Monthly Best Of Culture – Mai 2018

Ce mois-ci, je me suis rendue à Florence, en Italie, où Stendhal a donné son nom au fameux syndrome – et il faut dire que la ville regorge d’arts. Il n’est donc pas étonnant qu’il se soit senti pris de vertiges devant une telle profusion ! Malgré nos efforts, nous n’avons sans doute pas vu la moitié de tout ce que la ville peut proposer et pourtant nous avons pu en profiter pleinement, savourant la richesse du patrimoine local et de l’architecture qui, à un tournant de rue, peut soudain vous couper le souffle et qui a largement compensé la météo aléatoire que nous avons eu (même si elle a aussi pu être clémente) ! 

Mais outre ces quelques jours de tourisme, Mai aura été un mois plutôt faste en découvertes comme vous pourrez le constater dans ce billet !  Lire la suite

Monthly Best Of Culture – Février à Avril 2018

Après trois mois sans bilan, il faut désormais faire un choix : qui sélectionner pour le Top 3 de ce billet de rattrapage ? Depuis Janvier, j’ai quand même 8 œuvres qui font partie de mes plus belles découvertes de ce début d’année. Mais comme c’est un exercice intéressant et qu’il faut en passer par là, je vais faire au plus spontané – mais est-ce le plus objectif ? Je vous laisse juge vis-à-vis de vos propres appréciations ! (Petite entourloupe pour vous faire partager mon indécision face à l’injustice que ce bilan fera forcément vis-à-vis de certaines œuvres, mais soit ! Allons-y.) Lire la suite

BEST OF JANUARY 2018

Quel temps pourri. Je ne sais pas où vous vivez, mais de là où je siège, cela fait plusieurs semaines qu’on se languit d’un rayon de soleil. Je suis en manque, en manque, en manque. Ronchon, fatigue, fatigue, ronchon, et entre chaque virgule : de la pluie (ou de la neige pour la semaine passée). Oui ! Je râle. Sur mon petit blog, que personne (ou presque) ne doit encore lire (mais à ceux qui le font : cœur pour vous !), j’ai juste envie de râler.

Et peut-être aussi parce que je suis en panne de lecture. J’ai mis un mois depuis mi-décembre à terminer ma relecture du premier tome de la trilogie steampunk-space opera-western spaghetti-uchronie-dystopique-et-tutti-quanti Les foulards rouges (instant pub : je vous en ai déjà parlé ici). Sans doute parce qu’il n’y avait plus l’effet de surprise, j’ai peut-être un peu moins aimé cette seconde lecture – et puis, à cause des personnages et de la romance. Et c’est d’ailleurs ce qui m’a fait arrêter le second tome à sa moitié (que j’ai trainé le reste du mois de Janvier, donc) – un trop plein de ce qui m’a semblé un peu mièvre (je suis de moins ne moins patiente avec les romances, en fait). Pourtant, ne me faîtes pas dire ce que je n’ai pas dit : Les Foulards Rouges, c’est un style efficace et un univers d’enfer. Toutes les fois où l’auteure s’arrête sur son univers, son contexte politique, l’environnement, les décors, les enjeux – la lecture est fluide et passionnante. On s’y voit et c’est très jouissif. Mais, le stéréotype de certains personnages et la relation amoureuse m’ont fait lâcher prise, malheureusement. J’y reviendrai peut-être plus tard : quand j’aurais un peu plus la lecture en poupe. Affaire à suivre, donc !

Mon mois n’a pas non plus été improductif, comme vous allez le voir.

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Monthly Best Of Culture – Novembre & Décembre 2017

Avant de commencer les habituels bilans de fin d’année, il me semble quand même important de ne pas oublier un rendez-vous régulier : le bilan mensuel de mes découvertes culturelles. Je pense que je réitèrerai ce format durant 2018, car je le trouve assez pratique, quoi que peut-être avec quelques modifications – légères, toutefois.


THE MONTHLY BEST OF CULTURE

Novembre et Décembre 2017


– LE TOP ! –

#1 – Moi, Peter Pan de Michael ROCH [Livre]

Cela faisait un moment que j’avais envie de découvrir la plume de Michael ROCH dont je connaissais surtout l’excellente chaîne Youtube La brigade de livres. Force et à constater qu’en plus de donner envie de lire, il donne plaisir à être lu. J’ai été envoûtée par sa plume, qui est au cœur de la force du récit. La voix qu’il donne à Peter Pan est incomparable et m’a donné bien plus de satisfaction qu’à la lecture du roman original. Un roman philosophique contemplatif, poétique, mélancolique, musical qui nous plonge dans une transe littéraire que j’ai trouvée jouissive. Courte lecture, mais intense !

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#2 – L’amie prodigieuse d’Elena FERRANTE [Livre]

J’en avais entendu tellement de bien ; et j’ai été comblée. Je ne sais pas exactement comment classer ce livre. Est-il (auto)biographique ? L’auteur(e) restant inconnu(e), le mystère reste entier. Mais l’impression que le roman imprime n’en change pas moins : il semble authentique. J’ai cru aux personnages, à leur environnement, à leur époque, à leurs histoires, à leurs sentiments et leurs caractères. Là encore, la plume de l’auteur (dans sa traduction française, toutefois) a été un plaisir et joue certainement dans mon appréciation, car c’est surtout l’habileté de l’auteur(e) à rendre ses protagonistes aussi détestables qu’attachantes, agaçantes, étonnantes et plurielles. C’est un roman d’amitié, un portrait de famille, un portrait de femmes et de la société de Naples, dans un quartier pauvre à la fin des années 50. Il est question d’émancipation, d’interdépendance, d’éducation, de classe sociale, de réussite scolaire et personnel, de quartier, de pression sociale, et encore pleins d’autres thèmes. C’est un roman riche, complet, et complètement addictif.

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#3 – Big Little Lies de Jean-Marc VALLEE [Série]

Je ne parle généralement jamais de série sur ce blog mais c’est surtout parce que ma consommation de séries n’a absolument aucun intérêt. Je ne regarde généralement que des séries « pour ne pas me prendre la tête » et que je trouve souvent objectivement mauvaises, mais qui me distraient pour les moments où j’ai envie de les regarder. Sauf que celle-ci est sortie du lot ; et j’ai été très étonnée de sa qualité. Cinématographiquement, la réalisation est la plupart du temps impeccable ; c’est précis et efficace, sans en faire des tonnes mais en mettant toujours l’esthétique au service du fond. « Presque » impeccable, parce que le choix d’incorporer tout le long des épisodes des interrogatoires menés par la police du voisinage des protagonistes est mal amené et un peu lourd (et un peu stéréotypés).

Du reste, c’est une série étonnante, car tout en étant pris par l’intrigue, on ne sait pas très bien pendant quelques épisodes où on cherche à nous mener. C’est un portrait de femmes mené à vif, très nuancé, toujours critique et surtout très bien interprété. La direction de ce casting en or est excellente, que l’on doit certainement au talent du réalisateur aussi bien qu’à celui de ses actrices et de ces acteurs. Une série qui dresse une critique âpre et sans détour de la société dans laquelle les femmes évoluent et que je vous recommande volontiers !


Aussi découverts ce mois-ci :

Les bonnes surprises :

  • Civil War (T1 des éditions françaises) de Mark MILLAR et Steve McNIVEN [Comics]
  • Faith #4 de Jody HOUSER et Joe EISMA, Kate NIEMCZYK, Marguerite SAUVAGE [Comics]
  • Paper Girl #1 de Brian VAUGHAN et de Chiang CLIFF [Comics]
  • Ernest et Célestine de Benjamin RENNER, Vincent PATAR, Stéphane AUBIER [Film]
  • I wish d’Hirokazu KORE-EDA [Film]
  • Tokyo Godfather de Satoshi KON [Film]

Les bonnes découvertes :

  • The Handmade Tale de Margaret ATWOOD [Roman] >>> Lire ma chronique
  • Mother de Joon-Ho BONG [Film]
  • Card Captor Sakura Clear Card #1 de CLAMP [Manga]
  • Dernière heure #1 à #4 de Yû [Manga]
  • Sacha et Tomcrouze #1 Les vikings de Anais HALARD et Bastien QUIGNON [BD]

Les découvertes :

  • Hell de Yasutaka TSUTSUI [Roman]
  • Entre ciel et terre de Golo ZHAO [BD]

Les mauvais élèves :

  • A silent voice de Naoko YAMADA [Film]

Monthly Best Of Culture – Septembre & Octobre 2017

Cette année, comme tous les jeunes, mon Septembre a été le mois de la rentrée et du changement – changement de boulot et changement d’appartement. Ce qui implique forcément d’être beaucoup moins disponible. Aussi, à moins de faire un TOP 3 avec trois œuvres, il ne me restait plus qu’à patienter Octobre et espérer avoir un meilleur bilan – et que mes vœux soient exaucés !


The Monthly Best Of Culture

– Top 3 ! –

#1 – A Taxi Driver de Jang HOON

>>> Lire ma chronique

Comme je viens tout juste d’en publier une chronique, je vous laisse donc plutôt aller la lire en cliquant ici.
Mais c’est un très bon biopic, un excellent film historique, et un très touchant hommage au chauffeur de taxi qui conduisit un reporter journaliste venu à Gwangju filmer la violente répression militaire envers la population alors que celle-ci luttait pour la démocratie du pays. C’est un film grand public d’une très belle facture, avec un excellent acteur central, des personnages très bien construits, et une mise en scène efficace.
Un énorme succès à la Corée du Sud qui mériterait le même accueil ici !

#2 – Le Cycle des Robots #1 Les Robots et #2 Un défilé de robots d’Isaac ASIMOV

Est-il encore nécessaire de le présenter ?
Ce cycle qui a donné naissance aux Trois Lois de la Robotique, de très nombreuses fois reprises dans les œuvres SF au fil des décennies et encore aujourd’hui et qui est également très souvent citée dans les milieux scientifiques. Isaac ASIMOV se désolait dans un préambule de devenir peut-être le scientifique reconnu pour avoir créé une science fictive, il se révèle en réalité son fondateur. Est-il de fait nécessaire pour vous donner plus envie de le lire ?
Soit : d’une part, c’est très bien écrit. Réputé vulgarisateur, il est aussi bon écrivain, avec un ton décalé à souhait, qui rend la lecture fluide, plaisante, amusante parfois, mais tout en y mêlant un fond à la fois scientifique mais aussi humain, car il traite autant de problèmes mathématiques que de sujets de société. Il parle ainsi de religion, de tolérance, de conscience (humaine et / ou individuelle), de technologie, d’intelligence humaine, d’intelligence artificielle, de la complémentarité ou opposition des deux, de moralité, d’émancipation, de ce qu’être humain veut dire, de l’âme… C’est passionnant, instructif, divertissant, pertinent.
Alors, convaincus ?

#3 – Blade Runner de Scott RIDLEY

Encore et toujours de la SF. Oui – je plaide coupable !
C’est bien un genre qui m’intéresse de plus en plus, car il est très vaste, non seulement en termes de styles, mais aussi de sujets. Il peut être complètement fantasque, à la limite du fantastique ; il peut être divertissant, un page turner, une machine à imagination ; mais il peut aussi être contemplatif et intimiste. Et c’est le cas d’une œuvre comme Blade Runner, du moins l’interprétation qu’en a fait le réalisateur, car je n’ai pas encore lu l’œuvre originale de Philip K. Dick (un jour prochain, sans doute).
Avant tout, c’est un film qui est visuellement fascinant. Sa direction artistique est assez dingue, tellement soignée que malgré les années, il ne semble n’avoir que peu vieilli. Les effets spéciaux ne sont pas aussi dingues en soi que les images d’aujourd’hui, mais ils ont du cachet dans l’univers visuel dans lequel ils s’inscrivent. Ce qui est efficace, c’est le tout que le film compose. Et pour le cas, c’est un film où le fond, le scénario, la musique et l’image sont une unité qui le rendent ainsi particulier et savoureux.

Aussi découverts ce mois-ci :

Les bonnes surprises :

  • La planète des singes de Pierre BOUILLE [Livre] >>> Lire ma chronique
  • Téhéran Tabou d’Ali SOOZANDEH [Film]
  • Vanishing Time : A boy who returned de Tae-Hwa UHM [Film] >>> Lire ma chronique
  • Le regard de Ken LIU [Livre]
  • Faith tomes #1 à 3 de plusieurs artistes [Comics]
  • Le château des étoiles #1 d’Alex ALICE [BD]

Les bonnes découvertes :

  • The wicked + The divine #1 de Jamie MCKELVIE, Kieron GILLEN et Matthew WILSON [Comics]
  • Mushishi #1 de Yuki URUSHIBARA [Manga]
  • Marie- Antoinette de Sofia COPPOLA [Film]
  • Au-revoir là-haut d’Albert DUPONTEL [Film]
  • Le grand mystère des règles de Jack PARKER [Livre]
  • To your eternity #3 de Yoshitoki OIMA [Manga]
  • Green mechanic #2 de Yami SHIN [Manga]

Les découvertes :

  • La planète des singes #3 Suprématie de Matt REEVES [Film]
  • Riens du tout de Cédric KAPLISH [Film]
  • Sangsues tomes #1 à #5 de Daisuke IMAI [Manga]
  • Comment vivre en héros de Fabrice HUMBERT [Livre]

Les mauvais élèves :

  • Wind river de Taylor SHERIDAN [Film]

Chroniqués dernièrement :


Aussi publié :

Monthly Best Of Culture – Août 2017

Ah, l’été. Mais où es-tu passé ?

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THE MONTHLY BEST OF CULTURE
Août 2017

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LE TOP

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#1 – The Tatami Galaxy (四畳半神話大系) de Masaaki YUASA
Catégorie : Série d’animation japonaise

Si elle ne compte que douze épisodes (en réalité, onze épisodes, auquel un bonus est venu s’ajouter), il est difficile de la résumer tellement cette série d’animation japonaise est originale – dans tous les sens possibles du terme. On suit onze facettes de la vie étudiante qu’aurait pu avoir le protagoniste (qui ne sera jamais directement nommé) en fonction de ses choix de clubs. Son ambition est pourtant simple : trouver un club qui l’aiderait à mener une vie en rose durant laquelle il se trouverait une copine aux cheveux noirs pour la partager. Mais rien ne semble cependant jamais aller comme il le faut et sa vie étudiante se résume systématiquement à un cuisant échec. Ainsi au fil des épisodes, on suit ses multiples déboires à travers le cercle temporel dans lequel il semble bloqué. C’est un dessin animé surréaliste, complètement loufoque, au dessin à la fois très épuré et très stylisé, qui utilise des techniques mixtes d’animation. Parfois complètement déroutant, souvent dérangé, il est surtout captivant et, dans le fond, plus complexe qu’il ne le paraît.
Derrière sa façade farfelue et décousue, il est en réalité rondement bien ficelé. Si chaque épisode se concentre sur ce qu’il serait arrivé du héros s’il avait fait tel choix de club, et donc étudie l’effet papillon, les épisodes ne sont pas dénués de points communs, tissant des fils difficile à démêler. Il y a des scènes qui vont quasi-systématiquement se répéter, avec cependant des nuances découlant des choix du héros ; des personnages communs que l’on retrouvera dans plusieurs épisodes et qui vont même évoluer (ou alors est-ce notre regard qui est amené à évoluer sur eux ?). Par exemple, il y aura toujours cette scène où le héros croise une vieille voyante qui lui fera peu ou prou toujours la même prédiction, en augmentant cependant son prix de consultation de 1000 yens à chaque épisode – humour de dérision que l’on retrouvera tout le long de la série. Les deux derniers épisodes, les plus conceptuels et qui donnent à réfléchir, servent à décrypter ce que la série laisse transparaître en filigramme, sans pour autant le prémâcher au spectateur.
Bref, c’est court, impertinent, et bien évidemment, c’est topissime (excepté sans doute quelques stéréotypes principalement sexistes…).

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#2 – Prisoners de Denis VILLENEUVE
Catégorie : Film

Après le très bon Premier contact vu en début d’année, j’avais très envie de rattraper ce film si réputé du réalisateur. Et je n’ai pas été déçue pour un sou, d’autant que le casting est vraiment bon. J’ai notamment beaucoup apprécié retrouver Hugh JACKMAN dans un autre rôle que celui dans lequel la saga X-Men l’a enfermé, et dans de biens meilleurs films que les pitoyables Real Steel et Chapie. Et on peut dire qu’il a investi son personnage d’une aura qui m’a fait trembler durant le film. Il a réussi à participer à la tension de celui-ci, par sa prestance, son jeu juste et son charisme. Et bien sûr, Jake GYLLENHAAL, Viola DAVIS et Terrence HOWARD sont loin d’être en reste. En plus de leur excellent jeu, il ne faut pas oublier la réalisation – très bonne, elle aussi. L’ambiance est palpable, l’atmosphère électrique, la violence latente. On n’est jamais tranquille, partagé dans le dilemme moral de ces familles déchirées par la disparition de leurs filles. La langueur du film participe pleinement à sa dureté mais peut aussi faire sentir quelques longueurs – qui, pour le coup, ne m’ont pas trop dérangé.

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#3 – Johnny et la bombe (Les aventures de Johnny MAXWELL #3) de Terry PRATCHETT
Catégorie : Roman

Mon tout premier Terry PRATCHETT ! Et conclusion : il ne sera certainement pas le dernier. C’est un roman jeunesse qui aborde le retour dans le temps, d’une façon très étonnante et crédible. Son traitement est excellent – et peut-être le meilleur que j’ai pu lire en littérature. L’auteur le rend intelligible à son lecteur, tout en l’amenant à y réfléchir, quitte à se retourner le cerveau en le faisant. En plus, il l’intègre dans son histoire, non comme vecteur, mais comme réel sujet, étudiant les conséquences qu’engendrerait un retour dans le temps. Mais Johnny et la bombe, c’est également un roman satirique de la société qui se moque allègrement des stéréotypes racistes et sexistes, tout en faisant vivre à ses personnages une aventure rocambolesque très prenante. C’est très bien écrit et avec une certaine poésie. A offrir à tous les jeunes lecteurs ! P.S. : Nul besoin d’avoir lu les deux premiers tomes pour découvrir celui-ci (c’est d’ailleurs mon cas).

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Les bonnes surprises :

  • Sukkwan Island de David VANN [Livre]
  • Indian Creek de Pete FROMM [Livre]
  • Cérès et Vesta de Greg EVANS [Livre] (voir ma chronique)
  • Les mémoires d’un tricheur de Sacha GUITRY [Livre]
  • Kintsugi de Mélissandre L [Livre]
  • A bout de souffle de Jean-Luc GODARD [Film]
  • Hana-Bi de Takeshi KITANO [Film]

Les découvertes :

  • Que Dios Nos Perdone de Rodrigo SOROGOYEN [Film]
  • Et maintenant on va où ? de Nadine LABAKI [Film]
  • L’été de Kikujiro de Takeshi KITANO [Film]
  • Kids Return de Takeshi KITANO [Film]
  • Zombie Kebab d’Olivier SARAJA [Livre]
  • Solaris de Stanislas Lem [Livre]
  • La malédiction du rubis (Sally Lockhart #1) de Philip PULLMAN [Livre]
  • To your Eternity (#2) de Yoshitoki OIMA [Manga]
  • Rétrospective Walker Evans au Centre Pompidou [Exposition]

Les mauvais élèves :


Chroniqués ce mois-ci :

Autres publications :

Monthly Best Of Culture – Juillet 2017

Waouh ! Dresser le bilan culturel du mois de Juillet n’est pas une mince affaire. Je me suis sentie pousser des ailes, tant j’ai lu, vu des films et suis allée au théâtre. Évidemment, qui dit Juillet dit Festival de théâtre en Avignon (le OFF, je précise). Je ferai un billet pour en parler.

Du reste, j’étais portée par une soif insatiable de découvertes, et j’espère qu’Août sera au moins aussi appétissant.


THE MONTHLY BEST OF CULTURE
Juillet 2017

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Le TOP

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#1 – Le cavalier suédois de Leo Perrutz
Catégorie : Roman

Cela faisait longtemps que je n’avais pas éprouvé un tel plaisir, semblable à celui que j’ai eu lorsque j’ai réalisé pourquoi j’aimais autant la littérature. C’est assez rare pour être mentionné, mais dans tous les livres que je lis, il n’y a en fait que peu, même dans ceux que j’ai aimé lire, qui aient assez d’impact pour être à ce point un coup de cœur. Et, Leo Perrutz, c’est tout autant une plume merveilleuse qu’un véritable conteur. En tout cas, la traduction lui rend un bel hommage (mais je ne saurais dire à quel point elle lui est fidèle). Le Cavalier Suédois, c’est un récit qui a une réelle atmosphère, un décor si clairement décrit qu’il en paraît réel et historique. Les personnages sont, comme dans les meilleurs contes, un peu caricaturaux mais très crédibles dans l’histoire qu’ils jouent. C’est délicieux, jouissif, quand un auteur arrive à ce point à colorer les voix des personnages, que chaque bouleversement est une chatouille pour le lecteur harponné, qui ne peut plus se détacher du livre et continue à le vivre, même après l’avoir refermé.

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#2 – The Hate You Give d’Angie Thomas
Catégorie : Roman

Lu dans le cadre du nouveau club de lecture, intitulé « Unicorns gonna read », créé par Robinou et Saefiel, qui vise à s’introduire à la lecture en VO tout en s’entraidant entre membres. Une première expérience réussie ! Si je ne suis pas forcément débutante en la matière, je me suis surtout dit que c’était l’occasion de tenter des livres différents de ceux que je choisirai en librairie par moi-même. Et à raison : ce fut une très bonne découverte que The hate you give, un roman destiné aux jeunes adultes qui est intelligemment bien écrit, diversifié, riche en thèmes, avec des personnages bien construits et beaucoup de finesse dans l’écriture. Il parle notamment de racisme, qu’il soit assumé ou intériorisé, et du rôle des médias, de deuil, d’acceptation de soi, du sentiment d’être différent, des différences entre les classes sociales, de la violence sociale, de la violence policière, du militantisme, de l’amour familial, notamment paternel, du droit à la seconde chance, etc. Tout cela imbriqué dans le récit à la première personne. L’héroïne est un personnage féminin complexe, au caractère bien trempé, mature. Un plaisir de retrouver une telle figure plurielle dans un roman Young Adult. Ses réflexions sont brillamment introduites, soulevant de nombreuses questions auxquelles le lecteur est invité à réfléchir et se faire sa propre idée. Des choix scénaristiques qui ont su me surprendre, cassant les stéréotypes et brisant toute réticence face à la complexité de l’œuvre, pourtant glissée avec modestie dans le roman. Je n’arrive pas à croire que ce soit là le premier roman de l’auteure – je suis impressionnée et doublement ravie, en attente de ce qu’elle pourra nous proposer d’autres !

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#3 – Marginalia, adaptée du « Double assassinat dans la rue Morgue » d’Edgar Allan POE par le collectif 8
Catégorie : Théâtre

C’est devenu un rendez-vous annuel. Depuis trois ans, je vais voir une création du Collectif 8 au Festival de Théâtre OFF en Avignon. Et chaque fois, je suis charmée. Ce n’est pas seulement parce qu’ils choisissent des textes forts de la littérature, qu’ils adaptent, réinterprètent merveilleusement ; ce n’est pas non plus uniquement grâce à l’excellent jeu de leurs acteurs ; ce n’est pas non plus par leur savante utilisation des techniques du cinéma qu’ils combinent avec des décors chaque fois très adaptés. C’est bien évidemment à cause de tout cela. La fusion des deux acteurs a fait le charme de la pièce et a réussi à nous plonger dans l’atmosphère. L’ambiance sonore ajoutée aux projections nous donne l’impression d’avoir plongé à travers le voile de l’écran du cinéma. On est happé par le texte, par leurs voix, par les effets visuels, autant virtuels que réels. Un flou artistique qui joue avec les frontières de l’imaginaire dans le monde physique. Et puis, quel plaisir de voir évoluer sur scène les ancêtres, l’un excentrique, de Sherlock Holmes, et l’autre plus terre à terre, de Watson !

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Les bonnes surprises :

  • Memories of murder de Bon JOON-HO [Film]
  • Perfect blue de Satoshi KON [Film]
  • Autobiographie d’Angela DAVIS [Livre]
  • Les Maîtres d’Écosse #3 de Robyn YOUNG [Livre]
  • La fin de l’éternité d’Isaac ASIMOV [Livre]
  • Sankara Mitterand de Jacques JOUET, mise en scène par la compagnie L’Agit [Théâtre]
  • Les fourberies de Scapin de Molière, mise en scène par la compagnie L’Eternel Eté [Théâtre]
  • All you need is kill de Hiroshi SAKURAZAKA [Livre]

Les découvertes :

  • La veuve Choufleuri de Jacques OFFENBACH, mise en scène par la compagnie des Chasseurs s’entêtent [Théâtre]
  • Dernière heure 1 de Yû [Manga]
  • Okja de Bong JOON-HO [Film]
  • Little Cheung de Fruit CHAN [Film]
  • Dunkerque de Christopher NOLAN [Film]
  • Robyn à la dernière seconde de Manon FARGETTON [Livre]
  • La main tendue de Poul ANDERSON [Livre]
  • (Déjà vu : ) Edge of Tomorrow de Doug LIMAN [Film] (voir ma Chronique)
  • (Déjà lu : ) Rapport minoritaire de Philip K. DICK [Nouvelle faisant partie du recueil Total Recall/Minority Report]
  • L’invitation au château de Jean ANOUILH, mise en scène par la compagnie Oxygène[Théâtre]
  • La légende National Geographic exposée au Musée National d’Histoire Naturelle [Exposition]

Les mitigés :

  • Museum #1 et #2 de Kyôsuke TOMOE [Manga]
  • La géopolitique des émotions de Dominique MOISI [Livre]
  • L’affaire Dussaert de Jacques MOUGENOT[Théâtre]
  • Circé, tiré de L’Odyssée d’Homère, mis en scène par la compagnie Désordres [Théâtre]

Les mauvais élèves :

  • The invention of lying de Rick GERVAIS et Matthew ROBINSON [Film]
  • Passion de Brian DE PALMA [Film]
  • Pourquoi ? de Michaël HIRSCH [Théâtre]
  • Wonder woman de Patty JENKINS [Films]
  • Mytho Man de Ricky GERVAIS et Matthiew ROBINSON [Films]

Monthly Best Of Culture – Juin 2017

Après de longues hésitations, je pense relancer des billets « Points Cultures » qui serviraient à vous glisser en quelques mots mes avis sur les découvertes dont j’aimerais vous parler sur le blog mais pour lesquelles je n’ai soit pas assez de matière pour en faire une chronique à part entière soit pas le temps de m’y consacrer. Ça ne concernerait pas forcément l’exhaustivité de ce que je lis, vois, visite, mais plutôt un patchwork de ce qui me donne envie d’en parler. Je ne souhaite pas que cela envahisse le blog, au détriment de vraies chroniques, mais il faut bien admettre que celles-ci me prennent vraiment du temps et que je n’en publie de toute façon pas beaucoup. Or, j’aimerais me rendre plus active et, je l’espère, créer un peu plus d’échanges par ici.

En attendant que cela se mette en place, il est temps de dresser le bilan du mois de Juin, que j’ai trouvé très satisfaisant dans l’ensemble. À l’exception de ma grosse déception avec le dernier film de Kiyoshi Kurosawa, j’ai été vraiment enchantée de mes découvertes – surtout littéraires, notamment avec mon tout premier Timothée de Fombelle !

Juin, ça a également été le mois où j’ai assisté à deux concerts fantastiques, dont un que j’attendais avec avidité depuis des mois. Je raffole de musiques symphoniques, en particulier en concert. Et Joe Hisaishi a composé des sountracks formidables pour les films d’Hayao Miyazaki. Le voir jouer du piano et diriger l’orchestre en live était vraiment jouissif, impressionnant, unique ! Puis, il y a eu le concert Symphonic Odysseas, regroupant quelques soundtracks de jeux vidéos comme Final Fantasy III, VI, le superbe générique de FFVIII, mais aussi d’autres jeux que je ne connaissais pas, comme Lost Odyssey. Leur point commun ? Nobuo Uematsu, leur compositeur, qui est – en plus – resté après le concert pour une session passionnante de questions/réponses.

En fin de compte, probablement le meilleur mois de découverte de cette année 2017.


THE MONTHLY BEST OF CULTURE
Juin 2017

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Le top

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#1 – Psiconautas d’Alberto VASQUEZ et Pedro RIVERO
Catégorie : Films

Un film d’animation espagnol original, désordonné, mais bien réalisé, à ne pas montrer aux jeunes enfants. Ses thèmes autant que leurs représentations dans diverses scènes sont durs et la violence ne nous est pas épargnée. Il n’est pas facile à aborder ni à comprendre, tant beaucoup de choses sont implicites, parfois éparpillées. La réalisation est impeccable, l’esthétique original et marquant. Un ton pessimiste dans l’ensemble, ce n’est pas un film d’animation à prendre à la légère. Avec son univers post-apocalyptique dense et passionnant, il est étonnant à voir, car on ne sait pas vraiment à quoi s’attendre.

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#2 – Tunnel de Kim SEONG-HUN
Catégorie : Films

Un blockbuster coréen très bien réalisé, avec des effets spéciaux crédibles qui ont réussi à me donner des frissons. Les acteurs sont très bons et arrivent à nous impliquer dans leur cauchemar, à nous immerger malgré nous. Quelques petites longueurs mais qui servent aussi le film avec la sensation d’une attente interminable et insoutenable. Mais des thèmes intéressants, comme la médiatisation et la politisation de ce genre de catastrophes. Le réalisateur arrive à transmettre la tension comme le malaise, qu’il saupoudre de touches d’humour bienvenues, dont les effets renforcent les moments d’intensité. Très prometteur pour le réalisateur, à suivre !

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#3 – Banana Girl de Kei LAM
Catégorie : BD

J’adore le style de dessins et la scénarisation des planches. J’aime ces récits qui, mine de rien, en disent long, avec des thèmes divers, sous-jacents, qui intriguent, donnent envie d’en lire plus. Ici, entre autres : le changement de pays, de culture, de langues, de mode de vie ; l’intégration et l’acceptation ; la double-culture qui en résulte aussi ; la famille et la vie des parents de Kei, en Chine, pendant la révolution culturelle chinoise (passage passionnant !). L’humour est doux et coloré, comme le ton général de la bande dessinée, même quand l’artiste aborde des moments plus sombres, c’est toujours dans la nuance. J’ai vraiment apprécié voguer dans les pérégrinations de ses anecdotes, de ces bouts de vie, qui sont très touchants, et qu’elle nous rend étonnamment familiers.

Les bonnes surprises :

  • Le Grand Méchant Renard de Jonathan RENNER [Films]
  • Harry Potter and the Philosopher Stone de J.K. ROWLING [Livres]
  • Les idées noires de la physique de Vincent BONTERNS et de Roland LEHOUCQ [Livres]
  • Les maîtres de l’Ecosse T2 de Robyn YOUNG [Livres]
  • Le livre de Perle de Timothée DE FOMBELLE [Livres]
  • L’enfant et le maudit T2 de NAGABE [Manga]
  • Drop Dead D-D-D-D Demon T4 d’Inio ASANO [Manga]

Les découvertes :

  • Le musée de la Chasse et de la Découverte
  • Get out de Jordan PEELE [Films]
  • Voyage of time de Terrence MALIK [Documentaire-fiction]

Les mauvais élèves :

  • Creepy de Kiyoshi KUROSAWA [Cinéma]
  • Silence ! On tourne ! mis en scène par Patrick HAUDECOEUR [Théâtre]

Chroniqué ce mois-ci :

Monthly Best Of Culture – Mai 2017

Gros soupir. Ce mois-ci, j’avais espéré trouver le temps et l’inspiration pour remettre à flot le blog, et en fait, ça a été un mois plus que calme (une seule chronique, au final…). Alors j’en profite pour tirer le bilan sur ma participation au Grand Prix des Lectrices ELLE 2017 qui est à présent terminée. Les gagnants viennent d’être révélés, et ce n’est pas forcément ceux que j’aurais personnellement choisis, bien qu’ils aient de bonnes raisons d’avoir été élus.

Pour ma part, j’ai été ravie de cette expérience, qui n’a pourtant pas toujours été facile. J’ai vraiment apprécié le challenge qui m’a fait découvrir des textes auxquels je n’aurais pas forcément prêtés attention et qui m’ont finalement marqué. D’un autre côté, le revers est qu’il a parfois fallu lutter pour terminer plusieurs livres sélectionnés, qui n’étaient pas du tout de mon goût. Je me suis rendue compte que j’avais un vrai plaisir à choisir mes propres lectures, et ça a donc été une année parfois frustrante de ce point de vue. Globalement, je suis ravie d’avoir tenté l’expérience.

Du coup, j’en profite pour vous dresser un bilan. Voici le palmarès :

  • Catégorie Romans : « Chanson douce » de Leila SLIMANI

Je le sentais venir, après tout. C’est vraiment le roman de la rentrée littéraire de 2016, et un de ceux qui avaient un parti pris original et percutant. Personnellement, je n’ai pas du tout apprécié ma lecture, ce qui fut à la fois une surprise et une déception. Je n’abandonne pas l’idée d’essayer un autre roman de l’auteur, mais j’ai vraiment éprouvé des difficultés à m’intéresser à ses personnages, dont la psychologie ne me semblait pas aussi travaillée que je ne l’avais lu décrits. Je suis tout bonnement passé à côté de ce roman.

Mon choix aurait plutôt été « Station Eleven » d’Emily ST JOHN MANDEL, un roman post-apocalyptique qui traitait très bien son sujet. C’est à la fois très hollywoodien et terre-à-terre. Une réflexion intelligente sur les différentes directions que l’humanité pourrait prendre en cas de catastrophe d’une telle ampleur. J’avoue aimer particulièrement ce genre de romans, parce qu’ils remettent forcément en question la façon dont on vit, nos principes, et ce qu’il en adviendrait si on perdait soudain tous nos repères. Et j’ai trouvé que l’auteure y arrivait plutôt bien (voir ma chronique pour un avis plus complet).

  • Catégorie Polar : « Surtensions » d’Olivier NOREK

Autant admettre une chose, c’est un vrai page-turner, mélange de Prison Break, de séries policières, avec une bonne dose d’humour et de personnages au fort caractère. Il est fluide et facile à lire. J’ai moins aimé la multitude d’intrigues qui m’ont semblé plutôt tarabiscotées, un scénario pas toujours bien découpé, qui nous donnerait presque envie d’avoir plusieurs romans pour pouvoir développer chaque intrigue séparément. Quelques longueurs et inégalités, mais qui n’empêchent pas de passer un temps agréable et prenant de lecture.

Mon choix dans cette catégorie aurait plutôt été « L’expédition » de Monica KRISTENSEN, dont j’ai vraiment aimé le réalisme. On sent que l’auteure est très informée du sujet qu’elle traite et qu’elle a vécu elle-même en partie ce que ses personnages sont en train de vivre. Cela nous immerge instantanément dans son récit, nous plongeant dans le froid glacial et morbide, un paradoxal huis-clos dans les neiges infinies du pôle nord. L’intrigue est efficace, malgré un épilogue qui vient tout gâcher en voulant trop explicité, trop résoudre le fin mot de l’histoire, qui aurait pu être laissé libre à l’imagination foisonnante des lecteurs.

  • Catégorie Documents : « Journal d’un vampire en pyjama » de Mathias MALZIEU

Je l’ai beaucoup aimé, parce qu’on y retrouve la superbe plume du chanteur. Il a toujours eu un don pour écrire, et en roman, c’est un bijou. Au regard du sujet, très intime, j’ai été d’autant plus impressionnée par son intelligence poétique, sa capacité à utiliser sa plume et son imaginaire comme d’un catharsis. C’est un texte fort, sensible, communicatif, poétique, qui mérite amplement d’être remarqué. Il m’a en effet beaucoup charmée. (voir ma chronique pour un avis plus précis)

Autre texte que j’aurais également voulu voir récompensé, c’est « En quête de l’Etranger » d’Alice KAPLAN qui retrace la biographie d’un chef d’œuvre, approche originale et bien menée. C’est passionnant et bien écrit, très complet, l’horizon des thèmes abordés est pluriel, allant du processus de création au monde de l’édition durant la Seconde Guerre Mondiale, la perception de l’œuvre à l’étranger et ses différentes traductions qui en démontrent une compréhension différente, etc. (voir ma chronique pour en savoir plus)

Pour celles qui seraient intéressées, sachez que l’édition 2018 se prépare déjà et vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire pour faire partie du jury ici : http://www.elle.fr/Loisirs/Livres/News/Et-si-vous-deveniez-juree-du-Grand-prix-des-Lectrices-3073399


A présent, passons au sujet qui nous intéresse dans ce billet, le bilan du mois de Mai !

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Monthly Best Of Culture
Mai 2017

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Le TOP

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#1 – Après la tempête de Hirokazu KORE-EDA
Catégorie : Films

C’est probablement mon réalisateur japonais préféré, j’aime terriblement la sensibilité qui se dégage de ses films. Celui-ci est un film de maîtrise, qui résume toute la qualité de sa filmographie. Ce n’est pas forcément celui que je préfère, mais il montre brillamment ses qualités. D’excellents personnages, réalistes, complexes ; une capacité à l’auto-dérision qui se dévoile à la fois par l’humour de ses personnages et sa lucidité en tant que réalisateur ; une capacité à filmer l’essentiel sans jamais expliciter lourdement ce qu’il cherche à faire comprendre au spectateur. C’est une invitation à comprendre l’autre, de la même façon qu’il porte lui-même sur ses personnages un regard à la fois critique, intelligent et empathique.

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#2 – Insurrection de Robyn YOUNG
Catégorie : Romans

Autant le dire, je ne suis plus objective vis-à-vis des romans de cette auteure. Avec Ken FOLLET, c’est probablement la meilleure auteure de romans historiques que je connaisse. C’est un bon de plus de huit cent pages qui se dévore avec gourmandise. Un récit épique, mêlé d’intrigues politiques, d’héroïsme, de chevalerie et de mystères. Elle y ajoute également un brin de fantastique et d’aventure arthurienne. En gros, c’est un bon premier tome, qui est dense en termes d’événements et d’éléments à suivre. Ce que j’aime aussi dans cette édition, ce sont les notes de l’auteur qui suivent le récit, où elle explique les choix qu’elle a dû faire entre les événements historiques tels qu’ils ont eu lieu et les remaniements qu’elle a faits pour la cohérence de son récit.

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#3 – Alien le 8e passager de Ridley SCOTT
Catégorie : Films

Session de rattrapage réussie, j’ai enfin vu les deux premiers films de la série Alien. J’étais un peu fébrile, et j’ai été surprise d’y découvrir un huis-clos, un survival movie, dont l’aspect horrifique est renforcé par une façon de filmer efficace, sans être insupportable à regarder. Je ne suis en effet pas friande des films d’horreurs, en réalité. Mais j’ai aimé le film pour ses personnages, son univers, ces moments de tension qui nous clouent sur le siège. Le rythme joue énormément sur les sensations que procurent le film, la langueur volontaire autant que les moments d’accélération permettent aisément à captiver le spectateur, qui oublie les quelques rides de vieillesse prises par les effets spéciaux.

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Les très bonnes surprises :

Catégorie Livres :

  • Captive audience d’Ann WARREN GRIFFITH

Catégorie Films :

  • Notre petite sœur d’Hirokazu KORE-EDA (et oui, encore !)

Les bonnes découvertes :

Catégorie Livres :

  • Au Japon, les gens qui s’aiment ne disent pas Je t’aime d’Elena JANVIER
  • Dans la forêt de Jean HEGLAND

Catégorie Films :

  • Alien le retour de James CAMERON

Catégorie Expositions :

  • Au-delà des étoiles, le paysage mystique de Monet à Kandisky au musée d’Orsay

Chroniqué ce mois-ci :

Monthly Best Of Culture – Mars & Avril 2017

Fin Mars. Le beau temps était là, l’envie aussi. Mais allez savoir pourquoi, je n’ai pas réussi à me décider sur le bilan. J’en fais ? Je n’en fais pas ? J’ai dressé la liste de ce que j’avais lu, vu, visité. Il y avait de la matière, de la bonne, en plus. Mais je n’ai pas réussi à franchir le pas de l’écriture ; quelque chose me rendait insatisfaite. Et j’ai tout bonnement supprimé tous mes brouillons, renvoyé valser mes bonnes résolutions et laissé au temps la possibilité de me rendre l’inspiration. Qui, peut-être, me fait encore suffisamment défaut pour que je sois aussi peu active, en fin de compte, sur le blog.

Pourtant, l’envie d’écrire, elle, ne me quitte jamais. Tout autant que l’envie de lire. Elles sont indépendamment liées l’une à l’autre, d’une façon parfaitement contradictoire (n’y a-t-il pas d’ailleurs quelque dissonance entre le mot « parfaitement » et « contradictoire » ?). En réalité, je lis beaucoup plus que je n’écris. Ce qui, des années auparavant n’était pas forcément vrai, pas forcément vrai tout le temps – ni dans cet ordre.

Ecrire des chroniques, c’était ma solution en 2014 pour me remettre tout bonnement à écrire, cap que je n’arrivais plus forcément à franchir depuis plus d’un an, si ce n’est davantage. Je prends du plaisir à le faire, à essayer de me rendre plus critique sur ce que j’expérimente, à pousser un peu plus loin mon appréciation, quitte à l’analyser un peu, exercice auquel, par fainéantise, j’oublie parfois de m’appliquer. Autant sur ce que je vois que sur ce que je lis. Cela m’a éveillé, d’une certaine façon, et permis d’entrevoir autrement ce qui pourrait n’être que du divertissement. J’ai aussi envie de me souvenir de ce que j’ai aimé, de pourquoi je l’ai aimé. Et de comprendre ce qui, au fond, me plaît dans ce que je préfère, et inversement.

Peut-être que j’ai encore envie d’écrire autrement. Tout simplement de me remettre à écrire pour de bon. Mais je ne sais pas encore comment, ni quoi, ni sur quoi, ni où.

Le blog, évidemment, je le continue et j’espère bien le nourrir plus souvent. On verra. Vous me suivez ? C’est l’heure du bilan. Et comme je n’ai pas fait celui de Mars, celui-ci sera un bimensuel. On va dire, pour l’exception.

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The Monthly Best Of Culture
Mars & Avril 2017

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LE TOP 3

Double mois ne veut pas dire double TOP, mais un TOP plus difficile à dresser. Il est l’heure de choisir. Mais lesquels ?

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#1 – Avalon de Mamoru Oshii
Catégorie : Film

J’avais beaucoup entendu parler du réalisateur, notamment pour son fameux Ghost in the Shell (l’animé, et non la version live action américanisée et très édulcorée) mais aussi pour sa capacité à réaliser des films complexes, aux multiples grilles de lectures, qu’un seul visionnage ne peut suffire pour tout saisir. Avalon a comblé mes attentes, tant en termes de réalisation que de scénario, d’interprétation, de prises de risque et de soundtracks. La musique de Kenji Kawai est superbe, son duo avec le réalisateur marche définitivement très bien. L’atmosphère est mélancolique, servie par la relative absence de paroles, par le décors sombre, le quotidien répétitif de la vie de l’héroïne, les gestes lents, répétés, la musique aussi et le ton sépia.

Le background, dont l’interprétation est laissée très libre au spectateur, fait rebond aux problématiques modernes que propose le film. Visuellement, c’est fascinant : la couleur dominante de sépia, les prises de vue fixes, répétitives… Le monde réel et virtuel ne font qu’un, rendant la frontière floue, faisant rebond à l’un des thèmes du film. Le jeu vidéo y est mis en scène sans être diabolisé, rendu coupable des dérives de ses utilisateurs. La fuite n’est pas tant du fait du support que de la réalité. Il renvoie au contraire l’être humain à se questionner sur ce qui est, de fait, réel. Le film s’inspire des codes du jeu vidéo, jusqu’à la construction même de ses personnages, autant dans leur vie réelle que dans leur vie virtuelle, et se déroule par étapes (par niveaux).

Le film est fait de multiples détails, pensés avec minutie pour faire sens. Rien n’est cependant explicité, et notre capacité à déduire ou interpréter, traduire les significations et en tirer la réflexion portée par le film, est très largement sollicitée. C’est un film qui demande à être actif, ce qui le rend puissant, intense, mais aussi peu reposant. Un film que je reverrai avec grand plaisir et la certitude d’être à nouveau surprise.

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#2 – L’homme qui mit fin à l’Histoire de Ken LIU
Catégorie : Roman
>>> Lire ma chronique

J’en ai fait une chronique, aussi ne m’attarderai-je pas dessus : Ken LIU nous propose de nous interroger sur l’importance de l’Histoire et de la recherche de la vérité. Il nous impose une question éthique pour réfléchir sur la raison pour laquelle cette recherche est nécessaire. A qui profite l’Histoire ? Qui est concerné ? Quelle part de responsabilités a-t-on sur l’Histoire ? Après l’Histoire ? Sait-on tout de notre passé ? Il s’intéresse notamment à l’Unité 731, créée par les japonais durant la Seconde Guerre Mondiale, et les expériences monstrueuses qui ont été pratiquées sur des êtres humains, que l’on a reconnu récemment comme faisait partie des crimes contre l’Humanité perpétrés, mais qui reste un sujet tabou en Chine comme au Japon. Une partie de l’Histoire que l’on connaît assez peu, en fin de compte, et que l’on a découvert que très récemment, en 1981. Le roman est court, efficace et écrit avec habileté, critique, mais, surtout, sans dirigisme.

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#3 – Phantom of the Paradise de Brian de Palma
Catégorie : Film

Ce n’est pas la première fois que je vois ce film, et je suis autant sous le charme. J’aime son côté pastiche, mélange de comédie musicale à la Fantôme de l’Opéra et de Faust, avec ce côté rock des années 70. C’est un film qui déborde de folie, complètement jouissif et déjanté. Il paraît bancal, décalé, mais est très assumé et parfaitement maîtrisé. Une bande son excellente. C’est de l’énergie pure par laquelle on s’abreuve goulûment, on en redemande toujours. Ce film a beau être sorti des années 70, avec les costumes kitchs et les couleurs criardes, il ne vieillit toujours pas, comme s’il était lui-même habité de son personnage machiavélique, Swann, et avait pactisé avec le diable, comme Faust, pour conserver la fraîcheur de sa jeunesse. Un régal !

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Les très bonnes surprises :

Catégorie BD :

  • Les mystères du monde quantique de Thibault Damour et Mathieu Burrast
  • Dead dead demon’s dededede destruction Tomes 1 à 3 d’Inio Asano

Catégorie livres :

  • La désobéissance civile d’Henry David Thoreau
  • A voté d’Isaac Asimov
  • World War Z de Max Brooks

Catégorie audiolivre ou adaptation radio :

  • Alien : Out of Shadows de Tim Lebbon (adaptation Audiolib)
  • Debout les morts de Fred Vargas (adaptation France Culture)

Catégorie films :

  • Kiki la petite sorcière d’Hayao Miyazaki

Les bonnes découvertes :

Catégorie expositions :

  • Joann Sfar – Salvador Dali, une seconde avant l’éveil à l’Espace Dali

Catégorie films :

  • Yojimbo d’Akira Kurosawa
  • Blow up de Michelangelo Antonioni
  • Cris et chuchotements d’Ingrid Bergman
  • Les figures de l’ombre de Théodore Melfi
  • The lost city of Z de James Gray

Catégorie livres :

  • L’homme à l’envers de Fred Vargas
  • Les portes du néant de Samar Yazbek
  • Rouge armé de Maxime Gillo

Catégorie théâtre :

  • Alimentation générale de Denis Baronnet et Ronan Yvon mise en scène par Frédéric Thibault, au Théâtre du Bélier

Les mauvais élèves :

Catégorie BD :

  • Last hero Inuyashiki tomes 1 et 2 de Hiroya Oku

Catégorie films :

  • Logan de James Mangold
  • Les gardiens de la galaxie 2 de James Gunn

Catégorie expositions :

  • Jardins au Grand Palais

Chroniqués ces mois-ci :