Bilan·Bilans Mensuels

Avril 2015 – Lectures du mois

avril 15

Involontairement, ce mois d’Avril a fini par devenir un mois spécial manga, comme vous allez le voir. Je n’ai pas « tellement » lu si on les retire du compte mais ralentir le rythme et bouquiner ce que j’ai envie en prenant mon temps me fait malgré tout du bien, et j’apprécie bien mieux ma lecture.

Au menu :

  • Le rêve d’un homme ridicule de Fédor M. Dostoïevski – 9/10
  • La mémoire de l’eau, tome 1 de Valérie Vernay et Mathieu Reynès – 5/10 [Chronique]
  • Batman Vendetta, tome 1 de Rags Morales, Tony Bedard et Mike W. Barr – 6/10
  • 20th Century Boys (intégral, 22 tomes) de Naoki Urasawa – 8/10 [Chronique]
  • Happy ! (tome 1 au tome 4) de Naoki Urasawa – 2/10
  • Samurai Deeper Kyo (38 tomes) d’Akimine Kamijio – 6/10
  • Code : Breaker (26 tomes) d’Akimine Kamijio – 5/10
  • Spice & Wolf d’Isuna Hasekura [Chronique]

Sans plus tarder, passons donc au bilan !


***

Le rêve d’un homme ridicule de Fédor M. Dostoïevski – 9/10

Après avoir lu L’idiot, dévoré Les nuits blanches, il va sans dire que poursuivre mon initiation aux écrits de Dostoïevski était dans mes projets. Au détour d’un rayonnage, ce court texte a attiré mon attention : parfait pour trouver l’exaltation d’une lecture à la fois élégante et passionnante. On y retrouve cependant un style proche de celui de L’idiot, c’est-à-dire un peu emporté et impulsif, qui m’avait dérouté. Cependant, les mots de Dostoïevksi dans ce roman m’ont particulièrement touché, et j’ai cette fois vraiment apprécié sa plume. On plonge au cœur de la condition humaine à travers le monologue d’un homme lassé de son monde et de sa condition rêvant de se rendre sur une Terre alternative où les hommes n’ont jamais connu le pêché originel. C’est un texte poignant et profond, faisant ressurgir des sentiments surprenants, à la fois une certaine prise de conscience, mais aussi, curieusement, d’espoir et qui se finit en apothéose. Un nouveau coup de cœur avec cet auteur.
Par ailleurs, pour tous ceux qui souhaiteraient le découvrir mais que les romans phares rebutent par leur volume, celui-ci pourrait bien être une alternative de choix pour débuter avec Dostoïevski.

La mémoire de l’eau, tome 1 de Valérie Vernay et Mathieu Reynès – 5/10 [Chronique]

Je vous renvoie à ma chronique pour plus de détails, mais cette petite bédé sans prétention est prometteuse, sans toutefois être complète. Il lui manque certaines touches, quelques développements, un je-ne-sais-quoi qui l’aurait sans doute rendu captivante. Ce premier tome est très bien dessiné, les couleurs toute en douceur et pleine de mystère installent une atmosphère chargée de mystère.

Malgré tout, cette bédé n’a pas vraiment su me convaincre, et je lirai seulement par opportunité le second tome, bien que je ne peux que vous recommander de vous faire votre propre avis !

Batman Vendetta, tome 1 de Rags Morales, Tony Bedard et Mike W. Barr – 6/10

J’ai toujours aimé les supers héros et curieusement, l’univers de DC comics ne m’a jamais vraiment attiré. Pourtant, à l’occasion des 48h de la BD durant lesquelles les librairies proposaient une sélection de BD à 1€, j’ai sauté sur l’occasion pour découvrir mon tout premier Batman. Evoquant la rencontre entre le super héros et son double maléfique, Wrath, ces quelques épisodes réunis dans ce premier tome m’ont surpris agréablement. Finalement, le côté sombre et torturé du personnage de Batman est assez intéressant, surtout mis en parallèle d’un ennemi tel que celui-ci. Le fait de voir apparaître Robin dans la seconde partie m’a également plu, j’ignorais totalement cette évolution du personnage. Malgré tout, si j’ai globalement apprécié, ça ne suffira pas à me convaincre de poursuivre mon initiation dans l’univers dans l’immédiat. Mais bon, pourquoi pas, un jour ?

20th Century Boys (intégral, 22 tomes) de Naoki Urasawa – 8/10 [Chronique]

Quel manga, mais quel manga ! Comme je viens tout juste d’en rédiger sa chronique, j’avoue avoir un peu de mal à résumer mon avis sur 20th Century Boys. Bien que je connaissais ce mangaka de renom depuis longtemps, et cette histoire encore plus ayant déjà vu la première partie de son adaptation, c’était aussi bien que je me l’étais imaginée, et même plus si on considère la première partie de cette saga. Il est vrai toutefois que celle-ci décroit un peu en qualité après les neuf/dix premiers tomes et la fin est un peu décevante. Malgré tout, j’aurais eu très grand plaisir à la lire et elle restera sans doute une de mes séries préférées.

Du coup, n’hésitez donc pas à aller découvrir ma chronique (quoi qu’un peu longue, il est vrai) pour avoir un vrai aperçu de mon avis sur cette saga !

Happy ! (tome 1 au tome 4) de Naoki Urasawa – 2/10

Parce que j’ai adoré 20th Century Boys, j’ai tout de suite emprunté les cinq premiers tomes de cette saga en pensant que j’allais forcément l’apprécier, d’autant plus qu’on découvre cette fois le mangaka sous un autre jour. En effet, loin du thriller, Happy ! est un shonen sportif autour du tennis. Umiko est une jeune fille talentueuse qui a cependant arrêté le tennis après avoir remporté le tournoi lycéen pour s’occuper de ses petits frères et sœur en l’absence de ses parents décédés. Elle apprend que son grand-frère en fuite s’est endetté à hauteur de 2 millions d’euros et se retrouve pied au mur. Elle décide donc de reprendre le tennis et de devenir professionnelle afin de remporter le pactole et rembourser sa dette. Dès le départ, le pitch du manga était assez grossier, mais étant donné que 20th Century Boys avait aussi un aspect extravagant très assumé et plutôt bien géré par son auteur, je ne me suis pas méfiée. Finalement, c’est une grosse, très grosse, déception, car Happy ! est non seulement pas crédible pour un sou, mais l’humour omniprésent est d’une lourdeur incroyable.

Les personnages sont tous farfelus et dépravés, les petits frères et sœur insupportables et bêtes comme leur pied. L’ennemie irritante au possible et l’héroïne aussi bête, naïve, bonne poire, et intenable que tous les autres. Je déteste ce genre de manga, que je trouve d’aucune originalité, d’aucune finesse, d’aucun intérêt. Sous l’excuse de l’humour, tout est tellement cliché, prévisible, grossier. Et tellement peu flatteur pour la femme (et même pour l’homme, d’ailleurs). Bref, si ce n’est l’aspect sportif que j’ai toujours aimé, j’ai détesté !

Samurai Deeper Kyo (38 tomes) d’Akimine Kamijio – 6/10

Je ne sais plus trop pourquoi je me suis remise à lire ce manga que j’avais découvert au lycée. Il s’agit d’un shonen assez typique : les héros se rencontrent, trouvent un intérêt à voyager ensemble, et se confrontent à des ennemis toujours de plus en plus puissants. Curieusement, c’est l’un des seuls shonen du genre (et aussi longs) que j’ai suivis jusqu’au bout. A certains égards, il peut faire penser à Kenshin Le Vagabond, un shônen aussi célèbre qui l’a précédé. Comme Kenshin, le personnage de Kyo est double, à la nuance près qu’il ne l’est que parce que son âme habite dans le corps de Kyoshiro. Kenshin, lui, a tout simplement deux facettes à sa personnalité.

Mis de côté les multiples blagues sexistes assez lourdes, c’est un manga qui est assez fun à lire. Les combats sont dantesques et parfois peu crédibles, surtout considéré les multiples blessures mortelles qui finissent toujours par guérir, parfois même durant le combat. Malgré tout, j’ai quand même eu plaisir à le relire et ce fut une pause bienvenue dans mes multiples allers et retours dans les sous-sols lillois !

Code : Breaker (26 tomes) d’Akimine Kamijio – 5/10

De la même manière que Samurai Deeper Kyo, j’avais commencé à lire ce manga du même auteur un peu plus tard au lycée sans jamais l’achever. Finalement, en le lisant aujourd’hui, je me suis rappelée des raisons : c’est exactement la même chose que son prédécesseur avec d’autres personnages et un autre contexte. Du reste, on répète le même scénario, les mêmes rebondissements, le même schéma ne serait-ce que parmi les ennemis. C’est assez drôle d’ailleurs de constater à quel point son scénario est copié collé à SDK, bien qu’ici Akimine Kamijio concède à son héros bien plus de points faibles qu’à Kyo.

Il se montre par ailleurs plus sensible et nuancé que son aîné, et j’ai bien apprécié ce point. Malgré tout, la sensation de déjà lu a fortement influencé mon appréciation, et même si c’était assez sympathique, je ne vois pas de raisons de lui donner plus que la moyenne.

Spice & Wolf d’Isuna Hasekura [Chronique]

Et on finit ce bilan sur un roman inachevé. Il s’agit d’un partenariat gagné sur Livraddict et réalisé avec les Editions Ofelbe que je remercie encore. Tout l’intérêt de ce roman réside dans la découverte des light novels, un genre de romans young adultes japonais. Malheureusement, vu mes difficultés actuelles à lire, j’ai moyennement apprécié ce roman. J’y ai trouvé un fond intéressant et assez original, mais pas assez d’approfondissement.

C’est long et répétitif et plutôt mal écrit (ou de façon irrégulière, je dirais). L’aspect épisodique des tomes, c’est-à-dire le fait que chaque tome décrit une aventure indépendante, bien que les héros soient les mêmes et que le tout se passe dans un même voyage initiatique, m’a déplu, tout simplement parce que je n’ai jamais trop aimé ce genre de récits, même dans les mangas. Ce n’est donc pas forcément le titre de cette maison d’édition que je vous recommanderai. Pour plus de détails, n’hésitez pas à aller voir ma chronique qui rend à ce livre un peu mieux justice !


***

Et voilà, nous en avons terminé avec ce nouveau bilan. C’était un mois assez étrange et qui s’est passé à une vitesse monstrueuse. Pour le mois de mai, j’ai décidé de me faire plaisir et j’ai d’ailleurs attaqué depuis deux semaines la relecture d’une trilogie qui m’avait passionné en 2009 et qui est bien partie pour me captiver une fois encore. En effet, L’âme du temple de Robyn Young fait partie depuis lors de mes romans préférés, que je vous recommande chaudement si vous appréciez les livres historiques et si l’époque des templiers vous passionne !

Un commentaire sur “Avril 2015 – Lectures du mois

Laisser un commentaire