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Tag | The Book Blogger Test

J’avais envie, en créant ce blog, de ne pas me contenter de faire des chroniques littéraires sur mes lectures du moment – même si elles restent les composantes principales et majeures du blog (et c’est de même pour le cinéma). Cependant, plus largement, j’ai aussi envie de parler de la littérature, de mes goûts littéraires, en tant que lectrice notamment.

Il existe sur la blogosphère (comme sur les chaînes littéraires sur Youtube) tout un tas de ce qu’on appelle les « tag ». Cela consiste généralement à répondre à un certain nombre de questions sur un thème donné, décliné de plusieurs façons.

Celui-ci est donc mon tout premier. Je ne sais pas encore si cela peut vous intéresser mais je trouve l’exercice amusant, notamment parce qu’il permet d’en connaître un peu plus sur la lectrice qui tient le blog de façon plus générale.

Autant vous prévenir, je peux être un tantinet bavarde. Mais il y a beaucoup de chose à dire !

Quoi qu’il en soit, voici donc mes réponses !

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Le top 3 des choses qui t’exaspèrent le plus concernant les livres ?

1. Les fautes.

MAD hadès

Pire encore que les erreurs de typographie, je trouve intolérable de trouver des fautes dans les livres qui sont publiés, c’est-à-dire qui passent notamment sur plusieurs phases de lecture, relecture, correction, etc.

Autant sur le web, les blogs ou les livres amateurs auto-publiés et disponibles gratuitement, les fanfictions, etc., je suis plutôt tolérante quand je vois qu’un effort de relecture a quand même été fait. Mais quand j’achète un livre, j’escompte en effet que ce travail soit correctement fait.

Il m’est arrivé de tomber sur des éditions, surtout des traductions, qui détenaient un nombre infâme d’erreurs improbables qui m’ont littéralement fait jeter le livre… ou presque. En tout cas, ça me gâche vraiment la lecture.

J’ai en tête la saga jeunesse « Bobby Pendragon » qui reste malgré tout un excellent souvenir. Je me rappelle notamment que l’erreur la plus fréquente était la conjugaison à l’imparfait de l’auxiliaire être qui en perdait son dernier T « il étai ». Mais le pire, je crois cependant, a été le premier tome de « L’épée de vérité » dont je n’ai pas pu passer le cap des cinquante pages tant la traduction était bourrée de fautes, et pas que d’orthographe. Des phrases entières ne voulaient rien dire !

2. Les sagas trop longues.

bored impatient

Ce n’est pas que je n’aime pas les SAGAs, j’ai comme tout le monde adoré me plonger dans les sept livres d’Harry Potter. Bobby Pendragon cité plus haut également est un bon exemple (10 tomes). Cependant, il est quand même assez rare qu’une histoire, un univers, parvienne à me tenir suffisamment en haleine pour me faire adhérer suffisamment longtemps. Une trilogie est le format idéale, mais au-delà, c’est aléatoire. Par exemple, j’aime beaucoup le travail d’Isaac Asimov qui est sans doute le meilleur auteur de SF (et l’un des seuls qui m’aient convaincu d’en lire). Par contre, je n’ai lu que les premiers tomes du Cycles des Robots ou du Cycle des fondations, et même si j’ai beaucoup aimé les lire, je n’ai toujours pas entamé la suite.

Généralement, je finis toujours par abandonner, remettre à plus tard la suite des tomes, en me disant simplement que j’ai besoin d’une pause et que j’y reviendrai plus tard, après avoir changé d’univers. Sauf que ça n’arrive jamais. Ces pauses sont en fait le signal que je n’irai jamais jusqu’à bout. Quand bien même, je finis par me décider à poursuivre, j’aurais envie de reprendre à zéro pour être sûre d’avoir bien tout en tête, et je finirais à chaque fois par m’arrêter à peu près au même endroit…

L’exemple le plus récent est Le trône de fer. J’ai lu d’affilée les deux premières intégrales en français (en plus !) et j’en ai fait une overdose… Du coup, ça doit faire bien un an que je fais « ma pause ». Malheureusement, avant tout ce qui s’y passe et la farandole de personnages et d’intrigues, j’aurais grand besoin de relire les deux premiers tomes avant de poursuivre. Vous voyez le cercle vicieux ?

En plus du volume, il y a aussi le délai de publication et ce dernier point concerne (et pénalise) principalement les bédés justement. Je viens tout juste d’acheter le troisième et dernier tome d’Inslandis la seule bédé que je me suis décidée à suivre parce qu’elle avait déjà deux tomes publiés et qu’il n’en restait plus qu’un (aujourd’hui disponible en librairie). Ceux qui lisent Blacksad doivent comprendre ce que je veux dire. Il peut se passer une à plusieurs années avant qu’un tome ne sorte enfin… Et personnellement, je ne suis pas assez patiente pour apprécier d’attendre autant, ce qui fait que j’évite à tout prix les « séries/sagas en cours ». Je dois tout voir, tout lire d’un coup, ou ne jamais les finir.

Comme on dit, c’est tout ou rien !

3. Les livres abîmés.

oh no

Bon, à préciser que tout dépend de l’usure – et avant tout, du livre. De belles éditions comme la collection Blanche de Gallimard, les éditions Pingouins, les pléiades ou tout simplement les beaux livres, je ferai très attention à ne pas les abîmer. Et si je les achète en occasion, à ce que leur usure soit minimale ou naturelle.

Mais si je n’aime pas abîmer mes livres, je suis quand même de ceux qui vont souligner des passages, écorner les pages pour les retrouver aisément, prendre des notes… (et parfois même, quand cela m’énerve vraiment, en corriger les fautes !) J’aime faire vivre mes livres et m’approprier mes lectures. Prendre des notes, souligner des phrases, c’est rendre personnelle sa lecture, cela dévoile certainement une partie de moi-même, les thèmes dont je suis sensible, les phrases dans lesquelles je peux me reconnaître, celles au contraire qui m’ont troublées, m’ont irritées, etc. C’est, je pense, une preuve que la lecture m’a interpellée, que plus que du simple divertissement, la lecture est aussi une façon de se cultiver, de s’interroger, se remettre en question, développer sa réflexion, etc. Tout dépend ensuite du livre en question, évidemment.

Par contre, les usures que je ne supporte pas, ce sont les couvertures abîmées, les couleurs qui s’effacent, les pages déchirées, les pliures – d’autant plus si les livres sont neufs. Pour ce qui est des livres en occasion, je fais attention au soin appliqué à la couverture et à l’entretien global du livre. Si celui-ci a jauni, je n’aurais pas envie de le prendre, par exemple. Pareil si les bords des pages sont noircis…

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Décris l’endroit parfait pour lire

Dans l’idéal, j’aime me poser sur un fauteuil de bureau confortable où je peux m’adosser entièrement et poser ma nuque en haut de la chaise, mes bras appuyés sur ceux du fauteuil et le livre juste au niveau de ma poitrine… C’est la position parfaite pour que je lise pendant des heures et des heures sans me lasser. Dans un canapé, j’aurais tendance à m’affaler et à somnoler plus qu’à me concentrer sur ma lecture. Les autres chaises sont trop peu confortables ou avec un dossier trop bas pour moi (je suis assez grande).

Ce qui m’exaspère le plus, d’ailleurs, car je n’en ai pas chez moi actuellement…

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3 confessions livresques

nonmaisnimportequoi

 1. J’ai tendance à regarder la fin du livre que je lis.

La ou les toutes dernières pages. Je ne sais pas pourquoi mais je le fais depuis toujours. Contrairement à ce que l’on pense, cela ne me gâche généralement pas la surprise, au contraire des livres où je devine moi-même trop rapidement la fin. Pour moi, ce n’est pas tant elle qui est importante que la façon dont on arrive à cette conclusion-là. Parfois aussi, elle ne prend sens qu’une fois tout le développement lu, et c’est ce que j’affectionne plus particulièrement.

2. Je suis obnubilée par la typographie.

Littéralement. Je peux chercher un livre pendant des mois avant de l’acheter et si je ne trouve pas d’édition dont la typographie me convient, je préférerais me procurer la version numérique. Cela doit sembler bien ridicule mais je suis très visuelle. Le confort visuel revêt pour moi une part importante dans mon appréciation de mes lectures – ce que je détache de l’appréciation du livre en soi, c’est-à-dire de son contenu.

Je préfère donc en priorité les écritures régulières avec sérif. Les écritures comme Arial, Calibri, pire encore Courrier New, je les évite le plus possible, bien que je reconnais que, dans certains contextes, elles soient préférables – mais tout dépendra ensuite de la taille d’écriture. Sur un écran, ça passe encore, notamment, mais imprimée, je préfère largement les polices comme Times New Roman (même si on lui reproche d’être trop compacte, ayant été privilégiée pour les journaux), Garamond ou, à la limite, Georgia.

3. Relire une fois, deux fois, trois fois, à n’en plus finir.

C’est anodin, certainement. Qui n’a jamais relu un livre ? Qui ne possède pas ce livre de chevet qu’il relirait avec grand plaisir ? C’est mon cas, sauf que je n’en ai pas qu’un. Bien évidemment, aucun ne surpassera Orgueil et Préjugés qui est probablement le livre que j’ai le plus relus et que je relirai encore, et encore, et encore…

J’aurais toujours plaisir à relire, même si pendant ce temps-là, je pourrais étendre encore ma culture littéraire. Mais j’ai fini par me dire que ça ne me servait pas à grand-chose de pouvoir citer des centaines d’auteur si je n’ai pas assimilé ce que j’ai lus d’eux. Ou qu’en partie. Dans une relecture, on peut aussi être surpris ; aimer ce qu’on n’a pas apprécié la première fois, ou même le contraire ; on peut comprendre plus de chose ou même différemment, notre grille d’interprétation et notre niveau de réflexion évoluant au fil de nos lectures, de notre maturité littéraire, de notre compréhension du monde aussi, de l’Histoire, de la politique, du contexte social, etc.

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La dernière fois que tu as pleuré en lisant

cry

Ouh là… C’est difficile à dire. Je crois que c’était en lisant Le square de Marguerite Duras, non pas que ce soit particulièrement triste (mais ce n’est pas non plus très joyeux, c’est quand même M. Duras dont il est question) mais en tout cas, à ce moment-là, les mots de Duras m’ont percutés.

Mais c’est au théâtre que je pleure le plus – bien plus encore qu’au cinéma où l’artifice musical trop marqué empêche souvent l’émotion d’être aussi réelle et palpable que sur la scène, quand les mots sont portés par la voix d’acteurs de talent et où nulle écran ne vous protège de l’émotion pure et dure. Ainsi la Lettre d’une inconnue ou encore Jeanne et Marguerite – dont le livre m’attend toujours et qui promet d’être tout aussi intense.

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Combien de livres sur ta table de chevet ?

Littéralement, il y a Les bienveillantes de Jonathan Littel que j’ai bien du mal à entamer (je n’ai toujours pas dépassé la cinquantaine…) et Tes mots sur mes lèvres, de la littérature jeunesse qui ressemble fort à du Sarah Dessen et qu’il me tarde de terminer pour passer à autre chose.

Officieusement (car ma table de chevet est trop petite !), il y a le quatrième tome de Bonne nuit, Punpun qui est assez loin de m’enthousiasmer comme les trois premiers, je suis assez déçue et j’ai survolé pas mal de pages, ce qui fait que je ne l’ai pas « vraiment » achevé.

Il y a aussi Les fleurs du mal de Baudelaire et Propos sur la racine des légumes de Zicheng Hong qui sont les deux livres que j’ai choisis pour accompagner l’année 2014. Je lis un poème ou une maxime de temps en temps, quand l’envie m’en prend. Etant donné que tout en appréciant ce qu’écrit Baudelaire, je suis peu sensible à la poésie finalement, ça avance très, très doucement.

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Ton en-cas favoris durant la lecture ?

Je ne mange pas quand je lis. Je suis incapable de faire les deux choses à la fois. Manger, même grignoter, me demande de l’attention – oui, oui, c’est vrai. Je suis très gourmande, en vérité, et même si je mange vite (très vite), je savoure ce que je mange. Regarder un film, une série, ne me dérangera pas (surtout si c’est une série) car je suis relativement moins attentive que lorsque je lis.

Je peux néanmoins boire du thé en lisant… mais je ne finis jamais mon thé. Je l’oublie toujours et quand j’y repense, il est froid.

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Trois livres que tu recommanderais à tout le monde

Bon, comme je finirai par répéter incessamment les mêmes livres, autant changer un peu la donne, et précisons que ce sont les livres que je recommanderais à tout le monde parmi ceux que j’ai découverts en 2014 :

  1. Les Justes d’Albert Camus
  2. Les Nuits Blanches de Fédor M. Dostoïevski
  3. Le sang des Autres de Simone de Beauvoir

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Une image de ton étagère préférée

Pas difficile de choisir, dans le rayon littérature en tout cas (la partie bédé étant encore un vrai bordel), je n’en ai que deux !

étagère1

J’ai choisi celle qui est la plus chargée – et qui déjà aujourd’hui ne ressemble plus à rien ! – mais je l’aime bien parce qu’elle montre un peu de tout ce que je peux lire. On y trouve donc des correspondances comme celle entre Woolf et Sackville-West, un livre de la talentueuse Samantha Bailly, quelques-uns de Ken Follet dont je préfère toutefois les œuvres historiques aux thrillers, les merveilleuses couvertures des livres en anglais, Albert Camus derrière mon appareil photo (qui s’endort doucement dans sa pochette, je l’avoue) et notamment la maquette qu’on m’a généreusement offerte et que j’adore – je suis une inconditionnelle des maquettes et des miniatures. Et des puzzles aussi, mais c’est une toute autre histoire.

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Que signifient pour toi les livres en 3 mots ?

Evasion, Evolution, Imagination

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Ton plus gros secret concernant la lecture ?

how to answer

Vous savez quoi ? Si j’avais la place, j’aurais une étagère dans mes toilettes. Ceci dit, à bon entendeur, salut !

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Le principe du « tag » comme son nom l’indique est de taguer plusieurs autres personnes afin qu’elles répondent à son tour.

Certes. Mais je n’ai pas envie de me limiter et si vous m’avez lu jusque-là, n’hésitez pas à répondre à ces questions à votre tour, sur votre blog ou en commentaires, j’échangerai avec vous avec grand plaisir !


J’ai trouvé ce tag sur le blog de Margaud Liseuse.

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  1. Oh je n’avais pas vu que tu avais ce tag, j’adore le lire ! 🙂

    Je regarde aussi la fin des livres parfois, juste histoire de voir si mon personnages favoris est encore en vie. Les dystopies ça rend parano.
    Je n’ai encore jamais relu de livre (sauf les HP, mais c’est un peu hors compt’ non ?). J’aimerai relire Nos Etoiles Contraires avant de voir le film mais j’ai peur que ça perde un peu de son charme non ?

    Les tags c’est vraiment parfait pour en apprendre un peu plus sur les lecteurs ! 🙂 à bientôt

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