Le nouveau testament – Sacha Guitry

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Titre – Le nouveau testament

Réalisateur – Sacha Guitry

Année – 1936

Genre – Comédie, Huis clos

Acteurs – Sacha Guitry, Jacqueline Delubac, Christian Gérard, Betty Daussmond, Charles Dechamps, Pauline Carton, Louis Kerly, Marguerite Templey


« Un médecin découvre que sa femme le trompe. Il se fait passer pour mort et fait rapporter son veston chez lui. Sa femme et ses amis y trouvent un testament révélant leurs secrets. Stupeur, scandale, panique. Le faux mort réapparaît et la vie reprend comme si de rien n’était… Ou presque. »


Note globale :

8/10


Après une première rencontre très réussie avec Mr Sacha Guitry lors de la diffusion de son Roman d’un tricheur à la Filmothèque du Quartier Latin, j’ai sauté de joie en découvrant, par hasard, la présence de deux-trois autres de ses films à la bibliothèque de mon quartier (ô joie !). Vite, vite, j’ai attrapé au vol deux d’entre eux et me suis empressée de commencer par celui-ci. Le nouveau testament a gardé tout l’aspect de la pièce de théâtre dont il est tiré, par cela, j’entends à la fois la mise en scène très classique et le jeu global des acteurs, leur parlé plus précisément. Peut-être est-ce parce que je suis particulièrement amatrice de théâtre mais c’est justement ces deux qualités qui m’ont plu. Lire la suite

Princesse Mononoke – Hayao Miyazaki

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Titre – Princesse Mononoke (もののけ姫 (Mononoke Hime)

Réalisateur – Hayao Miyazaki

Année – 1997

Genre – Animation / Aventure / Fantastique


Au XVe siècle, durant l’ère Muromachi, la forêt japonaise, jadis protégée par des animaux géants, se dépeuple à cause de l’homme. Un sanglier transformé en démon dévastateur en sort et attaque le village d’Ashitaka, futur chef du clan Emishi. Touché par le sanglier qu’il a tué, celui-ci est forcé de partir à la recherche du dieu Cerf pour lever la malédiction qui lui gangrène le bras.


Note globale :

10/10


Poétique, Princesse Mononoke se distingue de la filmographie de Miyazaki. Il faut reconnaître que les dessins sont d’une splendeur inégalée, même par le Voyage de Chihiro qui est plus « lisse » et peut-être moins vivant ou traditionnel. Les paysages, accompagnés de la merveilleuse musique de Joe Hisashi, sont à couper le souffle et rend encore plus brutale la rupture qui se dresse dans le film, appuyant le message de Miyazaki, bien plus encore que l’histoire elle-même. Lire la suite

Le monde, la chair et le diable – Ranald MacDougall

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Titre – Le monde, la chair et le diable (The world, the flesh and the devil)

Réalisateur – Ranald MacDougall

Année – 1959

Genre – Science fiction

Acteurs – Inger Stevens, Mel Ferrer et Harry Belafonte


Après un éboulement au fond d’une mine en Pennsylvanie, Ralph Burton attend des secours qui n’arrivent pas et finit par se libérer seul des décombres. De retour à la surface, il découvre que toute trace de vie humaine semble avoir disparu après le passage d’un nuage radioactif. En route pour New York, il traverse des avenues désertes, s’organise et récupère ce dont il a besoin dans les magasins, tirant derrière lui un chariot au pied des gratte-ciels abandonnés… Est-il vraiment le seul survivant de l’humanité ?


Note Globale :

10/10


Attention cette critique comporte beaucoup de spoilers.

J’ai peu vu de films post-apocalypses mais « Le monde, la chair et le diable » pourrait en devenir un de mes préférés. Ce que j’ai plus particulièrement aimé dans cette œuvre de R. MacDougall, c’est qu’il ne s’agit pas, finalement, du grand show « THE END OF THE WORLD » qu’on a l’habitude de voir : pas de sur-jeu, pas de surenchère musicale ou de scènes d’actions fulgurantes à en donner le tournis. Nous ne sommes pas entraînés dans une valse vertigineuse digne d’un survival games où vos nerfs sont mis à rude épreuve. Oui, mais… Lire la suite

L’enfance d’Ivan – Andrei Tarkovski

(10/10Coup de coeur 2013) Difficile de trouver les bons mots pour décrire une telle œuvre. Ou bien il y en a trop et on ne sait pas par où commencer, comment les ordonner et si on aura la place suffisante pour tous les dire. Ou bien il n’y en a pas assez – du moins qui auront la puissance nécessaire pour décrire un tel film, pour ne pas dire chef d’œuvre.

Analyser L’enfance d’Ivan demanderait un bagage cinématographique que je n’ai clairement pas, autant l’avouer. Résumée, l’histoire pourrait être celle-ci : celle d’un jeune garçon, Ivan, qui, après avoir vu sa mère assassinée, va se perdre dans une folie vengeresse, espionnant pour le compte des Russes l’ennemi à qui il voue une haine terrible. Mais cela ne suffirait pas pour autant à la décrire. Lire la suite

Pompoko – Isao Takahata

Avertissement : cette chronique spoile l’histoire de Pompoko, il est donc recommandé de l’avoir vu – ou de ne pas craindre les spoilers.


(8/10) Des films de l’excellent réalisateur Isao Takahata, Pompoko est probablement le plus déroutant. Dans une veine complètement différente du film Le Tombeau des Lucioles et de Mes voisins les Yamada, ce film est, une fois de plus, la preuve du talent du cinéaste nippon, capable de faire varier ses styles et d’étonner, toujours, ses spectateurs.

Le DVD en main, on peut aisément s’imaginer voir un film pour enfants, léger, drôle, avec une morale écologique et de tolérance.  Mais, pas du tout. Ou enfin, pas tout à fait. Il est fort à parier qu’un enfant et un adulte n’y verront pas la même chose ni de la même façon. Et c’est ce qui fait la richesse de cette oeuvre. Lire la suite