Ô mon George, ma belle maîtresse… – Alfred de Musset, George Sand

Titre : Ô mon George, ma belle maîtresse… – Auteurs : Alfred de Musset, George Sand – Éditions : Folio – Genre : Correspondance

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« Ah, George, quel amour ! jamais homme n’a aimé comme je t’aime.
Je suis perdu, vois-tu, je suis noyé, inondé d’amour ; je ne sais plus si je vis, si je mange, si je marche, si je respire, si je parle ; je sais que j’aime, je meurs d’amour, d’un amour sans fin, sans nom, insensé, désespéré, perdu, tu es aimée, adorée, idolâtrée jusqu’à mourir ! Et non ! je ne guérirai pas. Et non, je n’essaierai pas de vivre ; et j’aime mieux cela, et mourir en t’aimant vaut mieux que de vivre.
» Alfred de Musset à George Sand, 1er septembre 1834.

Note Globale :

6/10


C’est la première fois que je lis un recueil de correspondance et il y a un aspect indéniable qu’il faut souligner : la proximité que nous ressentons vis-à-vis de ces maîtres de littérature, honorés durant nos cours de français, cités par les auteurs contemporains qui s’en inspirent. A lire cette correspondance très intime – car Alfred de Musset et George Sand furent tantôt parents de cœur, amis et amants – on découvre des facettes insoupçonnées de ces êtres que nous ne connaissons qu’à travers leur plume. Lire la suite

Livres | In My Mailbox #1 – Mai 2014

Ne jamais, jamais entrer dans un Gilbert Joseph. Je le sais, chaque fois que j’y vais, c’est pour y faire un carnage. Je ne sais pas résister. Pour preuve, la dernière fois remontait au mois de février et je suis rentrée chez moi avec une trentaine de bouquins et autant de DVD… Aujourd’hui n’a pas fait exception.

Après être allée dans la charmante librairie Chantelivre dans le 6e (qui fera l’objet d’un autre article), j’ai juste voulu entrer dans Gilbert pour jeter un coup d’œil sur les occasions qu’ils possèdent en version originale. Tout d’abord, j’ai été très déçue par le très (très) faible choix qu’ils ont. Et après, je suis descendue dans les rayons littérature… Et bien sûr, ça n’a pas loupé. Lire la suite

X-men : Days of future past – Bryan Singer

Titre : X-men : Days of Future Past – Réalisateur : Bryan Singer – Année : 2014 – Genre : Action, Adaptation, Science-Fiction – Acteurs : Hugh Jackman, James McAvoy, Michael Fassbender, Jennifer Lawrence (voir détails ici)

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« 10 ans après, les X-Men doivent voyager dans le temps pour changer un événement historique majeur qui menace aussi bien les humains que les mutants.« 


Note globale :

7/10


Diable que j’aime les films de super héros, en particulier ceux de Marvel. Je n’ai jamais lu les comics, certes, mais j’ai suivi la première version du dessin animé X-men étant petite et j’en ai toujours gardé un bon souvenir. Découvrir le premier X-men au cinéma m’a donc vraiment plu et le deuxième volet n’a fait que confirmer mon adhésion. Seulement, depuis, je n’ai pas trouvé autant de plaisir dans les X-men. Le troisième volet avait été une véritable déception, mais ce n’est rien face au nullissime et inutile X-men Origins : Wolverine. Lire la suite

Théâtre | Merci ! de Daniel Pennac

Titre : Daniel Pennac dans « Merci ! » au Théâtre du Rond Point – Mise en scène : Jean-Michel Ribes – Acteur : Daniel Pennac – Genre : Format : DVD – Éditions : Copat (Gallimard) | Année : 2006

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«Ça commence dans ma loge, cette perception de la salle. La voix d’Antoine dans le retour :
– Le spectacle Merci commence dans un quart d’heure, salle Renaud-Barrault.
J’écoute la salle se remplir.
Elle se compose petit à petit.
Je cherche à la deviner. Nombreux, ce soir. Et plutôt vifs.
Murmures, conversations, appels, toux, éternuements, on fait le ménage des bronches pour se mettre en état d’écouter.
Ils accordent leurs instruments en somme.
Les gens…
Tout à l’heure, c’est la curiosité qui me fera franchir la porte : chaque soir nous nous jouons une pièce différente.»
Daniel Pennac.


« Merci ! » est une pièce de théâtre tirée du livre éponyme de Daniel Pennac. Un romancier vient de recevoir un prix le récompensant de l’ensemble de son œuvre et doit monter sur scène pour énoncer les habituels remerciements. Nous avons donc affaire à un artiste – nous ne savons pas ni ce qu’il fait ni qui il est, cela pourrait tout aussi bien être Daniel Pennac lui-même – qui, au moment venu des remerciements, se butte à la difficulté de les produire et se met à discourir sur l’idée même du remerciement (public en particulier, comme privé). Lire la suite

Le nouveau testament – Sacha Guitry

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Titre – Le nouveau testament

Réalisateur – Sacha Guitry

Année – 1936

Genre – Comédie, Huis clos

Acteurs – Sacha Guitry, Jacqueline Delubac, Christian Gérard, Betty Daussmond, Charles Dechamps, Pauline Carton, Louis Kerly, Marguerite Templey


« Un médecin découvre que sa femme le trompe. Il se fait passer pour mort et fait rapporter son veston chez lui. Sa femme et ses amis y trouvent un testament révélant leurs secrets. Stupeur, scandale, panique. Le faux mort réapparaît et la vie reprend comme si de rien n’était… Ou presque. »


Note globale :

8/10


Après une première rencontre très réussie avec Mr Sacha Guitry lors de la diffusion de son Roman d’un tricheur à la Filmothèque du Quartier Latin, j’ai sauté de joie en découvrant, par hasard, la présence de deux-trois autres de ses films à la bibliothèque de mon quartier (ô joie !). Vite, vite, j’ai attrapé au vol deux d’entre eux et me suis empressée de commencer par celui-ci. Le nouveau testament a gardé tout l’aspect de la pièce de théâtre dont il est tiré, par cela, j’entends à la fois la mise en scène très classique et le jeu global des acteurs, leur parlé plus précisément. Peut-être est-ce parce que je suis particulièrement amatrice de théâtre mais c’est justement ces deux qualités qui m’ont plu. Lire la suite

L'Idiot – Fedor M. Dostoïevski

L'idiot Vol 2

Titre – L’Idiot

Auteur – Fedor Mikhaïlovitch Dostoïevski

Éditions – Babel

Traduction – André Markowicz

Genre – Roman


« D’abord trois hommes sont « embarqués ». Ils ne se connaissent pas. Face à face dans le train de Petersbourg, Rogojine le noiraud et le blond Mychkine, prince à la race abolie, forment un contraste parfait ; bientôt ils s’appelleront « frères » et le seront. Dans la mort. Ou plutôt : auprès de la morte, ayant accompli leur destin, cousu au nom, puis au visage bouleversant de Nastassia Filippovna. Le coryphée est là aussi, sous l’aspect du fonctionnaire Lebedev […]. L’Idiot est une tragédie biblique, un drame coupé d’apologues, commenté par toutes les voix de l’humain concert… MICHEL GUÉRIN (extrait de la lecture)« 


Note Globale :

10/10


Comment vous parler de L’Idiot ? Il y a dans les récits de Dostoïevski pas mal de thèmes, de dimensions philosophiques et sans doute aussi sociologiques qui m’échappent encore, mais ce roman est une perle de littérature. Je dois cependant admettre que j’ai été déroutée par le style d’écriture. A vrai dire, ma lecture en a été un peu affectée au début. Je pense qu’il m’a fallu une bonne centaine de pages avant de m’y faire, même si quelques formulations et même parfois des paragraphes entiers m’ont fait sourciller. Il s’en dégage une impression générale de brouillon, d’une écriture impulsive, d’une traite – que je n’ai pourtant pas retrouvé dans Les Nuits Blanches du même auteur et dont le style m’a tout de suite plu. J’ignore de fait si c’est spécifique à ce livre ou si c’est la traduction, mais de ce fait, cela a été un peu plus long pour moi de plonger dans L’Idiot, même si du reste, l’histoire m’a tout de suite enchanté.

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Lectures | Janvier 2014

Autant que je voudrais pouvoir écrire des critiques sur tout ce que je lis ou vois, ce serait mentir que de promettre de m’y tenir. Aussi, chaque mois, je publierai un billet décrivant les livres (ou films – un billet similaire sera publié en parallèle pour tout ce qui touche au cinéma) que j’aurais lus dans le mois en donnant quelques clés quant à mon appréciation – ce qui ne m’empêchera pas entre-temps de publier les critiques sur ces œuvres dès que je trouve le temps et l’inspiration à le faire.

Au menu de ce mois :

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Princesse Mononoke – Hayao Miyazaki

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Titre – Princesse Mononoke (もののけ姫 (Mononoke Hime)

Réalisateur – Hayao Miyazaki

Année – 1997

Genre – Animation / Aventure / Fantastique


Au XVe siècle, durant l’ère Muromachi, la forêt japonaise, jadis protégée par des animaux géants, se dépeuple à cause de l’homme. Un sanglier transformé en démon dévastateur en sort et attaque le village d’Ashitaka, futur chef du clan Emishi. Touché par le sanglier qu’il a tué, celui-ci est forcé de partir à la recherche du dieu Cerf pour lever la malédiction qui lui gangrène le bras.


Note globale :

10/10


Poétique, Princesse Mononoke se distingue de la filmographie de Miyazaki. Il faut reconnaître que les dessins sont d’une splendeur inégalée, même par le Voyage de Chihiro qui est plus « lisse » et peut-être moins vivant ou traditionnel. Les paysages, accompagnés de la merveilleuse musique de Joe Hisashi, sont à couper le souffle et rend encore plus brutale la rupture qui se dresse dans le film, appuyant le message de Miyazaki, bien plus encore que l’histoire elle-même. Lire la suite

Le monde, la chair et le diable – Ranald MacDougall

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Titre – Le monde, la chair et le diable (The world, the flesh and the devil)

Réalisateur – Ranald MacDougall

Année – 1959

Genre – Science fiction

Acteurs – Inger Stevens, Mel Ferrer et Harry Belafonte


Après un éboulement au fond d’une mine en Pennsylvanie, Ralph Burton attend des secours qui n’arrivent pas et finit par se libérer seul des décombres. De retour à la surface, il découvre que toute trace de vie humaine semble avoir disparu après le passage d’un nuage radioactif. En route pour New York, il traverse des avenues désertes, s’organise et récupère ce dont il a besoin dans les magasins, tirant derrière lui un chariot au pied des gratte-ciels abandonnés… Est-il vraiment le seul survivant de l’humanité ?


Note Globale :

10/10


Attention cette critique comporte beaucoup de spoilers.

J’ai peu vu de films post-apocalypses mais « Le monde, la chair et le diable » pourrait en devenir un de mes préférés. Ce que j’ai plus particulièrement aimé dans cette œuvre de R. MacDougall, c’est qu’il ne s’agit pas, finalement, du grand show « THE END OF THE WORLD » qu’on a l’habitude de voir : pas de sur-jeu, pas de surenchère musicale ou de scènes d’actions fulgurantes à en donner le tournis. Nous ne sommes pas entraînés dans une valse vertigineuse digne d’un survival games où vos nerfs sont mis à rude épreuve. Oui, mais… Lire la suite