Skip to content

Wolverine, Old Man Logan – Mark Millar & Steve McNiven

Wolverine - Old Man LoganTitre – Wolverine, Old Man Logan
Scénario – Mark Millar Dessin – Steve McNiven
Genre – Super-héros, Fantastique
Édition – Panini (Marvel Deluxe)
Origine – États-Unis, 2011 Volumes – Oneshot


« Dans le désert de Californie, une terre désolé contrôlée par le funeste gang Hulk, Wolverine rêve de vivre en paix auprès de sa femme et de ses enfants. Loin de son existence violente passée au sein des X-men, Logan n’aspire qu’à une chose: une paisible vie de famille… »


Note globale :

6/10


Pour un second plongeon dans les comics américains, j’ai décidé de m’essayer aux X-Men, univers emblématique qui m’avaient fait connaître et aimer les Marvel. Forte de mon expérience réussie avec la trilogie des Ultimates (voir ma chronique), je suis toutefois un peu moins enchantée par Wolverine, Old Man Logan – non pas que le comics soit mauvais ou présente des défauts insurmontables, mais la violence de celui-ci, parfois trop extrémiste, m’a un peu rebutée. Je n’en suis pas friande, encore moins quand elle semble gratuite. J’ai lu d’une traite l’unique volume : parce que l’histoire est prenante certes, mais aussi et surtout parce que je sentais que si je le reposais, je n’aurais peut-être pas été capable d’y revenir. Wolverine est un personnage emblématique et ô combien intéressant de la saga. Dans ce volet, il se retrouve isolé, seul survivant des X-Men, dans un futur chaotique où tous les méchants des univers Marvel ont remporté la victoire. Ayant fait vœu de ne plus jamais utiliser les longues griffes acérées qui lui servent d’armes, Logan a bien du mal à survenir aux besoins de sa famille et à payer le lourd tribut que demande le clan de Hulk qui règne en maître sur toute la côte Ouest des États-Unis. Alors qu’il prend du retard pour régler ses dettes, un ex-vengeur, Œil de Faucon lui propose un marché : ce dernier doit se rendre à l’autre bout des États-Unis pour livrer un certain colis et il a besoin de Wolverine pour l’y conduire. N’ayant d’autre choix, Logan accepte le marché et nous voilà plongés dans un road-trip à travers les États-Unis dévastés par les gangs, la tyrannie et par des espèces de taupes venues des tréfonds de la Terre qui ravagent tout sur leur passage. old man logan - volverine - road trip Le scénario se déroule par étape, tandis que nous cheminons de territoire en territoire, nous dévoilant au fur et à mesure les raisons d’un tel état apocalyptique. Malgré, c’est le passé (encore une fois) de Wolverine qui nous intéresse : la question principale et qui revient incessamment, par la bouche même de Logan qui répète à chaque fois ne plus vouloir se battre, est de savoir ce qui a bien pu lui arriver pour qu’il refuse ainsi de sortir ses griffes, quand bien même son compagnon en aurait besoin. Toute cette partie est de fait la plus intéressante du comics. Le côté post-apocalypse est bien rendu et on s’interroge sur tous ces territoires et tous ces méchants, parfois inconnus. J’ai ainsi beaucoup apprécié l’aspect crossover, c’est-à-dire l’entrecroisement des univers de Marvel, nous rappelant une fois de plus que chaque comics est interconnecté en réalité. Le dessin est vraiment bon et efficace. Les décors sont sombres et inquiétants comme il faut, les personnages bien rendus, et les mouvements très dynamiques. On entre facilement dans le champ de l’action et on est très vite porté par l’histoire. Personnellement, j’aime de plus en plus ce design très moderne, ces traits réalistes et ces couleurs peut-être trop synthétiques, mais qu’importe. Cela marche bien. Wolverine Pour en revenir à l’histoire, si j’ai apprécié le road-trip désespéré, je dois admettre que la surenchère de violence m’a vraiment gênée. Je me suis sentie de plus en plus mal au fur et à mesure que je tournais les pages, et ce n’est vraiment pas le genre de sentiments que j’aime éprouver quand je lis quelque chose – pas de cette façon-là, en tout cas. Être dérangée par des propos, une idée développée, mais qui soulève un point intéressant : pourquoi pas. Mais quand la violence est gratuite, je n’adhère pas. Me sentir mal pour rien, cela ne me plaît pas, surtout quand je ne crois pas un seul instant que cela apporte un plus au comics. Alors, je veux bien admettre que le postulat de départ, ce côté post-apocalyptique un peu facile, peut sonner creux, quelque part. Mais l’ultra-violence est donc la seule réponse trouvée par Mark Millar pour compenser la légèreté du scénario initial ? Personnellement, je trouve que c’est un signe d’échec : échec de trouver mieux, plus porteur. Wolverine est déjà en soi un personnage violent, l’univers des X-Men l’est d’ores et déjà – exacerber ces aspects pour offrir du spectacle gore est, personnellement, sans intérêt et camoufle à peine les lacunes d’une histoire alors bancale. Loki - Road Trip Après avoir lu quelques critiques, je dois admettre être d’accord sur l’aspect finalement ironique du postulat du départ – ce qui le rend en fait plus intéressant qu’il n’y paraît et qui accroît le sentiment d’un potentiel finalement non exploité. Le postulat du départ parle d’un monde chaotique où les héros ont été décimés. Mais il part aussi du principe que les méchants se sont enfin réveillés et ont réalisé une chose que tout lecteur de ces comics ont compris dès le départ : ils sont bien plus nombreux que les héros. Cela a de quoi faire sourire : enfin, quelqu’un ose mettre en planches cette idée saugrenue où les méchants arrêteraient d’être… bêtes et méchants, et réaliseraient le bénéfice de leur union. Ainsi, le comics n’est pas mauvais, bien au contraire. L’aspect road-trip, l’aspect western-spaghetti, l’aspect crossover, l’aspect futur chaotique (je plaide coupable, j’aime les dystopies), le personnage de Hulk, la fin de Magneto expliquée de façon bête et méchante, mais qui fait mouche… en réalité toute la première partie du comics m’a plu : c’est simple mais efficace. Il faudrait tout simplement modifier la seconde moitié, en retirer la violence gratuite et peu gratifiante, qui transforme Wolverine en un gros bourrin, la psychologie peu développée, et finalement quelque peu insipide. C’est donc un peu déçue que j’ai refermé ce comics pourtant prometteur. Dommage.

Be First to Comment

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :