L’homme qui mit fin à l’Histoire – Ken LIU

(9/10) Cette fois, laissez-moi vous parler de « L’homme qui mit fin à l’Histoire », un très court roman de Ken LIU, brillant, riche et passionnant. Il fait partie de ces auteurs de science-fiction qui justifient mon adhésion grandissante pour le genre. Il pose en effet une question brûlante et d’éthique : si nous avions la technologie nécessaire pour visionner des moments brefs et ciblés du passé, mais qu’à chaque utilisation, ce même bout de passé ne pourrait plus jamais être vu par la suite, que devrait-on faire ?

Devrait-on attendre de mettre au point une technologie plus performante, qui permettrait un enregistrement ou un accès illimité à la vision de ce passé ? Sans contexte et dans l’absolu, il serait sans doute mieux advenu d’attendre. Mais justement, Ken LIU rappelle qu’on n’est jamais « sans contexte ». Il prend pour sa part le cas de l’Unité 731, centre militaire de recherche et d’expériences bactériologiques conçue par les japonais durant la Seconde Guerre Mondiale en Chine. Les atrocités de leurs expériences sur des humains ont depuis été reconnues comme faisant partie des crimes contre l’humanité. S’il est compliqué d’évaluer le nombre exact de victimes, elles seraient entre 3000 et 10000 à avoir fait l’objet des expériences de l’Unité, et plus de 300000 à en subir le résultat. Parmi elles, une majorité de chinois, mais également des prisonniers de guerre Russes, Américains, Coréens, Philippins.

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Théâtre | La fuite – Gao Xingjian (Fest. OFF 2014)

Résumé

Deux jeunes manifestants, un étudiant et une actrice, fuient la grande place où a lieu une violente répression. Ils trouvent refuge dans un endroit étrange. Perturbés par l’arrivée d’un troisième fuyard, ils devront cohabiter et tenter de se sauver. La tension monte, les corps s’échauffent, les pulsions s’exacerbent. L’envie de survivre, de fuir, de rêver, de danser, de jouer, de s’aimer prend le pas sur la peur de périr. Gao Xingjian, l’auteur de « La fuite », est prix Nobel de littérature.

Info(s) pratique(s)

Interprète(s) : Arben Bajraktaraj, Hélène Chevallier, Simon Fraud
Mise en scène : Andréa Brusque
Scénographie : Jean-Baptiste Bellon

Théâtre du Chêne Noir, salle John Coltrane, à 15h (1h15), tarif : 22 €, carte off : 15 €, tarif enfant -12 ans : 8 €

PS : contrairement au tarif proposant pour les enfants de -12 ans, cette pièce ne s’adresse pas du tout à un jeune public.

Programme OFF / Réservations : sur le site du OFF ou sur le site du Théâtre du Chêne Noir


Tout commence dans le noir, un bruit de fond sonore, intense, inquiétant. Une voix féminine lointaine semble chantonner ou juste résonner, comme coupée de toute parole, comme si elle ne trouvait plus la mélodie, cette mélodie qui reste dans sa tête avec ses souvenirs d’enfance mais qu’elle ne parvient plus à reproduire en dehors. Puis des coups de feux. Un homme entre, suivi d’une femme recouverte de sang. Un troisième les rejoint assez vite. Ils ont fui le massacre. Ils ont survécu à Tien’anmen. Pour l’instant. Continue Reading