Un dernier billet pour 2017

Un dernier billet pour 2017

2017 touche à sa fin et il est temps de dresser un bilan du blog. Contrairement à mes envies de début d’année, je n’ai pas consacré beaucoup de temps à ce dernier, et tend à y consacrer de moins en moins. Comme toujours, je vous confirme que l’envie ne me manque pas, mais le temps et l’inspiration me font souvent défaut. Le format également, puisqu’une chronique me prend plusieurs heures de réflexion, d’écriture, de corrections – parfois pour tout effacer. Mes résolutions ne seront pas les mêmes cette année, car je ne sais toujours pas si je parviendrai à retrouver un rythme régulier. Pour autant, chaque fois que j’arrive à prendre du temps sur l’écriture d’une chronique ou d’un billet, j’y prends toujours un grand plaisir. Aussi, je n’abandonne pas vraiment White Pages, berceau précieux où je retrouve mes souvenirs de lecture et d’expériences cinématographiques, théâtrales et autres. Pour moi qui n’ai pas grande mémoire, c’est un lieu réconfortant où je peux retrouver celle que j’ai été l’espace d’un instant, face à une œuvre qui m’aura touché, déçue, laissée indifférente, révoltée, cultivé, etc.

C’est également un lieu rassurant, où je peux relire une chronique et m’étonner de l’avoir écrite. Non que mes écrits soient tellement brillants, ou même originaux, mais le fait même d’en avoir été la source est en soi gratifiant. Un bon moyen de se remonter le moral quand on se confronte à un obstacle qui nous fait douter de nous-même. Après tout, c’est ce que l’écriture m’a toujours offert en retour des heures passées à la pratiquer, et c’est certainement pour cela, aussi, que je l’aime.

2017 aura été une année de changements dans ma vie professionnelle comme privée. C’est plutôt du positif que j’en retire et de l’espoir pour que 2018 soit encore meilleure.

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The Handmaid’s Tale de Margaret ATWOOD

The Handmaid’s Tale de Margaret ATWOOD

The Handmaid’s Tale (La Servante Écarlate)
Ecrit par Margaret ATWOOD
Publié aux éditions Penguin (collection Vintage Classics), 2010
Dystopie
336p, 10,49€ PF broché 6,50€ numérique
Sur le site de l’éditeur


LES BONNES DECOUVERTES


Résumé :
« Offred is a Handmaid in the Republic of Gilead. She has only one function: to breed. If she deviates, she will, like dissenters, be hanged at the wall or sent out to die slowly of radiation sickness. But even a repressive state cannot obliterate desire – neither Offred’s nor that of the two men on which her future hangs. »


Après avoir entendu tellement d’éloges sur ce roman, après avoir vu la vague déferlante des avis positif sur la série, j’ai finalement sauté le pas et lu La Servante Écarlate. Je ne ferai pas l’affront de dire « et j’ai été déçue » – ce ne serait pas exact car je lui reconnais bon nombre de qualités qu’on lui attribue. Pour autant, je n’ai pas apprécié ma lecture. Comment expliquer le mélange de « j’aime » et « je n’ai pas trop aimé » entre lesquels je me trouve ?

Avant tout, autant le dire : la qualité du livre est son fond. Ce traitement de la violence subite par les femmes, dans une société gouvernée par le fanatisme religieux sous fond de pandémie rendant stérile une bonne partie de la population, est très bien exploité. Sous couvert de les protéger et de garantir la pérennité de l’espèce humaine, toutes ces excuses ne servent en réalité qu’à justifier l’exploitation et l’aliénation une fois de plus imposée aux femmes, véritables boucs émissaires de la société dont même les mieux loties ne sont guère enviables. Le roman est en réalité bien plus atmosphérique qu’autre chose. Avec son découpage, soigneusement ordonné par thématique, il prend le temps de développer chaque aspect glaçant de cet univers confiné et machiste – qui semble hors du temps, à la fois proche et très distant de celui du lecteur. La violence est sourde, latente, pernicieuse, en filagramme, et ainsi très horrifiante. Et donc, très efficace.

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Monthly Best Of Culture – Septembre & Octobre 2017

Monthly Best Of Culture – Septembre & Octobre 2017

Cette année, comme tous les jeunes, mon Septembre a été le mois de la rentrée et du changement – changement de boulot et changement d’appartement. Ce qui implique forcément d’être beaucoup moins disponible. Aussi, à moins de faire un TOP 3 avec trois œuvres, il ne me restait plus qu’à patienter Octobre et espérer avoir un meilleur bilan – et que mes vœux soient exaucés !


The Monthly Best Of Culture

– Top 3 ! –

#1 – A Taxi Driver de Jang HOON

>>> Lire ma chronique

Comme je viens tout juste d’en publier une chronique, je vous laisse donc plutôt aller la lire en cliquant ici.
Mais c’est un très bon biopic, un excellent film historique, et un très touchant hommage au chauffeur de taxi qui conduisit un reporter journaliste venu à Gwangju filmer la violente répression militaire envers la population alors que celle-ci luttait pour la démocratie du pays. C’est un film grand public d’une très belle facture, avec un excellent acteur central, des personnages très bien construits, et une mise en scène efficace.
Un énorme succès à la Corée du Sud qui mériterait le même accueil ici !

#2 – Le Cycle des Robots #1 Les Robots et #2 Un défilé de robots d’Isaac ASIMOV

Est-il encore nécessaire de le présenter ?
Ce cycle qui a donné naissance aux Trois Lois de la Robotique, de très nombreuses fois reprises dans les œuvres SF au fil des décennies et encore aujourd’hui et qui est également très souvent citée dans les milieux scientifiques. Isaac ASIMOV se désolait dans un préambule de devenir peut-être le scientifique reconnu pour avoir créé une science fictive, il se révèle en réalité son fondateur. Est-il de fait nécessaire pour vous donner plus envie de le lire ?
Soit : d’une part, c’est très bien écrit. Réputé vulgarisateur, il est aussi bon écrivain, avec un ton décalé à souhait, qui rend la lecture fluide, plaisante, amusante parfois, mais tout en y mêlant un fond à la fois scientifique mais aussi humain, car il traite autant de problèmes mathématiques que de sujets de société. Il parle ainsi de religion, de tolérance, de conscience (humaine et / ou individuelle), de technologie, d’intelligence humaine, d’intelligence artificielle, de la complémentarité ou opposition des deux, de moralité, d’émancipation, de ce qu’être humain veut dire, de l’âme… C’est passionnant, instructif, divertissant, pertinent.
Alors, convaincus ?

#3 – Blade Runner de Scott RIDLEY

Encore et toujours de la SF. Oui – je plaide coupable !
C’est bien un genre qui m’intéresse de plus en plus, car il est très vaste, non seulement en termes de styles, mais aussi de sujets. Il peut être complètement fantasque, à la limite du fantastique ; il peut être divertissant, un page turner, une machine à imagination ; mais il peut aussi être contemplatif et intimiste. Et c’est le cas d’une œuvre comme Blade Runner, du moins l’interprétation qu’en a fait le réalisateur, car je n’ai pas encore lu l’œuvre originale de Philip K. Dick (un jour prochain, sans doute).
Avant tout, c’est un film qui est visuellement fascinant. Sa direction artistique est assez dingue, tellement soignée que malgré les années, il ne semble n’avoir que peu vieilli. Les effets spéciaux ne sont pas aussi dingues en soi que les images d’aujourd’hui, mais ils ont du cachet dans l’univers visuel dans lequel ils s’inscrivent. Ce qui est efficace, c’est le tout que le film compose. Et pour le cas, c’est un film où le fond, le scénario, la musique et l’image sont une unité qui le rendent ainsi particulier et savoureux.

Aussi découverts ce mois-ci :

Les bonnes surprises :

  • La planète des singes de Pierre BOUILLE [Livre] >>> Lire ma chronique
  • Téhéran Tabou d’Ali SOOZANDEH [Film]
  • Vanishing Time : A boy who returned de Tae-Hwa UHM [Film] >>> Lire ma chronique
  • Le regard de Ken LIU [Livre]
  • Faith tomes #1 à 3 de plusieurs artistes [Comics]
  • Le château des étoiles #1 d’Alex ALICE [BD]

Les bonnes découvertes :

  • The wicked + The divine #1 de Jamie MCKELVIE, Kieron GILLEN et Matthew WILSON [Comics]
  • Mushishi #1 de Yuki URUSHIBARA [Manga]
  • Marie- Antoinette de Sofia COPPOLA [Film]
  • Au-revoir là-haut d’Albert DUPONTEL [Film]
  • Le grand mystère des règles de Jack PARKER [Livre]
  • To your eternity #3 de Yoshitoki OIMA [Manga]
  • Green mechanic #2 de Yami SHIN [Manga]

Les découvertes :

  • La planète des singes #3 Suprématie de Matt REEVES [Film]
  • Riens du tout de Cédric KAPLISH [Film]
  • Sangsues tomes #1 à #5 de Daisuke IMAI [Manga]
  • Comment vivre en héros de Fabrice HUMBERT [Livre]

Les mauvais élèves :

  • Wind river de Taylor SHERIDAN [Film]

Chroniqués dernièrement :


Aussi publié :

A Taxi Driver de Jang Hoon (Festival du Film Coréen à Paris 2017)

A Taxi Driver de Jang Hoon (Festival du Film Coréen à Paris 2017)

A Taxi Driver
Réalisé par Jang HOON
2017
Biopic, Historique
Cinéma sud-coréen
Sur Senscritique – 7,8/10
Sur Allocine – 3,4/5


LES COUPS DE COEUR !


Résumé :
« En mai 1980, un chauffeur de taxi conduit un journalise allemand à Gwangju, en plein milieu du mouvement pour la démocratisation.« 


Excellent. Comment le décrire autrement ? Il s’agit avant tout d’un film historique et d’un bel hommage rendu à ce chauffeur de taxi, dont la réelle identité reste méconnue. Il a conduit le journaliste allemand, Jürgen Hinzpeter, au sein de la ville de Gwangju, pour couvrir le soulèvement de la population qui milite pour la démocratisation de leur pays dans les années 80. Sévèrement réprimée par l’armée qui tire à balles réelles, la violence des conflits est tue par le gouvernement qui bloque tout accès à la ville et censure toute la presse. Ce sont ainsi les vidéos du journaliste allemand qui vont dévoiler au monde entier l’inhumanité de ses actions. Mais le film ne dresse pas le portrait héroïque du reporter étranger, il filme au contraire les événements à travers le regard du chauffeur de taxi sud-coréen, donnant ainsi au spectateur une grande proximité aux événements et à la population et rendant tangible toute l’horreur de cette période.

Il s’agit également d’une œuvre cinématographique dont les qualités sont indéniables. Que ce soit dans la mise en scène, la construction narrative du récit, la mise en place des personnages, le jeu des acteurs, les plans, techniquement et scénaristiquement, A Taxi Driver est de très belle facture, surtout pour un film grand public, abordable par tout type de spectateur, peu importe ses préférences. Son efficacité vient notamment de cette construction narrative, son démarrage en douceur, avec même un ton très léger et un humour présent. Le personnage du chauffeur de taxi, central donc, est une excellente figure qui sert notamment de pivot, pour nous sombrer en douceur, mais inexorablement, dans l’horreur.

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Vanishing time : A boy who returned de Tae-Hwa UHM (Festival du Cinéma Coréen à Paris 2017)

Vanishing time : A boy who returned de Tae-Hwa UHM (Festival du Cinéma Coréen à Paris 2017)

Vanishing Time : A boy who returned
Réalisé par Tae-Hwa UHM
2016
Drame, Fantastique
Cinéma sud-coréen
Sur Senscritique – 7.3/10


LES COUPS DE COEUR !


Résumé :
« Après la mort de sa mère, Su-rin, 14 ans, vient s’installer sur une île avec son beau-père. Elle se lie d’amitié avec Sung-min, un orphelin qui partage son goût du mystère et des phénomènes étranges. Avec deux autres garçons, ils partent un jour en forêt pour assister à une explosion prévue pour la construction d’un tunnel. Mais en chemin, ils tombent sur une grotte dans laquelle ils vont trouver un objet qui va bouleverser leur existence…« 


Le 12e Festival du Cinéma Coréen de Paris a eu lieu au cinéma Publicis cette semaine, l’occasion d’y découvrir des films qui n’auraient autrement pas eu la chance de sortir dans nos salles – à fort regret, d’ailleurs. Ces dernières années, après le Japon, c’est la Corée du Sud qui apporte un vent de renouveau dans nos salles obscures. Pour le moment, je n’y ai découvert que de très bonnes œuvres, si ce n’est excellentes, au moins ayant un fort potentiel. Et c’est de même lors de ce festival, des deux œuvres que j’ai vu, l’une est excellente (A Taxi Driver de Jong HOON – dont j’espère vous parler prochainement) et l’autre très prometteuse : Vanishing Time : a boy who returned de Tae-Hwa UDeuxième long métrage du réalisateur, c’est une œuvre qui s’est longuement métamorphosée : d’un thriller noir et glaçant, mêlant un brin de fantastique, l’auteur a finalement changé de regard et y a apporté une teinture fort différente : celle d’une fable fantastique sur l’enfance, sur le passage à l’âge adulte, sur l’ouverture et l’innocence du regard d’enfant, plus prompt à accepter de voir au travers du fantastique, une part de réalisme. Un film qui n’est pas sans rappeler les films de notre enfance, à la fois au niveau du style et de l’ambiance, du sentiment qu’il provoque, comme par exemple Les Goonies de Richard Dooner. Mais attention à ne pas oublier qu’il s’agit d’une réalisation coréenne, et que leur cinéma (en tout cas, celui que j’ai vu jusqu’ici) est souvent empreint d’une certaine part d’ombre, qui en fait un film en direction d’adultes, bien qu’à la portée d’enfants.

Un groupe d’enfants décident de braver les interdits et d’aller voir en montagne les travaux qui sont menés pour créer un nouveau tunnel et qui provoquent des explosions. Lors de leur pérégrination, ils vont découvrir une caverne qui renferme une espèce de trésor lumineux, étrange, dont un des garçons pensent être un œuf du gobelin du temps, dont son grand-père parlait. Tandis que la fille du groupe, et l’héroïne du film, repart dans la caverne pour récupérer une épingle à cheveux que sa défunte mère lui a donnée, l’un des garçons Sung-Min, le héros du film, va casser l’œuf, par curiosité de voir ce qu’il renferme. Une explosion retentit, et la petite Su-Rin échappe de justesse à l’effondrement de la caverne. Mais quand elle ressurgit à l’extérieur, les trois garçons ont disparu.

C’est un film intimiste, oú chacun peut avoir sa propre interprétation sur ce qu’il propose. La jeune Su-Rin ne s’entend pas avec son beau-père, n’a que Sun-Min comme ami, est considérée comme bizarre par ses camarades au regard du blog sur les expériences extracorporelles qu’elle tient. Aussi, quand elle est la seule à revenir de l’expédition et qu’elle est incapable de donner une explication qui parait aux adultes suffisamment raisonnée pour être crédible, elle se retrouve encore plus isolée. C’est là l’opposition des regards entre l’enfant et les adultes qui est mise en scène, marquant le manque d’écoute et d’ouverture d’esprit des adultes, qui, au fur et à mesure des années, s’ancrent dans le réel et ont de plus en plus de difficulté à entendre les paroles de l’enfant, fantasques. Le film réussit en douceur à faire ressentir le sentiment de solitude, d’isolement, de la jeune Su-Rin, qui ne sait plus vers qui se tourner. Et c’est sans doute ce qui explique la facilité avec laquelle elle croira l’histoire de Sun-Min et tentera coûte que coûte de le défendre.

Car le film suit également ce qui est arrivé au jeune Sun-Min et ses deux amis. C’est autour de lui que l’oeuvre met en scène tous les questionnements de l’enfance et le passage à l’âge adulte. Et c’est sans doute dans cette partie du film que la part d’interprétation est la plus forte, la mieux amenée, et la plus marquante. Je pense que, plus tard, lorsque je repenserai à cette œuvre, ce sont ces scènes qui me reviendront en mémoire car ce sont mes passages préférés du film. Toute l’émotion y est juste et variée. On passe des moments doux, amusants et nostalgiques de l’enfance dans sa part d’innocence pure et nonchalante à des moments de gravité oú l’enfant se retrouve soudain confronté à la réalité, aux conséquences de ses actes, et commence à s’interroger sur les lendemains. Il s’interroge alors sur son avenir, sur le sens de ce que « devenir adulte » implique. Est-ce seulement une question d’âge légal ? Est-ce une métamorphose interne ? D’attitude ? Un choix ? Une nécessité ? Toute cette partie est remplie de métaphores, que ce soit dans les dialogues, les actes, la situation ou le décors.

Je pourrais longuement disserter sur le temps arrêté, qui pourrait s’interpréter comme la représentation la plus pure de l’enfance. Cette période de nos vies oú le lendemain est déjà une idée abstraite, alors que le temps présent est tellement riche en possibles. Oú le futur est déjà présent parce qu’il suffit d’imaginer pour y être. Oú on peut passer des heures à jouer ou à lire sans se poser des questions sur ce qu’on pourrait faire de ce temps, qu’on dira plus tard, un temps constructif, c’est-à-dire qui sert avant tout à préparer l’avenir, vers lequel le présent de l’adulte sera alors tourné. Le temps arrêté, c’est l’enfance, parce qu’il est ralenti, il laisse place à l’ennui. L’enfant s’ennuie beaucoup mais c’est aussi une période oú on en a pas peur, parce qu’on a pléthore de temps, ou du moins qu’il semble passer au ralenti. C’est l’enfance aussi, parce qu’il est déterminé à finir un jour, on ne sait jamais vraiment quand, et c’est toute la question. Le temps arrêté comme métaphore de l’enfance, c’est aussi interprétable quand le film met en opposition Su-Rin, qui a toujours 14 ans, et Sun-Min, vieilli de quinze ans, mais qui semble bien moins mature, mais déconnecté et perdu, dans un décalage qui le condamne à une vie, non pas ratée, mais manquée.

Le film met aussi en scène de très beaux passages sur l’amitié, entre Su-Rin et Sun-Min. Etant orphelin, l’amitié de Su-Rin se révèlera pour lui un lien indispensable qui le raccroche à la vie, au réel, à l’espoir d’être reconnu. C’est cette dernière notion qui marque l’émotion autour du personnage de Sun-Min et son désespoir de convaincre Su-Rin de son identité. Une émotion forte car, autrement, si personne n’est capable de le reconnaitre, il serait véritablement seul et n’aurait pas de raison de continuer. Ce qui amène aussi l’interprétation suivante : qu’on n’existe seulement par la reconnaissance des autres de qui on est. Et de fait, la solitude est un des thèmes émotionnels phares du film, qui rend autant plus fortes les premières scènes d’amitié des deux jeunes héros.

Le réalisateur m’a parfois surprise car on ne sait pas toujours oú il veut vraiment en venir. Les scènes de la dernière partie sont notamment assez maladroites, proche d’un mauvais thriller, et manquent de cohérence avec ce qui précède en proposant une résolution qui tire en longueur et paraît un peu décousue. L’intensité n’y est plus vraiment émotionnelle, mais surtout très scénarisée pour clôturer l’histoire, et ce n’est pas forcément très bien amené. Cela révèle une faiblesse de scénario et aussi l’incertitude ressentie sur le film qu’a voulu proposer le réalisateur. Sans cela, l’œuvre aurait gagné en maturité et en cohérence globale. Les acteurs ne sont plus tous égaux. Les toutes premières scènes du film sont assez en-dessous du reste du film, avec une mise en scène, comme ses jeunes acteurs, qui peine à se fluidifier et fonctionner.

Cela n’empêche pas Vanishing time : a boy who returned d’être, malgré ces quelques inégalités, un très beau film, autant visuellement que dans le fond qu’il propose. Le décors, la couleur du film, les variations sont vraiment appréciables et contribuent grandement à l’atmosphère du film. Globalement, je suis vraiment charmée par la proposition et je vous recommanderai bien entendu de le découvrir si on a la chance de le voir sortir dans d’autres salles françaises ou en DVD/Blu-ray.


Bande d’annonce :

La planète des singes de Pierre Boulle

La planète des singes de Pierre Boulle

La Planète des Singes
Ecrit par Pierre BOULLE
Publié aux éditions Pocket, 2017 (nouvelle édition), 1963 (édition originale)
Science-fiction
4,70€ poche 193p
Sur le site de l’éditeur


LES BONNES SURPRISES


Résumé :
« Y a-t-il des êtres humains ailleurs que dans notre galaxie ? C’est la question que se posent le professeur Antelle, Arthur Levain, son second, et le journaliste Ulysse Mérou, lorsque, de leur vaisseau spatial, ils observent le paysage d’une planète proche de Bételgeuse : on aperçoit des villes, des routes curieusement semblables à celles de notre Terre. Après s’y être posés, les trois hommes découvrent que la planète est habitée par des singes. Ceux-ci s’emparent d’Ulysse Mérou et se livrent sur lui à des expériences. Il faudra que le journaliste fasse, devant les singes, la preuve de son humanité… »

Après avoir vu le dernier film de la trilogie, inspirée du roman dont elle propose un prélude revisité, j’avais très envie de me faire une idée sur l’histoire originale. L’occasion de découvrir une œuvre de science-fiction dont, au final, je n’avais pas vraiment idée du contenu. Quelle surprise d’y découvrir autant de réflexions sur l’humanité, sur l’évolution des espèces, sur les préjugés, sur le dogmatisme, sur la soi-disant suprématie humaine. Quelle mise en abyme géniale de nous-mêmes dans une société qui nous ressemble, mais inversée, où l’Homme est un animal et le singe l’être supérieur, car doté d’une âme identifiable et auto-proclamée. Nul doute que, si les films s’inspirent bien des tenants de cette histoire, elles n’en gardent souvent que l’aspect spectaculaire, pour laisser de côté le sujet même du récit.

Or, c’est une analyse et une critique de notre société, qu’il faut lire – du moins, que j’ai lu. Découpé en plusieurs parties – plusieurs phases – et suivant les pensées d’un journaliste, Terrien, plongé dans un monde qui lui est aussi familier qu’étranger, on se retrouve confronté par les multiples états émotifs et psychologiques, qui l’amènent presque à la folie. On est immergé et il est difficile de ne pas ressentir de l’empathie, et un sentiment de malaise aisément compréhensible, mais assez troublant. Le livre est efficace, car au-delà de l’aspect fantastique, la construction de cette société est tellement réaliste, la psychologie des singes si bien développée, les relations si complexes, que tout paraît d’une crédibilité qui en est gênante. Oui, car il faut bien se dire que tout ce qui est décrit n’a pas été inventé.

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#RLN2017 : La Rentrée Littéraire du Net 2017 (du 10/08 au 15/10)

#RLN2017 : La Rentrée Littéraire du Net 2017 (du 10/08 au 15/10)

La Booktubeuse PikoBooks, dont je vous invite à découvrir sa chaîne ou son blog (elle est passionnante !), propose de s’approprier la rentrée littéraire afin de mettre en lumière d’autres auteurs ou d’autres maisons d’édition que ceux qu’on retrouve(ra) forcément dans tous les médias, et qui sont déjà bien connus et n’ont pas forcément besoin de plus de publicité.

Comme elle le rappelle, il ne s’agit pas de dire qu’ils le déméritent, mais tout simplement qu’ils ne sont pas les seuls !

Elle propose ainsi deux choses. La première, et c’est évident, c’est simplement de parler de sa rentrée littéraire : de son rapport avec cette période de l’année et des livres, des auteurs ou des maisons d’édition qu’on aime et dont un ou plusieurs titres prévus pour la rentrée littéraire nous ont fait de l’œil. La seconde, c’est un challenge : celui de parler de sa rentrée littéraire et de s’engager à lire au moins deux titres sortis entre août et octobre. Je vous invite à cliquer ici pour en savoir plus !

Quant à moi, je n’aurais pas le temps de faire le challenge (et puis, je m’y tiens jamais), aussi je vais me contenter de vous citer une dizaine de livres qui me tentent de cette rentrée littéraire. Et comme je suis toujours aussi bavarde, je ne citerai pour chaque livre que 3 ou 4 raisons qui me donnent envie de les lire ! A vous de vous montrer curieux en cliquant sur les titres pour aller lire les résumer directement sur le site des éditeurs.

Allez, c’est parti!

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Monthly Best Of Culture – Août 2017

Monthly Best Of Culture – Août 2017

Ah, l’été. Mais où es-tu passé ?

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THE MONTHLY BEST OF CULTURE
Août 2017

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LE TOP

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#1 – The Tatami Galaxy (四畳半神話大系) de Masaaki YUASA
Catégorie : Série d’animation japonaise

Si elle ne compte que douze épisodes (en réalité, onze épisodes, auquel un bonus est venu s’ajouter), il est difficile de la résumer tellement cette série d’animation japonaise est originale – dans tous les sens possibles du terme. On suit onze facettes de la vie étudiante qu’aurait pu avoir le protagoniste (qui ne sera jamais directement nommé) en fonction de ses choix de clubs. Son ambition est pourtant simple : trouver un club qui l’aiderait à mener une vie en rose durant laquelle il se trouverait une copine aux cheveux noirs pour la partager. Mais rien ne semble cependant jamais aller comme il le faut et sa vie étudiante se résume systématiquement à un cuisant échec. Ainsi au fil des épisodes, on suit ses multiples déboires à travers le cercle temporel dans lequel il semble bloqué. C’est un dessin animé surréaliste, complètement loufoque, au dessin à la fois très épuré et très stylisé, qui utilise des techniques mixtes d’animation. Parfois complètement déroutant, souvent dérangé, il est surtout captivant et, dans le fond, plus complexe qu’il ne le paraît.
Derrière sa façade farfelue et décousue, il est en réalité rondement bien ficelé. Si chaque épisode se concentre sur ce qu’il serait arrivé du héros s’il avait fait tel choix de club, et donc étudie l’effet papillon, les épisodes ne sont pas dénués de points communs, tissant des fils difficile à démêler. Il y a des scènes qui vont quasi-systématiquement se répéter, avec cependant des nuances découlant des choix du héros ; des personnages communs que l’on retrouvera dans plusieurs épisodes et qui vont même évoluer (ou alors est-ce notre regard qui est amené à évoluer sur eux ?). Par exemple, il y aura toujours cette scène où le héros croise une vieille voyante qui lui fera peu ou prou toujours la même prédiction, en augmentant cependant son prix de consultation de 1000 yens à chaque épisode – humour de dérision que l’on retrouvera tout le long de la série. Les deux derniers épisodes, les plus conceptuels et qui donnent à réfléchir, servent à décrypter ce que la série laisse transparaître en filigramme, sans pour autant le prémâcher au spectateur.
Bref, c’est court, impertinent, et bien évidemment, c’est topissime (excepté sans doute quelques stéréotypes principalement sexistes…).

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#2 – Prisoners de Denis VILLENEUVE
Catégorie : Film

Après le très bon Premier contact vu en début d’année, j’avais très envie de rattraper ce film si réputé du réalisateur. Et je n’ai pas été déçue pour un sou, d’autant que le casting est vraiment bon. J’ai notamment beaucoup apprécié retrouver Hugh JACKMAN dans un autre rôle que celui dans lequel la saga X-Men l’a enfermé, et dans de biens meilleurs films que les pitoyables Real Steel et Chapie. Et on peut dire qu’il a investi son personnage d’une aura qui m’a fait trembler durant le film. Il a réussi à participer à la tension de celui-ci, par sa prestance, son jeu juste et son charisme. Et bien sûr, Jake GYLLENHAAL, Viola DAVIS et Terrence HOWARD sont loin d’être en reste. En plus de leur excellent jeu, il ne faut pas oublier la réalisation – très bonne, elle aussi. L’ambiance est palpable, l’atmosphère électrique, la violence latente. On n’est jamais tranquille, partagé dans le dilemme moral de ces familles déchirées par la disparition de leurs filles. La langueur du film participe pleinement à sa dureté mais peut aussi faire sentir quelques longueurs – qui, pour le coup, ne m’ont pas trop dérangé.

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#3 – Johnny et la bombe (Les aventures de Johnny MAXWELL #3) de Terry PRATCHETT
Catégorie : Roman

Mon tout premier Terry PRATCHETT ! Et conclusion : il ne sera certainement pas le dernier. C’est un roman jeunesse qui aborde le retour dans le temps, d’une façon très étonnante et crédible. Son traitement est excellent – et peut-être le meilleur que j’ai pu lire en littérature. L’auteur le rend intelligible à son lecteur, tout en l’amenant à y réfléchir, quitte à se retourner le cerveau en le faisant. En plus, il l’intègre dans son histoire, non comme vecteur, mais comme réel sujet, étudiant les conséquences qu’engendrerait un retour dans le temps. Mais Johnny et la bombe, c’est également un roman satirique de la société qui se moque allègrement des stéréotypes racistes et sexistes, tout en faisant vivre à ses personnages une aventure rocambolesque très prenante. C’est très bien écrit et avec une certaine poésie. A offrir à tous les jeunes lecteurs ! P.S. : Nul besoin d’avoir lu les deux premiers tomes pour découvrir celui-ci (c’est d’ailleurs mon cas).

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Les bonnes surprises :

  • Sukkwan Island de David VANN [Livre]
  • Indian Creek de Pete FROMM [Livre]
  • Cérès et Vesta de Greg EVANS [Livre] (voir ma chronique)
  • Les mémoires d’un tricheur de Sacha GUITRY [Livre]
  • Kintsugi de Mélissandre L [Livre]
  • A bout de souffle de Jean-Luc GODARD [Film]
  • Hana-Bi de Takeshi KITANO [Film]

Les découvertes :

  • Que Dios Nos Perdone de Rodrigo SOROGOYEN [Film]
  • Et maintenant on va où ? de Nadine LABAKI [Film]
  • L’été de Kikujiro de Takeshi KITANO [Film]
  • Kids Return de Takeshi KITANO [Film]
  • Zombie Kebab d’Olivier SARAJA [Livre]
  • Solaris de Stanislas Lem [Livre]
  • La malédiction du rubis (Sally Lockhart #1) de Philip PULLMAN [Livre]
  • To your Eternity (#2) de Yoshitoki OIMA [Manga]
  • Rétrospective Walker Evans au Centre Pompidou [Exposition]

Les mauvais élèves :


Chroniqués ce mois-ci :

Autres publications :

Bilan du Festival OFF 2017 en Avignon

Bilan du Festival OFF 2017 en Avignon

Cette année encore, je suis retournée au Festival de Théâtre d’Avignon, et plus particulièrement celui qu’on nomme le « Festival OFF ». C’est un festival célèbre, qui se déroule en Juillet, pendant lequel la ville médiévale s’anime et festoie, faisant la belle part à la culture – dont elle fut la capitale européenne en 2000.

Avignon est une magnifique cité, qui a conservé une grande part de son patrimoine architectural et culturel. Je vous recommande vivement de la visiter quelques jours et plus particulièrement à cette période de l’année (malgré le risque de canicule et le coût prohibitif, il faut le reconnaître…).

Le festival est pour ma part un rendez-vous annuel qui me tient à cœur et me fait extrêmement plaisir – car, de plus, j’adore le théâtre.

Etant donné que cette année, je n’y suis allée que peu de temps et que j’y ai vu deux à trois pièces par jour, je n’ai pas eu le temps de vous faire un billet pour chaque pièce. Je profite donc de celui-ci pour vous faire le bilan du Festival de cette année. Un peu comme pour les bilans cultures mensuels, je ne vais m’attarder vraiment que sur les 3 pièces que j’ai préférées, et vous propose un rapide retour sur celles que j’ai appréciées et sur celles qui m’ont déçues.

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Cérès et Vesta de Greg Evans

Cérès et Vesta de Greg Evans

Cérès et Vesta (The Four Thousand, The Eight Hundred)
Ecrit par Greg EVANS
Publié aux éditions Le Belial’, 2016 (Collection : Une heure-lumière)
Traduit par Erwann PERCHOC
Illustré par Aurélien POLICE
Science Fiction
120p 8,90€ PF 3,99€ numérique
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LES BONNES SURPRISES


Résumé :
« Cérès d’un côté, Vesta de l’autre. Deux astéroïdes colonisés par l’homme, deux mondes clos interdépendants qui échangent ce dont l’autre est dépourvu — glace contre roche. Jusqu’à ce que sur Vesta, l’idée d’un apartheid ciblé se répande, relayée par la classe politique. La résistance s’organise afin de défendre les Sivadier, cible d’un ostracisme croissant, mais la situation n’est bientôt plus tenable : les Sivadier fuient Vesta comme ils peuvent et se réfugient sur Cérès. Or les dirigeants de Vesta voient d’un très mauvais œil cet accueil réservé par l’astéroïde voisin à ceux qu’ils considèrent, au mieux, comme des traîtres… Et Vesta de placer alors Cérès face à un choix impossible, une horreur cornélienne qu’il faudra pourtant bien assumer… »

Cérès et Vesta sont les noms de deux astéroïdes que les êtres humains ont colonisés et qui ont depuis tissé entre eux des liens commerciaux, car chaque astéroïde possède les ressources dont l’autre manque. Le roman nous propose de suivre un moment clé de leur histoire, alors que sur Vesta un apartheid est mené contre les descendants des Sivadiers, une des familles pionnières de l’astéroïde.

Ces derniers sont accusés de ne pas avoir fourni au même titre que les autres familles les efforts nécessaires à la construction de Vesta, sous prétexte qu’ils n’y ont contribué qu’en fournissant un savoir-faire dont ils ont de plus gardé la propriété intellectuelle, et sans jamais mettre la main dans le cambouis. Ils sont depuis publiquement méprisés, injuriés voir même agressés, car la technologie de cet univers permet à chacun d’identifier l’origine de ceux qu’ils croisent. En plus, le gouvernement de Vesta va envenimer la situation en décrétant que dorénavant tous les héritiers de Sivadiers devront payer un impôt supplémentaire. Une partie de ces héritiers cherchera à se révolter tandis que d’autres essaieront de fuir. Le roman nous propose de suivre les deux situations, à la fois sur Vesta et sur Cérès.

Cérès et Vesta fait partie de ces courts romans de science-fiction qui, en à peine une centaine de pages, réussit à mettre en place un univers complexe et des thèmes bien développés. Son efficacité vient en partie du fait qu’il ne prend pas le temps de mettre en place le monde futuriste, il nous y plonge avec le plus grand naturel, presque brutalité, comme s’il s’agissait de notre propre monde. Le résultat est bien entendu très immersif, mais cela le rend sans doute moins facile à aborder, surtout quand on n’a pas l’habitude du genre.

Les premières pages ont été en effet très déroutantes, car il est assez difficile de comprendre la chronologie des événements et le fonctionnement de cet univers. C’est un léger défaut lié à la narration un peu confuse, qui alterne sans prévenir les points de vue et, surtout, les temporalités. Mais passés ce début laborieux, tout devient limpide, et on se sent investi dans l’expérience des personnages de leur monde bien plus simplement que si nous avions au préalable avalé une ou plusieurs dizaines de pages explicatives.

Il n’est pas non plus difficile de comprendre les similitudes de cet univers avec le nôtre ni les thèmes développés. Tout dans le roman permet de se rendre compte que ce qui est vécu sur Vesta et sur Cérès est facilement transposable avec ce qu’on a pu vivre ou ce qu’on vit aujourd’hui sur Terre. Greg EVANS pose la question de la responsabilité de nos actes, non seulement dans l’instant où on les commet, mais aussi dans ceux qui suivront. Les injustices causées par une population sur une autre, dont elle profite, peuvent-elles être simplement effacées ou oubliées, sous prétexte que le temps est passé ? Ceux qui héritent d’une population ayant commis pareilles injustices sont-ils exemptés de responsabilité ? Il s’interroge également sur la notion même de propriété intellectuelle et de son utilité, de sa moralité. Dans tous les thèmes développés, on retrouve bien entendu celui de l’immigration ; de l’exclusion, de la répression et de la stigmatisation d’une population – donc, de racisme ; de la volonté de différencier des citoyens en mettant en place des règles sociales différenciées ; de la justice…

Le roman ne déboule pas tout l’attirail SF, mais en use avec intelligence, mettant en place un univers très crédible, dont la technologie futuriste sert en tout point le récit et le message que l’auteur souhaite faire passer. En revanche, les personnages et la trame narrative ne sont développés que dans la mesure où ils contribuent également au sujet du roman. Si, en soit c’est un parti pris qui a ses avantages, il n’y a aucune empathie ni attachement qui peut se créer entre les personnages et le lecteur. C’est également un défaut, car si le lecteur a tout le recul nécessaire pour apprécier le conflit social et politique mis en place, la distanciation vis-à-vis de ces personnages un peu creux et déshumanisés, rendra moins intense la lecture, notamment vis-à-vis du dilemme moral qui leur est imposé et qui clôt le texte. L’impact en est peut-être moins fort, également.

C’est une novella SF de très bonne facture qui a des résonances très actuelles avec notre société. Ses réflexions sont pertinentes et passionnantes, et mériteraient une bibliographie pour aller encore plus loin. Malgré les quelques points qui peuvent atténuer le plaisir de lecture (ou la facilité à y entrer), son efficacité n’en est guère atténuée. C’est pour moi le deuxième texte que je découvre de la collection Une heure-lumière des éditions Bélial’, après L’homme qui mit fin à l’Histoire de Ken LIU – et de fait, une nouvelle recommandation.

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