Skip to content

Et si on mettait un point sur nos lectures ? #6

point lectureAlors que certains préparent déjà avec enthousiasme leur PAL d’automne, anticipent même Halloween, je suis moins encline à accueillir cette nouvelle saison avec autant de plaisir. Pour moi, cela résonne comme la doctrine des Starks : l’hiver approche.

***

Pour bien clore ma lancée SF du mois d’Août, un petit pavé bien savoureux…

Et j’ai globalement apprécié lire « Le Vivant » d’Anna Starobinets, même si parfois et vers la fin surtout, cela m’a paru confus. Je ne vous en dis pas plus car je viens à peine de publier la chronique !

Le vivant

Note : 6/10

>>> Lire ma chronique

*

Après cela, je me suis attaquée à des romans plutôt courts…

Par pure impulsion, alors que je passais mon après-midi à la bibliothèque de mon quartier… Vous ai-je déjà dit que je l’adorais ? La bibliothèque Louise Michel va très certainement me manquer !

Comme vous l’avez vu récemment sur le blog, j’ai avalé avec plaisir le délicieux roman « Noces de Neige » de Gaëlle Josse, dont j’ai beaucoup aimé la structure et la plume de l’auteur.

noces de neige

Note : 7/10

>>> Lire ma chronique

*

Moins facile à aborder, le premier roman de Marion Richez, « L’odeur du Minotaure« , m’a rendu la tâche difficile quand est arrivé le moment de l’évaluer.

Je ne peux que reconnaître ses nombreuses qualités, et ses thèmes bien développés, toujours est-il que j’ai été assez frustrée de ne pas l’avoir mieux compris. Il m’a fallu lire quelques avis pour éclaircir mes idées et c’est un peu dommage. Et c’est aussi pour cette raison que je pense un jour le relire. Peut-être qu’en prenant plus de recul et en sachant comment l’appréhender, parviendrai-je à mieux l’apprécier dans sa globalité ?

L'Odeur du Minotaure

Note : 6/10

>>> Lire ma chronique

*

J’ai aussi profité du fait que ma lecture actuelle (La Princesse des glaces) ne me passionne pas tellement pour lire en un weekend un roman jeunesse. Cela tombait à pic, cela va bientôt faire un an qu’il traîne dans ma PAL !

« Méto 1 : La Maison«  est le premier tome d’une trilogie française, écrite par Yves Grevet. C’est un huis clos, une dystopie, destinée à un public assez jeune (9-12 ans) et qui m’a bien plu. Certes, le premier roman pose un contexte assez flou sur l’univers et beaucoup de questions n’ont pour l’instant aucune réponse. Toutefois, que ce soit le rythme, les personnages ou la fluidité de la plume, c’est typiquement le genre d’œuvres qui pourront captiver et distraire son public.

meto

Note : 7/10

*

Je ne l’ai pas encore chroniqué mais j’avais attrapé au vol une courte biographie « Simone de Beauvoir » par Bernadette Costa-Prades.

Elle reprend essentiellement les mémoires de Simone de Beauvoir. Certes, je n’en ai encore lu que le premier volet, mais pour la période couverte par celui-ci (qui me semble prendre une bonne partie du livre), je n’ai pas eu la sensation d’en apprendre tellement plus. Malgré tout, je trouve que pour ceux qui sont curieux, voudraient en savoir plus sur cette auteure mais n’auraient pas envie de se lancer dans ses mémoires, c’est une alternative envisageable, d’autant plus que cela se lit fluidement. Ce fut donc une lecture agréable, qui m’a permis de rafraichir mes souvenirs et m’a donné envie de m’attaquer bientôt à La force de l’âge.

simone de beauvoir

Note : 6/10

*

Malgré un début accrocheur et un style qui promettait une belle lecture, « L’homme Incertain«  de Stéphanie Chaillou ne m’a guère convaincue.

C’est pourtant un très court roman mais j’avais l’impression qu’il n’en finirait jamais. Et c’est essentiellement dû au style qui use à l’extrême le ressassement, comme qui dirait Entre mes… couvertures (voir sa vidéo explicative de cette figure de style ICI). Cela part d’intentions intéressantes, servant le message du roman. Seulement, j’ai rapidement été saturée. L’effet de répétition est omniprésente : dans le texte, entre les phrases, dans le fil des pensées, dans les chapitres.

Il faut savoir que ceux-ci sont très courts et se terminent par la pensée des enfants du narrateur. Un effet d’opposition voulu car l’histoire se porte sur le sentiment d’échec d’un homme repensant à la faillite de sa ferme. Alors qu’il ressasse ce passé douloureux, les fins de chapitre montrent une autre image de celui-ci, celle dont se souviennent ses enfants. Au début, l’effet fonctionne : on comprend rapidement ce que cherche à faire l’auteur. On apprécie même. J’ai commencé à décrocher quand je me suis aperçue que ces courts paragraphes se répètent à l’identique, parfois trois voire quatre fois dans le roman (exemple P21 et P46, ou P15 et 58). J’ai pensé à la volonté de faire une sorte de cantine d’enfant, qui pourrait peut-être montrer que le père comme les enfants n’ont pas forcément le recul leur permettant de réfléchir à cette période en toute connaissance de cause.

Il y a bien sûr des passages très beaux ; quand on prend chaque chapitre indistinctement des autres, je ne peux reprocher le style à l’auteur plutôt efficace en quelques pages. Mais au bout de deux cent pages, malgré les variantes bien présentes, j’ai fini par me lasser de l’amertume du père et des refrains des enfants.

Je suis donc complètement passée à côté de ce roman…

l'homme incertain

Note : 4/10

***

Dans le rayon BD / Manga, peu de choses, à vrai dire… mais que des bonnes !

*

Cet été, j’ai voulu m’attaquer à un classique de la littérature anglaise, « Le vieil homme et la mer » d’Ernest Hemingway. Le fait est que j’ai lamentablement échoué, un peu rebutée par le style de l’auteur simplifié à l’extrême. Néanmoins, je ne voulais pas m’arrêter là et ayant l’idée de le lire en VO, j’ai sauté sur l’occasion quand j’ai trouvé la BD éponyme, librement inspirée de l’œuvre, réalisée par Thierry Murat.

Et là, c’est autre chose. J’ai apprécié la composition et le dessin des planches. On y retrouve ce qu’il me manquait à l’œuvre, une esthétique. Quelque chose qui fluidifie la lecture, la rend non seulement agréable, mais belle. En même temps, j’ai découvert les analyses du youtubeur JPDepotte et notamment celle qu’il a faite pour ce livre (cliquez ici pour la voir). Grâce à lui et à l’interprétation de Thierry Murat, j’en suis venue à apprécier « Le vieil homme et la mer » et j’ai dorénavant bien envie de me plonger dans l’œuvre originale.

le vieil homme et la mer

Note : 7/10

*

Pour conclure, ma dernière lecture fut un manga auquel je ne m’attendais pas. A vrai dire, c’est entièrement de ma faute : je l’ai pris sans le feuilleter ni lire le résumé. Je ne connaissais même pas l’auteur, ne serait-ce que de nom.

« Sans même nous dire au revoir » de Kentarô Ueno est une œuvre bouleversante, terrible car les émotions y sont vives, foudroyantes ; difficile de ne pas se laisser toucher par ces planches nées du désespoir d’un homme venant de perdre sa femme. Kentarô Ueno n’a pas attendu de prendre du recul pour en parler, il nous livre au contraire ses émotions telles qu’il les a vécues, qu’il s’est vu les vivre.

Et cela offre une œuvre intense et passionnante, mais pas vraiment facile à lire et je ne dirais pas non plus agréable. Comment aurait-ce pu l’être ? Quoi qu’il en soit, c’est une certaine expérience de lecture que de vivre au travers de ces planches les jours qui ont suivi le décès de sa femme. Cela offre des moments très intimes, mais aussi frappants, des instants auxquels on ne s’attend pas à lire mais qui nous touchent par leur authenticité. La note donnée ici ne représente pas l’évaluation du récit et de la puissance de l’œuvre en tant que tels – mais plus une note de la forme, de l’esthétique et de la composition, que j’ai moins aimée.

sans même nous dire au revoir

Note : 6/10

***

En ce moment, plusieurs lectures en cours, j’ai d’ailleurs un peu de mal à avancer…

*

La princesse des glaces de Camilla Läckberg

la princesse des glaces

34% – J’ai assez de mal à me plonger dedans. C’est plus une question de style de l’auteur que d’histoire (j’avais après tout bien aimé l’adaptation bédé !). Mais l’écriture de Camilla Läckberg m’ennuie assez. Il y a beaucoup de temps mort, des personnages creux et stéréotypés, et un style qui globalement n’est pas très beau ni même très fluide. Et vu qu’il pèse cinq cent pages, je suis presque découragée d’avance, sans vouloir non plus le reposer…

*

Méto 2 : L’île d’Yves Grevet

méto 2

54% – Commencé dimanche soir et j’en suis déjà à un peu plus de la moitié. Autant dire que ce second volume est bien parti pour me plaire. Certes, le style n’est pas incroyable, l’histoire n’est pas non plus révolutionnaire, mais je me suis prise au jeu de ces enfants dont la liberté est loin d’être acquise. Possible donc que j’enchaîne rapidement sur le troisième volet !

*

Les Inuits : résistants ! de Marie Pélouas

les inuits

26% – J’ai un peu honte de le mettre de côté au profit de lectures plus « divertissantes ». Je ne m’attendais pas vraiment à ce que l’auteur aborde la situation politique et économique de ce peuple – et pourtant on ne peut pas dire que c’est un aspect inintéressant, d’autant plus qu’il est très actuel. (J’ai même l’impression que plus qu’un simple portrait d’un peuple, cette collection vise surtout à dresser une carte pluridimensionnelle du monde). Quoi qu’il en soit, cela me plaît aussi de le faire traîner car je ne sais pas dans combien de temps je pourrais me procurer un autre volume de cette super collection !

(Cela me fait également penser que je n’ai pas encore terminée ma chronique de Les Écossais ; pieds sur terre !)

***

Mes prochaines lectures (?)

le deuxième sexe 1

méto 3

la part des nuages

Be First to Comment

  1. Oh je ne savais pas que La princesse des glaces avait été adapté en BD! En tout cas, j’avais beaucoup aimé! Bonnes lectures 🙂

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :