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Théâtre | Jeanne et Marguerite – Valérie Péronnet (Fest. OFF 2014)

festival_Jeanneetmarguerite

Résumé

« Marguerite aime et attend Eugène, Jeanne aime et attend James. Lettre après lettre, chacune écrit sa passion ardente, douce, impétueuse, éperdue.
A cent ans d’intervalle, les mêmes mots, les mêmes joies, le même chagrin. Le même amour fou auquel se brûlent Jeanne et Marguerite. « 

Info(s) pratique(s)

Interprète(s) : Françoise Cadol
Metteur en scène : Christophe Luthringer

Théâtre Buffon, à 14h50 (1h), tarif : 17 €, carte off : 12 €, tarif enfant -12 ans : 10 €

Programme OFF / Réservations : sur le site du OFF


Il y a quelques mois, j’avais eu un véritable coup de cœur pour la pièce Jeanne et Marguerite. Véritable révélation,j’avais écrit un premier avis (disponible dans mon ancienne liste « Ces représentations théâtrales qui m’ont fait aimer 2014 » sur le site de Senscritique), que je vous remets ici :

« Est-ce l’actrice qui a porté le texte ? Ou est-ce le texte qui a porté l’actrice ? Difficile de répondre tant le ce dernier, ré-adapté du roman éponyme pour la scène, est intense et bien écrit et le jeu aussi juste que possible – au-delà de juste, il est vivant. Françoise vit cette histoire déchirante qui s’écrit au singulier malgré la pluralité des cœurs – cœurs que tout rassemble et tout oppose à la fois. Amour exalté, amour interdit, amour(s) passionné(s). Il n’y a pas de convention, pas de règle. Qu’il soit digne d’un conte, d’amour de jeunesse, parce qu’il a soudain voulu lui apprendre à nager, un bel été, et qu’elle a succombé au coup de foudre. Ou qu’il soit né de l’envie mutuelle d’ouvrir sa fenêtre à un autre monde et dire la nuit à un inconnu sur un site des choses qu’on oserait dire le jour à ceux qu’on connait, et de l’envie soudaine de le voir, lui, cette voix qui fait tant de bien, et sentir son odeur, sa présence, même pour quelques nuits, passées par là quand il a le temps, quand il en a envie.

L’amour frappe, fait du bien, et déchire à la fois. Mais il est le même, son intensité et la douleur aussi.

C’est ce genre de pièces qui vous fait sortir de la salle en tremblant, épuisé, exalté, de toutes ces émotions car vous avez vous aussi vécu ces deux histoires qui n’en font qu’une. Vous avez souri, ri et pleuré avec Marguerite, avec Jeanne. Vous avez aimé Eugène, attendu James. Vous avez espéré, attendu, souffert, et vieilli avec les personnages. Et vous ressentez par la suite l’impression d’avoir connu en une heure ce qu’était l’amour. Le vrai amour.« 

Quand je l’ai vue dans la programmation du festival, j’ai tout de suite sauté sur l’opportunité pour la revoir et la faire découvrir. Une très bonne occasion de vérifier si mon appréciation était la bonne. J’admets que je me demandais si j’allais autant aimer alors que je venais à peine de la voir…

Et bien, je dois dire que j’ai adoré. Encore une fois, et de la même façon. Françoise Cadol est une actrice formidable, qui habite les deux personnages avec un tel naturel qu’on croirait qu’elle parle d’elle-même, et non pas qu’elle interprète les vies que d’autres ont vécu. Tournant les pages, elle passe d’un cœur à l’autre avec une telle aisance qu’il est difficile de rester indifférent à ses paroles, à ses rires et à ses larmes.

Elle m’a fait aimer Marguerite. Et Jeanne aussi. Une deuxième fois. A moins de trois mois d’intervalle, je l’ai revue comme si c’était la première fois. Il n’y a pas de secret, pas besoin d’en écrire des lignes, nous avons affaire à l’une des plus belles – si ce n’est la plus belle – représentations de toutes celles que j’ai pu voir en une semaine – si ce n’est du festival tout entier.


A tous ceux qui sont encore en Avignon, prenez le temps de la voir. Magnifique, Impériale, l’actrice autant que le récit vous transportera à travers deux histoires d’amour qui n’en font finalement qu’une. Vous rêverez, vous rirez, vous pleurerez. Et, quoi qu’il en soit, vous l’aimerez à n’en point douter.


Pour la petite anecdote personnelle, en faisant la queue, j’ai vu sur les commentaires de presse à propos de la pièce une petite remarque, placée en dernière ligne, associée au site Senscritique que je fréquente, mais sans signature te qui m’a sautée aux yeux.

Je me suis empressée de sortir mon téléphone et vérifier que c’était bien vrai. Et oui ! ce dernier commentaire n’est d’autre qu’un extrait de l’avis que j’ai rédigé et dont je vous ai remis le contenu (corrigé) ci-dessus.

Vérifiez-le par vous-mêmes ! (Cliquez pour agrandir)

Jeanneetmargueritepresse

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  1. une pièce que j’ai bcp appréciée également!

    • Si tu es encore en Avignon, il y a « Little Boy » du même metteur en scène. La pièce a l’air géniale mais je n’ai pas eu le temps de la voir.
      C’est à 20h40 au Théâtre du Balcon ! 🙂

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