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C’est lundi, que lisez-vous ? #31

cestlundi31Je suis si fatiguée de mon weekend que je ne vais pas faire d’effort et ne pas tourner autour du pot. C’est l’heure de notre point lecture !


Ce que j’ai ai lu la semaine passée

Apprenti épouvanteur T1

« L’épouvanteur #1 L’apprenti épouvanteur » de Joseph Delaney – 8/10

Ce fut une très chouette lecture ! J’ai eu beaucoup de plaisir à découvrir ce premier tome. L’univers se pose doucement, tandis que nous découvrons les personnages. Le rythme n’est pas effréné, juste ce qu’il faut à mon sens, même s’il est vrai qu’à bien regarder, il ne se passe pas grand-chose et il est difficile de saisir combien de temps s’est réellement passé durant ce premier tome – si je me fis à mon impression, pas plus d’un mois. Toutefois, j’apprécie la plume de l’auteur – du moins, la façon dont la traduction l’a met en avant. Même si j’ai cru voir une ou deux fautes, cette dernière semble assez bien faite et a bien résonné à mes oreilles pour m’immerger dans l’ambiance de ce début de saga. Il faut dire que j’avais découvert cette histoire à travers un audiolivre et que le conteur avait une superbe intonation, offrant un panel de couleurs à ses personnages qu’on arrivait aisément à distinguer. Je pense que, quelque part, cela a renforcé mon adhésion à cette histoire. Et du coup, cela m’a bien donné envie de la poursuivre. Affaire à suivre, donc !

 le local« Le local » de Gipi – 7/10

Une bédé particulière, basée sur des chansons qui sont autant d’histoires ouvertes sur la vie de ces garçons au regard farouche. Quatre garçons, quatre horizons et quatre personnalités divergentes unis par l’amour de la musique. Des types à la forte tête qui inspirent la jeunesse avec tout ce qui l’accompagne, comme l’insécurité, l’espoir, et cette sensation folle d’être invincibles, intouchables. Ils sont aussi imprudents, naïfs, inconscients et plein d’ambitions. Ils sont utopistes, rebelles, désemparés, rancuniers. Ils sont colorés de nuances qui les rendent tangibles et intéressants, même si aux premiers abords, pas franchement abordables, comme Alex et sa passion de l’esthétique Nazi. Difficile à apprécier, il nous rend mal à l’aise, même après avoir appris son histoire. Quant à l’esthétique, celle de la bédé, elle est particulière, aussi colorée et fine que les personnalités des garçons, mais particulière. Si je n’en suis pas excessivement fan, je ne peux qu’admettre qu’elle attire le regard et se révèle quand même agréable à observer. Prochaine lecture du dessinateur italien prévue : Vois comme ton ombre s’allonge. Affaire à suivre !

Juge Bao 1« Le Juge Bao & Le phœnix de Jade (1) » de Patrick Marty & Chongbui Nie

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, je ne peux camoufler plus longtemps la vérité : oui, j’ai craqué. Je suis allée au Salon du Livre ce weekend et je n’ai pas résisté à emporter chez moi quelques trouvailles bien juteuses… Parmi elles, une que je lorgnais depuis le Salon du Livre de 2012 ! A ce moment-là, j’avais plutôt craqué sur La balade de Yaya dont j’attends avec impatience la fin des aventures, mais celui-ci m’avait fait de l’œil, notamment parce que j’avais lu en 2010 un roman qui m’y faisait penser. Cette collaboration sino-française, initiée par la géniale maison d’édition Fei (à découvrir ici !), parle d’une célèbre figure chinoise : le Juge Bao qui était réputé pour sa droiture et son intolérance face à l’injustice. Nous le suivons ici à travers la première enquête qui démarre cette saga de 6 tomes et j’ai été charmée par le style graphique, très réaliste et assez impressionnant à voir. Certes, l’enquête est un peu simplette, malgré tout il est quand même plaisant de lire une histoire sur la Chine du premier millénaire ! Et rien que pour le visuel, cette petite bédé au format rectangulaire (mais à l’horizontal) vaut certainement le détour !


Ce que je suis en train de lire en ce moment

spice et wolf 1« Spice & Wolf #1 » d’Isuna Hasekura

Reçu en partenariat avec la toute nouvelle maison d’édition Ofelbe, qui se spécialise dans les light novels japonais, ce qui correspond à peu près à un style de littérature jeunesse nippone. J’en avais beaucoup entendu parlé quand j’étais à la fac, et j’avais très envie de tester. Mais il est plutôt rare d’en trouver de traduit – ou alors la traduction est douteuse ou inachevée (on attend toujours le quatrième tome de Library Wars semble-t-il !). Toujours est-il que je suis assez contente de pouvoir enfin en tester avec celui-ci. Cela me semble une histoire fantastique, à base de légendes et de divinités locales. Je n’en suis qu’au tout début, aussi je n’ai pas grand-chose à dire, bien que je trouve pour l’instant le style un peu particulier, comme forcé (dans le sens, un peu pompeux, surfait)… A voir ce que va donner le fond & la suite !

J’ai mis de côté… pour l’instant

nous trois

« Nous trois » de Jean Echenoz


Un jour, je lirai ce livre !…

Vous l’aurez donc compris, je suis allée perdre mon porte-monnaie dans le Salon du Livre de ce weekend et évidemment, vous le connaissez, il n’a pas pu s’en empêcher ! Entre autres découvertes, j’ai ramené un livre d’un auteur qui a su m’interpeller. Alors que nous étions arrêtées devant son stand pour arranger nos affaires, il m’a parlé de son livre. Un livre historique.

Diable, que je hais les auteurs de ces romans-là ! « Roman historique » en deux mots, il a réussi à détourner mon attention et à titiller ma curiosité – si facile à émoustiller, c’est vrai. Ce serait cependant mentir que de le justifier ainsi, car l’auteur a en réalité très bien parlé de son premier roman dont le thème est très dur et annonce une lecture difficile. Mais j’ai déjà lu quelques lignes au retour du salon et je dois avouer que la plume m’a plu et m’encourage donc à le lire très prochainement, aussi éprouvant que cela sera.

De la Seconde Guerre Mondiale, on a beaucoup parlé, on a tous lu des ouvrages scolaires à ce sujet, des romans, vus des films et des documentaires… Et pourtant, je ressens une certaine honte à ne pas avoir reconnu le nom de Ravensbrück, un camp de concentration réservé aux femmes. Le sujet est noir, douloureux, et s’annonce d’autant plus épineux qu’il est écrit autour de Gunther, un jeune artiste devenu l’illustrateur officiel du camp. Ce n’est donc pas sans appréhension que j’ai acheté ce livre et que je pense le lire ; je ne peux que tenter de me préparer au mieux à plonger dans l’horreur. Mais aussi dur que puisse être le sujet, il me semble malgré tout que ce genre de lecture permet aussi de maintenir la mémoire, et pour certains comme moi d’éclairer sur ce camp de concentration dont le souvenir m’a échappé…

Ravensbrück mon amourGunther, jeune artiste allemand enrôlé de force au moment de la construction du camp de Ravensbrück, en devient l illustrateur officiel, obligé de mettre son talent de dessinateur au service des autorités nazies Rien n échappe au crayon affûté du jeune homme : l’horreur des camps, les expériences médicales, les kommandos, les moeurs des officiers, la vie, la mort. Dans ce roman noir, Stanislas Petrosky pénètre au coeur de Ravensbrück et en décrit implacablement chaque recoin, afin de ne jamais oublier.


Avez-vous déjà eu l’occasion d’aller au Salon du Livre de Paris ? Si oui, quelle lecture avez-vous emportée ?

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  1. Pour Library Wars je crois qu’ils ont un problème avec les contrats. Mais apparemment il sortirait en septembre (enfin une sortie très hypothétique…) j’aime bien dans tes lundi …le « un jour je lirais » 😀
    Bonne semaine Lusio et je vois que tu en as profité au SDL mais tu es restée très raisonnable quand même : Chapeau !

    • Ha, ha, je me dois d’être honnête, je n’ai presque jamais suivi la 3e partie du « C’est lundi » quand bien même ces livres seront lus. Quelles qu’elles soient, je n’aime pas les contraintes. x)

      J’espère qu’il finira par sortir ! Ça m’embêtrait de ne jamais connaître la fin (quand je le lirai lol)!

      Ooh non, je n’ai pas du tout été raisonnable ! Pas du tout, du tout.

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