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Et si nous parlions cinéma ? #1

top film

Afin de ne pas bourrer les fins de mois de bilans à tout va, j’ai décidé finalement de ne pas me lancer dans des bilans mensuels des films que j’aurais vus. D’une part, car je n’en vois finalement plus tant que ça ; d’autre part, parce que cela me permet de consacrer du temps sur d’autres articles. Du coup, j’ai décidé de faire à la place des tops des films que j’aurais vus, avec un minimum de cinq films à présenter pour qu’il y ait quand même de la matière.

Cela ne veut pas dire que j’arrêterai les chroniques, mais étant donné que mon rythme a quand même chuté, cela me permettra malgré tout de vous présenter quelques titres intéressants ! Et de toute façon, je n’ai pas toujours envie de tout chroniquer.

Aujourd’hui, j’ai donc un Top 6 à vous présenter, et comme toujours, je vous le présente en sens inverse…


#6 – Hapiness Therapy de David O. Russell – 5/10

hapiness therapyDe ce film, je ne sais pas trop quoi en penser. D’une part, j’ai apprécié le background, l’ambiance, le jeu de quelques acteurs… D’autre part, je n’ai pas trouvé grand-chose de bien passionnant dans cette romance. Derrière l’originalité du thème et des caractères des personnages (des principaux, car les secondaires sont caricaturaux), le scénario est d’un classique qui m’a laissé un peu indifférente. Quelques bonnes répliques, certainement. Des bonnes idées, sans doute. Mais après tout le tapage qu’il a pu faire, je me serai attendue à quelque chose de plus qu’une simple comédie romantique – comme une autre finalement.

#5 – Souvenirs de Marnie d’Hiromasa Yonebayashi – 5/10 (Lire ma chronique)

marnieDernier film d’animation des studios ghiblis, il s’est révélé une véritable déception pour moi et s’il a ainsi hérité de l’avant dernière place, c’est parce que j’attendais quand même un peu mieux du studio. Je lui reproche pas mal de choses mais surtout de ne pas avoir l’initiative de ne pas ressembler à ses ainés ; au contraire, il se colle tellement aux archétypes d’un film des studios Ghiblis (et de Miyazaki, plus précisément) qu’il semble désuet, superficiel, sans grand intérêt. Pourtant, il y a aussi quelques bonnes idées, mais un tel mauvais traitement que même la beauté d’animation des paysages, la poésie qui s’en dégage, l’histoire touchante des héroïnes n’ont pas suffi pour garder mon attention éveillée. J’ai ressenti une certaine lassitude en le voyant, car j’attends aujourd’hui autre chose du studio et c’est un réel regret que de le voir pérenniser ce qui ne peut marcher qu’à moitié. Quel dommage !

#4 – Into the woods de Rob Marshall – 5/10

into the woodsUn Disney pour moi, c’est l’occasion de forcer mon esprit à rester endormi, de ne pas être regardante sur l’image de la femme véhiculée par un studio qui pourtant, selon ses mêmes clichés, seraient le digne producteur « des films pour petites filles ». J’ai donc apprécié que le studio, dans cette comédie musicale, cherche un peu à relever le niveau et à jouer de dérision. Malgré tout, ça n’a pas non plus été révolutionnaire malgré quelques bonnes répliques et de bonnes scènes. Le fond est même intéressant, de ce point de vue, car il cherche à rompre (un peu) les codes en jouant avec. D’ailleurs, je l’aurais mieux noté s’il n’était question d’une certaine inconstance. Disons que si je riais et m’amusais à certains moments (j’en retiendrai surtout 2), je pouvais également m’ennuyer ferme, au point d’être convaincue jusqu’à aujourd’hui que le film durait 3h.

Il faut dire aussi qu’à l’exception d’une réplique et d’une chanson qui m’ont particulièrement plu dans le 3e tiers, je l’aurais bien retiré du film ! La musique est plutôt globalement réussie, bien qu’elle soit un tantinet trop similaire durant toute la séance. Je retiendrais cependant « The Fault » qui est excellente ; « The agony » qui donne l’occasion, à mon sens, de la scène la plus drôle du film, et le prologue même s’il est long. Le casting est plutôt bon, d’ailleurs.

A vrai dire, les plus gros problèmes de ce film restent sa longueur interminable mais aussi la continuité des chansons. Je suis bien d’accord, il s’agit d’une comédie musicale. Toutefois, portée à l’écran, je pense qu’ils auraient quand même dû l’aérer un peu de dialogues (ce qui avait été le cas dans The Phantom of the Opera – bien que très légèrement, mais ça suffisait). Il y a une certaine lassitude auditive qui s’installe au bout d’un moment et empêche d’en profiter pleinement.
La réplique qui me marquera néanmoins : The Prince Charming : « I was raise to be charming… Not sincere ! »

#3 – Sunday de Jonathan Nossiter – 6/10

sundayJe suis finalement assez surprise de le voir arriver ainsi dans le Top 3. Premier film que j’ai vu cette année, il m’a laissé un moment pantoise. C’est-à-dire que je n’arrivais pas vraiment à établir s’il m’avait plu, ou laissé indifférente, ou tout simplement rendue perplexe, sans avis. Au final, de toutes ces indécisions, est restée l’impression d’un film peu commun. Pas forcément dans l’histoire du cinéma – je suis loin de le penser aussi bien – mais dans ma culture personnelle. Je l’ai trouvé assez intéressant, dans les thèmes qu’il aborde, et notamment autour de ce foyer délabré pour les sans-abris. Un jour, un de ses occupants est pris à parti dans la rue par une femme qui croit reconnaître en lui un réalisateur indépendant. Troublé, l’homme acquiesce et elle l’emmène boire un café avant qu’il ne la raccompagne chez elle. J’ai aimé la façon dont il présentait New York sous un jour différent, sous un regard un peu nouveau. Il met au-devant de la scène une facette de la ville peu montrée en donnant place à cette population un peu effacée, oubliée, écartée de la société comme du cinéma. Mais il y a quelque chose aussi qui résonne un peu faux, dans cette danse malhabile où le réalisateur va faire jongler les scènes des protagonistes avec des clichés du New York pauvre, de la vie au foyer, de ceux qui font la manche ou restent sur un banc à observer la ville et attendre, ceux qui ont réussi à décrocher un petit boulot malgré tout… On a cette forte impression d’un film qui se veut indépendant pour se montrer indépendant pour manquer finalement le coche, et paraît du coup étrange et maladroit.

#2 – Still Walking de Hirozaku Kore-Eda – 7/10

still walkingDepuis que j’ai vu Tel père, tel fils de ce réalisateur, mon amour de son cinéma va en grandissant. J’aime sa façon de traiter les thèmes familiaux, les personnages qu’il créé et sa façon de faire jouer des enfants – ce qui n’est pas une chose si aisée. J’aime le fait que tout en dévoilant cette pudeur, cette délicatesse, qui caractérise certaines œuvres nippones, il montre aussi l’autre facette. Il met ainsi en avant le clivage qui peut exister au sein des membres d’une famille, entre ce que les uns pensent vis-à-vis de ce qu’ils disent, de ce qu’ils disent derrière des paroles de politesse, et de ce qu’ils espèrent au fond d’eux. C’est fluide, très bien joué, et poétique. Certains plans décrivent très bien le film, et notamment ces scènes où nous pouvons apercevoir l’intérieur de la maison familiale par la fenêtre. Car c’est exactement ainsi que le réalisateur nous propose de voir se dérouler cette journée en famille : avec discrétion et avec suffisamment de distance pour apprécier toute la teneur des non-dits. Encore un très bon film !

#1 – Whiplash de Damien Chazelle – 9/10

whiplashUn véritable coup de cœur. Et pourtant, ce n’était pas donné d’avance. Je suis passée très longtemps à côté de ce film, et si une amie ne m’en avait pas vanté ses mérites, j’aurais très bien pu ne pas le voir. La bande d’annonce m’avait plu, certes, mais je ne pensais pas que le film m’étonnerait. Pas autant en tout cas. Je ne sais même pas ce qui s’est passé, ce que j’ai aimé le plus. J’ai « adoré » la relation entre le professeur et l’élève, peu commune ; j’ai encore plus aimé la pugnacité du protagoniste ; j’ai aimé la musique – mais j’ai savouré encore plus la formidable montée en puissance de la tension, l’apothéose musicale de cette scène de fin ! Par tous les diables, je viens de trouver la fin qui m’aura sans doute le plus marquée depuis très, très longtemps – si ce n’est depuis le début de mes pérégrinations cinématographiques ! En fait, je manque de recul avec ce film, c’est comme une parenthèse dont il ne me reste plus que des sensations. Comment faire une chronique quand les mots n’arrivent même pas à se former dans votre esprit ? C’est sans doute ainsi quand on a vraiment aimé. Et je ne sais même pas ce qui m’empêche de mettre un 10. Peut-être, qui sait, dans l’espoir que cette sensation soit un jour dépassée ?


Et voici la fin de ce premier tour d’horizon de mes dernières découvertes cinéma ! J’espère que ce nouvel article vous aura plu et que ce format vous conviendra. N’hésitez pas à me faire vos remarques, je tâcherai d’améliorer cet article par la suite !

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  1. Je ne connais pas les 2 premiers films de ton top ^^ a retenir ! Cependant, je connais happiness therapy est ce long métrage ne me donne pas du tout envie …

    • D’excellents films (très différents cela dit l’un de l’autre). Hirozaku Kore-Eda est d’ailleurs un de mes réalisateurs nippons préférés. Je te conseille de lui After Life ou encore Tel père, tel fils qui est sorti l’année dernière (et avec une préférence pour ce premier) !
      Quant à Whiplash, ce sont les acteurs et la scène finale qui sont vraiment incroyables. 😀
      Quant à Happiness Therapy, c’est un petit échec dans mes recherches de bonne romance du moment… Vraiment pas top vis-à-vis de ce qu’on a pu m’en dire !

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