Bérénice – Jean Racine

Bérénice - Jean Racine

Titre – Bérénice
Auteur – Jean Racine
Version – Originale, Française
Éditions – Le Livre de Poche, 2001
Genre – Théâtre, Tragédie


« Quoiqu’il aime Bérénice, Titus renonce à l’épouser parce que Rome interdit cette union de l’empereur et d’une reine étrangère. Mais lorsqu’il la confie à Antiochus, roi de Comagène, également amoureux d’elle, Bérénice refuse violemment de partir avec lui et, éperdue, implore Titus qui l’aime plus que jamais. »


Note globale :

9/10


Voilà quelque chose de nouveau sur le blog : une chronique sur une œuvre faisant partie des grands classiques de la littérature française. Parler de Bérénice est une chose complexe qui appelle des connaissances plus étendue que celles que j’ai encore. Aussi, ne trouverez-vous pas en ces lignes une analyse du texte, de l’œuvre placée au centre de son contexte historique et du genre littéraire ; mais plutôt j’essaierai de vous dire les sentiments que Bérénice m’a inspirés.

A la seule lecture d’Andromaque de Racine, le dramaturge a su conquérir mon cœur. Est-ce par la poétique qui se dégage des alexandrins, de sa plume maîtrisée où chaque mot compte et pèse aussi lourdement que la fatalité qui frappe ses héro(ïne)s ? Est-ce parce que les mythes grecques m’ont toujours intéressés ? Est-ce encore parce qu’il y a quelque chose de profondément majestueux dans les sentiments qu’inspirent les tragédies ? Ou parce que Racine, d’entre tous, maîtrise et élève le genre à un art à part entière ? Bérénice est un OVNI littéraire, même parmi les œuvres de Racine, et une véritable gageure tant sa simplicité ne renforce, en réalité, que la beauté du tragique. Je m’explique. Lire la suite

Lecture | Mois d'Octobre 2014

octobreNous sommes arrivés à l’heure du bilan, chers lecteurs ! Comme vous le savez, à l’occasion du challenge annuel Read in English 2014-15, je me suis lancée dans mon tout premier mois marathon où j’étais sensée ne lire qu’en anglais (sauf les œuvres dessinées). Bien sûr, ça n’a pas été exclusif étant donné que j’ai eu également à lire des livres francophones dans le cadre de mes études. Mais, du coup, ce sera un bilan assez chargé ce mois-ci !

Au menu :

  • The Maze Runner #1 (L’épreuve, T1 : Le labyrinthe) de James Dashner – 7/10Ma chronique
  • The Mortal Instruments #2 City of Ashes de Cassandra Clare – 7/10 – Ma chronique
  • The 100 #1 de Morgan Kass – 3/10Ma chronique
  • La chanson de Roland (Anonyme) – 5/10
  • Bérénice de Jean Racine – 9/10
  • Le Trop Grand Vide d’Alphonse Tabouret de Sibylline, Jérôme d’Aviau, Capucine – 8/10Ma chronique
  • Tamara Drewe de Posy Simmonds – 6/10
  • La Princesse des Glaces de Léonie Bischoff et de Olivier Bocquet – 7/10
  • Undercurrent de Tetsuya Toyoda
  • Pilules bleues de Frederik Peeters – 8/10Ma chronique
  • Passeur d’âmes de Golo Zhao – 6/10Ma chronique
  • Avengers Earth Mightiest Heroes de Casey, Collins et Rosado – 6/10Ma chronique

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C'est lundi, que lisez-vous ? #9

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Pour la première fois depuis deux mois (diantre, le temps passe vite !), le c’est lundi prend un peu de poids. En effet, parce que j’ai repris la vie universitaire, mon horizon littéraire a trouvé de nouveaux champs inexplorés, me poussant à faire quelque chose que je n’avais plus fait depuis longtemps : lire en parallèle. Je n’en suis généralement pas très fan, mais à moins d’abandonner le challenge Read in english et tous les livres figurant dans ma PAL, je n’ai pas trop le choix. Avec un peu d’organisation, j’arrive toutefois à faire la part des livres et m’en régale d’autant plus ! Lire la suite

Théâtre | Oreste aime Hermione qui aime Pyrrhus qui aime Andromaque qui aime Hector qui est mort – d'après Racine (Fest. OFF 2014)

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Résumé

« Mon Dieu, des vers s’agitent devant vous et vous menacent : faut-il s’en débarrasser et par quel bout les prendre ? Ne prenez pas peur, Madame, restez-là, Monsieur et n’en faites pas une tragédie. Laissez-nous faire! Commencez par vous défaire des vieux rideaux rouges, des fauteuils qui coincent les genoux, des ouvreuses revêches et de votre acharnement de collégienne ou de collégien à dénigrer ce que votre professeur de français vous proposait de découvrir.
Deux comédiens, pas plus c’est promis, se chargent de vous guider dans votre nouveau théâtre tout frais et tout neuf. La visite en vaut la chandelle et les coulisses regorgent de surprises. Partagez un vers avec Oreste, Hermione, Pyrrhus, Andromaque qui ont accepté de vous recevoir dans l’intimité de leur être, nus comme des alexandrins. »

Info(s) pratique(s)

Interprète(s) : Nelson-Rafaell Madel, Paul Nguyen
Metteur en scène : Néry
Musique originale : Nicolas Cloche

Chapelle du verbe incarné, salle Edouard Glissant, 16h30 (1h20), tarif : 17 €, carte off : 12 €

Programme OFF / Réservations : sur le site du OFF


Ça y est, je l’ai eu – enfin ! – ce coup de cœur que j’attendais. J’avais un bon pressentiment en choisissant mon programme et cette pièce parmi toutes les autres m’avait fait de l’œil. Sans doute, je dois dire, qu’elle partait avec un sacré avantage : Andromaque de Racine est sans aucun doute ma pièce de théâtre préférée. Alors comment ne pas apprécier Oreste aime Hermione qui aime Pyrrhus qui aime Andromaque qui aime Hector qui est mort ? Lire la suite

Festival Off | Avignon | Repérages

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Comme chaque année est organisé en Avignon un grand festival de théâtre où les compagnies de France et de l’étranger viennent proposer une ou plusieurs pièces de leur crû. Ce festival attire chaque année de plus en plus d’amateurs et est le plus grand évènement attendu dans la ville – pourtant déjà touristique. Ayant eu la chance de grandir chaque été dans cette ambiance, j’ai décidé cette année d’y retourner et de profiter des premiers jours du festival !

Pourquoi les premiers jours ? Parce qu’à l’ouverture du festival, bien souvent, les troupes défilent dans les rues d’Avignon, combattant d’ingéniosité et de créativité pour marquer les esprits et essayer d’attirer le plus de monde pour voir leur spectacle. Ce sont des moments magiques, intenses, où on ne sait plus où donner de la tête et pendant lesquels on finit par ne plus avoir de place dans nos mains tellement nos doigts trouvent des positions bizarres pour tenir tous les tracs qu’on récolte de droite et de gauche.

C’est un événement absolument fabuleux qu’il faut avoir vécu, pour l’ambiance qu’il y a dans la ville, mais aussi pour toutes les pièces et les compagnies que vous n’aurez peut-être pas l’occasion de voir autrement.

En vérité, il existe deux sous-festivals :

1/ celui qu’on appelle le IN, qui est à l’original de l’événement, créé par Jean Villar en 1947 et qui durait à l’époque une semaine. Aujourd’hui, ce sont des pièces de théâtre de grande envergure, sélectionnées rigoureusement par le directeur artistique (Olivier Py) et financées par le Ministère de la culture, les collectivités territoriales et la ville d’Avignon. Elles sont représentées une dizaine de fois au cour des 3/4 semaines de festival.

2/ celui qu’on appelle le OFF, a été créé en 1963 par André Benedetto. C’est un festival alternatif,non subventionné, où les compagnies qui veulent se présenter doivent se débrouiller pour trouver et financer les lieux où se représenter. C’est un peu le festival de la débrouille, qui quelques années plus tôt avait lieu dans les théâtres, les cafés, les terrasses, les gymnases et les cours d’école ou même dans la rue. Aujourd’hui, c’est un peu moins le cas (en tout cas pour ce dernier). Mais c’est surtout le OFF qui donne vie au festival étant donné que les compagnies qui y viennent doivent tout faire pour conquérir leur public (et proposent donc de sacrés réductions pour ce faire). C’est pourquoi vous les verrez très actives dans les rues de la capitale du Vaucluse, étant donné qu’il faut rembourser la salle, payer l’hébergement, les déplacements, etc. Les compagnies jouent à une cadence accrue (plusieurs fois par semaine, voir tous les jours pour certaines), c’est vraiment impressionnant.


Pour en savoir plus :

http://www.avignonleoff.com/

http://www.festival-avignon.info/


Comme cela fait des années que je n’ai plus eu l’opportunité d’en profiter, je suis très contente d’avoir pu prendre mes billets pour deux semaines de festivités et de théâtre – car j’adore encore plus voir des représentations que d’en lire les pièces (à l’exception peut-être des Shakespear qui ne m’ont jamais convaincus sur scène).

Voici une première sélection de ce que j’ai pu repérer dans le programme du festival off exclusivement (celui que je préfère) :

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