !
>>> Lire ma chronique

#2 – Une lutte sans trêve d’Angéla Davis
Catégorie : Essai
C’est difficile de résumer ce recueil de discours prononcés par Angéla Davis. C’est le deuxième recueil que je lis de ses interventions, et je suis encore une fois étonnée de toutes les questions qu’elle m’inspire sur notre société. J’aime tout particulièrement ses pistes de réflexion sur le système pénitentiaire, sur son appel à continuer les luttes, pour la liberté et l’égalité, la paix sociale et internationale. Elle montre à travers ces textes l’importance d’envisager l’intersectionnalité de ces dernières. Encore une fois, ce fut passionnant et enrichissant. Je recommande vivement.

#3 – En quête de L’Etranger d’Alice Kaplan
Catégorie : Biographie
S’il s’agit d’une biographie, Alice Kaplan nous propose cette fois de découvrir la biographie du chef d’œuvre d’Albert Camus. On ne découvre ainsi pas seulement la vie de l’auteur, à travers les reflets que l’œuvre projette de lui, mais plutôt comment l’auteur, de par sa vie, ses expériences, ses réflexions, en est venu à écrire L’Etranger. Quelle est le processus de création qui a mené à la publication d’un monument littéraire ? Et une fois le livre terminé, comment a-t-il réussi à passer toutes les épreuves de la censure pour être publiée en pleine Occupation ? Comment a-t-il été reçu non seulement en France, mais également à L’Etranger ? Existe-t-il une grille de lecture unique et universelle d’une œuvre ? C’est un travail passionnant, écrit avec habilité et fluidité, et extrêmement bien documenté.

Les bonnes surprises :

Catégorie films :

  • Tout en haut du monde de Rémi Chayé
  • Premier contact de Denis Villeneuve

Catégorie livres :

  • Tropique de la violence de Nathacha Appanah

Catégorie BD :

  • Le retour de la bondrée d’Aimee De Jongh
  • Shangri-La de Mathiau Bablet >>> Lire ma chronique

Les bonnes découvertes :

Catégorie films :

Les mauvais élèves :

Catégorie théâtre :

  • Vie et mort de H, Pique-assiette et souffre-douleur de Hanokh Levin, mise en scène de Clément Poirée, au Théâtre de la Tempête

Catégorie films :

  • The Survivalist de Stephen Fingleton

Chroniqués ce mois-ci :


Autres articles publiés :

Bilan Films de 2016

Bilan Livres et BD de 2016

 

BD / Manga / Comics·Bilan·Bilans Annuels

Bilan livres et BD de l’année 2016

A tous et à toutes, je vous souhaite une très Bonne Année 2017 !!!
Qu’elle vous apporte joies, plaisirs et réussites,
Que vos découvertes soient excellentes,
Que vos souhaits se réalisent.

2017 – Année du Coq (dessiné par ©freepik)

Qui dit nouvelle année, dit également bilans !
Et je dois dire que je redoutais un peu ce moment. En termes de découvertes, 2016 a été une année florissante, que ce soit pour les livres que j’ai lus et pour les films que j’ai vus. Difficile de ne pas passer des heures à se décider des TOPs et FLOPs que je retiendrai de cette année !

Retour pour commencer sur mes lectures de 2016, qui furent fort fort fort belles. (Et pour éviter que l’article s’étale sur des kilomètres, je ne reviendrai pas sur chaque lecture. Je mettrai les liens vers mes chroniques directement.)

2016 en lecture

2016, c’est 58 livres lus et le Challenge Goodreads remporté, une grande première ! Il y a de tout : des essais, des romans, des livres coups de cœur et de vraies déceptions.

2016, c’est aussi 55 bandes dessinées et manga savourés. Une petite déception car j’ai trouvé mon année assez fébrile en termes de découvertes, même si certaines furent tout à fait excellentes.

2016, c’est ma première participation au Grand Prix des Lectrices ELLE. Je me suis inscrite un peu sur le tard avec l’envie de découvrir et de sortir de mes sentiers battus. C’était aussi un challenge que de se voir non seulement une pile à lire imposée mais aussi une limite de temps et une régularité qui nécessitait un peu de rigueur. Le Prix n’est pas terminé, nous avons encore quelques pré-sélections à lire et annoter avant que les vainqueurs du prix ne soient définitivement élus.
Dans ce bilan de mi-parcours, il y a vraiment de tout : des livres qui ont été difficiles à lire, des livres qui m’ont surprise, et quelques bonnes découvertes.

2016, c’est ma première participation à la BD fait son festival de Price Minister, ma deuxième participation au Prix du Roman Fnac et ma troisième participation au Match littéraire de la rentrée de Price Minister. Trois occasions de découvrir une bande dessinée puissante (Catharsis de Luz) et des romans passionnants (Maintenant ou jamais de Joseph O’Connor, Petit Pays de Gaël Faye…).

Maintenant, place aux TOPs et FLOPs ! Lire la suite « Bilan livres et BD de l’année 2016 »

Bilan·Bilans Mensuels

Avril 2016 – Monthly Best of Books

Vous ne voyez pas le bouton « Like » et les commentaires ? Lisez l’article directement sur le blog !


Dithyrambique. Quel joli mot, n’est-ce pas ? J’en ferai bien un pays imaginaire, la Dithyrambie, ce lieu rêvé où on peut s’enthousiasmer de tout, et surtout de très bonnes choses – celles qui nous font vibrer, qui nous font réfléchir, qui nous font rêver et qui nous inspirent. Un pays où on se sent bien, parce qu’on y découvre des choses qui nous font grandir, qui nous élèvent ou tout simplement qui nous procurent un sentiment de bien-être.

Je crois qu’en termes de lecture, j’ai franchi les frontières de ce pays chéri, car les belles découvertes pleuvent presque continuellement depuis ce début d’année, à tel point que tout en ayant eu une mini-panne de lecture, ce mois d’Avril n’en demeure pas moins aussi riche que tous les mois précédents réunis.

Pourvu que ça dure.

***

The Monthly Best Of Books
Avril 2016

*

#3 – Le Grand Méchant Renard – Benjamin Renner (9/10)
BD, humour

Sans titre-2

3 phrases ou expressions pour le décrire :
« Une BD qui, l’air de rien, est jubilatoire et tellement bien fichue »
« Drôle, attendrissante, surprenante »
« Outre la BD, le trailer interactif conçu par les éditions Delcourt et Benjamin Renner est un must qu’il faut découvrir ! >>> » »

*

#2 – Les Outrepasseurs, tomes 2 et 3 – Cindy Van Wilder (9/10)
Roman, Young Adult, Urban Fantasy
>>> Lire ma chronique

Les Outrepasseurs tome 2

3 phrases ou expressions pour le décrire :
« Un second tome excellent ! »
« Je ne sais pas ce que j’ai préféré dans cette trilogie : est-ce l’univers travaillé ? Les personnages fouillés ? Les relations jouissives ? Les multiples intrigues prenantes ? Le récit très original ? »
« La boule au ventre, j’ai refermé la dernière page avec la sensation de faire mes adieux à des amis chéris »

*

#1 – Angela Davis sur la liberté, petite anthologie sur l’émancipation – Angela Davis (10/10)
Essai, Féminisme, Liberté

angéla davis3 phrases ou expressions pour le décrire :
« Une anthologie bien pensée qui rassemble judicieusement des discours, textes, cours, analyses littéraires – passionnants »
« Des déclinaisons variées et complémentaires apportant un réel éclairage sur le sujet qu’il traite en fond : la liberté »
« A travers cette question philosophique, Angela Davis dénonce toutes formes d’oppressions, notamment l’esclavagisme, le racisme, le système carcéral, la violence envers les femmes, etc. »

*

Aussi lus ce mois-ci :

Catégorie Romans :

Catégorie BD :

  • Les Echos Invisibles, Tomes 1 et 2, de Grazia La Paluda et Tony Sandoval (5/10)
  • Château de Sable de Frederik Peeters et Pierre Oscar Levy (6/10)
  • Carthasis de Luz >>> Lire ma chronique
  • Cloth Lullaby d’Amy Novesky et Isabelle Arsenault (9/10)

Catégorie Manga :

  • Sunny, tome 6, de Taiyou Matsumoto (9/10)

Catégorie Essais :

  • La géopolitique des séries de Dominique Moisi (6/10)
Bilan·Bilans Mensuels

Mars 2016 – Monthly Best of Books

Mars, c’est fini, tout comme l’hiver. Et avec le printemps, j’ai très hâte que le soleil revienne se poser un peu plus longtemps dans les parages. Tu me manques, sais-tu !

Certains ont dû voir venir les derniers jours de leur PAL d’Hiver, alors avez-vous pu tout lire ?
Personnellement, j’ai souvent désiré me faire une sélection de livres, soit à thème soit par saison. J’aime bien extraire de ma bibliothèque une série de livres qui me donnent envie. Par contre, quand il s’agit de la suivre, rien n’est moins sûr. En fait, c’est presque tout le contraire : on peut parier que je ne lirai rien de ce qui s’y trouvera. Un autre bouquin, mis de côté ou oublié, me sautera à la vue et l’urgence de le lire rendra tout autre choix obsolète. De fait, j’ai cessé de faire des PAL et laissé libre court à mes envies passagers, fugaces, éclairs. Le moment du choix, du dilemme !, est un délice, me rendant toujours empressée de m’y retrouver à nouveau.

***
The Monthly Best Of Books
Mars 2016

*

#3 – Père et Fils de Mi TAGAWA (7/10)
Manga, Slice of life

3 phrases ou expressions pour le décrire :
« Si doux, si touchant »
« La couverture est à l’effigie du manga : d’une tendresse absolue »
« Une vraie pause dans la journée, un plaisir à lire »

*

#2 – Je suis ton père, La saga Star Wars, l’Amérique et ses démons – Thomas SNEGAROFF (7/10)
Non-fiction, Essai

3 phrases ou expressions pour le décrire :
« Super intéressant, même sans être un aficionado de la saga »
« On révise l’histoire des États-Unis d’une autre façon »
« Il met en lumière toute la recherche effectuée par George Lucas pour faire de sa saga une épopée générationnelle »

*

#1 – La Horde du Contrevent – Alain DAMASIO (10/10)
Science-Fiction
>>> Lire ma chronique

3 phrases ou expressions pour le décrire :
« Pas si facile au démarrage mais très vite captivant »
« Jouissif, on rechigne au début à le commencer, on rechigne à la fin à le finir »
« Un sacré culot »

Aussi lu ce mois-ci :

Catégorie Romans :

Nos âmes jumelles de Samantha Bailly (7/10)
Nos âmes rebelles de Samantha Bailly (7/10)

Catégorie Manga :

Hello Viviane ! de Gao Zhao (6/10)

Bilan·Bilans Mensuels

Février 2016 – Monthly Best Of Books

Il y a tellement de livres que je voudrais lire, de bandes dessinées que j’aimerais découvrir, et chaque mois c’est à la fois avec satisfaction et frustration que je dresse le bilan. Certes, ce fut un mois encore très positif en termes de lectures enrichissantes. Toutefois, je regarde également ma PAL et ma wishlist continuer à grandir indéfiniment, sans parler de tous ces livres que je devrais lire pour ma culture générale, et je me mets à rêver d’avoir toutes mes journées pour flâner au milieu de mes lectures que j’enchainerai, que j’alternerai, que j’abonnerai aussi – il n’y a rien de mal à ça.

Février fut donc un mois plutôt faste. Et voilà que Mars a pointé son nez et avec lui de nouvelles perspectives. Si seulement j’avais le temps de tout faire !

***

The Monthly Best Of Books
Février 2016

*

#3 – Le Samourai Bambou, Tome 1 de Taiyou Matsumoto – 8/10
Manga
Historique

JQ_Takemitzu_01.qxd

Quelques mots ou expressions pour le décrire :
« Des dessins fantasques, des personnalités colorées »
« Original, rafraichissant et étrangement poétique »
« Curieux, étrange, intriguant, bizarre et génial à la fois »

*

#2 – Phallaina de Marietta Ren – 10/10
Bande défilée
Drame

phallaina.jpg

Quelques mots ou expressions pour le décrire :
« Une nouvelle façon de vivre les bandes dessinées »
« C’est immersif, jouissif, intense, on est plongé dans l’ambiance particulier et l’atmosphère électrisante »
« J’en redemande ! »

*

#1 – We should all be feminist de Chimamanda Ngozi Adichie– 10/10
Essai
Féminisme

we should all feminist

Quelques mots ou expressions pour le décrire :
« En l’espace de quelques dizaines de pages, Chimamanda Ngozi Adichie rend clair les raisons qui font du féminisme un combat nécessaire pour tout le monde »
« Pertinent, concis, terriblement efficace »
« Avec un texte léger, mais percutant, qui le rend à la portée de tous et qui s’adresse à tous »

Aussi lu ce mois-ci :

Catégorie Romans :

  • Breakfast at Tiffany’s de Truman Capote – 8/10
  • Phalène fantôme de Michèle Forbes – 7/10 >>> Lire ma chronique

Catégorie Non-Fiction :

  • Françoise de Laure Adler – 8/10

Catégorie BD :

  • Les vieux fourneaux, Tome 1 : Ceux qui restent, de Paul Cauuet et Wilfrid Lupano – 7/10 >>> Lire ma chronique

Catégorie Manga :

Bilan

Et si nous mettions un point sur nos lectures ? #7

Alors que je préparais ma dernière chronique, je me suis soudain rappelée que cela faisait un certain temps que je n’avais pas fait le point sur ce que j’ai lu. En effet, mon dernier point lecture remonte… en Septembre ! J’ai donc une dizaine d’œuvres à présenter, et je ne sais pas exactement comment je vais pouvoir vous proposer un billet qui ne fasse pas dix pieds de long. (Ça ne sera pas le cas.)

De fait, je vais d’ores et déjà écarter les œuvres chroniquées, elles seront récapitulées en fin d’article, avec les liens pour chaque chronique. Pour le reste, je vais les diviser en catégorie, aussi si vous êtes plus intéressés par les bandes dessinées que par les romans ou par les essais, vous n’aurez qu’à défiler rapidement vers celle-ci !

Et comme ce billet sera de toute façon plutôt long, commençons dès à présent ! Lire la suite « Et si nous mettions un point sur nos lectures ? #7 »

Bilan·Bilans Mensuels

Janvier 2016 – Monthly Best Of Books

Le premier mois de l’année s’est terminé. Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais Janvier me semble toujours un peu particulier, presque privilégié. D’une part, parce qu’on y dresse un bilan de l’année passée, qu’on se donne les bonnes résolutions de celle qui arrive. Mais aussi parce qu’on espère toujours pour l’avenir le meilleur, et que ce nouveau démarrage nous laisse tout envisager. De fait, on se sent motivés comme personne.

Alors, peut-être est-ce pour cela que je garde l’impression d’un mois très positif – et ça fait du bien.

***

The Monthly Best Of Books
Janvier 2016

*

#3 : Les Outrepasseurs, Tome 1 : Les Héritiers de Cindy Van Wilder – 7/10
Roman
Fantastique, Historique, Young Adult

outrepasseurs 1

>>> Lire ma chronique

3 mots ou expressions pour le décrire :
« Étonnant et radicalement original »
« Bien écrit, bien mené, bien prenant »
« Un univers dense mais trop peu exploité, c’en serait frustrant !« 

*

#2 : Sunny (Tomes 1 à 4) de Taiyou Matsumoto – 9/10
Manga
Slice Of Life, Enfancesunny

3 mots ou expressions pour le décrire :
« De la tendresse, de la nostalgie, de la finesse« 
« Mon intuition fut excellente : un manga doux, intense, plein de nuances« 
« Des héros attachants, impitoyables, profonds« 

*

#1 : Between the World and Me de Ta-Nehisi Coates – 10/10
Essai
Racisme

CaEdPFAWkAILsGs.jpg large

3 mots ou expressions pour le décrire :
« Un essai intelligemment écrit, fluide, à la portée de tous« 
« Il ouvre le regard sur une réalité qu’on a tendance à oublier, à minimiser« 
« Et l’on se demande si nous aussi, on fait partie de ceux qui Rêvent« 

Aussi lu ce mois-ci :

Catégorie « Romans » :

  • L’homme de la montagne de Joyce Maynard – 6/10
  • A Thousand Pieces of You de Claudia Gray – 5/10

Catégorie « Mangas » :

  • Histoires courtes de Naoki Urasawa – 8/10