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Maléfique – Robert Stromberg

Titre : Maléfique – Réalisateur : Robert Stromberg (Studio Disney) – Année : 2014 – Genre : Conte de fée, Action, Fantastique – Acteurs : Angélina Jolie, Elle Fanning, Sharlto Copley, Sam Riley (voir détails ici)

Maléfique

Avant d’être la sorcière que l’on connaît, Maléfique avait le cœur pur, mais une trahison la poussa à la vengeance le rendant plus noir que jamais.


Note globale :

6/10


Après le fiasco de Blanche Neige et le Chasseur (de Rupert Sanders, 2O12), j’étais sceptique quant aux adaptations de contes de fée, et plus particulièrement ceux dont nous connaissions les dessins animés réalisés par Disney. Certes, Maléfique est produite par les studios Disney, on pouvait donc s’attendre à ce que le film se rapproche sensiblement de la Belle au Bois Dormant de notre enfance. Et, c’est sans doute une des raisons qui m’ont permis d’apprécier le film.

Car, croyez-le ou non, malgré tout ce que l’on peut dire (et ce que j’en dis), j’ai bien aimé cette version du conte de Perrault. Sans doute, est-ce justement parce que je n’en espérais pas grand chose, ni révolution, ni même un quelconque enchantement. C’est loin d’être un chef d’œuvre, il ne deviendra pas culte et il est probable qu’il s’efface de nos mémoires dès la prochaine production de Disney ou d’une nouvelle adaptation d’un conte célèbre.

malefice mec

Si je suis allée le voir, ce n’est pas seulement pour retrouver cette belle histoire de cette belle princesse victime de la jalousie et la perfidie d’une méchante sorcière,  ni même cette merveilleuse musique inspirée du ballet de Tchaïkovski (dont on regrettera la quasi-absence dans le film, à l’exception du générique de fin),  mais parce que l’interprétation d’Angélina Jolie du personnage Maléfique m’intriguait. J’ai toujours eu un penchant pour les méchants et ce, depuis que je suis toute petite.

Alors, découvrir l’histoire de l’une des plus célèbre méchante de mon enfance me faisait envie et je dois dire qu’Angélina Jolie, ainsi déguisée et maquillée (et amaigrie…), fait une impressionnante Maléfique, en tout cas visuellement parlant, elle donne le change.

malefique aurore piquee

Ce qui m’a aussi plu, c’est que le scénario, tout en ayant sa part de liberté et d’originalité, suit globalement les éléments du conte et du dessin animé : ainsi, les trois fées et la fête interrompue, ainsi la forêt d’épines, ainsi le corbeau accompagnant Maléfique, ainsi la rencontre du prince et d’Aurore dans la forêt, ainsi la scène où Aurore est attirée vers la pointe du fuseau, ainsi le dragon (oh, que j’aime les dragons !), etc.

J’ai sans doute trop grandi pour apprécier ce film comme l’aurait fait une enfant ; je n’ai ni eu d’étoiles dans les yeux ni ressenti de battements insoupçonnés du coeur. Cependant, j’ai bien aimé plusieurs passages du film : les moments où Maléfique veille sur Aurore qui sont attendrissants et drôles à la fois – autant qu’un Disney puisse l’être – ; l’univers qui globalement respecte le conte ; les premiers pas de la princesse dans les landes et sa rencontre avec Maléfique ; mais surtout la complicité qui se créée entre Maléfique et le corbeau, sans doute la relation la plus réussie du film qui rend les deux personnages attachants.

Il y a donc toute cette touche de féérie et de rêve digne d’un conte de fée qu’on attendait d’une telle histoire.

malefique corbeau

Cependant, j’ai trouvé le début assez bancal et un peu bâclé. On présente l’histoire de Maléfique avec si peu de réserve que tout le reste du film se devine déjà ; il manque sans doute une part d’ombre et de mystère pour apporter un peu de profondeur au scénario. L’ensemble du film est plutôt saccadé : on peut sentir le découpage des différentes étapes du scénario et cette délimitation empêche sensiblement de se plonger véritablement dans l’histoire. Quant au jeu des acteurs, globalement, il laisse clairement à désirer…

On regrette donc une vraie recherche dans le scénario : au-delà même du manque de surprise, certaines scènes sont si évidentes qu’elles en deviennent presque risibles et d’autres s’accompagnent d’un peu trop de pathos pour être crédibles.

On pourra aussi déplorer, comme je le disais plus haut, l’absence de la musique qui faisait pourtant tout le charme du dessin animé de notre enfance – à l’exception de la chanson « Once upon a dream » interprétée par Lana Del Rey et qui accompagne le générique de fin.

Maléfique est donc un film de moyenne qualité mais certainement idéale pour les familles. Il a tous les éléments pour plaire et faire rêver les enfants et pourra même arracher aux parents – et aux adultes en général – quelques sourires et rires.

MALEFICENT

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