Monthly Best Of Culture – Mai 2017

Gros soupir. Ce mois-ci, j’avais espéré trouver le temps et l’inspiration pour remettre à flot le blog, et en fait, ça a été un mois plus que calme (une seule chronique, au final…). Alors j’en profite pour tirer le bilan sur ma participation au Grand Prix des Lectrices ELLE 2017 qui est à présent terminée. Les gagnants viennent d’être révélés, et ce n’est pas forcément ceux que j’aurais personnellement choisis, bien qu’ils aient de bonnes raisons d’avoir été élus.

Pour ma part, j’ai été ravie de cette expérience, qui n’a pourtant pas toujours été facile. J’ai vraiment apprécié le challenge qui m’a fait découvrir des textes auxquels je n’aurais pas forcément prêtés attention et qui m’ont finalement marqué. D’un autre côté, le revers est qu’il a parfois fallu lutter pour terminer plusieurs livres sélectionnés, qui n’étaient pas du tout de mon goût. Je me suis rendue compte que j’avais un vrai plaisir à choisir mes propres lectures, et ça a donc été une année parfois frustrante de ce point de vue. Globalement, je suis ravie d’avoir tenté l’expérience.

Du coup, j’en profite pour vous dresser un bilan. Voici le palmarès :

  • Catégorie Romans : « Chanson douce » de Leila SLIMANI

Je le sentais venir, après tout. C’est vraiment le roman de la rentrée littéraire de 2016, et un de ceux qui avaient un parti pris original et percutant. Personnellement, je n’ai pas du tout apprécié ma lecture, ce qui fut à la fois une surprise et une déception. Je n’abandonne pas l’idée d’essayer un autre roman de l’auteur, mais j’ai vraiment éprouvé des difficultés à m’intéresser à ses personnages, dont la psychologie ne me semblait pas aussi travaillée que je ne l’avais lu décrits. Je suis tout bonnement passé à côté de ce roman.

Mon choix aurait plutôt été « Station Eleven » d’Emily ST JOHN MANDEL, un roman post-apocalyptique qui traitait très bien son sujet. C’est à la fois très hollywoodien et terre-à-terre. Une réflexion intelligente sur les différentes directions que l’humanité pourrait prendre en cas de catastrophe d’une telle ampleur. J’avoue aimer particulièrement ce genre de romans, parce qu’ils remettent forcément en question la façon dont on vit, nos principes, et ce qu’il en adviendrait si on perdait soudain tous nos repères. Et j’ai trouvé que l’auteure y arrivait plutôt bien (voir ma chronique pour un avis plus complet).

  • Catégorie Polar : « Surtensions » d’Olivier NOREK

Autant admettre une chose, c’est un vrai page-turner, mélange de Prison Break, de séries policières, avec une bonne dose d’humour et de personnages au fort caractère. Il est fluide et facile à lire. J’ai moins aimé la multitude d’intrigues qui m’ont semblé plutôt tarabiscotées, un scénario pas toujours bien découpé, qui nous donnerait presque envie d’avoir plusieurs romans pour pouvoir développer chaque intrigue séparément. Quelques longueurs et inégalités, mais qui n’empêchent pas de passer un temps agréable et prenant de lecture.

Mon choix dans cette catégorie aurait plutôt été « L’expédition » de Monica KRISTENSEN, dont j’ai vraiment aimé le réalisme. On sent que l’auteure est très informée du sujet qu’elle traite et qu’elle a vécu elle-même en partie ce que ses personnages sont en train de vivre. Cela nous immerge instantanément dans son récit, nous plongeant dans le froid glacial et morbide, un paradoxal huis-clos dans les neiges infinies du pôle nord. L’intrigue est efficace, malgré un épilogue qui vient tout gâcher en voulant trop explicité, trop résoudre le fin mot de l’histoire, qui aurait pu être laissé libre à l’imagination foisonnante des lecteurs.

  • Catégorie Documents : « Journal d’un vampire en pyjama » de Mathias MALZIEU

Je l’ai beaucoup aimé, parce qu’on y retrouve la superbe plume du chanteur. Il a toujours eu un don pour écrire, et en roman, c’est un bijou. Au regard du sujet, très intime, j’ai été d’autant plus impressionnée par son intelligence poétique, sa capacité à utiliser sa plume et son imaginaire comme d’un catharsis. C’est un texte fort, sensible, communicatif, poétique, qui mérite amplement d’être remarqué. Il m’a en effet beaucoup charmée. (voir ma chronique pour un avis plus précis)

Autre texte que j’aurais également voulu voir récompensé, c’est « En quête de l’Etranger » d’Alice KAPLAN qui retrace la biographie d’un chef d’œuvre, approche originale et bien menée. C’est passionnant et bien écrit, très complet, l’horizon des thèmes abordés est pluriel, allant du processus de création au monde de l’édition durant la Seconde Guerre Mondiale, la perception de l’œuvre à l’étranger et ses différentes traductions qui en démontrent une compréhension différente, etc. (voir ma chronique pour en savoir plus)

Pour celles qui seraient intéressées, sachez que l’édition 2018 se prépare déjà et vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire pour faire partie du jury ici : http://www.elle.fr/Loisirs/Livres/News/Et-si-vous-deveniez-juree-du-Grand-prix-des-Lectrices-3073399


A présent, passons au sujet qui nous intéresse dans ce billet, le bilan du mois de Mai !

***

Monthly Best Of Culture
Mai 2017

*

Le TOP

*

#1 – Après la tempête de Hirokazu KORE-EDA
Catégorie : Films

C’est probablement mon réalisateur japonais préféré, j’aime terriblement la sensibilité qui se dégage de ses films. Celui-ci est un film de maîtrise, qui résume toute la qualité de sa filmographie. Ce n’est pas forcément celui que je préfère, mais il montre brillamment ses qualités. D’excellents personnages, réalistes, complexes ; une capacité à l’auto-dérision qui se dévoile à la fois par l’humour de ses personnages et sa lucidité en tant que réalisateur ; une capacité à filmer l’essentiel sans jamais expliciter lourdement ce qu’il cherche à faire comprendre au spectateur. C’est une invitation à comprendre l’autre, de la même façon qu’il porte lui-même sur ses personnages un regard à la fois critique, intelligent et empathique.

*

#2 – Insurrection de Robyn YOUNG
Catégorie : Romans

Autant le dire, je ne suis plus objective vis-à-vis des romans de cette auteure. Avec Ken FOLLET, c’est probablement la meilleure auteure de romans historiques que je connaisse. C’est un bon de plus de huit cent pages qui se dévore avec gourmandise. Un récit épique, mêlé d’intrigues politiques, d’héroïsme, de chevalerie et de mystères. Elle y ajoute également un brin de fantastique et d’aventure arthurienne. En gros, c’est un bon premier tome, qui est dense en termes d’événements et d’éléments à suivre. Ce que j’aime aussi dans cette édition, ce sont les notes de l’auteur qui suivent le récit, où elle explique les choix qu’elle a dû faire entre les événements historiques tels qu’ils ont eu lieu et les remaniements qu’elle a faits pour la cohérence de son récit.

*

#3 – Alien le 8e passager de Ridley SCOTT
Catégorie : Films

Session de rattrapage réussie, j’ai enfin vu les deux premiers films de la série Alien. J’étais un peu fébrile, et j’ai été surprise d’y découvrir un huis-clos, un survival movie, dont l’aspect horrifique est renforcé par une façon de filmer efficace, sans être insupportable à regarder. Je ne suis en effet pas friande des films d’horreurs, en réalité. Mais j’ai aimé le film pour ses personnages, son univers, ces moments de tension qui nous clouent sur le siège. Le rythme joue énormément sur les sensations que procurent le film, la langueur volontaire autant que les moments d’accélération permettent aisément à captiver le spectateur, qui oublie les quelques rides de vieillesse prises par les effets spéciaux.

*

Les très bonnes surprises :

Catégorie Livres :

  • Captive audience d’Ann WARREN GRIFFITH

Catégorie Films :

  • Notre petite sœur d’Hirokazu KORE-EDA (et oui, encore !)

Les bonnes découvertes :

Catégorie Livres :

  • Au Japon, les gens qui s’aiment ne disent pas Je t’aime d’Elena JANVIER
  • Dans la forêt de Jean HEGLAND

Catégorie Films :

  • Alien le retour de James CAMERON

Catégorie Expositions :

  • Au-delà des étoiles, le paysage mystique de Monet à Kandisky au musée d’Orsay

Chroniqué ce mois-ci :

Monthly Best Of Culture – Mars & Avril 2017

Fin Mars. Le beau temps était là, l’envie aussi. Mais allez savoir pourquoi, je n’ai pas réussi à me décider sur le bilan. J’en fais ? Je n’en fais pas ? J’ai dressé la liste de ce que j’avais lu, vu, visité. Il y avait de la matière, de la bonne, en plus. Mais je n’ai pas réussi à franchir le pas de l’écriture ; quelque chose me rendait insatisfaite. Et j’ai tout bonnement supprimé tous mes brouillons, renvoyé valser mes bonnes résolutions et laissé au temps la possibilité de me rendre l’inspiration. Qui, peut-être, me fait encore suffisamment défaut pour que je sois aussi peu active, en fin de compte, sur le blog.

Pourtant, l’envie d’écrire, elle, ne me quitte jamais. Tout autant que l’envie de lire. Elles sont indépendamment liées l’une à l’autre, d’une façon parfaitement contradictoire (n’y a-t-il pas d’ailleurs quelque dissonance entre le mot « parfaitement » et « contradictoire » ?). En réalité, je lis beaucoup plus que je n’écris. Ce qui, des années auparavant n’était pas forcément vrai, pas forcément vrai tout le temps – ni dans cet ordre.

Ecrire des chroniques, c’était ma solution en 2014 pour me remettre tout bonnement à écrire, cap que je n’arrivais plus forcément à franchir depuis plus d’un an, si ce n’est davantage. Je prends du plaisir à le faire, à essayer de me rendre plus critique sur ce que j’expérimente, à pousser un peu plus loin mon appréciation, quitte à l’analyser un peu, exercice auquel, par fainéantise, j’oublie parfois de m’appliquer. Autant sur ce que je vois que sur ce que je lis. Cela m’a éveillé, d’une certaine façon, et permis d’entrevoir autrement ce qui pourrait n’être que du divertissement. J’ai aussi envie de me souvenir de ce que j’ai aimé, de pourquoi je l’ai aimé. Et de comprendre ce qui, au fond, me plaît dans ce que je préfère, et inversement.

Peut-être que j’ai encore envie d’écrire autrement. Tout simplement de me remettre à écrire pour de bon. Mais je ne sais pas encore comment, ni quoi, ni sur quoi, ni où.

Le blog, évidemment, je le continue et j’espère bien le nourrir plus souvent. On verra. Vous me suivez ? C’est l’heure du bilan. Et comme je n’ai pas fait celui de Mars, celui-ci sera un bimensuel. On va dire, pour l’exception.

***
The Monthly Best Of Culture
Mars & Avril 2017

*
LE TOP 3

Double mois ne veut pas dire double TOP, mais un TOP plus difficile à dresser. Il est l’heure de choisir. Mais lesquels ?

*

#1 – Avalon de Mamoru Oshii
Catégorie : Film

J’avais beaucoup entendu parler du réalisateur, notamment pour son fameux Ghost in the Shell (l’animé, et non la version live action américanisée et très édulcorée) mais aussi pour sa capacité à réaliser des films complexes, aux multiples grilles de lectures, qu’un seul visionnage ne peut suffire pour tout saisir. Avalon a comblé mes attentes, tant en termes de réalisation que de scénario, d’interprétation, de prises de risque et de soundtracks. La musique de Kenji Kawai est superbe, son duo avec le réalisateur marche définitivement très bien. L’atmosphère est mélancolique, servie par la relative absence de paroles, par le décors sombre, le quotidien répétitif de la vie de l’héroïne, les gestes lents, répétés, la musique aussi et le ton sépia.

Le background, dont l’interprétation est laissée très libre au spectateur, fait rebond aux problématiques modernes que propose le film. Visuellement, c’est fascinant : la couleur dominante de sépia, les prises de vue fixes, répétitives… Le monde réel et virtuel ne font qu’un, rendant la frontière floue, faisant rebond à l’un des thèmes du film. Le jeu vidéo y est mis en scène sans être diabolisé, rendu coupable des dérives de ses utilisateurs. La fuite n’est pas tant du fait du support que de la réalité. Il renvoie au contraire l’être humain à se questionner sur ce qui est, de fait, réel. Le film s’inspire des codes du jeu vidéo, jusqu’à la construction même de ses personnages, autant dans leur vie réelle que dans leur vie virtuelle, et se déroule par étapes (par niveaux).

Le film est fait de multiples détails, pensés avec minutie pour faire sens. Rien n’est cependant explicité, et notre capacité à déduire ou interpréter, traduire les significations et en tirer la réflexion portée par le film, est très largement sollicitée. C’est un film qui demande à être actif, ce qui le rend puissant, intense, mais aussi peu reposant. Un film que je reverrai avec grand plaisir et la certitude d’être à nouveau surprise.

*

#2 – L’homme qui mit fin à l’Histoire de Ken LIU
Catégorie : Roman
>>> Lire ma chronique

J’en ai fait une chronique, aussi ne m’attarderai-je pas dessus : Ken LIU nous propose de nous interroger sur l’importance de l’Histoire et de la recherche de la vérité. Il nous impose une question éthique pour réfléchir sur la raison pour laquelle cette recherche est nécessaire. A qui profite l’Histoire ? Qui est concerné ? Quelle part de responsabilités a-t-on sur l’Histoire ? Après l’Histoire ? Sait-on tout de notre passé ? Il s’intéresse notamment à l’Unité 731, créée par les japonais durant la Seconde Guerre Mondiale, et les expériences monstrueuses qui ont été pratiquées sur des êtres humains, que l’on a reconnu récemment comme faisait partie des crimes contre l’Humanité perpétrés, mais qui reste un sujet tabou en Chine comme au Japon. Une partie de l’Histoire que l’on connaît assez peu, en fin de compte, et que l’on a découvert que très récemment, en 1981. Le roman est court, efficace et écrit avec habileté, critique, mais, surtout, sans dirigisme.

*

#3 – Phantom of the Paradise de Brian de Palma
Catégorie : Film

Ce n’est pas la première fois que je vois ce film, et je suis autant sous le charme. J’aime son côté pastiche, mélange de comédie musicale à la Fantôme de l’Opéra et de Faust, avec ce côté rock des années 70. C’est un film qui déborde de folie, complètement jouissif et déjanté. Il paraît bancal, décalé, mais est très assumé et parfaitement maîtrisé. Une bande son excellente. C’est de l’énergie pure par laquelle on s’abreuve goulûment, on en redemande toujours. Ce film a beau être sorti des années 70, avec les costumes kitchs et les couleurs criardes, il ne vieillit toujours pas, comme s’il était lui-même habité de son personnage machiavélique, Swann, et avait pactisé avec le diable, comme Faust, pour conserver la fraîcheur de sa jeunesse. Un régal !

***

Les très bonnes surprises :

Catégorie BD :

  • Les mystères du monde quantique de Thibault Damour et Mathieu Burrast
  • Dead dead demon’s dededede destruction Tomes 1 à 3 d’Inio Asano

Catégorie livres :

  • La désobéissance civile d’Henry David Thoreau
  • A voté d’Isaac Asimov
  • World War Z de Max Brooks

Catégorie audiolivre ou adaptation radio :

  • Alien : Out of Shadows de Tim Lebbon (adaptation Audiolib)
  • Debout les morts de Fred Vargas (adaptation France Culture)

Catégorie films :

  • Kiki la petite sorcière d’Hayao Miyazaki

Les bonnes découvertes :

Catégorie expositions :

  • Joann Sfar – Salvador Dali, une seconde avant l’éveil à l’Espace Dali

Catégorie films :

  • Yojimbo d’Akira Kurosawa
  • Blow up de Michelangelo Antonioni
  • Cris et chuchotements d’Ingrid Bergman
  • Les figures de l’ombre de Théodore Melfi
  • The lost city of Z de James Gray

Catégorie livres :

  • L’homme à l’envers de Fred Vargas
  • Les portes du néant de Samar Yazbek
  • Rouge armé de Maxime Gillo

Catégorie théâtre :

  • Alimentation générale de Denis Baronnet et Ronan Yvon mise en scène par Frédéric Thibault, au Théâtre du Bélier

Les mauvais élèves :

Catégorie BD :

  • Last hero Inuyashiki tomes 1 et 2 de Hiroya Oku

Catégorie films :

  • Logan de James Mangold
  • Les gardiens de la galaxie 2 de James Gunn

Catégorie expositions :

  • Jardins au Grand Palais

Chroniqués ces mois-ci :

Bilan culture de Février 2017

C’est un euphémisme que de vous dire : je suis en retard. Quatorze jours après le début de ce mois, je n’ai pas encore fait le point du mois de Février 2017. Et pour cause (et c’est celle qu’on retiendra, n’est-ce pas), le mois fut riche en découvertes ! De superbes expositions, des lectures enrichissantes et prometteuses, il n’y a encore que le théâtre, encore à la traîne et qui me fout le cafard. Ce début d’année, je crois avoir le chic de ne pas savoir choisir ce qu’il me faut voir sur les planches ! Mais je ne désespère pas : je vaincrai la poisse qui pour l’instant me colle un peu trop près à la peau.

Pour l’instant, faisons le bilan de ce fameux mois de Février !

***

Monthly Best Of Culture

Février 2017

*

#1 – Poissons en eaux troubles de Susumu Katsumata 

Catégorie : Manga

J’ai dévoré ce recueil de nouvelles. Les thèmes sont pluriels et très riches : la vie des travailleurs dans le nucléaire (mes préférées) qui offrent un regard éclairant sur ces métiers méconnus, que l’on sait exister mais dont on ignore tout des dangers, de l’inhumanité des conditions dans lesquelles ils travaillent et du risque incommensurable qu’ils prennent. Ses nouvelles fantastiques autour des créatures légendaires nippones, les kappas et les tanukis, sont perlées d’humour, de dérision surtout, qui offre un tableau en demi-teinte passionnant. Très efficace dans la construction du récit. Quant à celles qui se révèlent plus intimistes, qui font référence à l’enfance de l’auteur, ce sont peut-être les moins faciles à aborder. Le dessin m’a fait penser à celui de Mes voisins les Yamada de Hisaishi Ishii ainsi que la façon d’apporter de l’humour au récit. J’ai beaucoup aimé la finesse de ses récits, et sa façon de dire beaucoup avec simplicité.

*

#2 – L’Afrique des Routes, au Quai Branly

Catégorie : Exposition

Comme je viens d’en parler ici tout récemment, je ne vais pas m’étendre dessus. L’exposition est très vaste et ambitieuse, assez bien agencée pour rendre la visite agréable. Surtout, elle est dense et passionnante, tout en étant pédagogique et intéressante. On en apprend beaucoup sur ce continent méconnu. C’est une réelle invitation à explorer son historique, sa géographie, sa politique, les influences qu’elle a eu sur le monde et celles qui l’ont fait évoluer, les circulations d’hommes, d’objets, de cultures, d’armes, etc., qui l’ont parcouru. A découvrir !

*

#3 – Si tu tends l’oreille de Yoshifumi Kondo

Catégorie : Film

Pour ne pas perdre mes bonnes habitudes prises en 2016, je continue à explorer l’infini panorama de films d’animation – notamment japonais. J’ai été particulièrement ravie de découvrir celui-ci : un film d’animation d’apparence sans prétention mais qui, en fait, est bien équilibré, que ce soit pour l’histoire, l’animation, la romance, la part fantastique, la poésie, la musique, les personnages, l’imagerie, la délicatesse du récit, etc. Pour son unique film en tant que réalisateur, Yoshifumi Kondo offre un plaisir visuel qui revigore, réchauffe le coeur. J’aime beaucoup.

***

Les très bonnes surprises :

Catégorie livres :

  • L’expédition de Monica Kristensen
  • Tokyo infra-ordinaire de Jacques Roubaud

Catégorie films :

  • Moonlight de Barry Jenkins
  • Ponyo sur la falaise de Hayao Miyazaki
  • Le conte de la Princesse Kaguya d’Isao Takahata

Les bonnes découvertes :

Catégorie livres :

  • La première fois que Bérénice vit Aurélien, elle le trouva franchement con de Sarah Sauquet
  • Au commencement du 7e jour de Luc Lang

Catégorie films :

  • Tokyo Sonata de Kiyoshi Kurasawa

Catégorie expositions :

  • L’école du Bauhaus au musée Les Arts Décoratifs
  • Tenue correcte exigée, quand la mode fait scandale au musée Les Arts Décoratifs
  • L’exposition « L’écran japonais » et la collection permanente de la Cinémathèque (Bercy)
  • Cy Twombly au Centre Pompidou

Les mauvais élèves :

Catégorie films :

  • La colline aux coquelicots de Golo Miyazaki
  • Rogue One : a Star Wars Story de Gareth Edwards

Catégorie théâtre :

  • Faust de Johann Wolfgang van Goethe, mis en scène par Roman Rivière au Théâtre Ranelagh

Chroniqués ce mois-ci

FLOP 5 – Les plus mauvais films vus en 2015

Toutes les découvertes ne sont pas toujours bonnes. En 2015, je dois admettre ne pas m’avoir aidé à éviter les mauvaises ; quatre films sur cinq de cette liste étaient voués à faire partie de ce flop. Pourquoi les avoir choisis ? Parfois, parce que le phénomène autour du film m’a intrigué. Parfois, parce qu’un attrait du film m’a plu. Ou alors ai-je la fâcheuse tendance à croire que je peux toujours être surprise ?

Toujours est-il que, de fait, ce bilan semble presque truqué, tant il était couru d’avance. D’ailleurs, celui qui trône à sa tête fait partie des premiers films que je suis allée voir directement au cinéma en 2015.

Sans surprise, voici les films qui n’auront certainement pas marqué mon année 2015.

Continue Reading

Et si nous parlions cinéma ? #6

Entête Top Films 6Je n’ai pas été très sérieuse ces derniers mois. Non seulement j’ai vu très peu de films, mais en plus je pense même avoir oublié de les noter. Généralement, j’utilise le site communautaire Senscritique pour les garder en mémoire quelque part, surtout quand je ne vous en parle pas tout de suite.

Ça fait donc depuis Juillet que je n’ai pas fait de bilan cinéma ; autant dire que même si je n’ai pas tellement vu de films, il y a pas mal de choses à rattraper. Bonne lecture ! Continue Reading

The Scorch Trials (L’Épreuve #2 : La Terre Brûlée) – Wes Ball

the scorch trials afficheThe Scorch Trials (L’Épreuve 2 : La Terre Brûlée)
Réalisé par Wes Ball
Sorti en 2015
Adaptation, Science-Fiction, Dystopie


Résumé :
« Thomas et les autres Blocards vont devoir faire face à leur plus grand défi : rechercher des indices à propos de la mystérieuse et puissante organisation connue sous le nom de WICKED. Or le monde qu’ils découvrent à l’extérieur du Labyrinthe a été ravagé par l’Apocalypse. Leur périple les amène à la Terre Brûlée, un paysage de désolation rempli d’obstacles inimaginables. Plus de gouvernement, plus d’ordre… et des hordes de gens en proie à une folie meurtrière qui errent dans les villes en ruine. Les Blocards vont devoir unir leurs forces avec d’autres combattants pour pouvoir affronter WICKED et tenter de défier son immense pouvoir. »


Note globale :

6/10


Attention ! Si j’essaie toujours de ne pas spoiler l’œuvre dont je parle, il s’agit quand même d’un second volet. Je risque aussi de devoir un peu entrer dans les détails du second tome. Aussi, il est très probable que je parle d’événements du premier livre / film. Si vous ne l’avez pas encore vu, je vous recommande plutôt de vous reporter à la chronique du premier film ou du premier livre !


Pas étonnant que je me sente aussi rouillée, ma dernière chronique cinéma date de début Août. Aujourd’hui, je reviens pour vous parler d’une nouvelle adaptation d’un roman jeunesse dystopique. Dans ce cas, cependant, doit-on parler d’adaptation ou de réécriture ? Si The Scorch Trials porte le nom du second tome de la saga de James Dashner, elle n’en reste pas moins très éloignée. Incohérence ? Pas vraiment car dès le premier film, on pouvait remarquer une certaine tendance à s’éloigner du roman. Plusieurs modifications notables avaient été apportées au roman et le second volet continue à surfer sur la vague. Mais est-ce un mal ?
Continue Reading

Et si nous parlions cinéma ? #3

Top

Dans mon premier Top Cinéma, je vous disais ne pas vouloir en faire un bilan mensuel. Résultat ? C’est tout comme, mais ça va peut-être changer. En ce moment, j’ai bien envie de retourner au cinéma plus souvent et de manière tout à fait impulsive !

Mais quoi qu’il arrive, cela ne changera rien quant aux films que je vais vous présenter ici, un bilan qui sera plus que mitigé : à l’exception d’un très chouette film d’animation, le reste est soit indéfinissable, soit moyen, voire carrément mauvais. Trônera-t-il au titre du Plus Mauvais Film Vu en 2015 ? J’espère que oui – hors de question de voir pire ! Continue Reading

TOP 10 – Les meilleurs films vus en 2014

TOP 10

Je ne pense pas me tromper en disant que l’année 2014 fut particulièrement faste en termes de découvertes cinématographiques puisqu’après avoir fait le compte, j’ai vu pas moins de 106 films au total – autant dire que cela dépasse de loin tous mes records !

Parmi eux, il y a eu 30 films coups de cœur contre seulement 8 films qui ont été plus que décevants et 3 films qui m’ont laissé perplexe ou mitigée.

Je n’en ai cependant chroniqué que 28 parmi la centaine de films que j’ai vus. Il faut savoir que j’ai été particulièrement active dans ce domaine en début d’année. J’ai commencé ce blog en Mai et j’avais déjà regardé 65 films. Les chroniquer chacun aurait donc été impossible, à moins de donner un avis bâclé, peu constructif et de fait sans grand intérêt !

Comme il serait un peu inutile de vous dresser une liste exhaustive de tous les films qui ont accompagné mon année 2014, je vous propose à la place plusieurs bilans sous forme de Tops et on commence avec le tout premier, c’est-à-dire les meilleurs films vus en 2014 !

Continue Reading