Chroniques Livres·Les découvertes

Le choeur des femmes de Martin Winckler

Le chœur des femmes
Ecrit par WINCKLER, Martin
Publié par les éditions Folio
9.90€ Broché, 8.99€ Ebook
Contemporain, Médical, Féministe


LES DÉCOUVERTES


C’est après avoir vu la recommandation sur la chaîne d’Opalyne (que je vous recommande chaudement) que j’ai sauté le pas sur ce roman. Il prend place directement à l’hôpital, où nous suivons Jean Atwood, brillante interne, major de promotion, qui se retrouve contrainte d’effectuer un internat dans un service de médecine des femmes, bien loin du prestigieux poste de chirurgie gynécologique qu’elle convoitait. Un roman qui parle ainsi de gynécologie mais en particulier dénonce les nombreux mythes (souvent misogynes) auxquels croient tout aussi bien les patientes que les spécialistes médicaux et qui conduisent bien souvent au rabaissement de la femme et à certaines violences médicales exercées contre elles. Un roman d’apprentissage, de formation, d’enseignement et de partage, intéressant en particulier pour son militantisme pour une médecine féministe.

Par contre, je n’ai pas aimé le style littéraire, le ton et encore moins les personnages. Du coup, ma lecture a été un peu pénible, car hormis ce qui est dit sur la considération de la femme et de son corps d’un point de vue médical, je n’ai pas tant que ça apprécié ma lecture. J’ai trouvé le ton condescendant et paternaliste, voire un peu gnangnan. La psychologie des personnages est assez basique et très squelettique. Globalement, le roman en tant que tel m’a paru très superficiel. L’histoire n’est clairement pas ce qui m’a intéressée dans le récit. Tout semble très artificiel, notamment l’évolution des personnages et de leur relation, et l’introspection assez lourde.

L’intérêt de ce livre réside ailleurs, pour moi, sur son aspect plus médical. Car il dresse un constat assez vrai : les femmes méconnaissent beaucoup leur corps et les possibilités qu’on a de le protéger, par exemple d’un point de vue contraceptif, ce qui les conduit à accepter des violences médicales avec une docilité inquiétante. Le roman remet notamment en question le rapport de force dont jouit et profite les médecins qui oublient parfois d’informer et de laisser aux femmes le droit de choisir leur traitement et leur contraception. Cette ignorance du corps de la femme et son fonctionnement n’est pas non plus le panache des patientes. En réalité, les mythes gynécologiques sont parfois partagés par les médecins comme par les femmes. Mais pour le cas des premiers, c’est un manque de curiosité professionnelle voire du pur sexisme.

Le roman dénonce également les préjugés et stéréotypes générales sur la sexualité de la femme. Il dénonce notamment l’humiliation et la culpabilisation incessante, la sur-responsabilité de la femme vis-à-vis de son corps, de ses désirs sexuels, de la maternité. Il met en lumière différentes formes et de degrés de violences qui peuvent intervenir dans le milieu médical et qui n’est pas si anodin, notamment lors d’une consultation ou d’une opération chirurgicale, parfois imposée, parfois à l’insu de la patiente dans les cas extrêmes.

A travers son roman, Martin Winckler, lui-même médecin, propose une autre vision de la gynécologie qui milite pour une médecine féministe. Et c’est pour ces réflexions, très documentées et pédagogiques, autour de la gynécologie que je vous le recommande fortement, à tous comme à toutes. Le reste n’est qu’un habillage qui, selon les goûts de chacun, pourra séduire ou non.


PETIT APARTÉ : Pour celleux qui seraient intéressé(e)s par le sujet de la gynécologie, je vous recommande d’écouter le très bon épisode de l’émission « Un podcast à soi » par Charlotte Bienaimé qui partage notamment de nombreux témoignages : Le gynécologue et la sorcière sur ARTE.


Résumé : « Je m’appelle Jean Atwood. Je suis interne des hôpitaux et major de ma promo. Je me destine à la chirurgie gynécologique. Je vise un poste de chef de clinique dans le meilleur service de France. Mais on m’oblige, au préalable, à passer six mois dans une minuscule unité de « Médecine de La Femme », dirigée par un barbu mal dégrossi qui n’est même pas gynécologue, mais généraliste ! S’il s’imagine que je vais passer six mois à son service, il se trompe lourdement. Qu’est-ce qu’il croit ? Qu’il va m’enseigner mon métier ? J’ai reçu une formation hors pair, je sais tout ce que doit savoir un gynécologue chirurgien pour opérer, réparer et reconstruire le corps féminin. Alors, je ne peux pas – et je ne veux pas – perdre mon temps à écouter des bonnes femmes épancher leur cœur et raconter leur vie. Je ne vois vraiment pas ce qu’elles pourraient m’apprendre. »

Chroniques Livres·Les bonnes surprises

Sur ma peau de Gillian Flynn

Sur ma peau

Sur ma peau
Écrit par Gillian Flynn
Publié aux éditions Le Livre de Poche
Thriller


LES BONNES SURPRISES!


Pardonnez-moi l’enthousiasme d’une lectrice peu habituée par le genre du thriller, mais je dois admettre que c’est la seconde fois que cette autrice me surprend à véritablement apprécier ma lecture et, du coup, j’avais bien envie de vous partager cette nouvelle expérience.

Pourtant, le style littéraire de Gillian Flynn n’est pas vraiment de ceux qui pourraient retenir mon attention. C’est même ce qui m’a rendu la lecture un peu fastidieuse au début car j’ai eu bien du mal à trouver agréable de la lire. Mais cela n’a finalement pris que deux ou trois chapitres pour que je me plonge véritablement dans le livre et que je ne parvienne plus à le lâcher, happée par l’intrigue et par la psychologie des personnages, que je trouve très réussie, comme pour Les lieux sombres. Gros points forts de cette autrice, assurément.

Extrait

« On dit toujours, quand on est déprimé, qu’on a le blues mais j’aurais été heureuse de me réveiller devant un horizon bleu pervenche. Pour moi, la dépression est jaune – jaune pisseux. C’est un interminable filet de pisse décoloré, exténué »

Sur ma peau raconte le retour d’une journaliste venue enquêter dans sa ville d’enfance sur la disparition d’une jeune fille et l’existence potentielle d’un tueur en série. Très vite, on comprend qu’il y a des histoires de famille très particulières qui ne tarderont pas à faire émerger un sentiment de malaise grandissant face à une situation de plus en plus malsaine.  Et c’est tellement insidieux qu’on se retrouve bien forcé de continuer la lecture et de s’interroger si cela n’est pas un des moteurs qui nous pousse à tourner les pages pour en connaître… une issue ?

Un sentiment paradoxal puisqu’on sait bien – et le roman le fait bien sentir – que les problèmes intrinsèques à la famille, celle dans laquelle on a grandi, font partie des plus impossibles et des plus destructeurs à se défaire et que cela marque une (à) vie. C’est physiquement le cas pour l’héroïne puisque Camille, depuis son jeune âge, a commencé à se scarifier en réaction à son environnement nocif, cette mère déséquilibrée elle-même par le traumatisme laissé par sa propre enfance et sa propre mère. Un cercle vicieux auquel aucune génération ne semble avoir échappé.

« Oui, je suis là, ai-je dit, et ça a été un choc de découvrir à quel point ces mots me réconfortaient. Quand je panique, je les prononce à voix haute. Je suis là. En général, je n’ai pas l’impression d’être là. Je me sens comme quelqu’un qu’une simple bourrasque de vent tiède suffirait à effacer, à faire disparaitre à jamais, sans laisser de trace. Certains jours , je trouve cette pensée apaisante; d’autres, elle me glace. « 

Je crois aimer les deux romans lus de Gillian Flynn justement parce qu’elle ne parle pas simplement d’une enquête. Elle propose surtout de s’interroger sur les personnages qui s’y trouvent mêlés et de la façon dont cela va les impacter. Le tout plongé dans une Amérique à la dérive, un petit territoire dans un énorme pays, où tout semble paradoxalement confiné et étroit. Et profondément sexiste. Les personnages de cette histoire, ce sont assurément ces femmes, qu’une société ultra-patriarcale a profondément atteint dans leur construction. En plus du drame familial qui se joue, c’est donc également une critique d’une partie de la société américaine que l’auteure dresse.

Au final, j’ai changé d’avis sur le style de Gillian Flynn. Du moins, si d’un point de vue littéraire, je ne l’apprécie pas, il est efficace dans ce roman et offre un détachement salvateur au lecteur qui, suivant les pensées d’une narratrice à la première personne, est forcément déjà happé par l’ambiance méphitique générale. L’autrice n’en fait pas des caisses et se contente de laisser parler toute la complexité psychologique de son héroïne. Autrement, cela aurait pu être très lourd à lire.

« Le seul endroit que tu as épargné, » m’a-t-elle chuchoté. Son haleine était douceâtre, musquée, comme l’air qui flotte autour d’une source.
« -Oui.
-Un jour, je graverai mon nom là. » Elle m’a secouée, une seule fois, puis m’a relâchée, et m’a abandonnée sur l’escalier avec le reste d’alcool qui avait tiédi.

C’est un roman qui fait froid dans le dos, qui peut même être dérangeant, que je ne recommanderai pas forcément à tout le monde. La violence qui y est décrite étant psychologique, il me semble que c’est justement une des plus dure à supporter – aussi, soyez prévenus. En revanche, si comme moi vous ne lisez que peu de thrillers, je ne peux que vous recommander de le tenter !

Résumé : « La ville de Wind gap dans le Missouri est sous le choc : une petite fille a disparu. Déjà l’été dernier, une enfant avait été sauvagement assassinée… Une jeune journaliste, Camille Preak, se rend sur place pour couvrir l’affaire. Elle-même a grandi à Wind gap. Mais pour Camille, retourner à Wind gap, c’est réveiller de douloureux souvenirs. À l’adolescence, incapable de supporter la folie de sa mère, camille a gravé sur sa peau les souffrances qu’elle n’a pu exprimer. Son corps n’est qu’un entrelacs de cicatrices… On retrouve bientôt le cadavre de la fillette. Très vite, Camille comprend qu’elle doit puiser en elle la force d’affronter la tragédie de son enfance si elle veut découvrir la vérité… »

Bilan·Bilans Mensuels

Monthly Best Of Culture – Novembre & Décembre 2017

Avant de commencer les habituels bilans de fin d’année, il me semble quand même important de ne pas oublier un rendez-vous régulier : le bilan mensuel de mes découvertes culturelles. Je pense que je réitèrerai ce format durant 2018, car je le trouve assez pratique, quoi que peut-être avec quelques modifications – légères, toutefois.


THE MONTHLY BEST OF CULTURE

Novembre et Décembre 2017


– LE TOP ! –

#1 – Moi, Peter Pan de Michael ROCH [Livre]

Cela faisait un moment que j’avais envie de découvrir la plume de Michael ROCH dont je connaissais surtout l’excellente chaîne Youtube La brigade de livres. Force et à constater qu’en plus de donner envie de lire, il donne plaisir à être lu. J’ai été envoûtée par sa plume, qui est au cœur de la force du récit. La voix qu’il donne à Peter Pan est incomparable et m’a donné bien plus de satisfaction qu’à la lecture du roman original. Un roman philosophique contemplatif, poétique, mélancolique, musical qui nous plonge dans une transe littéraire que j’ai trouvée jouissive. Courte lecture, mais intense !

***

#2 – L’amie prodigieuse d’Elena FERRANTE [Livre]

J’en avais entendu tellement de bien ; et j’ai été comblée. Je ne sais pas exactement comment classer ce livre. Est-il (auto)biographique ? L’auteur(e) restant inconnu(e), le mystère reste entier. Mais l’impression que le roman imprime n’en change pas moins : il semble authentique. J’ai cru aux personnages, à leur environnement, à leur époque, à leurs histoires, à leurs sentiments et leurs caractères. Là encore, la plume de l’auteur (dans sa traduction française, toutefois) a été un plaisir et joue certainement dans mon appréciation, car c’est surtout l’habileté de l’auteur(e) à rendre ses protagonistes aussi détestables qu’attachantes, agaçantes, étonnantes et plurielles. C’est un roman d’amitié, un portrait de famille, un portrait de femmes et de la société de Naples, dans un quartier pauvre à la fin des années 50. Il est question d’émancipation, d’interdépendance, d’éducation, de classe sociale, de réussite scolaire et personnel, de quartier, de pression sociale, et encore pleins d’autres thèmes. C’est un roman riche, complet, et complètement addictif.

***

#3 – Big Little Lies de Jean-Marc VALLEE [Série]

Je ne parle généralement jamais de série sur ce blog mais c’est surtout parce que ma consommation de séries n’a absolument aucun intérêt. Je ne regarde généralement que des séries « pour ne pas me prendre la tête » et que je trouve souvent objectivement mauvaises, mais qui me distraient pour les moments où j’ai envie de les regarder. Sauf que celle-ci est sortie du lot ; et j’ai été très étonnée de sa qualité. Cinématographiquement, la réalisation est la plupart du temps impeccable ; c’est précis et efficace, sans en faire des tonnes mais en mettant toujours l’esthétique au service du fond. « Presque » impeccable, parce que le choix d’incorporer tout le long des épisodes des interrogatoires menés par la police du voisinage des protagonistes est mal amené et un peu lourd (et un peu stéréotypés).

Du reste, c’est une série étonnante, car tout en étant pris par l’intrigue, on ne sait pas très bien pendant quelques épisodes où on cherche à nous mener. C’est un portrait de femmes mené à vif, très nuancé, toujours critique et surtout très bien interprété. La direction de ce casting en or est excellente, que l’on doit certainement au talent du réalisateur aussi bien qu’à celui de ses actrices et de ces acteurs. Une série qui dresse une critique âpre et sans détour de la société dans laquelle les femmes évoluent et que je vous recommande volontiers !


Aussi découverts ce mois-ci :

Les bonnes surprises :

  • Civil War (T1 des éditions françaises) de Mark MILLAR et Steve McNIVEN [Comics]
  • Faith #4 de Jody HOUSER et Joe EISMA, Kate NIEMCZYK, Marguerite SAUVAGE [Comics]
  • Paper Girl #1 de Brian VAUGHAN et de Chiang CLIFF [Comics]
  • Ernest et Célestine de Benjamin RENNER, Vincent PATAR, Stéphane AUBIER [Film]
  • I wish d’Hirokazu KORE-EDA [Film]
  • Tokyo Godfather de Satoshi KON [Film]

Les bonnes découvertes :

  • The Handmade Tale de Margaret ATWOOD [Roman] >>> Lire ma chronique
  • Mother de Joon-Ho BONG [Film]
  • Card Captor Sakura Clear Card #1 de CLAMP [Manga]
  • Dernière heure #1 à #4 de Yû [Manga]
  • Sacha et Tomcrouze #1 Les vikings de Anais HALARD et Bastien QUIGNON [BD]

Les découvertes :

  • Hell de Yasutaka TSUTSUI [Roman]
  • Entre ciel et terre de Golo ZHAO [BD]

Les mauvais élèves :

  • A silent voice de Naoko YAMADA [Film]
Chroniques Livres·Les bonnes découvertes

The Handmaid’s Tale de Margaret ATWOOD

The Handmaid’s Tale (La Servante Écarlate)
Ecrit par Margaret ATWOOD
Publié aux éditions Penguin (collection Vintage Classics), 2010
Dystopie
336p, 10,49€ PF broché 6,50€ numérique
Sur le site de l’éditeur


LES BONNES DECOUVERTES


Résumé :
« Offred is a Handmaid in the Republic of Gilead. She has only one function: to breed. If she deviates, she will, like dissenters, be hanged at the wall or sent out to die slowly of radiation sickness. But even a repressive state cannot obliterate desire – neither Offred’s nor that of the two men on which her future hangs. »


Après avoir entendu tellement d’éloges sur ce roman, après avoir vu la vague déferlante des avis positif sur la série, j’ai finalement sauté le pas et lu La Servante Écarlate. Je ne ferai pas l’affront de dire « et j’ai été déçue » – ce ne serait pas exact car je lui reconnais bon nombre de qualités qu’on lui attribue. Pour autant, je n’ai pas apprécié ma lecture. Comment expliquer le mélange de « j’aime » et « je n’ai pas trop aimé » entre lesquels je me trouve ?

Avant tout, autant le dire : la qualité du livre est son fond. Ce traitement de la violence subite par les femmes, dans une société gouvernée par le fanatisme religieux sous fond de pandémie rendant stérile une bonne partie de la population, est très bien exploité. Sous couvert de les protéger et de garantir la pérennité de l’espèce humaine, toutes ces excuses ne servent en réalité qu’à justifier l’exploitation et l’aliénation une fois de plus imposée aux femmes, véritables boucs émissaires de la société dont même les mieux loties ne sont guère enviables. Le roman est en réalité bien plus atmosphérique qu’autre chose. Avec son découpage, soigneusement ordonné par thématique, il prend le temps de développer chaque aspect glaçant de cet univers confiné et machiste – qui semble hors du temps, à la fois proche et très distant de celui du lecteur. La violence est sourde, latente, pernicieuse, en filagramme, et ainsi très horrifiante. Et donc, très efficace.

Lire la suite « The Handmaid’s Tale de Margaret ATWOOD »
Chroniques Livres·Les bonnes surprises

« Une lutte sans trêve » : l’appel à la solidarité internationale d’Angela Davis

Une lutte sans trêve
Recueil de discours et entretiens d’Angela Davis
Textes assemblés par Frank Barat
Traduit de l’anglais par Frédérique Popet
Publié aux éditions La Fabrique, 2016
184p, 15€ PF broché

Sur le site de l’éditeur


LES BONNES SURPRISES


Résumé : « Quels sont les points communs entre l’industrie militaro-carcérale américaine, l’apartheid en Israël-Palestine, les mobilisations de Ferguson, Tahrir et Taksim ? Qu’est-ce que l’expérience des Black Panthers et du féminisme noir nous dit des rapports actuels entre les oppressions spécifiques et l’impérialisme ?Témoin et actrice de luttes de libération pendant plus d’un demi-siècle, Angela Davis s’exprime ici sur l’articulation de ces différents combats, pour une nouvelle génération saisie par l’urgence de la solidarité internationale. »


Quelques mots sur Angela Davis

Née en 1944 en Alabama (Etats-Unis), Angela Davis est marquée dès sa jeunesse par le racisme, la ségrégation raciale et les violences commises envers les noirs. Entourée de parents enseignants et militants, membres de la NAACP, elle développe ainsi très tôt une conscience politique forte.

Elle quitte rapidement Birmingham pour entamer ses études secondaires à New York dans l’école privée, Elisabeth-Irwin, où elle est introduite au socialisme et par la suite au mouvement militant Advance. Elle participe aux mouvements de soutien pour le mouvement des droits civiques au début des années 60.

Angela Davis poursuit ensuite des études de littérature et philosophie française contemporaine. Elle aura par ailleurs l’occasion d’aller étudier en France avant de se rendre ensuite en Allemagne, à Francfort en 1965, où elle continuera sa formation universitaire. Elle ne cessera pas d’être militante, cette fois contre l’intervention militaire des Etats-Unis au Vietnam.

Elle retourne ensuite aux Etats-Unis, où elle obtient son diplôme en 1968 et où elle commence à enseigner à l’université de Californie, à Los Angeles. C’est cette même année qu’elle intègre le Black Panther Party ainsi que le parti communiste, ce qui lui vaudra d’être surveillée par le FBI et d’être renvoyée un an après de son poste d’enseignante.

En 1970, elle devient la troisième femme la plus recherchée du FBI. Alors qu’elle participe au comité de soutien aux Frères de Soledad, elle est accusée d’avoir participé à une prise d’otages où plusieurs prisonniers et un juge mourront. Elle est alors obligée de fuir à travers les Etats-Unis, dans un contexte où le gouvernement et le FBI font la chasse au parti communiste, aux Black Panthers, et en pleine guerre froide. Elle finit par être arrêtée et emprisonnée pendant seize mois avant d’être jugée et déclarée non coupable. Son arrestation va par ailleurs déclencher un soutien considérable à travers tous les Etats-Unis et dans le monde entier.

En 1972, elle est ainsi libérée et reprend aussitôt son combat, publiant une autobiographie en 1974 mais également de nombreux essais féministes et antiracistes, des recueils de ses discours engagés contre les injustices, les discriminations, les guerres, l’industrie carcérale et la peine de mort, le sexisme, l’apartheid palestinien, la guerre en Irak, etc.

En 1980 et en 1984, Angela Davis se présente aux élections présidentielles au sein du parti communiste. Depuis, elle enseigne « L’histoire de la prise de conscience » à l’Université de Californie, à Santa Cruz.


Sommaire

  1. Un long chemin vers la liberté – Entretien par Frank Barat, 2014
  2. Au-delà de Ferguson – Entretien par Frank Barat, 2014
  3. Le complexe industrialo-carcéral – Discours, université SOAS à Londres, 2013
  4. Ruptures et discontinuités – Discours, Birkbeck College à Londres, 2013
  5. Le Truth Telling Project : sur la violence en Amérique – Discours, Saint-Louis au Missouri, 2015
  6. Féminisme et lutte anti-carcérales : théories et pratiques pour le XXIe siècle – Discours, université de Chicago lors de la conférence « Center for the study of race, politics and culture », en collaboration avec le Center for the Study of Gender and Sexuality, 2013
  7. Libération noire : des années 1960 à l’ère Obama – Discours, Davidson College en Caroline du Nord, 2013
  8. Solidarités transnationales – Discours, Université du Bosphore à Istanbul, 2015
  9. De Ferguson à Paris, marchons pour la dignité ! – Tribune publiée sur Médiapart à l’occasion des dix ans du Parti des indigènes de la république et de la marche contre les violences policières menées par un collectif de femmes non blanches à Paris, 2015

Mon avis général

Pour qui n’a pas l’occasion d’assister à ses conférences et discours, avoir l’opportunité d’en lire la retranscription (et ici, la traduction) est une chance de découvrir la vivacité et l’intelligence des propos d’Angela Davis. C’est ainsi avoir la possibilité de réfléchir et de débattre sur des sujets de nos sociétés aussi sensibles, actuels et problématiques, divers mais aussi étroitement liés. Et de se rappeler qu’il est en effet bien trop tôt pour envisager certaines luttes comme achevées, « passées ». Un des axes majeurs de cette anthologie, c’est notamment la continuité des luttes, qu’on ne doit pas étouffer dans des parenthèses historiques. Que les acquis, qu’on parle des droits des femmes ou des droits civiques, le droit au mariage pour la communauté LGBT (entre autres), ne sont pas établis et restent menacés. Aujourd’hui autant voire plus encore qu’hier.
L’actualité ne fait que renforcer la pertinence de ses discours, de ses appels incessants à poursuivre les luttes et à ne pas oublier qu’elles sont plurielles et intersectionnelles.

C’est cette intersectionnalité qui donne l’unité de ce recueil, montrant à quel point il n’est plus possible de considérer d’un seul angle les problèmes de nos sociétés. Angela Davis ne se contente pas simplement de souligner les interconnexions de ces luttes, mais elle rappelle l’importance de créer des liens entre ces différentes réalités (comme le parallèle entre l’apartheid en Afrique du Sud et la ségrégation aux Etats-Unis). Elle invite à y réfléchir communément sans les assimiler à une seule réalité homogène et complexe, mais de les considérer avec un champ de vision plus large de par les relations parfois structurelles qui les rapprochent. D’autant plus que les mobilisations militantes ne sont pas à considérer comme des phénomènes immédiats, répondant seulement à une actualité, mais comme la continuité justement des luttes contre des injustices qui perdurent encore aujourd’hui (à écouter la présentationde l’anthologie par la libraire de L’autre rive, Aurélie Jardel, dans l’émission « Le temps des libraires » sur France Culture*) .

C’est un recueil riche et passionnant dans lequel Angela Davis ne diabolise jamais mais dénonce des pratiques. Elle analyse par exemple les constructions historiques du racisme dans la société américaine, revenant sur la période esclavagiste, la ségrégation, le mouvement pour les droits civiques, l’émergence du mouvement Black Live Matters, les fondements du Black Panthers Party, etc.

Je vous invite également à lire l’excellent article du magazine culturel Diacritik* à propos de ce recueil, qui développe entre autre la critique portée par Angéla Davis envers le capitalisme, qui va au-delà du système économique, mais s’intéresse plutôt à l’individualisation de nos sociétés néolibérales au regard du collectif. C’est-à-dire du sens commun comme de l’action collective totalement inhibée par la conviction de chacun de son impuissance face au monde qu’il ne construit plus mais vit comme un « destin qu’il subit« .

« Une lutte sans trêve » n’est pas uniquement un recueil d’entretiens et de discours passionnants, c’est un livre très actuel qui devient de plus en plus indispensable de nos jours. C’est un appel au réveil de notre conscience aussi individuelle que collective. Les luttes sont multiples, interconnectées, et perpétuelles – et pour tous ceux qui ont contribué à l’amélioration du monde dans lequel on vit, il est essentiel que nous continuions à faire persévérer le combat qu’ils ont initiés et menés, afin que celui-ci ne soit jamais vain.


Extraits :

« Nous devons sortir d’une approche identitaire trop étroite si nous voulons encourager les franges progressistes à accepter tous ces combats comme les leurs. Pour ce qui est des luttes féministes, c’est aux hommes qu’il revient principalement de faire des efforts. Je vois le féminisme non pas comme un courant de pensée fondé sur notre corps sexué, mais plutôt comme une approche théorique, une façon de conceptualiser les choses, une méthodologie qui permet d’orienter stratégiquement nos luttes. Ce qui veut dire que le féminisme n’appartient à personne en particulier. Le féminisme n’est pas monolithique. (…) Je ne pense pas pour autant que les femmes doivent inviter les hommes à participer à leurs combats. Il s’agit plutôt d’encourager une certaine prise de conscience afin que les hommes les plus progressistes sachent qu’il est de leur responsabilité de rallier d’autres hommes à la cause féministe. »
Extrait de l’entretien « Au-delà de Ferguson » par Frank Barat, 2014

« Pour conclure, il s’agit de militer pour une transformation sociale, il y a un principe qu’il convient de garder à l’esprit ; ce principe a été érigé par Martin Luther King, et devrait être le mot d’ordre de tous nos mouvements : « La justice est indivisible. Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde entier. » »
Extrait du discours « Libération noire : des années 1960 à l’ère Obama »


*Crédits


En découvrir d’avantage :

Chroniques Livres·Les bonnes surprises

Milk and honey de Rupi Kaur

Milk and honey
Ecrit par Rupi Kaur
Publié chez les éditions Andrews McMeel, 2014
Disponible en anglais uniquement
Poésie, prose
8,39€ broché, 7,97€ numérique
208p


LES BONNES SURPRISES


Résumé :
« this is the journey of
surviving through poetry

this is the blood sweet tears
of twenty-one years
in your hands
this is
the hurting
the loving
the breaking
the healing »

Je suis généralement peu sensible à la poésie. Comme pour la sculpture, je suis parfois impressionnée par le travail, sans toutefois réellement goûter au plaisir de leur beauté. Cela peut être une question de goût, de sensibilité, qui rend très difficile de juger. Voici donc un avis tout personnel, car je crois avoir trouvé une œuvre qui a fait mouche : milk and honey de rupi kaur a été l’occasion d’une véritable pause.

Succincte, percutante, la prose de rupi kaur frappe juste. Répartie en quatre chapitres, la blessure, l’amour, la rupture, la guérison, c’est un chemin, un cercle, une voie à double sens, des petites routes, quelques voies rapides mais jamais d’autoroute. Une page de quatre vers ne signifie pas quelques secondes avant la prochaine. Chacune se savoure au rythme des percussions que chaque prose fait résonner en nous. Nous sommes l’instrument de ce texte qui entre en résonance et nous parle avec une facilité, crée une sorte d’intimité soudaine à laquelle on ne s’attend pas à trouver.

Quatre chapitres dans lesquels on peut aisément se retrouver, ou une amie, ou un proche. Ce sont des petites vérités qui laissent à réfléchir, que l’on s’y retrouve ou non. Un livre très court mais qui peut être l’occasion parfaite de prendre son temps, de laisser les mots s’imprégner, tout doucement, et provoquer en nous quelque chose. Un émoi, une connivence, un accord, un réconfort ou même une dissonance.

Quelques pages sont illustrées. A côté, au-dessus, en-dessous, ou parfois au travers ou avec le texte. Une mise en abyme pleine de sens qui ne charge pas inutilement le texte, quand bien même celui-ci pouvait se porter lui-même. Il faut bien le dire : les quelques traits finement dessinés à la pointe d’un stylo noir sont réalisés avec précision et parcimonie, faisant ainsi parfaitement écho à la plume de l’auteur. Il suffit de peu de mots ou de traits pour en dire énormément, rupi kaur le prouve.

milk and honey fait du bien. C’est une consolation et un cadeau qu’on se fait. C’est un livre à offrir. Un livre qu’on peut aisément laisser sur son chevet et y revenir autant de fois que nécessaire, autant de fois qu’on le souhaite. Quand on veut se faire du bien. Quand on veut se réconforter. Quand on a passé une bonne journée. Quand on veut et comme on le veut.


Extraits :

« people go
but how
they left
always stays »

« loneliness is a sign you are in desperate need of yourself »

« for you to see beauty here
does not mean
there is beauty in me
it means there is beauty rooted
so deep within you
you can’t help but
see it everywhere »

Chroniques Livres·Les bonnes découvertes

« Françoise » : une biographie de Françoise Giroud par Laure Adler

En préambule…

Et voici l’article inaugural de cette nouvelle rubrique sur le blog : la non fiction. Qu’il s’agisse de biographies, d’essais ou de documentaires, c’est dans cette catégorie qu’entreront tous les livres ou documentaires qui ne seront donc pas une fiction.

Comme c’est le premier article, n’hésitez pas à me faire un feedback  afin que je l’améliore et nourrisse en conséquence les prochains !


françoise giroudFrançoise
Biographie de Françoise Giroud
Ecrite par Laure Adler
Publiée aux éditions Grasset en 2011
22€, 490p

4e de couverture :
« Et si Françoise Giroud était encore plus grande que sa légende ? Plus riche, plus complexe, plus intéressante que l’image d’Epinal de la jeune femme talentueuse qui devint la première journaliste de son temps ?

La trajectoire, on la connaît : engagée par Hélène Lazareff à la création de Elle puis cofondatrice de L’Express, et enfin chroniqueuse au Nouvel Observateur, l’ex script-girl de Jean Renoir avait le sens des phrases assassines : la griffe sous le sourire enjôleur. Compagne et complice de Jean-Jacques Servan-Schreiber, farouche opposante à la guerre d’Algérie, amie fidèle de Mendès France et de Mitterrand, celle qui « inventa » la Nouvelle Vague et roulait en décapotable fut une grande amoureuse, aimant le plaisir autant que le devoir. Femme politique, cette fille d’immigré turcs ne passa jamais son bac, mais devint Secrétaire d’Etat à la condition féminine sous Giscard d’Estaing. Travailleuse acharnée, élégante en diable, éprise de liberté, c’était une visionnaire, qui incarna la naissance de la femme moderne.

Mais on découvre ici que ce tempérament passionné a aussi ses zones d’ombre – expérience de la trahison, coup de folie passionnelle, tentative de suicide, mort d’un fils… Et si une phrase de sa mère, sur son lit de mort, avait déterminé sa trajectoire et son destin ?

A travers le portrait d’une femme d’exception, c ‘est une époque de feu que ressuscite ici Laure Adler : un temps, pas si lointain, où l’on savait encore se battre pour des idéaux. »

Lire la suite « « Françoise » : une biographie de Françoise Giroud par Laure Adler »

Bilan·Bilans Mensuels

Avril 2016 – Monthly Best of Books

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Dithyrambique. Quel joli mot, n’est-ce pas ? J’en ferai bien un pays imaginaire, la Dithyrambie, ce lieu rêvé où on peut s’enthousiasmer de tout, et surtout de très bonnes choses – celles qui nous font vibrer, qui nous font réfléchir, qui nous font rêver et qui nous inspirent. Un pays où on se sent bien, parce qu’on y découvre des choses qui nous font grandir, qui nous élèvent ou tout simplement qui nous procurent un sentiment de bien-être.

Je crois qu’en termes de lecture, j’ai franchi les frontières de ce pays chéri, car les belles découvertes pleuvent presque continuellement depuis ce début d’année, à tel point que tout en ayant eu une mini-panne de lecture, ce mois d’Avril n’en demeure pas moins aussi riche que tous les mois précédents réunis.

Pourvu que ça dure.

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The Monthly Best Of Books
Avril 2016

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#3 – Le Grand Méchant Renard – Benjamin Renner (9/10)
BD, humour

Sans titre-2

3 phrases ou expressions pour le décrire :
« Une BD qui, l’air de rien, est jubilatoire et tellement bien fichue »
« Drôle, attendrissante, surprenante »
« Outre la BD, le trailer interactif conçu par les éditions Delcourt et Benjamin Renner est un must qu’il faut découvrir ! >>> » »

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#2 – Les Outrepasseurs, tomes 2 et 3 – Cindy Van Wilder (9/10)
Roman, Young Adult, Urban Fantasy
>>> Lire ma chronique

Les Outrepasseurs tome 2

3 phrases ou expressions pour le décrire :
« Un second tome excellent ! »
« Je ne sais pas ce que j’ai préféré dans cette trilogie : est-ce l’univers travaillé ? Les personnages fouillés ? Les relations jouissives ? Les multiples intrigues prenantes ? Le récit très original ? »
« La boule au ventre, j’ai refermé la dernière page avec la sensation de faire mes adieux à des amis chéris »

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#1 – Angela Davis sur la liberté, petite anthologie sur l’émancipation – Angela Davis (10/10)
Essai, Féminisme, Liberté

angéla davis3 phrases ou expressions pour le décrire :
« Une anthologie bien pensée qui rassemble judicieusement des discours, textes, cours, analyses littéraires – passionnants »
« Des déclinaisons variées et complémentaires apportant un réel éclairage sur le sujet qu’il traite en fond : la liberté »
« A travers cette question philosophique, Angela Davis dénonce toutes formes d’oppressions, notamment l’esclavagisme, le racisme, le système carcéral, la violence envers les femmes, etc. »

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Aussi lus ce mois-ci :

Catégorie Romans :

Catégorie BD :

  • Les Echos Invisibles, Tomes 1 et 2, de Grazia La Paluda et Tony Sandoval (5/10)
  • Château de Sable de Frederik Peeters et Pierre Oscar Levy (6/10)
  • Carthasis de Luz >>> Lire ma chronique
  • Cloth Lullaby d’Amy Novesky et Isabelle Arsenault (9/10)

Catégorie Manga :

  • Sunny, tome 6, de Taiyou Matsumoto (9/10)

Catégorie Essais :

  • La géopolitique des séries de Dominique Moisi (6/10)
Bilan·Bilans Mensuels

Février 2016 – Monthly Best Of Books

Il y a tellement de livres que je voudrais lire, de bandes dessinées que j’aimerais découvrir, et chaque mois c’est à la fois avec satisfaction et frustration que je dresse le bilan. Certes, ce fut un mois encore très positif en termes de lectures enrichissantes. Toutefois, je regarde également ma PAL et ma wishlist continuer à grandir indéfiniment, sans parler de tous ces livres que je devrais lire pour ma culture générale, et je me mets à rêver d’avoir toutes mes journées pour flâner au milieu de mes lectures que j’enchainerai, que j’alternerai, que j’abonnerai aussi – il n’y a rien de mal à ça.

Février fut donc un mois plutôt faste. Et voilà que Mars a pointé son nez et avec lui de nouvelles perspectives. Si seulement j’avais le temps de tout faire !

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The Monthly Best Of Books
Février 2016

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#3 – Le Samourai Bambou, Tome 1 de Taiyou Matsumoto – 8/10
Manga
Historique

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Quelques mots ou expressions pour le décrire :
« Des dessins fantasques, des personnalités colorées »
« Original, rafraichissant et étrangement poétique »
« Curieux, étrange, intriguant, bizarre et génial à la fois »

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#2 – Phallaina de Marietta Ren – 10/10
Bande défilée
Drame

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Quelques mots ou expressions pour le décrire :
« Une nouvelle façon de vivre les bandes dessinées »
« C’est immersif, jouissif, intense, on est plongé dans l’ambiance particulier et l’atmosphère électrisante »
« J’en redemande ! »

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#1 – We should all be feminist de Chimamanda Ngozi Adichie– 10/10
Essai
Féminisme

we should all feminist

Quelques mots ou expressions pour le décrire :
« En l’espace de quelques dizaines de pages, Chimamanda Ngozi Adichie rend clair les raisons qui font du féminisme un combat nécessaire pour tout le monde »
« Pertinent, concis, terriblement efficace »
« Avec un texte léger, mais percutant, qui le rend à la portée de tous et qui s’adresse à tous »

Aussi lu ce mois-ci :

Catégorie Romans :

  • Breakfast at Tiffany’s de Truman Capote – 8/10
  • Phalène fantôme de Michèle Forbes – 7/10 >>> Lire ma chronique

Catégorie Non-Fiction :

  • Françoise de Laure Adler – 8/10

Catégorie BD :

  • Les vieux fourneaux, Tome 1 : Ceux qui restent, de Paul Cauuet et Wilfrid Lupano – 7/10 >>> Lire ma chronique

Catégorie Manga :

Bilan·Points cultures

Et si on mettait un point sur nos lectures ? #5

point lecture

des lectures du mois d’Août 2015 uniquement

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Je vous retrouve aujourd’hui pour un bilan lecture assez positif avec des choses plutôt variées, bien que j’ai continué dans ma lancée SF depuis la dernière fois. Le Monthly Best Of Books étant passé par là, il n’y aura pas non plus beaucoup de surprises. Mais au moins vous aurez une meilleure idée de pourquoi j’ai aimé ou moins aimé tel ou tel livre. Bonnes découvertes ! Lire la suite « Et si on mettait un point sur nos lectures ? #5 »