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Percy Jackson, tome 1 – Rick Riordan

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Percy Jackson, #1 Le voleur de foudre
Ecrit par Rick Riordan
Publié par Albin Michel, 2006
Roman, Jeunesse, Fantastique


« Écoutez, je n’ai jamais voulu être un demi-dieu. Si vous lisez ces lignes parce que vous pensez en être un vous aussi, suivez mon conseil : refermez ce livre immédiatement.
Une vie de demi-dieu, c’est dangereux.
C’est angoissant. Le plus souvent, ça se termine par une mort abominable et douloureuse. Mais si vous vous reconnaissez dans ces pages – si vous sentez quelque chose vous titiller – il se peut que vous soyez des nôtres. Or, dès l’instant où vous le saurez, il ne leur faudra pas longtemps pour le percevoir, eux aussi, et se lancer à vos trousses.
Je vous aurai prévenu.
Puissent les dieux de l’Olympe veiller sur vous. »


Note globale :

7/10


Percy Jackson. Il y a quelque temps, vous m’aurez cité ce livre, j’aurais vaguement eu le souvenir du premier film et encore, je le confonds un peu avec L’apprenti sorcier de Jon Turteltaub, ce qui a a probablement desservi la saga de Rick Riordan. A présent que je farfouille sur le net pour lire des blogs littéraires, je dois avouer que Percy Jackson a fini par attirer mon attention. Mais c’est à Ironbouqueen, bloggeuse / youtubeuse littéraire (sa chaîne : cliquez ici), que je dois d’avoir enfin osé passer le pas (ce qui fait beaucoup de verbe, pour dire à quel point j’étais réticente au début). Et vous savez quoi ? J’ai vraiment bien aimé.

Alors que Percy Jackson m’apparaissait comme un conte mythologique et moderne pour les jeunes adolescents (et c’est quand même le cas), je n’ai eu aucun mal à plonger dans la lecture. Pour information, je l’ai malheureusement lu en français, ce qui fait que je ne peux apprécier qu’à une certaine mesure le style d’écriture. Quoi qu’il en soit, admettons que la traduction soit très bonne, ce dernier (le style de Riordan, donc) est fluide, simple mais efficace.

Il est, selon moi, très appréciable de commencer ce genre de livres en s’adressant aux lecteurs (le résumé ci-dessus présente les premières lignes du livre) car cela nous implique forcément. Puisque Percy s’adresse à nous, il nous semble aussi naturel de l’écouter, comme si nous lui parlions en vrai. D’un autre côté, cela permet aussi de créer une proximité entre le personnage principal (qui est également le narrateur, vous l’aurez compris) et nous-mêmes. On se sent proches de ce petit garçon dont le père a disparu et qui se retrouve en pension, loin de sa mère, la seule personne, à l’exception de son meilleur ami Grover, en qui il a confiance.

Ce que j’ai surtout apprécié, c’est la maturité de Percy qui, tout en étant aux premières phases de son adolescence, nous épargne trop d’enfantillage et les scènes trop larmoyantes qui auraient rapidement plombées le livre. Percy est présenté comme un enfant quelconque, un peu maladroit, un peu capricieux et entêté, un peu fragile aussi et sensible à sa façon, un peu bourru… Bref, un simple garçon de plus de 10 ans, quoi.

Bien sûr, cet enfant est spécial – sinon le livre n’aurait pas d’intérêt – car c’est un demi-dieu. Or, tous les jeunes demi-dieux, une fois qu’ils ont pris conscience de leur différence, se font attaqués par des monstres de mythologie et doivent se réfugier à la colline des Sang-Mêlé chaque été. N’échappant pas à la règle, attaqué de toutes parts, Percy découvre que non seulement son père, déjà mystérieux, est un dieu, mais aussi que son meilleur ami est un satyre et qu’il ne peut plus vivre auprès de sa mère comme il le faisait auparavant.

Arrivant non sans mal dans la colonie, Percy y fera la rencontre de Chiron, son ancien professeur d’histoire qui n’est d’autre qu’un centaure, Monsieur D., le directeur de colonie et également Dyonisos, et les autres demi-dieux, dont Luke, un héritier d’Hermès et d’Annabeth, la fille d’Athéna, avec lesquels il sympathisera. Évidemment l’histoire ne s’arrête pas là et on découvre qu’un sombre complot vise à engendrer une guerre immortelle entre les Trois Grands, c’est-à-dire Zeus, Poséidon et Hadès qui règnent par-dessus tous les autres dieux.

Comme vous vous en doutez, Percy sera chargé d’aller retrouver l’Éclair de Zeus qui lui a été volé et de le lui restituer avant que n’éclate la guerre. Accompagné de Grover et d’Annabeth, il nous fera donc voyager et vivre ses mésaventures au travers les Etats-Unis envahis des mythes grecs.

Ainsi, le grand avantage de ce premier tome où on ne s’ennuie pas, c’est l’action bien dosée. Si on a suffisamment l’occasion d’en apprendre plus sur la personnalité et les motivations de chacun des personnages, le rythme reste malgré tout soutenu pour qu’on ne se lasse pas. Point de temps perdu à débattre sans fins sur les états d’âme exacerbés du héros. Non pas que les sentiments ne doivent pas prendre de place dans le récit, mais que ceux-ci doivent être mesurés selon l’ampleur de l’événement, et qu’écrire un pavé de trente pages pour vous répéter par mille métaphore que le personnage souffre et à quel point c’est profondément injuste, ne va pas attiser forcément la larme au lecteur… comme on en voit / lit trop souvent.

Et Rick Riordan ne cherche pas du tout à le faire, ce n’est pas l’objectif de son livre. Aussi, pourrait-on reprocher à Percy Jackson de ne pas assez pleurer ses disparus, ce qui, tout en étant vrai, se justifie ici du fait que Percy n’a pas vraiment le temps pour le faire : il en parle, bien sûr, et ses proches – sa mère surtout – restent omniprésents sans pour autant accaparer tout le récit.

Percy Jackson est un héros sympathique, crédible, qui a autant de faiblesses qu’il n’a de qualité – on est quand même assez loin du Gary-Sue (équivalent de la Mary-Sue, le personnage trop parfait) et surtout il laisse un peu de place, même si moindre, aux personnages secondaires. J’ai particulièrement aimé Grover. Certes, au début, il est un personnage très gauche, un peu gnangnan, le vrai « boulet », pourrait-on dire. Pour autant, son évolution est la plus marquante du livre et aussi la plus appréciable : le satyre, plein de son manque de confiance, de sa gaucherie, de sa timidité, est aussi plein de volonté, de courage et doté d’un grand cœur. J’aime beaucoup la façon dont il va apporter au trio une dose de sagesse et de calme, même s’il est aussi le plus peureux. Mais sa présence est nécessaire tant elle temporise la croissance rapide de Percy et la force innée du personnage d’Annabeth qui, elle, est relativement proche de la Mary-Sue.

Ce qu’on pourrait reprocher à ce premier tome, c’est peut-être la facilité avec laquelle le trio vient à bout de ses obstacles et le rythme peut-être trop soutenu des actions, même si celles-ci nous tiennent en haleine. On dévore ce premier livre parce qu’il se passe plein de choses, mais le tout est un poil trop linéaire, si bien que j’aurais sauté un passage du livre, je n’aurais pas raté grand-chose – de déterminant à l’histoire, j’entends – à l’exception peut-être des scènes sur la colline des Sang-Mêlé, le passage dans les Enfers et les cinquante dernières pages.

Quoi qu’il en soit, en conclusion de tout cela, je dois admettre que le premier tome de Percy Jackson justifie pleinement les critiques favorables que j’ai pu lire de part et d’autre de la blogosphère et je comprends pourquoi il a attisé un tel enjouement. Ceux qui aiment la littérature jeunesse, les récits d’aventure et la mythologie trouveront de quoi se rassasier et les réticent-e-s comme moi admettront sans doute que c’est assez plaisant. Je remercie donc Ironbouqueen pour cette lecture commune très réussie, et j’irai très certainement chercher le second tome à la bibliothèque.

Affaire à suivre !

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  1. Je l’ai dans ma PAL et je lis beaucoup de bons avis dessus ce qui me motive bien (surtout que j’adore la mythologie grecque et les réecritures de cette mythologie justement =) )

    • Oui, je ne peux que te le recommander !
      Je ne m’attendais pas à apprécier autant un livre jeunesse. Il a défait mon scepticisme et j’ai déjà le tome 2 qui m’attend dès que j’en aurais (enfin) fini avec ce que je lis en ce moment. -:)
      Je te comprends parfaitement pour ce qui est de la mythologie grecque!

  2. […] ATTENTION : Ceci est ma chronique du second tome de la saga, aussi je risque d’évoquer des événements du premier tome qui vous gâcheraient la surprise si vous ne l’avez pas encore lu. Pour tous ceux qui n’ont pas encore entamé la saga, je vous encourage à lire avant tout ma première chronique en cliquant ici. […]

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