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Enfances – Takashi Murakami

Enfances T2

Titre – Le chien gardien des étoiles #2 : Enfances
Mangaka – Takashi Murakami
Éditions – Sarbacane, 2008
Origine – Japon
Genre – Contemporain – Tranches de vie


« Dans ce tome 2, on se retrouve dans la vie d’avant, quand Happy, encore chiot, attendait un nouveau maître.
On y retouve aussi le jeune garçon qui, dans le tome précédent, avait volé le portefeuille à « Papa », le maître de Happy. On y découvre sa vie d’avant, celle de son enfance – plus que difficile – durant laquelle il fut terriblement négligé par sa mère, dont le seul projet de vie était de passer d’amant en amant… une enfance bafouée, famélique, maltraitée…
Il finit par s’enfuir et croit reconnaître Happy dans un parc… »


Note globale :

7/10


Ce second tome du Chien gardien des étoiles est une sorte de préquelle : on retrouve le petit garçon qui a volé le portefeuille de Papa dans le premier volet. On le découvre choyé par son grand-père jusqu’au jour où sa mère décide de revenir dans sa vie et de le reprendre avec elle. Fuyant la maltraitance de sa mère, l’enfant va partir sur les routes à la recherche de son grand-père avec, pour seul bagage, une carte postale où l’adresse de ce dernier est indiquée. Dans une mécanique toute aussi similaire au premier tome, le mangaka nous propose à nouveau de prendre la route du Japon en compagnie du plus fidèle compagnon : le chien.

Dans ses deux volumes, le mangaka nous parle d’acceptation. De celle qu’ont fait chacun de ses personnages vis-à-vis de leurs sorts et de leur situation. Dans le Chien gardien des étoiles, le père acceptait le fait d’être malade, d’être sans emploi et d’avoir divorcé pour finalement partir à la recherche du bonheur et de la paix intérieure. Dans Enfances, une vieille dame finit par accepter de devoir continuer à vivre malgré son vieil âge et un enfant finit par accepter, malgré lui, le fait que sa mère le délaisse, en recherchant auprès de son grand-père tout l’amour parental qui lui manque.

A ce thème de l’acceptation, Takashi Murakami ajoute également l’enfance maltraitée, l’abandon (qui était aussi présent dans le précédent volume) et l’indéfectible amour des chiens. L’enfant va voguer comme il peut à travers les paysages, cherchant à prendre la route. Nous croisons en chemin le Papa et son chien, Happy, dans le premier tome et on comprend pourquoi l’enfant a préféré les abandonner et pourquoi il emporte le portefeuille avec lui. En chemin, il va également chaparder un chiot et va l’emporter avec lui. Le petit chiot n’ayant jamais mis le pied dehors a bien du mal à suivre le rythme de son étonnant nouveau maître, aussi l’enfant ne sait d’abord pas quoi en faire et hésite à le laisser en chemin.

En résulte un récit de voyage, mais aussi, quelque part, d’amitié. L’enfant va découvrir, avec le chien, la sensation de ne plus être seul, d’avoir quelqu’un qui compte sur soi et sur qui il peut compter.

Encore une fois, nous sommes donc emportés dans un récit doux et plein d’espoir au sein d’une société aux mœurs assez cruels et aux valeurs perdues. Tout comme le premier, on ne peut que se prendre d’affection pour ces gardiens d’étoile et on se laisse attendrir par leurs hésitations et leur timidité alors qu’ils tentent de s’apprivoiser. Avec l’enfant, tout comme avec le papa, tout s’exprime dans la retenue. Car le garçon reste assez silencieux, au profit de ce petit chiot qui, lui, est très curieux de ce qui lui arrive. La recherche du bonheur, aussi simple que l’idée puisse être, est un thème que le mangaka traite avec douceur et avec assez de justesse pour qu’on ressente l’enivrement des deux héros quand ils y arrivent.

Enfances est ainsi dans la parfaite continuité du Chien gardien des étoiles tant dans les thèmes que dans la façon dont ils sont traités, c’est pourquoi je n’ai pas tant de choses à en dire  de nouveau. Le croisement des histoires et des personnages est un petit plus que j’ai apprécié. Mais, toutefois, je dois dire avoir préféré malgré tout le premier volume où la surprise et la découverte ont eu leur petit effet – ce pourquoi la note diffère un peu entre les deux tomes. Le manga reste toutefois une bouffée d’air frais bienvenue qu’il faut prendre le temps de lire.

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