Ô mon George, ma belle maîtresse… – Alfred de Musset, George Sand

Titre : Ô mon George, ma belle maîtresse… – Auteurs : Alfred de Musset, George Sand – Éditions : Folio – Genre : Correspondance

o mon george

« Ah, George, quel amour ! jamais homme n’a aimé comme je t’aime.
Je suis perdu, vois-tu, je suis noyé, inondé d’amour ; je ne sais plus si je vis, si je mange, si je marche, si je respire, si je parle ; je sais que j’aime, je meurs d’amour, d’un amour sans fin, sans nom, insensé, désespéré, perdu, tu es aimée, adorée, idolâtrée jusqu’à mourir ! Et non ! je ne guérirai pas. Et non, je n’essaierai pas de vivre ; et j’aime mieux cela, et mourir en t’aimant vaut mieux que de vivre.
» Alfred de Musset à George Sand, 1er septembre 1834.

Note Globale :

6/10


C’est la première fois que je lis un recueil de correspondance et il y a un aspect indéniable qu’il faut souligner : la proximité que nous ressentons vis-à-vis de ces maîtres de littérature, honorés durant nos cours de français, cités par les auteurs contemporains qui s’en inspirent. A lire cette correspondance très intime – car Alfred de Musset et George Sand furent tantôt parents de cœur, amis et amants – on découvre des facettes insoupçonnées de ces êtres que nous ne connaissons qu’à travers leur plume. Lire la suite

L'Idiot – Fedor M. Dostoïevski

L'idiot Vol 2

Titre – L’Idiot

Auteur – Fedor Mikhaïlovitch Dostoïevski

Éditions – Babel

Traduction – André Markowicz

Genre – Roman


« D’abord trois hommes sont « embarqués ». Ils ne se connaissent pas. Face à face dans le train de Petersbourg, Rogojine le noiraud et le blond Mychkine, prince à la race abolie, forment un contraste parfait ; bientôt ils s’appelleront « frères » et le seront. Dans la mort. Ou plutôt : auprès de la morte, ayant accompli leur destin, cousu au nom, puis au visage bouleversant de Nastassia Filippovna. Le coryphée est là aussi, sous l’aspect du fonctionnaire Lebedev […]. L’Idiot est une tragédie biblique, un drame coupé d’apologues, commenté par toutes les voix de l’humain concert… MICHEL GUÉRIN (extrait de la lecture)« 


Note Globale :

10/10


Comment vous parler de L’Idiot ? Il y a dans les récits de Dostoïevski pas mal de thèmes, de dimensions philosophiques et sans doute aussi sociologiques qui m’échappent encore, mais ce roman est une perle de littérature. Je dois cependant admettre que j’ai été déroutée par le style d’écriture. A vrai dire, ma lecture en a été un peu affectée au début. Je pense qu’il m’a fallu une bonne centaine de pages avant de m’y faire, même si quelques formulations et même parfois des paragraphes entiers m’ont fait sourciller. Il s’en dégage une impression générale de brouillon, d’une écriture impulsive, d’une traite – que je n’ai pourtant pas retrouvé dans Les Nuits Blanches du même auteur et dont le style m’a tout de suite plu. J’ignore de fait si c’est spécifique à ce livre ou si c’est la traduction, mais de ce fait, cela a été un peu plus long pour moi de plonger dans L’Idiot, même si du reste, l’histoire m’a tout de suite enchanté.

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