Archives de
Étiquette : Musique

Baby Driver d’Edgar Wright

Baby Driver d’Edgar Wright

Baby Driver
Réalisé par Edgar WRIGHT
2017
Thriller, Musical
Cinéma américain-Britannique
Sur Allocine – 4,2/5 Spectateurs – 3,7/5 Presse
Sur Senscritique -7,4/10


LES MAUVAIS ELEVES


Résumé :
« Chauffeur pour des braqueurs de banque, Baby a un truc pour être le meilleur dans sa partie : il roule au rythme de sa propre playlist. Lorsqu’il rencontre la fille de ses rêves, Baby cherche à mettre fin à ses activités criminelles pour revenir dans le droit chemin. Mais il est forcé de travailler pour un grand patron du crime et le braquage tourne mal… Désormais, sa liberté, son avenir avec la fille qu’il aime et sa vie sont en jeu.« 

S’il est globalement bien réalisé et qu’il se révèle très divertissant, avec des bonnes idées autour de la musique et de l’ambiance qu’il cherche à retranscrire, je n’ai cessé de me demander en le regardant ce qui clochait pour que je sois à ce point en retrait du film. Ce sentiment que, alors que l’écran occupe une large part de mon champ de vision, que l’obscurité de la salle m’empêche globalement de voir autre chose, mes yeux furetaient de droite et de gauche, pour voir si d’autres comme moi n’étaient pas pleinement investis. Il manquait quelque chose à ce film, et j’avais du mal à déterminer quoi précisément.

Sans doute est-ce parce que le film est, si ce n’est bon, du moins prometteur. Visuellement, il est même assez joli. L’ambiance est présente et les propositions faites sont cool. Les scènes d’action sont lisibles – et pour moi qui ai des problèmes aux yeux, j’ai vraiment apprécié que le réalisateur ait fait un montage propre, bien rythmé, que j’étais capable de suivre et d’apprécier. Oui, il sait réaliser techniquement un bon film.

Lire la suite Lire la suite

Maintenant ou jamais de Joseph O’Connor

Maintenant ou jamais de Joseph O’Connor

Maintenant ou jamais
Ecrit par Joseph O’Connor
Publié par Phébus, 2016
Contemporain, Musique
23€, 384p


LES BONNES SURPRISES


Résumé :
« Robbie et Fran se rencontrent au début des années 80 dans les couloirs d’une université de la périphérie londonienne. De leur amitié naît l’idée d’un groupe que rejoignent rapidement les jumeaux Sean et Trez, The Ships in the Night. Portés par les excentricités de Fran, un tube planétaire et une tournée mythique en 1986, leur trajectoire météorique marquera l’histoire de la musique populaire de la décennie. »

grand-prix-des-lectrices-elle-2017

Décidément, il y a quelque chose dans la plume irlandaise, un je-ne-sais-quoi qui me parle, m’interpelle, m’attire sensiblement. J’ai vraiment aimé me plonger dans ce roman aux faux airs de biopic si bien rodés que j’ai un instant cru que le groupe de musique existait. C’est un roman complet et fort, fort, fort bien écrit. En quelques mots, une très chouette découverte de ce Grand Prix des Lectrices Elle 2017 et de cette année 2016 !

Maintenant ou jamais est écrit à la première personne. Robert, le guitariste, est aux commandes du récit. Comme toute autobiographie, c’est un mélange, entre l’ordre sage des souvenirs et les digressions sempiternelles. Il y a la vivacité de ces souvenirs : de l’enfance, de la famille, de la vie estudiantine, de l’apprentissage, de la colocation, des premiers pas sur scène, dehors à l’improviste ou dans une salle de concert. Et il y a la prise de recul, forcément subjective, autant que l’implication personnelle et les émotions continuent à la nuancer.

L’étonnant réalisme de ce roman vient donc de l’humanité qu’on perçoit de Robert, à travers ses qualités et ses défauts, ses obsessions et ses déceptions, ses liens affectifs et son caractère. Au regard de la quatrième de couverture comme du roman lui-même, on pourrait croire qu’il traite d’une de ces relations obsessionnelles, descendantes, où tout l’univers d’une personne – Robert – n’est tournée que sur une autre, forcément original et exceptionnel, qui seul peut se comprendre – Fran. Pourtant, ce serait à la fois réducteur et erroné. C’est un roman étrangement trompeur de ce point de vue. Car c’est bien de la psychologie de Robert et celle qu’il perçoit et comprend, à travers le prisme de son regard, dont il est question. Les autres n’existent que parce qu’il leur donne forme, et c’est cette existence qu’il rend presque tangible qui nous fait douter de la véracité de ce groupe.

Que ce soit Robert lui-même, Fran, Sean et Trez, même si à une moindre mesure, tous marquent le roman de leurs personnalités – comme certaines rencontres marquent une personne à vie. Maintenant ou jamais, c’est le récit de quatre jeunes qui se donnent entièrement à leur passion commune. Quatre passionnés lancés à l’assaut de la gloire, de la popularité et de la musique, prêt à en découdre de tout, peu importe les obstacles, la précarité, les coups bas, le manque de soutien et les critiques. C’est le revers d’une pugnacité peu commune qui les pousse à vivre leur rêve coûte que coûte.

Maintenant ou jamais, c’est aussi un roman qui restitue les années 80 comme je ne l’ai jamais connue mais comme je peux aisément me l’imaginer. Joseph O’Connor ne s’épargne aucune référence, mais va plus loin encore : c’est l’esprit, la musique, le tempo, la folie, la jeunesse, l’ambiance et plus encore, dont il parfume son roman qui nous fait saliver. J’ai eu envie d’écouter et de lire en même temps, avec cette joie gourmande de découvertes musicales.

Si ça, ce n’est pas un signe que j’ai aimé !


Extraits :

« Il devenait un peu entreprenant. Me lançait ce fameux sourire. Ah, les hommes. Pourquoi le cacher ? Une ou deux fois, nous avons échangé un baiser. Je n’ai aucun regret. Il embrassait de manière sensationnelle. Ses talents étaient nombreux et divers. Mais ces moments, si agréables qu’ils soient, m’ont surtout permis de découvrir que l’amour qui ose dire son nom, et qui en général ne sait pas se taire, était vraiment celui qui me convenait. »

« Mais à l’époque, on voyait les choses différemment, ou du moins on faisait semblant. Croyant dur comme fer au mythe de l’amateur, faux évangile de la musique populaire depuis 1956, Fran et moi on avait tendance à afficher une certaine supériorité (…) envers ceux qui savaient ce qu’était une clé d’ut. C’est comme ça qu’on a réussi à quel point on était cons. L’accord de septième mineure constitue la deuxième espèce de l’accord de quatre notes, de Palestrina jusqu’au dubstep, et cela perdura longtemps après que nous ne serons plus là, parce qu’il en est ainsi depuis des siècles. (…) Vous ne laisseriez pas une chirurgienne qui se targue de ne pas faire la différence entre un scalpel et une hache vous opérer pour vous retirer un rein. Il n’y a que dans le domaine des arts qu’on considère l’ignorance comme une forme de qualification. C’est le plus grand snobisme que j’ai jamais rencontré. »

« J’ai dansé avec Chrissie Hynde des Pretenders, et avec Debbie Harry. Dans des boîtes à New York, San Francisco, Barcelone, Tokyo, je me suis démené des nuits entières avec Trez. Mais si saint Pierre me demandait de dire quelle fut la plus belle danse de ma vie, je répondrais sans hésiter.
Ce fut à l’hôpital St Thomas de Londres. En avril 2012. En chemise de nuit. Dans l’obscurité.»

Top 5 – Les meilleurs films vus en 2015

Top 5 – Les meilleurs films vus en 2015

En 2015, ma consommation de films a fortement chuté dès le second semestre. Cela suffit pour faire un beau bilan de cette année.

Comme pour les livres, on va démarrer par les meilleurs d’entre eux. Je vais également retirer les films que j’avais déjà vus, car ce serait dommage de ne pas mettre en avant mes découvertes de 2015. Ainsi, n’apparaîtront pas 12 hommes en colère de Sidney Lumey qui avait été un coup de cœur ; Pas son genre de Lucas Belvaux, comédie française drôle et rafraichissante ; Jumanji aussi jouissif que la première fois ; Harry Potter 1, 5 et 7.2 qui restent d’excellentes adaptations ; Le monde, la chair et le diable de Ranald MacDougall, probablement le meilleur film post-apocalyptique…

Alors, quels films furent les meilleures découvertes de 2015 ?

Lire la suite Lire la suite

Solanin – Inio Asano

Solanin – Inio Asano

SolaninSolanin
Scénarisé et dessiné par Inio Asano
Série terminée en 2 tomes
Publiée par Kana, 2007
Drame


Synopsis :
« Une petite mélodie un peu folle qui raconte notre jeunesse, imperceptible et ténébreuse. »
« Une petite histoire d’amour, drôle et triste, entre Taneda et Meiko, qui n’en sont qu’à leur deuxième année dans le monde du travail. »


Note globale :

7/10


Je vous avais déjà parlé d’Inio Asano dans ma chronique des premiers tomes de  Bonne nuit, Punpun, sa série phare. Je les avais énormément aimés, notamment pour la singularité de leur esthétique et leurs thèmes (dont la jeunesse, l’enfance, la société nippone), jusqu’à ce que le pessimisme et l’ambiance malsaine eussent raison de moi. Si j’ai longtemps hésité à tenter de nouveau l’expérience, j’ai fini par me laisser convaincre avec Solanin. Grand bien m’en prit.

Lire la suite Lire la suite

Le complexe d'Eden Bellwether – Benjamin Wood

Le complexe d'Eden Bellwether – Benjamin Wood

Le complexe d'eden bellwether

Titre – Le complexe d’Eden Bellwether
Auteur – Benjamin Wood
Version – Français, traduit de l’anglais par Renaud Morin
Édition – Zulma, 2014
Genre – Contemporain


Cambridge, de nos jours. Au détour d’une allée du campus, Oscar est attiré par la puissance de l’orgue et des chants provenant de la chapelle de King’s College. Subjugué malgré lui, il ne peut maîtriser un sentiment d’extase. Premier rouage de l’engrenage. Dans l’assemblée, une jeune femme capte son attention. Iris n’est autre que la soeur de l’organiste virtuose, Eden Bellwether, dont la passion exclusive pour la musique baroque s’accompagne d’étranges conceptions sur son usage hypnotique…


Note globale :

5/10


Les matchsIl est temps de faire le bilan du livre choisi dans le cadre des Matchs de la rentrée littéraire de 2014, organisés par PriceMinister. Après de très longues hésitations, notamment dues à la richesse du catalogue de cette rentrée de Septembre, j’ai opté pour un livre qui m’a attiré l’œil dès le premier regard. Il faut dire qu’en tant qu’objet-livre, Le complexe d’Eden Bellwether a de la gueule – excusez-moi de l’expression ! Le synopsis promettant une intrigue sous fond de thème musical, j’étais assez curieuse de voir ce premier roman de Benjamin Wood. Si le roman promet un certain potentiel de l’auteur, il souffre toutefois de lourdeurs et de maladresses qui rendent la lecture non pas désagréable mais bien trop inégale.

Lire la suite Lire la suite

New York Melody – John Carney

New York Melody – John Carney

New York Melody_affiche

New York Melody
Réalisé par John CARNEY
Interprété par Mark BUFFALO, Keira KNIGHTLEY, Adam LEVINE (en voir plus)
Comédie (musicale), Drame, Romance
2014


« Gretta et son petit ami viennent de débarquer à NYC. La ville est d’autant plus magique pour les deux anglais qu’on leur propose de venir y vivre pleinement leur passion : la musique. Le rêve va se briser et l’idylle voler en éclat quand, aveuglé par la gloire naissante, il va la plaquer pour une carrière solo et… une attachée de presse.
Ses valises prêtes et son billet de retour pour Londres en poche, elle décide de passer une dernière nuit à New York avec son meilleur pote. Ce dernier l’emmène dans un pub, la pousse sur scène et la force à chanter. Dans la salle un producteur s’adonne à sa plus dangereuse passion : l’alcool. Revenu de tout, du succès et de sa gloire passée, amer, rancunier, il a perdu le fil de sa vie,… Et soudain il entend cette voix, découvre cette grâce, ce talent brut et authentique… Une rencontre enchantée qui pourrait finir en chansons… « 


Note Globale :

8/10


J’ai joué de beaucoup de chance avec New York Melody que j’aurais très certainement manqué si on ne m’avait pas fait remarquer qu’il avait été réalisé par John Carney, le réalisateur d’Once – une romance musicale que j’ai particulièrement aimé. Je suis donc allée voir son nouveau film et n’ai été déçue en rien. En utilisant la même recette qui avait fait d’Once un des meilleurs films indépendants de son année, John Carney nous propose une nouvelle histoire rafraichissante, avec une romance nostalgique, et une ambiance musicale très réussie. Au final, je viens de découvrir un nouveau feel good movie à regarder lorsque le moral tombe à plat : New York Melody revigore et fait du bien !

Lire la suite Lire la suite

Festival OFF | Premier jour

Festival OFF | Premier jour

Comme je l’avais annoncé dans mon précédent billet, je participe au Festival OFF de théâtres en Avignon. C’est un événement culturel très attendu dans la capitale du Vaucluse qui fait le petit bonheur des habitants, des passants, des touristes et des amateurs de théâtre comme moi.
Au programme du jour (cliquez sur les images pour lire les chroniques) :

festival_lachutefestival_lafuite

Motivées pour attaquer notre première journée du Festival OFF, on a décidé de commencer assez tôt et sommes donc parties au centre ville pour rejoindre le fameux Théâtre du Chêne Noir, dirigé par Gérard Gélas, un metteur en scène reconnu. Fameux car je faisais autrefois partie de la troupe adolescente, menée de main de maître par Raymond Vinciguerra qui est autant un metteur en scène de génie qu’une personne au grand cœur, capable de tirer de nous le meilleur de nous-mêmes. C’est dire si j’y ai vécu d’excellents souvenirs et cela me fait particulièrement plaisir d’y remettre les pieds après plusieurs années d’absence.

Lire la suite Lire la suite

%d blogueurs aiment cette page :