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Et si on mettait un point sur nos lectures ? #5

point lecture

des lectures du mois d’Août 2015 uniquement

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Je vous retrouve aujourd’hui pour un bilan lecture assez positif avec des choses plutôt variées, bien que j’ai continué dans ma lancée SF depuis la dernière fois. Le Monthly Best Of Books étant passé par là, il n’y aura pas non plus beaucoup de surprises. Mais au moins vous aurez une meilleure idée de pourquoi j’ai aimé ou moins aimé tel ou tel livre. Bonnes découvertes !


Ce que j’ai donc lu…

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On commence par les romans et nouvelles

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Only Ever Yours de Louise O’Neill – 8/10

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Une lecture qui m’a beaucoup surprise alors que j’étais assez dubitative à l’idée de me replonger dans une dystopie YA. Au final, ça m’a tellement plu que j’aimerais bien lire le prochain livre de l’auteure.

Je viens d’ailleurs d’en faire une chronique (cliquez pour la lire) !

Synopsis:

In a world in which baby girls are no longer born naturally, women are bred in schools, trained in the arts of pleasing men until they are ready for the outside world. At graduation, the most highly rated girls become “companions”, permitted to live with their husbands and breed sons until they are no longer useful. For the girls left behind, the future – as a concubine or a teacher – is grim.

Best friends Freida and Isabel are sure they’ll be chosen as companions – they are among the most highly rated girls in their year. But as the intensity of final year takes hold, Isabel does the unthinkable and starts to put on weight. ..
And then, into this sealed female environment, the boys arrive, eager to choose a bride.

Freida must fight for her future – even if it means betraying the only friend, the only love, she has ever known. . .

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La Tyrannie des Apparences de Valérie Clò – 6/10

la tyrannie des apparences

On continue sur le thème des apparences et notamment le jeunisme dans cet exercice de style où l’auteure s’est imaginée un futur à l’exact opposé du notre. Un roman très facile à lire, au thème passionnant, mais peut-être un peu léger quand même.

Pour en savoir plus, ma chronique est en ligne.

Synopsis:

Pour ses dix-huit ans, Thalia reçoit de ses parents le plus beau des cadeaux : ses premières injections pour vieillir prématurément la peau. Elle sait qu’être jeune est la pire des conditions. Elle a beau teindre ses longs cheveux en gris, elle reste laide. Le monde a bien changé. La jeunesse est devenue maudite et chaotique. Désormais, la vraie vie commence à cinquante ans et le pouvoir est aux mains des anciens.
Le père de Thalia, vieillard tout puissant, pense à l’avenir de sa fille et décide qu’il est grand temps de la marier à un homme d’âge mûr. En effet, rien n’est plus choquant et socialement déplacé que de s’unir entre jeunes… Thalia faillira-t-elle à l’ambition de son père ?

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Se mettre à la SF, c’est aussi repartir des bases… Quoi de mieux que des nouvelles de Philip K. Dick ?

Le roi des elfes de Philip K. Dick – 6/10

le roi des elfes

Composé de neuf courts textes, Le Roi des Elfes est un recueil éclectique difficile à évaluer dans sa globalité tant mes avis varient selon les nouvelles.

J’ai en effet beaucoup apprécié les excellents récits fantastiques, Le roi des elfes et La dame aux biscuits (où on retrouve encore une fois le thème de la course à la jeunesse), qui auraient mérité respectivement un 8/10 et un 9/10. Puis, des récits certes un peu moins bons mais toujours très intéressants L’homme doré (encore une fois sur le thème des apparences et du rejet de ce qui est inconnu), du surprenant thriller science-fiction sur fond de manipulations, Si Benny Cemoli n’existait pas… 7/10 tous les deux.

Puis, il y a ceux qui ont de bonnes idées et/ou de bonnes chutes, mais qui ne seront pas non plus inoubliables (6/10) : Projet Argyronète, qui parle avec humour des paradoxes des boucles temporelles, La sortie mène à l’intérieur, très bien pensé, mais sans plus. Et enfin, celui qui m’a laissé de marbre, Le Constructeur (5/10), et celui où je me suis carrément ennuyée sans voir où Philip K. Dick voulait en venir, Chaînes d’air, réseau d’éther.

Synopsis:

Rien n’avait préparé Shadrach Jones à voir arriver le roi des elfes et sa suite au grand complet clans sa station-service. Et pourtant, aussi incroyable que cela paraisse, il est bien là, devant lui, et plutôt mal en point. Les derniers mutants qui menacent encore la Terre sont traqués à mort. Mais Cris Johnson, cet homme intégralement doré et à la beauté divine, peut-il être un monstre?
Ernest Elwood est plutôt rêveur, ces derniers temps. Rien d’autre ne semble l’intéresser que la construction de son bateau, comme s’il était manipulé.

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Évidemment, quelques bandes dessinées…

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Hôtel particulier de Guillaume Sorel – 6/10

L.10EBBN001749.N001_HOTELpart_C_FRUn esthétique magnifique, c’est sans doute la plus grande qualité de cette bande dessinée qui vous propose d’explorer le microcosme que compose les habitants d’un hôtel particulier à travers le regard d’une fantôme récemment passée de l’autre côté.

C’est un tableau envoûtant avec plein de nuances. Pourtant, je n’ai pas été aussi emportée que je ne m’y attendais par l’histoire. Je l’ai découverte avec plaisir sans être véritablement surprise ou totalement charmée. Toutefois, c’est une belle introduction à l’œuvre de Sorel dont la sensibilité m’a quand même plu et que je continuerai d’explorer.

Synopsis:

Émilie, jeune suicidée mélancolique, explore ses nouvelles limites fantomatiques dans son immeuble, habité de personnes étranges : magicien, petite fille prisonnière d’un sortilège, artiste mélancolique dont elle fut autrefois la muse et dont elle ne tarde pas à tomber amoureuse.

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Là où vont nos pères de Shaun Tan – 10/10

Coup de cœur 2015

là où vont nos pères

Une claque dont j’aimerais beaucoup vous relater les effets bientôt. J’ai malheureusement dû la rendre à la bibliothèque (avec énormément de regret tant je l’ai adorée), aussi j’attends de pouvoir y retourner pour l’avoir sous la main et vous en parler correctement. C’est typiquement le genre de bande dessinée qui demande à être relue plusieurs fois. Elle est bourrée de sens, magnifiquement représentés par un imaginaire débordant, une esthétique qui traduit une rare sensibilité et une délicatesse qui a su me charmer. Surtout, j’ai apprécié l’universalité de cette œuvre dont le sujet de l’émigration est rendu au lecteur, petit ou grand, à la fois abordable, touchant, intense. Un chef d’œuvre.

Synopsis:

Pourquoi tant d’hommes et de femmes sont-ils conduits à tout laisser derrière eux pour partir, seuls, vers un pays mystérieux, un endroit sans famille ni amis, où tout est inconnu et l’avenir incertain ?
Cette bande dessinée silencieuse est l’histoire de tous les immigrés, tous les réfugies, tous les exilés, et un hommage à ceux qui ont fait le voyage…

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Une histoire d’hommes de Zep – 6/10

une histoire d'hommes

Encore une bande dessinée d’un artiste très connu et que j’ai moyennement aimée. C’était pas trop mal, l’histoire partait d’un départ intéressant mais le résultat est un peu en demie teinte. Il m’a semblé peu exploité ou de façon trop commune, quand bien même la lecture en reste agréable. Un peu déjà vu. Voilà, je n’ai pas tellement de choses à en dire de plus…

Synopsis:

Après s’être séparés plusieurs années auparavant, une bande de copains et membres d’un groupe de rock se retrouvent chez l’un d’eux, Sandro. Certains ont réussi, d’autres moins. Au détour de flash-back sur les concerts, la drogue, les amours passagères, ils comprennent les événements mal perçus à l’époque et découvrent que quelque chose de plus fort que la musique unit certains d’entre eux.

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Les petites gens de Thomas Campi et Vinci Zabus – 6/10

les petites gens

Une bande dessinée de pas grand-chose dont la couverture m’avait attirée par ses couleurs chatoyantes et le contraste de ces personnages à la mine peu enjouée. Le dessin me plaisait et en même temps pas du tout ; j’ai ressenti le même sentiment paradoxal durant toute la bande dessinée. Il est un peu raide, un peu strict et à la fois doux, glissant, limpide. C’est une bande dessinée qui se lit très rapidement et qui offre un moment d’optimisme envoûtant. Jolie, savoureuse, rapide. J’ai passé un bon moment.

Synopsis:

Ils sont six. Dans leur petite rue. À vivre leur petite vie. 24 heures de la vie de deux femmes, trois hommes et un enfant… Banal? Attendez d’abord de voir ce qui se trame derrière leurs rideaux jaunis, le quotidien n’a pas fini de nous surprendre !

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Un sac de billes (T1 & 2) de Vincent Bailly & Kris – 5/10

un sac de billes

Adapté d’un roman sur la Seconde Guerre Mondiale, c’est un diptyque qui retrace le parcours de deux enfants fuyant la capitale. J’ai bien aimé le dessin mais si j’ai trouvé l’histoire finalement assez « mignonne » et si c’est un bon moment de lecture, je n’ai pas été charmée par ces deux tomes. Ça se lit sans heurt mais je n’en retiendrai probablement pas grand-chose. Enfin, que puis-je dire ? Je n’ai finalement pas vraiment d’avis tranché sur cette bande dessinée, aussi vous laisserais-je vous faire vos avis vous-mêmes !

Synopsis:

Septembre 1941, Jo a 10 ans. C’est un gamin parisien, un joyeux poulbot farceur et dégourdi du 18ème arrondissement. Il est le dernier d’une fratrie de six enfants, et est très proche de Maurice, son aîné de deux ans à peine. Mais les Allemands occupent Paris ; le port de l’Étoile Jaune devient obligatoire pour tous les Juifs ; la menace fait plus que gronder… Les parents de Joseph décident donc que leurs deux cadets doivent fuir pour gagner la zone libre et rejoindre leurs frères aînés à Menton. Avec alors pour tout bagage, une consigne de survie martelée violemment à leurs oreilles : «Ne dis jamais que tu es juif !», quelque 5 000 francs de l’époque, leur intrépidité, bon sens et innocence, Maurice et Joseph prennent la route de la liberté, celle de tous les dangers. Passer inaperçus, travailler un peu, déjouer les interrogatoires, rechercher une famille éparpillée… Un long chemin semé d’embûches immondes et heureusement de bonnes âmes, un parcours initiatique, qui forge et marque un homme pour toute son existence.

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En parallèle de mes lectures, quelque chose de tout à fait nouveau sur ce blog… des essais !

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Les Écossais : pieds sur terre ! d’Etienne Duval – 8/10

Les écossais pieds sur terre

Merci à Bazar de la littérature de m’avoir faite découvrir cette superbe collection. Un premier saut dans le monde de la non-fiction très réussi qui m’a donné le goût à réitérer (cf. mes lectures en cours plus bas) et auquel je réserve une future chronique. La collection consiste à porter un nouveau regard sur une centaine de peuples vivant sur Terre au cours des dix prochaines années. Pourquoi les Écossais ? Et bien, parce que ce pays m’a charmé à travers les romans historiques, et notamment les sagas de Robyn Young. Parce que c’est un peuple à fort caractère dont on connaît finalement assez peu l’histoire.

Étienne Duval part d‘une question d’actualité pour introduire son peuple : en quoi l’indépendance de l’Écosse est-elle finalement révélatrice des Écossais ? Qu’est-ce qui, dans leur histoire, leur culture, leurs croyances, leur relation passée avec l’Angleterre, leur caractère fait que cette question soit si importante à leurs yeux ? Au fond, pourquoi l’indépendance ? Et puis, que sait-on vraiment d’eux ? Qu’ils portent des kilts ? Que chaque clan avait son propre tartan ? Et si tout cela n’était qu’une fable… anglaise, qui plus est ?! A travers de nombreux témoignages, des recherches personnelles, l’auteur nous emmène en voyage. Tout dans son style fluide, sa narration, nous entraîne à sa suite dans l’exploration passionnante qu’il mène sur le peuple écossais pour répondre à sa question. Mon seul regret ? Un manque de bibliographie, ce qui est très dommage car ce livre est une très belle introduction du peuple écossais dont on aimerait poursuivre l’exploration par d’autres lectures.

Synopsis:

Personne n’avait vu venir la lame de fond indépendantiste qui a déferlé sur l’Écosse lors du référendum du 18 septembre 2014. Pas assez soutenue pour balayer la Grande Bretagne, sa force – 45 pour cent de “oui” – n’en a pas moins sérieusement ébranlé les fondations de l’édifice commun. Unis volontairement aux Anglais depuis trois siècles (quatre si on remonte à la double monarchie), les Écossais continuent à marquer leur différence. Qu’est ce qui taraude donc ce peuple? Pourquoi, alors qu’il est mieux loti que beaucoup d’autres, avec son parlement, ses universités, sa justice, sa police, ses hôpitaux, et même ses billets de banque, continue-t-il à vouloir plus ?
Au siècle de la mondialisation, ce petit peuple continue en fait à se voir comme une nation. C’est une conviction calme, sourde et puissante comme un orage sur les Highlands. Ceux qui en doutent n’ont qu’à s’asseoir dans le stade de Murrayfield, un jour de match de rugby contre l’Angleterre, l’Irlande ou la France. Ou, mieux encore, partir à sa rencontre dans ses banlieues, ses châteaux et ses îles.
C’est cette enquête hors des sentiers battus que vous propose ce récit.

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King Kong Théorie de Virginie Despentes – 9/10

king kong théorie

Percutant, pertinent, impertinent, abrupt, sec, poignant, ce livre réveille. Découvert sur la chaîne de Sophie M (dans cette super chronique vidéo que je vous recommande absolument de voir), c’est un livre passionnant sur le féminisme. Un essai qui prend pour point de départ ce que l’auteur a elle-même vécu. Elle parle ainsi du harcèlement, du viol, de la prostitution, de la femme de société, de la tyrannie de la beauté, du féminin et de la féminité… Je vais citer Sophie M qui a très, très, très bien résumé un aspect crucial de cet essai : « (…) Le féminisme est aussi un mouvement qui concerne les hommes. Parce que s’il y a des normes sociétales qui régissent l’attitude que l’on doit avoir en tant que femmes, forcément, il y a des normes sociétales qui régissent ce qu’on doit être en tant qu’hommes. »

En effet, très logique. Et dans ce texte, tout le monde en prend pour son grade. On se rend compte qu’on intègre depuis l’enfance des préconçus qui nous conditionnent et nous conduisent à adopter des attitudes sexistes, à se restreindre et culpabiliser parce qu’on n’entre pas dans le moule de ce qu’on est supposé être (du fait de notre sexe). Chaque chapitre aborde un thème précis de tous les points de vue – et pas uniquement celui des femmes.

C’est un texte qui nous interpelle, nous provoque, nous percute, notamment parce qu’il est loin du ton froid et distant que l’on peut imaginer dans les essais. Non, Virginie Despentes nous parle frontalement sans barrière ni distance. Elle nous parle de façon abrupte, crue, avec une familiarité qui facilite la lecture fluide et facile à lire. Elle pose un regard sur des sujets trop peu discutés, débattus, ou même vraiment réfléchis. Virginie Despente s’est fortement documentée pour écrire cet essai et cela se ressent tout le long des cent cinquante pages qui le composent – elle nous offre d’ailleurs une bibliographie très fournie pour poursuivre les réflexions, ce qui est plutôt appréciable.

A lire, vraiment, c’est passionnant. Et nécessaire.

Synopsis:

 

« J’écris de chez les moches, pour les moches, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf, aussi bien que pour les hommes qui n’ont pas envie d’être protecteurs, ceux qui voudraient l’être mais ne savent pas s’y prendre, ceux qui ne sont pas ambitieux, ni compétitifs, ni bien membrés.
Parce que l’idéal de la femme blanche séduisante qu’on nous brandit tout le temps sous le nez, je crois bien qu’il n’existe pas. »

En racontant pour la première fois comment elle est devenue Virginie Despentes, l’auteur de Baise-moi conteste les discours bien-pensants sur le viol, la prostitution, la pornographie. Manifeste pour un nouveau féminisme.

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Les laissés pour compte (ceux que je n’ai pas finis)

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Les Dames Blanches de Pierre Bordageles dames blanchesUne déception. Le livre traine en longueur, les personnages ne m’ont pas plu, l’intrigue m’a vite lassée… Je ne pense pas du tout le reprendre et compte même m’en débarrasser. Tant pis, j’essaierai Pierre Bordage avec un autre livre, mais en me renseignant d’abord, cette fois..

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J’suis pas plus con qu’un autre d’Henry Millerj'suis pas plus con qu'un autrePourtant très, très court, ce livre m’a assez ennuyée. Henry Miller fait l’exercice d’écrire directement en français et sans correction. Il livre ses pensées sur ce qu’il aime ou déteste. Au début, je trouvais cela intéressant pour découvrir l’auteur, et puis, finalement… Je n’en retiendrai sans doute pas grand-chose. Tant pis, j’abandonne avant l’heure.

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Des lectures en cours

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Les Inuits : résistants ! d’Anne Pélouasles inuits10% – Je n’en suis qu’en tout-tout début mais ça semble aussi bien parti que pour Les Écossais avec un peuple toutefois très différent mais non moins intriguant. Je suis assez enthousiaste !

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Noces de neige de Gaëlle Jossenoces de neige11% – Encore une fois, c’est trop tôt pour le dire. Pris au hasard dans la bibliothèque de mon quartier avec tout un tas d’autres livres. C’est un roman très, très court, d’ailleurs comme tous les autres, idéal lorsqu’on a envie de nouveautés.

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Et après, on lit quoi (?)

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Si Noces de neige me plaît, je lirai bien un autre lire de Gaëlle Josse.

les heures silencieuses

l'homme incertain

le deuxième sexe 1

sans même nous dire au revoir

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  1. Je suis ravie que tu aies apprécié Là où vont nos pères <3. Cette BD est tellement parfaite : le sujet la réalisation le dessin bref j'ai totalement adhéré également ^^ J'avais croisé ce bouquin sur les Inuits dans un journal et il en faisait une sacré éloge (je ne savais pas qu'il y en avait un sur les écossais intéressant ça !).

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