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Et si on mettait un point sur nos lectures ? #2

point lecture
Bonjour à tous !

Tandis que la décadence continue à se répandre sur le blog qui n’aura connu que quatre petits articles ce mois dernier, j’ai repris un rythme de lecture plutôt agréable. La fin d’une période disgracieuse ? Peut-être, mais ne nous avançons pas trop vite. Le fait est que je ne me suis pas encore habituée à mon nouveau rythme de travail, et les multiples déplacements font que j’ai moins l’énergie à dépenser sur le blog. Cependant, je ne perds nullement l’envie et j’espère réussir à m’adapter très bientôt. Restez donc aux aguets !

Nous nous retrouvons donc pour un second point lecture, qui va être assez fourni. Depuis la dernière fois, j’ai continué mon rythme de croisière et j’ai surtout plongé dans la bibliographie de Tetsuya Toyota, auteur de Poison City dont je vous parlais dans mon précédent billet. Cet auteur m’a vraiment intriguée, à tel point que j’aimerais non pas seulement faire des chroniques de chacun de ses mangas mais plutôt de son oeuvre (traduite) dans sa globalité. Le fait est que ses mangas partagent des thèmes et des qualités communes, mais souffrent également des mêmes défauts. J’espère pouvoir vous le proposer d’ici cet été, mais tout dépendra des derniers tomes que je dois encore trouver et lire.

En plus de mes lectures du mois, je viens tout juste de participer au challenge du weekend à 1000. Créé par Lili Bouquine qui consiste notamment à lire un millier de pages en un peu plus de deux jours. C’est la troisième fois que je le tente et la première que je le réussis. Pour me faciliter la tâche, j’avais opté pour des lectures que je savais fluides : deux mangas, une bande dessinée, la fin de mon roman en cours, un recueil de nouvelles (toujours en cours) et ma lecture actuelle qui a l’avantage d’être non seulement additive mais aussi découpée en épisodes.

Mais sans plus tarder, parlons des choses sérieuses…

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Ce que j’ai lu !

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  • L’île au trésor de Robert Louis Stevenson – 8/10

l'île au trésor

Classique de la littérature jeunesse qui manquait cruellement à ma culture, et pas seulement celle-ci : je n’avais rien lu jusque-là de Robert Louis Stevenson. Voilà, c’est chose faite ! J’ai été ravie de cette lecture, que j’ai trouvée rafraichissante et entraînante. Je me suis efforcée de la vivre comme je l’aurais vécu, enfant, et je regrette quelque part de ne pas l’avoir lu plus tôt étant sûre que je l’aurais adorée. Le style de cet auteur n’est pas forcément celui que j’affectionne le plus, mais cela ne m’a pas empêché d’apprécier les aventures du jeune Jim Hawkins, dont la vie bascule à l’apparition d’un pirate pas très avenant.

Le héros s’embarque alors à bord de l’Hispanolia, avec pour compagnie trois gentilshommes et une bande de pirates menée par John Silver tapi derrière son titre de cuisinier de bord et ses bonnes manies. Jim démasque très vite son manège et alertant ses compagnons d’infortune – un capitaine mal aimé, un docteur et un châtelain à la langue bien pendue – il comprend qu’il est le seul à pouvoir les sauver de cette impasse.

Malgré tout, ce que j’ai apprécié, c’est que tout en se montrant un héros, Jim Hawkins n’en reste pas moins un enfant. Même s’il se montre ingénieux et malin, il reste encore sous l’influence des adultes, si bien que John Silver parvient à plusieurs reprises à endormir sa confiance. De la même façon, si certains pirates sont aussi bêtes que leurs pieds et si le châtelain aussi naïf et craintif qu’un petit enfant, les adultes n’en sont pas vraiment impotents. Ce qui n’empêche non plus Jim d’accomplir des faits marquants et même héroïques, émoussant l’enfant en moi. C’est un aspect que j’ai trouvé intéressant quand de nos jours la tendance est plutôt inverse : des adolescents matures, brillants, débrouillards, et des adultes qui tombent comme des masses, incapables de se défendre face à l’adversité.

Il est vrai cependant que je ne me suis pas tellement attachée aux personnages, même si je ne dirai pas non plus que c’est un défaut majeur. C’est une œuvre qui malgré tout porte la trace de son époque, la rendant peut-être plus difficile à approcher de nos jours, mais elle n’en reste pas moins agréable à lire et un classique qu’il ne faudrait pas oublier.

  • L’âme du temple, tome 1 : Le livre du cercle de Robyn Young – 7/10

l'âme du temple

Il m’aura du coup fallu un mois complet pour terminer cette réécriture. Il est vrai que j’ai eu quelques difficultés à certains passages – outre le fait que j’ai en ce moment envie de lire plein de choses en même temps. Je l’ai donc coupé avec d’autres ouvrages, dont L’île au trésor dont je viens de parler. L’âme du temple s’ancre dans la période des croisades et notamment celle qui précède et voit la fin de l’ordre des Templiers. Nous suivons l’histoire de Will Campbell, un jeune garçon devenu sergent à la suite de son père. Ce dernier est en effet devenu chevalier de l’Ordre et a été envoyé au Moyen-Orient pour lutter contre l’avancée de Baybars, général Mamelouks ayant une forte volonté d’en finir avec les Chrétiens qui s’y sont installés.

Ce premier tome nous introduit à l’Ordre du Temple ; à la soif de pouvoir d’Edouard, prince d’Angleterre ; au rêve de vengeance des Hospitaliers contre les Templiers qui les ont trahis en Orient ; à la chasse aux Chrétiens et à la reconquête des territoire d’Orient par le sultan Baybars ; et, entre autre, au rêve idéaliste d’un prêtre prêt à tout pour accomplir ses desseins pacifistes. L’histoire commence avec le vol d’un livre précieux mais aussi dangereux : Le livre du Graal. A lui seul, il serait capable de faire tomber l’Ordre du Temple tout entier ; et le Cercle ne peut tolérer une chose pareille. De ce point de départ, de multiples intrigues vont se développer et converger, offrant un premier roman passionnant, mais malheureusement avec quelques longueurs.

Je n’avais pas ressenti celles-ci la première fois que je l’ai lu, aussi peut-être est-ce du fait que je savais déjà à quoi m’attendre. Ce que j’ai toutefois apprécié, c’est la façon dont l’auteur parvient à instaurer ces intrigues tout en prenant son temps ; nous suivons l’évolution de Will de ses quatorze ans à plus de la vingtaine. Nous avons donc l’occasion de le voir grandir et prendre forme dans le roman, ainsi que ses nombreux compagnons. Le Livre du Cercle ne s’attache pas seulement à son point de vue, mais de façon ponctuelle à d’autres personnages, nous permettant de voir sous différents angles l’histoire. Ainsi, nous avons l’occasion de suivre la montée au pouvoir de Baybars, accompagné de ses fidèles généraux ; de la déchéance de Garin qui est l’alter-égo sombre de Will ; des intrigues d’Everard ;  de l’implication d’Elween et de Simon, tous deux proches de Will, etc.

Toutefois, il faut bien avouer que certains aspects sont un peu plus brouillons que d’autres. L’histoire se déroule bien et l’intrigue est prenante ; mais il y a malgré tout un certain manichéisme qui se voit surtout chez Everard, Will, Edouard et d’une certaine façon, Garin. Chaque personnage finalement n’est pas si complexe que cela, et on comprend aisément le rôle qu’ils ont chacun à jouer dans l’histoire, ce qui les rend pour le coup assez peu intéressants. Les personnages féminins, par exemple, n’ont quasiment aucun impact et peinent à s’imposer, même si Elween est à considérer comme un personnage central. En vérité, son rôle sert surtout à développer l’histoire de Will, plutôt qu’elle n’a réellement corps. Elle est donc, comme Simon (qui est son alter-égo à elle), un ustensile. Et ça m’a plutôt gênée de m’en rendre compte.

Il y aussi quelques longueurs au cours de la lecture et je ne saurais pas vraiment quelle partie retirer. Par exemple, l’unique scène dévoilant le rapprochement entre Elween et Will perd de l’intérêt quand on comprend qu’elle ne sert qu’à introduire le long dilemme qui partage le héros. Si je trouve pour une fois que la réaction de celui-ci face à ce qui lui arrive est bien menée, c’est aussi dans ces longs paragraphes introspectifs que j’y ai vu certaines lourdeurs. Autre exemple : les flashbacks de son enfance n’ont pour moi que très peu d’intérêt. Certes, ils démontrent l’attachement de Will à son père et justifie son obsession pour le manteau blanc. Le problème, c’est qu’avant et après ces flashbacks, Robyn young parvient parfaitement à faire comprendre tout ce qu’il y a à comprendre du passé de Will : de fait, ces quelques scènes deviennent une redite assez ennuyante à lire.

C’est de fait un peu dommage, quand bien même il est certain que je poursuivrai la trilogie dans quelque temps.

  • Reset de Tetsuya Tsutsui – 6/10

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  • Prophecy (intégrale de 3 tomes) de Tetsuya Tsutsui – 6/10

prophecy tome 1

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  • Manhole #1 de Tetsuya TSUTSUI – 7/10

manhole

Comme je vous le disais en introduction, j’aimerais faire un article global sur les mangas de cet auteur. Je ne vais pas donc pas vraiment développer mon avis plus que ça. Ce qu’il faut retenir cependant, c’est qu’il compose des thrillers d’épouvante très prenants qui démarrent plutôt bien. On est vite happé par l’intrigue, et les tomes deviennent des pages turners. Pour vous rassurer également sur l’aspect épouvante, si certaines planches et certains concepts mêmes sont gores, j’ai trouvé cela en réalité plutôt supportable. Pourtant, je suis loin d’être une adepte du genre, bien au contraire.

Cependant, le défaut que je lui ai surtout remarqué, c’est une certaine façon de mal conclure ses histoires. Que ce soit pour le oneshot « Reset » ou la trilogie « Prophecy », si le début est vraiment prometteur, la fin en est assez décevante. En fait, j’ai l’impression qu’il n’arrive pas à tenir son histoire jusqu’au bout, qu’il change d’avis en cours de route, quitte à incorporer des éléments en désaccord avec le début du manga. C’est d’ailleurs assez flagrant dans Prophecy que le premier tome et la moitié du second sont aussi bons que la suite est franchement passable.

Malgré tout, j’aime vraiment les thèmes de fond présents dans ses oeuvres et son style de dessin, réaliste et appliqué, qui correspond vraiment à ce que j’aimerais voir plus souvent dans les mangas. Bref, il y aurait encore des choses à en dire, et j’espère pouvoir le faire d’ici cet été, le temps que je termine Manhole et lise son tout premier oneshot autour de la boxe.

NB : Prophecy, tome 3, 211 pages – 1ère lecture du Weekend à 1000
Manhole, tome 1, 210 pages – 7e lecture du Weekend à 1000 (Total : 421)

  • Bicycle 3000 de O Se Hyung – 6/10

Bicycle 3000

Cela fait déjà plusieurs mois que cette bande dessinée coréenne a rejoint ma bédéthèque, seulement je ne trouvais pas le moment idéal pour la lire. Finalement, ce weekend aura été l’occasion parfaite et je l’ai plutôt appréciée dans son ensemble. Le graphisme, peu commun, est assez agréable à voir. Et bien que ce n’est pas vraiment mon style, j’ai plutôt aimé son originalité et les couleurs rafraîchissantes qui offrent une ambiance particulière, difficile à décrire. Autant avouer qu’on se perd dans la contemplation de ces planches qui, du reste, sont assez peu bavardes.

Dès les premières pages, l’auteur nous promet de ne surtout pas faire de fin heureuse : un crime a été commis et un garçon, qui semble un peu simplet d’esprit, est accusé de meurtre. A ses côtés, une jeune fille laisse sa déposition et profite de de l’inattention des policiers pour s’enfuir. Dès lors, le temps est remonté et l’on se plonge dans le quotidien de ces deux personnages atypiques. Pleins de questions se posent, surtout on s’interroge sur ce qu’on est en train de lire. Mais où veut nous mener l’auteur ? A quoi rime tout cela ? Tout en me posant ces questions, je ne me suis pas rendue compte d’être en réalité complètement happée par l’histoire.

J’ai du mal à mettre en mots ce que j’ai ressenti en la lisant. Je ne saurai vraiment expliquer les raisons qui me poussent à ne lui donner qu’un six sur dix sans me décider non plus à l’augmenter. Tout en la jugeant positivement, je ne l’ai pas non plus trouvé si extraordinaire que cela et je ne saurai dire ce qu’il lui manquait. Allez savoir.

NB : Bicycle 3000, 189 pages – 2e lecture du Weekend à 1000 (Total : 610)

  • Oh boy ! de Marie-Aude Murail – 7/10oh boy

Poussée par l’envie de rattraper ma culture littéraire, j’ai choisi à nouveau un roman jeunesse. Oh boy ! de Marie-Aude Murail est encore une de ces histoires d’orphelins perdus cherchant à tout prix une nouvelle famille. Trois enfants et trois idées déjà vues de ces derniers : l’aîné surdoué et un peu maladroit ; la cadette effacée qui cherche à rattraper l’aîné dont elle se dit n’être que la moitié ; la plus jeune, naïve, belle et attendrissante. Les trois Morlevents se font une promesse : n’être jamais séparés. Et pourtant, cela ne s’annonce pas facile : la seule famille qui leur reste est une sœur adoptée puis abandonnée par leur père, un peu pincée, un peu égoïste et qui n’a d’yeux que pour la plus jeune, et un demi-frère homosexuel, irresponsable et coincé dans son rôle d’enfant abandonné.

Je dois avouer que cela m’a pris du temps pour apprécier cette lecture, quoi que très fluide. L’écriture de Marie-Aude Murail est agréable et correspond parfaitement à l’idée qu’on peut se faire d’une plume pour la littérature jeunesse (préjugés exclus, bien sûr). Mais du reste, le scénario étant déjà vu et revu, les caractères des enfants assez stéréotypés, tout comme ceux adultes, tous névrosés, comme on en voit souvent dans ce genre de littérature, j’avais du mal à m’attacher aux personnages. Et j’avais l’impression de passer complètement à côté de cette lecture dont pourtant je lisais tellement de bien.

Puis, arrivée à la moitié, presque au trois-quart en fait, c’est avec une franche surprise que j’ai réalisé à quel point mon avis était en train de changer. L’histoire s’est d’un coup révélée et les personnages qui m’avaient paru tout d’abord tirés par les cheveux ont pris de la couleur et de la consistance. J’ai beaucoup aimé les thèmes abordés par l’auteur et surtout la façon décomplexée dont elle en parle. Finalement j’y ai trouvé de belles qualités, comme l’ouverture d’esprit ; la légèreté suffisamment dosée dans les moments les plus dramatiques afin de toucher sans apitoyer ; la conclusion qui, elle-même, est une raison d’aimer ce livre ; et surtout, surtout, le chapitre 13 qui a fini de me convaincre d’aimer ce livre !

Bref, il y a beaucoup de raisons de lire Oh boy !, de l’aimer comme de ne pas l’aimer, et je vous laisse trouver les vôtres !

NB : Oh boy !, 150 pages restantes – 4e lecture du Weekend à 1000 (Total : 760)

  • Un îlot de bonheur de Christophe CHABOUTE – 7/10

un îlot de bonheur

Tombée dessus par hasard alors que je cherchais de quoi me ravitailler à la bibliothèque, j’ai sauté sur l’occasion de découvrir un nouvel artiste incontournable de la bande dessinée. Expérience plutôt réussie à travers une histoire qui s’est montrée touchante, humble mais efficace malgré tout. L’esthétique surprend par son noir et blanc, ses traits assurés qui sans être fins ne sont pas grossiers non plus. J’ai aimé la façon dont on ressent les sentiments du jeune garçon et de ce SDF sans qu’ils n’aient besoin tous deux de les expliciter, nous permettant de savourer la complicité qui se lie entre eux.

J’ai été surprise de la façon dont il arrive à si justement retranscrire les émotions de ses personnages et leurs meurtrissures invisibles à l’œil nu et qui pourtant sont si évidents qu’ils nous frappent en plein cœur. Fuyant dans un parc, sans pouvoir retourner chez eux, l’enfant et le sans-abri semblent trouver en l’autre le reflet de leurs propres blessures, espérances, désirs.

C’est étrange comme une si petite bande dessinée peut faire passer autant d’émotions et de messages. Je trouve cela difficile de vous en parler sans tomber dans le piège de vous en décrire chaque case, pleine de sens. Cela se passe de mots, en réalité, et la seule façon dont vous pourrez encore vous rendre compte de ce que j’essaie de vous dire, c’est de la lire. Alors, lisez-la !

NB : Un îlot de bonheur, 124 pages – 4e lecture du Weekend à 1000 (Total : 884)

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Mes lectures en cours :

première neige sur le mont fuji

61% – Une lecture exaltante que je me fais un plaisir d’alterner pour mieux savourer chaque nouvelle quitte à les relire deux fois avant de passer à la suivante…

NB : En silence, 25 pages – 2e lecture du Weekend à 1000 (Total : 909)

les foulards rouges

29% – Que vous dire si ce n’est que c’est encore mieux que ce à quoi je m’attendais !

NB : Les foulards rouges, saison 1, épisode 1 et 2 (en cours), 105 pages – 5e et 8e lecture du Weekend à 1000 (Total : 1014 !!!

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Mes prochaines lectures (?)

les willoughby

Beauté fatale

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A vrai dire j’ai déjà entamé rapidement l’introduction de ce dernier, par curiosité et gourmandise, et cela s’annonce très prometteur ! Quoi qu’il en soit, on arrive enfin au bout de ce long point lecture. Et vous ? Qu’avez-vous envie de lire ?

P.S.

Pour ceux qui ne me suivent ni sur Twitter ni sur Facebook, vous avez peut-être manqué le lancement du concours fêtant la première année du blog ! Je pensais faire un article spécifique à ce sujet et finalement je n’y ai pas trouvé d’intérêt, étant donné que je le fête bel et bien à travers les réseaux sociaux. Je vous propose de remporter la trilogie des Contes du Royaume de Sarah Pinborough dans leur version originale ! Si vous êtes intéressé*e*s, cela se passe sur ma page facebook ! Je clôture les inscriptions mercredi et annoncerai les résultats ce weekend !

D’ici là, on se retrouvera peut-être pour le bilan du mois de mai qui sera sous forme de Top 3 comme précédemment annoncé. A bientôt !

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