X-men : Days of future past – Bryan Singer

Titre : X-men : Days of Future Past – Réalisateur : Bryan Singer – Année : 2014 – Genre : Action, Adaptation, Science-Fiction – Acteurs : Hugh Jackman, James McAvoy, Michael Fassbender, Jennifer Lawrence (voir détails ici)

Xmen

« 10 ans après, les X-Men doivent voyager dans le temps pour changer un événement historique majeur qui menace aussi bien les humains que les mutants.« 


Note globale :

7/10


Diable que j’aime les films de super héros, en particulier ceux de Marvel. Je n’ai jamais lu les comics, certes, mais j’ai suivi la première version du dessin animé X-men étant petite et j’en ai toujours gardé un bon souvenir. Découvrir le premier X-men au cinéma m’a donc vraiment plu et le deuxième volet n’a fait que confirmer mon adhésion. Seulement, depuis, je n’ai pas trouvé autant de plaisir dans les X-men. Le troisième volet avait été une véritable déception, mais ce n’est rien face au nullissime et inutile X-men Origins : Wolverine.

Quant à X-men : le commencement ? Pour tout dire, j’ai passé un bon moment en le regardant car je l’envisageais plus comme un reboot que comme x-men-days-of-future-past-poster-magnetoun véritable préquelle : Eric et Charles sont sensés avoir construits l’école ensemble, si on en croit les premiers films, et être allés recrutés Jean ensemble. Ce que X-men : le commencement mettait clairement de côté. Mais, le choix des acteurs interprétant Charles et Eric plus jeunes – même si je ne suis pas une grande amatrice de James McCoy (malgré Atonement de Joe Wright) – m’a vraiment plu. Leur physionomie rappelle clairement Professeur X et Magneto adulte – mais surtout, surtout, le choix de Magneto est à mon sens réussi (que ce soit pour Michael Fassbender ou pour Ian McKellen).

Bref, tout ça pour dire qu’en allant voir X-men : Days of future past, j’étais un peu curieuse de savoir comment Bryan Singer, à l’origine des deux premiers volets, allait transformer ce reboot en véritable préquelle (pour First Class) et séquelle (pour le dernier). Mais j’étais aussi dubitative car, malgré tout, les incohérences scénaristiques de First Class restaient à justifier… Mais bref, disons que toute saga implique d’éventuels rajustements et passons véritablement à la critique de ce dernier opus.

Donc, tout commence dans le futur, le monde connaît des heures chaotiques, tant pour les humains que pour les mutants – une bonne partie de la population a été décimée. Quelques survivants (dont Bobbx-men-days-of-future-past-logo1y, Charles, Eric, Logan, Kitty et d’autres que je ne connaissais pas) tentent de fuir les sentinelles – des robots géants créés par les hommes pour traquer et tuer chaque mutant (et chaque personne en possédant le gêne, que ce dernier soit actif ou non) sur Terre, capables de s’adapter à tout pouvoir. Pour cela, Kitty a le pouvoir d’envoyer l’esprit de n’importe qui dans le passé et dans son corps (du coup plus jeune) pour les prévenir du danger. Cette situation précaire  ne pouvant durer, ils décident de tenter leur dernière chance de survie : envoyer l’un d’entre eux dans le passé, dans les années 70, pour empêcher l’avènement de ce qui sera à l’origine de la conception de ces sentinelles et du chaos qui s’en est suivi, et ainsi sauver le futur en le modifiant drastiquement.

Normalement, un tel bond dans le passé broierait l’esprit de celui qu’on envoie mais évidemment Logan est là pour tout sauver.

Si je surligne ceci, ce n’est pas tant que le personnage de Wolverine m’insupporte – même s’il est devenu de nos jours l’archétype du gentil-un peu bourrin-méchant-sarcastique-survivant-et-musclé (la dernière mention n’est pas à oublier – comme pour Thor 2, nous avons bien sûr eu droit à la délicieuse scène d’un bon vieux Hugh Jackman de dos et nu, pour réviser son anatomie) – mais plutôt que depuis X-men 3, ce personnage est devenu la clé de la    franchise. J’aime bien Hugh Jackman, bien sûr, je me suis régalée devant Le Prestige notamment, mais le culte de l’acteur au centre d’une saga qui fourmille pourtant de personnages hautement intéressants, m’agace un peu. Nous avons bien vu le fiasco que cela a donné dans X-men Origins : Wolverine : un film d’actions bourré de testostérone (et encore, même ça, c’était mal fait) mais complètement vide, vide, vide, et sans intérêt. Même dans First Class, ils n’ont pas pu s’empêcher ce clin d’oeil – bon certes, je l’avoue, cela m’avait fait sourire, c’était donc une réussite. Mais quand bien même, ces artifices ont hélas un temps limité, et cette fois, ça n’a pas manqué.

C’est d’ailleurs, le principal défaut de ce film qui semble être plus porté sur le nombre d’acteurs reconnus et appréciés que sur le scénario qui, pourtant, détenait un vrai potentiel. Le principe du voyage dans le temps n’est pas nouveau – et j’en suis une grande amatrice ! – mais il implique autant de possibilités que d’univers parallèles qu’il induirait – c’est-à-dire autant de chance de nous surprendre. La place à la créativité et à l’ingéniosité scénaristique avait donc tout lieu pour réussir, et peut-être élever la saga à autre chose qu’un film de super-héros – ce que les X-men ne sont pas à la base, ou pas seulement.

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D’ailleurs, on se rendra vite compte qu’à l’exception de quelques remarques bien placées, de deux-trois situations cocasses, Wolverine ne sait pas trop où se mettre – il n’a pas sa place dans le scénario. Une fois sa mission de prévention aux deux personnages principaux (Charles et Eric) fait, on peut presque l’oublier tellement son rôle est limité.

Ceci aurait pu en fait être positif – vis-à-vis de ce que je disais plus haut, vous me direz peut-être que justement le fait qu’il ne prend pas tout l’espace dans le scénario est une preuve que ce dernier est quand même plus étoffé. Oui, c’est vrai. Si on prend en compte l’histoire qui se développe autour de Mystique qui, véritablement, sera le personnage le plus intéressant dans son développement (quoi que je reste encore sur ma faim), c’est vrai que X-men : Days of futur past est plus intéressant que je ne semble le penser.

Et détrompez-vous, j’en pense globalement du bien (j’aurais peut-être dû commencer par là). Si j’ai mis une telle note (qui pour moi est positive considéré tous les défauts du film), c’est que justement je pense que ce film a exploité un certain potentiel : globalement, le scénario est plutôt crédible, assez bien construit dans son déroulement et prenant ; le personnage de Mystique est ainsi le groo-X-MEN-DAYS-OF-FUTURE-PAST-TRAILER-facebooks plus de l’histoire ; retrouver Peter Dinklage (Tyrion, dans Games of Thrône) m’a fait plaisir et son personnage est crédible ; les effets spéciaux sont réussis ; les sentinelles sont impressionnantes (mais leur physionomie et la façon dont elle projette des rayons mortels par le casque m’a fait étrangement penser au Destroyer dans le premier Thor) ; la scène qui réunit pour la première fois dans une même salle Xavier, Eric, Logan, Trash et Mystique est réussie et la plus captivante du film à mon sens – elle est d’ailleurs un tournant critique après quoi le scénario redevient classique et perd hélas beaucoup d’intérêt. Ceci dit, on ne s’ennuie pas :  je n’ai éprouvé aucune longueur et ai pris du plaisir de bout en bout.

Mais outre l’aspect « acteurs vitrines » (même si c’est un bon casting), de réels défauts ont gâché la qualité de l’ensemble : le scénario tient certes debout mais n’est pas si surprenant. Charles Xavier jeune était un cas intéressant, du moins, ce qu’ils ont voulu en faire aurait pu être intéressant. Non seulement l’explication quant à sa situation est expéditive et surtout creuse, mais la relation qui lxmen3e liait à Eric et à Mystique aurait tellement dû être mieux exploitée. Car après tout après First Class, c’était précisément ce qu’on attendait : un véritable choc entre Eric et Xavier. Et si cette opposition était déjà vue et revue (et elle est quand même présente) la relation Xavier-Raven aurait gagné à être développée – non seulement le personnage de Charles Xavier ne sonnerait pas aussi creux (hélas, hélas) mais celui de Mystique se serait encore plus complexifié.

Pour conclure, il n’y a donc eu aucune véritable surprise – au final, le scénario a presque repris le schéma habituel de Magneto contre le reste du monde (ou des non-mutants), ce qui est vraiment, vraiment, vraiment dommage. Mais c’était couru d’avance, aucune prise de risque. Certes, on savait bien que ça allait se finir ainsi, que le voyage dans le temps réussirait, et autrement, on aurait espéré cette fin-là.

Mais la scène finale, l’idéalisme même, est fade et grotesque ; elle manque cruellement de crédibilité.

Alors est-ce parce que Singer voulait rectifier les choix de ces prédécesseurs et surtout annihiler X-Men : l’affrontement final ? Peut-être. C’est aussi vrai que j’aurais voulu que le scénario du 3 ait été tout autre, oui, oui. Si j’avais été lui, moi aussi, j’aurais souhaité réaliser ce fantasme. Mais le faire ? C’est un peu, en soi, se discréditer soi-même.

Ce qui aurait pu être une suite (ou une clôture ?) donne finalement le goût d’un nouveau reboot un peu amer. Mais bon, ceux qui se sentent un peu fleur bleu apprécieront sans doute cette fin !

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2 thoughts to “X-men : Days of future past – Bryan Singer”

    1. Du coup, on n’est pas sur la même longueur d’onde… J’ai adoré les deux premiers films de X-Men mais je suis plus dubitative sur la dernière génération – bien que j’aime en effet ce duo Charles & Eric !
      Mais je trouve qu’à trop vouloir lier les films ensemble, Bryan Singer a mis trop d’incohérences dans ce dernier volet. J’ai un peu peur pour la suite, s’il y en a !

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