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Catégorie : Drames

Vanishing time : A boy who returned de Tae-Hwa UHM (Festival du Cinéma Coréen à Paris 2017)

Le 12e Festival du Cinéma Coréen de Paris a eu lieu au cinéma Publicis cette semaine, l’occasion d’y découvrir des films qui n’auraient autrement pas eu la chance de sortir dans nos salles – à fort regret, d’ailleurs. Ces dernières années, après le Japon, c’est la Corée du Sud qui apporte un vent de renouveau dans nos salles obscures. Pour le moment, je n’y ai découvert que de très bonnes œuvres, si ce n’est excellentes, au moins ayant un fort potentiel. Et c’est de même lors de ce festival, des deux œuvres que j’ai vu, l’une est excellente (A Taxi Driver de Jong HOON – dont j’espère vous parler prochainement) et l’autre très prometteuse : Vanishing Time : a boy who returned de Tae-Hwa UHM.

(7/10) Deuxième long métrage du réalisateur, c’est une œuvre qui s’est longuement métamorphosée : d’un thriller noir et glaçant, mêlant un brin de fantastique, l’auteur a finalement changé de regard et y a apporté une teinture fort différente : celle d’une fable fantastique sur l’enfance, sur le passage à l’âge adulte, sur l’ouverture et l’innocence du regard d’enfant, plus prompt à accepter de voir au travers du fantastique, une part de réalisme. Un film qui n’est pas sans rappeler les films de notre enfance, à la fois au niveau du style et de l’ambiance, du sentiment qu’il provoque, comme par exemple Les Goonies de Richard Dooner. Mais attention à ne pas oublier qu’il s’agit d’une réalisation coréenne, et que leur cinéma (en tout cas, celui que j’ai vu jusqu’ici) est souvent empreint d’une certaine part d’ombre, qui en fait un film en direction d’adultes, bien qu’à la portée d’enfants.

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Moonlight – Barry Jenkins

(8/10) Pour une fois depuis quelque temps sur le blog, écartons-nous des films d’animation pour parler de Moonlight, qui retrace l’évolution d’un jeune garçon en trois moments clés de sa vie. Ces points de non-retour, ces tournants qui bousculent une trajectoire et qui sont parfois si difficiles à déterminer avec précision. Un film dont le spot est aussi bref que simple : c’est un destin ordinaire, mais auquel on rend ici un très bel hommage.

Surtout, le film évite la sur-dramatisation, qui lui aurait certes donné un rythme différent, plus soutenu, mais cela l’aurait aussi fait tomber dans des ressorts narratifs éprouvés et ronflants par la répétition. La vie du jeune Chiron n’est déjà pas facile – inutile d’en rajouter. Entre violence de sa classe sociale, la racisation de ses origines, de sa peau, du rejet et de la dépendance de sa mère, des brimades que sa sexualité supposée – car il ne l’affirmera qu’à la toute fin – lui provoquent.

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Your name – Makoto Shinkai

(6/10) Dans la continuité de l’année dernière, je suis allée voir un nouveau film d’animation, encore une fois venu du Japon, Your Name. Il s’agit d’un film attendrissant et divertissant, qui charme par sa simplicité, sa légèreté et sa dose de drame.

Le postulat de départ est en effet assez cocasse : un garçon et une fille qui ne se connaissent ni d’Eve ni d’Adam, vivant dans des régions différentes du Japon et sans s’être jamais rencontrés, vont se voir soudain plongé dans la vie de l’autre en empruntant, certaines journées, le corps de ce/tte dernier/ère. On pourra évidemment penser au film Freaky Friday de Mark Waters ou encore au manga Dans l’intimité de Marie de Shuzo Oshimi, Your Name est un mélange des deux, puisque il met en scène à la fois l’aspect comique de la situation tout en n’oubliant pas une certaine dramatisation – que je vous laisserai découvrir en allant voir le film, bien sûr. 

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Souvenirs de Marnie – Hiromasa Yonebashi

souvenirs de marnie

Souvenirs de Marnie (Omoide no Mânî)
Réalisé par Hiromasa Yonebayashi (Studio Ghibli)
Sorti en 2015, film d’animation, drame et fantastique
Durée : 1h43


« Anna, jeune fille solitaire, vit en ville avec ses parents adoptifs. Un été, elle est envoyée dans un petit village au nord d’Hokkaïdo. Dans une vieille demeure inhabitée, au coeur des marais, elle va se lier d’amitié avec l’étrange Marnie… »


Note globale :

5/10


Pour tout vous avouer, j’ai réécris trois fois cette chronique depuis que j’ai vu Souvenirs de Marnie et j’ai jonglé sur la notation encore plus souvent. Je ne sais pas comment noter ce film d’animation ; d’un côté, je me sens obligée d’être un peu généreuse, car c’est une production des studios ghiblis et j’ai abandonné depuis longtemps l’idée d’être tout à fait objective à leur sujet ; d’un autre côté, j’aurais presque envie de déroger à cette même règle et de ne pas être, au final, aussi peu regardante. Je m’explique.

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Les combattants – Thomas Cailley

Les combattants

Titre – Les combattants
Réalisateur – Thomas Cailley
Année – 2014
Genre – Romance, Comédie
Acteurs – Adèle Haenel, Kevin Azaïs, Antoine Laurent (voir détails ici)


« Entre ses potes et l’entreprise familiale, l’été d’Arnaud s’annonce tranquille…
Tranquille jusqu’à sa rencontre avec Madeleine, aussi belle que cassante, bloc de muscles tendus et de prophéties catastrophiques. Il ne s’attend à rien ; elle se prépare au pire.
Jusqu’où la suivre alors qu’elle ne lui a rien demandé ?
C’est une histoire d’amour. Ou une histoire de survie. Ou les deux.
 »


Note Globale :

8/10


Il y a deux semaines, j’ai eu un véritable coup de cœur en allant voir Les combattants. C’est un film drôle, rafraichissant, assez émouvant parfois, et qui fait sourire. Un film qui navigue curieusement entre la comédie légère et décalée et le drame doux et visant autre chose qu’à simplement faire rire. Avant tout, Les combattants est pour moi la preuve que le cinéma français n’est pas mort, dépassé ou ridicule. C’est un film qui ne laisse guère indifférent et qui mériterait qu’on s’y arrête.

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Le beau monde – Julie Lopes-Curval

Le beau monde_affiche

Le beau monde
Réalisé par Julie LOPES-CURVAL
Interprété par Sergi LOPES, Ana GIRARDOT, Stéphane BISSOT (en voir plus)
Comédie dramatique
2014


« Alice, 20 ans, vit à Bayeux. Elle travaille la laine, crée des teintures, confectionne des vêtements. Elle ne sait que faire de ce talent inné, jusqu’à ce qu’elle rencontre Agnès, une riche parisienne, qui l’aide à intégrer une prestigieuse école d’arts appliqués. Alice laisse tout derrière elle pour aller vivre à Paris. Elle y rencontre Antoine, le fils d’Agnès. Entre eux nait une passion amoureuse. Antoine trouve chez Alice une sincérité et une naïveté qui l’extraient d’un milieu bourgeois qu’il rejette. Alice, grâce à Antoine, découvre de l’intérieur un monde qui la fascine, « le beau monde ». Il lui offre sa culture, elle se donne à lui toute entière. Au risque de se perdre… »


Note Globale :

4/10


Alors autant j’aime les films qui démontrent les clichés, utilisent les stéréotypes et les détournent, autant quand un film traite des sujets comme le choc des classes sociales, sous fond de romance, j’ai toujours peur de tomber dans le vague cliché de la jeune fille pauvre rencontrant le beau riche un peu rebelle. Encore, si la critique est présente et bien menée, ce scénario lui-même cliché serait une belle façon de renverser les stéréotypes ou d’apporter un point de vue nouveau ou juste bien argumenté. Hélas, ce n’est pas le cas de Le beau monde.

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New York Melody – John Carney

New York Melody_affiche

New York Melody
Réalisé par John CARNEY
Interprété par Mark BUFFALO, Keira KNIGHTLEY, Adam LEVINE (en voir plus)
Comédie (musicale), Drame, Romance
2014


« Gretta et son petit ami viennent de débarquer à NYC. La ville est d’autant plus magique pour les deux anglais qu’on leur propose de venir y vivre pleinement leur passion : la musique. Le rêve va se briser et l’idylle voler en éclat quand, aveuglé par la gloire naissante, il va la plaquer pour une carrière solo et… une attachée de presse.
Ses valises prêtes et son billet de retour pour Londres en poche, elle décide de passer une dernière nuit à New York avec son meilleur pote. Ce dernier l’emmène dans un pub, la pousse sur scène et la force à chanter. Dans la salle un producteur s’adonne à sa plus dangereuse passion : l’alcool. Revenu de tout, du succès et de sa gloire passée, amer, rancunier, il a perdu le fil de sa vie,… Et soudain il entend cette voix, découvre cette grâce, ce talent brut et authentique… Une rencontre enchantée qui pourrait finir en chansons… « 


Note Globale :

8/10


J’ai joué de beaucoup de chance avec New York Melody que j’aurais très certainement manqué si on ne m’avait pas fait remarquer qu’il avait été réalisé par John Carney, le réalisateur d’Once – une romance musicale que j’ai particulièrement aimé. Je suis donc allée voir son nouveau film et n’ai été déçue en rien. En utilisant la même recette qui avait fait d’Once un des meilleurs films indépendants de son année, John Carney nous propose une nouvelle histoire rafraichissante, avec une romance nostalgique, et une ambiance musicale très réussie. Au final, je viens de découvrir un nouveau feel good movie à regarder lorsque le moral tombe à plat : New York Melody revigore et fait du bien !

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Boyhood – Richard Linklater

Boyhood_affiche

Boyhood
Réalisé par Richard LINKLATER
Interprété par Ethan HAWKE, Patricia ARQUETTE, Ellar COLTRANE, Lorelei LINKLADER (en voir plus)
Drame
2014


« Chaque année, durant 12 ans, le réalisateur Richard Linklater a réuni les mêmes comédiens pour un film unique sur la famille et le temps qui passe. On y suit le jeune Mason de l’âge de six ans jusqu’ à sa majorité, vivant avec sa sœur et sa mère, séparée de son père. Les déménagements, les amis, les rentrées des classes, les premiers émois, les petits riens et les grandes décisions qui rythment sa jeunesse et le préparent à devenir adulte… « 


Note Globale :

8/10


Qui n’a pas imaginé un jour voir une telle œuvre sortir sur grand écran ?

Eh bien, Linklader l’a fait, et après sa génialissime série des Before (dont il me reste encore à voir le dernier), on n’aurait pas espéré de meilleur réalisateur pour réaliser cette fresque familiale. Boyhood attise l’enthousiasme du public et le film a en effet de quoi justifier les éloges qui lui sont généreusement faites. Bien que les dernières minutes peuvent se faire sentir (ça a été mon cas), il s’agit probablement du film le plus authentique de cette première moitié de 2014. Un pari plutôt réussi, donc.

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Jersey Boys – Clint Eastwood

Affiche_Jersey Boys

Jersey Boys
Réalisé par Clint EASTWOOD
Interprété par John Lloyd YOUNG, Vincent PIAZZA, Erich BERGEN, Michael LOMENDA, Christopher WALKEN (en voir plus)
Biopic, Comédie musicale
2014


« Quatre garçons du New Jersey, issus d’un milieu modeste, montent le groupe « The Four Seasons » qui deviendra mythique dans les années 60. Leurs épreuves et leurs triomphes sont ponctués par les tubes emblématiques de toute une génération qui sont repris aujourd’hui par les fans de la comédie musicale… « 


 Note globale :

6/10


Je viens de quitter la salle obscure, et je ne sais pas quoi en penser.

Voilà ce que j’ai ressenti en sortant du cinéma, et bien que je sois parvenue à me décider sur la note, celle-ci reste quand même floue. Certes, j’ai passé un moment sympathique, mais quand il s’agit de Clint Eastwood, qui a été longtemps mon réalisateur préféré, celui dont j’avalais les films avec passion, « un moment sympathique » équivaut presque à dire que je n’ai pas aimé. Or, ce n’est pas non plus le cas. Alors, que vous dire ?

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Jimmy's Hall – Ken Loach

Affiche_Jimmy's hall

Jimmy’s Hall
Réalisé par Ken LOACH
Interprété par Barry WARD, Simone KIRBY, Jim NORTON (en savoir plus)
Drame, Historique
2014


« 1932 – Après un exil de 10 ans aux États-Unis, Jimmy Gralton rentre au pays pour aider sa mère à s’occuper de la ferme familiale.
L’Irlande qu’il retrouve, une dizaine d’années après la guerre civile, s’est dotée d’un nouveau gouvernement. Tous les espoirs sont permis…
Suite aux sollicitations des jeunes du Comté de Leitrim, Jimmy, malgré sa réticence à provoquer ses vieux ennemis comme l’église ou les propriétaires terriens, décide de rouvrir le « Hall », un foyer ouvert à tous où l’on se retrouve pour danser, étudier, ou discuter. À nouveau, le succès est immédiat. Mais l’influence grandissante de Jimmy et ses idées progressistes ne sont toujours pas du goût de tout le monde au village. Les tensions refont surface.« 


Note Globale :

7/10


C’est une bonne fresque sociale que nous propose Ken Loagh. J’ai toujours aimé ce genre d’histoires qui, tout en traitant d’un thème aussi anodin que l’ouverture – ou plutôt la réouverture – d’un hall pour tous ceux qui veulent danser, étudier ou s’y réfugier, met en parallèle la situation sociale, religieuse et politique du pays. L’Irlande des années 30, dont l’histoire est fascinante, est un lieu idéal pour traiter d’un tel sujet. Sous des airs frivoles et dansants, où la musique nous emporte, le film nous plonge dans un pays en crise, divisé et encore sous la main mise d’une Église catholique que les idées progressistes du militant communiste qu’est Jimmy vont bousculer.

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